Docteur YAKOUBI Mohand
Mon traitement met en péril ma fertilité, ce que je dois savoir - Docteur YAKOUBI Mohand - Docvadis

Mon traitement met en péril ma fertilité, ce que je dois savoir

Certains traitements, principalement les traitements contre le cancer et contre les maladies auto-immunes, ont un effet néfaste sur la fertilité, c’est l’effet gonadotoxique. Lorsque vous envisagerez une grossesse après arrêt de votre traitement, il se peut qu’ils aient altéré votre fertilité. Afin d’y remédier, une préservation de votre fertilité est envisageable avant d’initier le traitement.

Un traitement gonadotoxique, qu’est-ce que cela veut dire ? 

On parle de traitements gonadotoxiques (de « gonade » : organe reproducteur) pour désigner toutes les substances destinées à traiter une maladie qui ont pour effets secondaires d’altérer votre fertilité. Il s’agit principalement des traitements anti cancéreux, les chimiothérapies et les radiothérapies localisées dans la zone du bassin pour les femmes et les organes génitaux chez les hommes, ainsi que des traitements contre les maladies auto-immunes (sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde…). 

Il peut y avoir également une altération de la fonction ovarienne dans les cas de certaines chirurgies pelviennes (endométriose, kystes ovariens...). 

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Si votre traitement est potentiellement gonadotoxique, votre médecin va vous orienter vers un centre de préservation de la fertilité. Votre fonction ovarienne, c'est-à-dire la capacité de vos ovaires à produire des ovules, sera alors évaluée par divers moyens (dosages hormonaux, échographie…) et votre prise en charge dépendra de différents facteurs tels que le type de traitement, la dose, la durée et l’urgence de la mise en place du traitement. La sensibilité personnelle de chaque patiente devra également être prise en compte, car chaque personne est unique et réagit différemment au même traitement.  

Plusieurs solutions peuvent être envisagées :

-          Lorsque votre fonction ovarienne est bonne et que l’on dispose d’un temps suffisant avant la mise en route du traitement, on pourra vous proposer une stimulation ovarienne afin que les médecins prélèvent des ovules par ponction ovarienne, comme lors d’une fécondation in vitro classique. Ils seront ensuite congelés en vue d’une fécondation et d’une implantation future. 

-          Lorsque votre fonction ovarienne est bonne mais que votre traitement doit être mis en place en urgence ou qu’il existe un risque qu’une stimulation puisse nuire au pronostic de votre maladie (cancers hormono-dépendants par exemple), les médecins peuvent prélever des ovules immatures directement dans vos ovaires afin de les faire maturer in vitro avant de les congeler en vue d’une fécondation et d’une implantation ultérieure.

-          Les médecins peuvent également envisager de prélever une partie de l’un de vos ovaires au cours d’une intervention chirurgicale. Ces fragments (cortex ovarien) sont congelés et conservés toute la durée de votre traitement. Ils seront ensuite réimplantés par autogreffe lorsque vous envisagerez une grossesse. 

Dans le cas particulier de la radiothérapie pelvienne, qui est susceptible d’altérer les ovaires, les médecins peuvent envisager une transposition ovarienne. Il s’agit de déplacer chirurgicalement les ovaires dans votre corps afin qu’ils ne soient pas irradiés lors d’une radiothérapie de la zone du bassin. Une radiothérapie ciblant une autre région corporelle, par exemple pour traiter un cancer du sein, n’a pas d’incidence sur votre fertilité. 

Votre médecin vous proposera peut-être également une préservation de la fertilité même si votre traitement n’est pas gonadotoxique mais que sa durée est telle qu’il vous oblige à différer une grossesse jusqu’à un âge où celle-ci pourrait être compromise. 

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Si votre traitement est potentiellement gonadotoxique, votre médecin vous orientera également vers un centre de préservation de la fertilité où votre sperme sera congelé et conservé en vue d’une fécondation ultérieure.

 Une loi du 7 juillet 2011 prévoit que toute personne dont le traitement est susceptible d’altérer la fertilité peut bénéficier d’une technique de préservation de la fertilité. Vous devez donner votre accord pour entreprendre ces procédures. Si un mineur ou une personne sous tutelle est concerné, l’autorisation des parents ou du tuteur est obligatoire. Si vous avez des questions sur ces procédures, parlez-en avec votre médecin.

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