Dr Andrei BOTNARU, Urologue, Clinique de Montbeliard

Urologie
Conventionnement : Secteur 1
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HBP (adenome de la prostate)

 Mots clés : adénome, hyperplasie bénigne de la prostate , score IPSS, alpha bloquants, Anticholinergiques, Extraits de plantes HBP= Hyperplasie Benigne de la Prostate= Adenome de la Prostate    

 

Hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) - Adénome prostatique

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP ou adénome de la prostate ) est la pathologie la plus fréquente chez l’homme. Son incidence augmente avec l’âge. Le rôle de la prostate , située sous la vessie et autour de l’urèthre, (canal conduisant l’urine de la vessie vers l’extérieur.), est d’assurer la production de sperme et de permettre au sperme et à l’urine de s’écouler. Avec l’âge, la prostate se modifie en grossissant et devenant moins souple. Par sa position, elle peut entraîner un inconfort et une gêne au moment d’uriner. Bien que l’HBP soit présente chez plus de 80 % des hommes de plus de 80 ans, ces modifications ne posent pas de problèmes à tous les hommes. Toutefois près de 100 000 hommes se plaignent chaque année de troubles urinaires pouvant être en rapport avec cette hyperplasie. En l’absence de complications (rétention, infection, calcul, insuffisance réna le), le traitement médical constitue la première approche mais en cas d’échec, il faut envisager une intervention afin de rétablir une miction normale.

 

À l’approche de la cinquantaine, de nombreux hommes sont concernés par les troubles urinaires consécutifs à une HBP.  En France, près de 2 millions d’hommes ont des troubles urinaires et la moitié d’entre eux est traitée médicalement pour une HBP. En moyenne, un homme sur 10 nécessitera un traitement chirurgical de son HBP.

 

La cinquantaine représente un tournant dans la vie d’un homme : les hommes doivent acquérir le réflexe du bilan prostatique tout comme la femme qui réalise régulièrement une surveillance mammaire et gynécologique. Les signes devant alerter de troubles liés à l’HBP regroupent : - la faiblesse du jet - la nécessité de plusieurs levers nocturnes pour des envies d’uriner - des mictions fréquentes - un besoin de pousser pour uriner - un besoin impérieux d’uriner (nécessité d’uriner très rapidement pour un besoin urgent) - des fuites urinaires - une impression de mauvaise vidange vésicale - parfois une hématurie (sang dans les urines)

La sévérité des troubles n’est pas toujours en r apport avec la variation du volume prostatique. Ceci explique que vous pouvez avoir une prostate de volume normal et des troubles urinaires importants ou une prostate volumineuse et peu ou pas de troubles. Parfois il peut exister des complications liées à cette HBP telles que la rétention urinaire (blocage ou impossibilité d’uriner), une infection, des calculs dans la vessie, une dilatation des reins. Dans ce cas, le terme d’HBP compliquée est utilisé et le traitement s’oriente le souvent vers la chirurgie. Il est parfois noté une modification de la sexualité chez les patients ayant des troubles urinaires modérés ou sévères.

 

Les troubles urinaires cités précédemment vont suggérer à votre médecin la possibilité d’une HBP symptomatique relevant d’un traitement lorsque ces signes sont importants et créent une véritable gêne. Des questionnaires sur la fréquence de ces troubles et leur retentissement sont parfois utilisés. L’IPSS est le score le plus diffusé évaluant 7 symptômes parmi lesquels la pollakiurie , les mictions impérieuses, la diminution de la force du jet urinaire etc… En plus de l’interrogatoire, il est nécessaire d e réaliser un toucher rectal afin d’apprécier la prostate . Un dosage du PSA est préconisé dans le cadre du bilan prostatique et parfois un dosage de la créatininémie reflétant la fonction rénale.  La débitmétrie sera utilisée par l’urologue afin de mieux définir la miction. Une échographie de la prostate , de la vessie et des reins est parfois nécessaire afin d’apprécier le volume prostatique et son retentissement sur la vessie (parois épaissies, résidu postmictionnel..) et le haut appareil (dilatation, aspect du parenchyme  (tissu rénal).

 

Votre médecin généraliste vous prend en charge dans un premier temps. Si votre HBP est compliquée ou résiste à un traitement médical, il demandera l’avis de l’urologue. Il faut en effet distinguer : - l’HBP non symptomatique non compliquée qui ne nécessite aucun traitement, mais une simple surveillance. - l’HBP symptomatique non compliquée qui requiert un suivi et un traitement médical voire chirurgical en cas d’échec. - l’HBP symptomatique et/ou compliquée pour laquelle un traitement médical est indiqué. Le médecin généraliste et/ou l’urologue vous présenteront les bénéfices et les risques des options thérapeutiques envisageables en fonction du degré de gêne, des risques et coûts des différents traitements.

Il existe 3 classes de traitement pour l’HBP : - les alpha bloquants améliorent le tonus du muscle vésical et favorisent le relâchement prostatique. - les inhibiteurs de la 5 alpha réductase diminuent le volume prostatique. - la phytothérapie agit sur l’inflammation.

Chacune de ces 3 classes possède une efficacité comparable malgré des mécanismes d’action différents. Certains médicaments peuvent avoir des effets secondaires : anéjaculation pour certains alpha bloquants et troubles de l’érection pour les inhibiteurs de la 5 alpha réductase. En cas de troubles impérieux (besoin très urgent d’uriner), des anticholinergiques peuvent être proposés. Les anti-inflammatoires peuvent apporter un soulagement appréciable à titre complémentaire. L’objectif du traitement est la réduction des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie (réduction de la gêne liée aux signes urinaires). Il faut parfois essayer plusieurs traitements avant de trouver celui qui convient.

La chirurgie se justifie en cas d’échec du traitement ou de complications.

  • Techniques de référence : la résection de la prostate   (RTUP ou REP), l’incision cervico-prostatique ou l’ adénomectomie par voie haute. Le but est de réduire le volume prostatique, source des troubles présentés par le patient. La mortalité est très faible ( < 1%). L’éjaculation rétrograde est fréquente alors que le risque d’incontinence ou de rétrécissement de l’urèthre est rare

  • RTUP=Resection TransUretrale de la Prostate=REP=Resection Endoscopique de la Prostate

  • Pendant votre consultation d'urologie Dr Botnaru pourrait vous expliquer les details;

  • Le laser (PVP) peut être utilisé pour réduire le volume prostatique. Cette technique est en cours d’évaluation.

  • Technique moins invasive : le TUNA a pour but de réduire le volume prostate par la chaleur. Ce traitement