Dr Andrei BOTNARU, Urologue, Clinique de Montbeliard

Urologie
Conventionnement : Secteur 1
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Lithiase oxalique

 Veillez à une hydratation suffisante d’au moins 2 litres par jour voire davantage en cas d’activité physique en prenant soin de répartir les boissons le long de la journée jusqu’à l’heure du coucher . Restreignez le sel, impliqué dans la fabrication des calculs d’oxalate. Mots clés : lithiase oxalique, oxalates ; lithothriptie, nephrolithotomie, ureterorénoscopie    

Lithiase oxalique

Votre urologue a, au cours de l’interrogatoire, suspecté un obstacle sur la voie excrétrice. Comme tous les patients qui présentent une anomalie de l’appareil urinaire, vous allez bénéficier d’une exploration métabolique visant à diagnostiquer une éventuelle production excessive d’oxalates (hyperoxalurie) qui peut être favorisée par une malabsorption des graisses.

Épidémiologie

75 % des calculs sont constitués d’oxalate de calcium majoritairement absorbé dans le côlon. Les calculs oxaliques sont depuis une cinquantaine d’années en recrudescence parmi la population âgée en raison de modifications des habitudes alimentaires, de l’insuffisance d’hydratation, de restrictions calciques inappropriées qui ont pour effet de libérer dans l’organisme un taux excessif d’oxalates ré absorbés avant d’être convertis en cristaux (hyperoxalurie relative). L’hyperoxalurie primaire est quant à elle une maladie génétique très rare qui touche non seulement le rein mais provoque des atteintes du cerveau et de la peau, sous l’effet de l’accumulation d’oxalates dans le sang.

Diagnostic

Dans un premier temps, l’interrogatoire met sur la piste d’un obstacle sur la voie excrétrice. Le bilan radiologique comportant une échographie vient confirmer la présence et la nature de la lithiase. L’échographie présente l’avantage de visualiser tous les calculs, quelle que soit leur radiodensité. Le bilan sert à caractériser les calculs (dimension, topographie, nature chimique) et permet d’apprécier la qualité de la voie excrétrice qui conditionne la prise en charge du patient et notamment les possi bilités d ‘élimination spontanée. L’analyse du calcul fait partie intégrante du traitement. En effet que le calcul se soit éliminé seul ou non, qu’il s’agisse ou non d’un premier épisode lithiasique, il est normal que le médecin demande une exploration métabolique et une analyse des calculs. Cet examen peu coûteux remboursé par la sécurité sociale comprend Une prise de sang et un examen des urines recueillies sur 24 heures. Tout calcul éliminé doit être analysé de façon spécifique dans des centres dédiés à cette activité, familiarisés avec la spectrophotométrie par infrarouges en mesure de renseigner sur la cause et par conséquent de mieux orienter secondairement la prévention. Ultérieurement, lors de la surveillance, le bilan radiologique renseignera sur les résultats de la thérapeutique choisie et sur la disparition de tout fragment résiduel.

Traitement

Plusieurs approches sont possibles si le calcul ne s’est pas éliminé tout seul mais la décision est du ressort du spécialiste, habilité à vous proposer en raison de sa pratique la méthode la plus performante en fonction de vos paramètres personnels, sachant que la méthode la moins invasive n’est pas obligatoirement la mieux adaptée. Comme la plupart des calculs, les calculs à base d’oxalate ne peuvent être dissous et ne peuvent donc bénéficier d’un traitement médicamenteux. Ils sont également difficiles à fragmenter par lithotriptie extra corporelle.

 

 

 

Il s’agit d’une méthode qui permet de fragmenter le calcul grâce à des ondes de chocs. Les ondes de choc sont générées par un lithotripteur au sein d’une tête de traitement. Le contact de la tête de traitement avec la peau du patient permet de propager et de focaliser les ondes de chocs, à l’intérieur du corps humain, jusqu’au calcul.

 

 

Nous avons a la Clinique de Montbeliard le lithotriteur WOLF PIEZOLITH 3000 pour votre prise en charge 24h/24h et 7j/7j;

 

IL faut cependant les éliminer car ils sont sources de douleurs, d’infection et d’obstruction. Après une couverture antibiotique destinée à prévenir tout risque d’infection, on pourra vous proposer une technique d’endo urologie réservée aux petits calculs résistants à la traditionnelle lithothritie extra corporelle, comme l’urétérorenoscopie au moyen d’appareils de petit calibre introduits sous anesthésie générale par les voies naturelles, la néphrolithotomie percutanée en utilisant une incision effectuée au niveau du dos pour conduire aux reins ou encore la coeliochirurgie pour laquelle l’incision est abdominale. Toutes ces méthodes sont depuis 1980 venues enrichir la chirurgie ouverte qui était autrefois la seule réponse possible en présence d’une lithiase compliquée.

Toute intervention est précédée d’une vérification de la stérilité des urines à l’aide d’u ne bandelette urinaire ou d’un ECBU. La mise en place d’une sonde rénale est de règle pour assurer le drainage des urines pendant et après l’intervention. En fonction de votre calcul et de vos paramètres personnels, votre urologue et votre néphrologue vous proposeront l’intervention la plus appropriée. Il faut prévoir 4 à 5 jours d’hospitalisation pour une nephrolitotomie percutanée et une dizaine de jours de convalescence. Il est conseillé de prévoir une relâche sportive pendant 3 ou 4 semaines, le temps nécessaire à la cicatrisation. Après l’opération, il est normal d’éprouver une sensation de chaleur au niveau du dos et des reins ainsi qu’une forte envie d’uriner liée à la présence de la sonde Des antalgiques peuvent vous être prescrits à votre réveil en cas de besoin. La décision de sortie est déterminée par les contrôles radiographique et échographique et intervient généralement au  bout d’une semaine.

Elles diffèrent selon les méthodes utilisées, mais incitent toutes à boire beaucoup dans les heures et jours qui suivent le traitement afin de diluer les urines et les débarrasser des fragments de calculs. Reprenez contact avec votre urologue en cas de fièvre persistante, d’hémorragie ou de fortes douleurs. Ne supprimez surtout pas le calcium de votre alimentation. Il faut au contraire veiller à un apport calcique de 800 à 1000 mg par jour à travers la consommation de produits laitiers, de légumes et de viandes et d’eau de boisson à choisir en  fonction de leurs propriétés respectives pour maintenir un équilibre calcique satisfaisant *. L’alimentation hors produits laitiers apporte environ 200 mg de calcium par jour, le lait 100 mg par litre. Certains fromages tel le Parmesan (le plus riche en calcium) se révèle un très bon allié pour compléter une ration calcique insuffisante. Les amateurs de fromages pourront ainsi choisir des eaux moins chargées en calcium que les non amateurs qui devront mettre l’accent sur des eaux riches en calcium pour se prémunir de la déminéralisation et se mettre à l’abri des récidives de calculs. Les patients suivant ces recommandations voient leur taux de récidive diminuer.

Après le traitement, dans le cadre de votre visite de contrôle, votre urologue vous interrogera sur vos habitudes alimentaires, vos boissons, votre mode de vie, vos antécédents de calculs pour corriger certains comportements inadéquats. De vous-même, vous pourrez réduire de 50 % les risques de récidives en respectant les trois consignes essentielles qu’il vous aura rappelées :

  •  Veillez à une hydratation suffisante d’au moins 2 litres par jour voire davantage en cas d’activité physique en prenant soin de répartir les boissons le long de la journée jusqu’à l’heure du coucher 

  •  Restreignez le sel, impliqué dans la fabrication des calculs d’oxalate.

  • Augmentez la ration de légumes et de fruits qui protègent le tube digestif et s’opposent à la constitution de ces calculs, en les désagrégeant.

Une fois opéré, vous devrez vous soumettre à des contrôles réguliers par radiographie et- ou échographie à 6 mois puis à 1 an et ensuite, tous les 2 ans pour déceler une éventuelle récidive en rapport avec une alimentation carencée en calcium. Les calculs à base d’oxalate étant souvent difficiles à fragmenter par lithotrip tie (10 % de calculs résiduels), on peut en cas d’échec recourir à d’autres traitements.

Classification :CLAFU et Eau (European Association of Urology) Adresse utile :* site www.aquamania.net )

Mots clés : lithiase oxalique, oxalates ; lithothriptie, nephrolithotomie, ureterorénoscopie

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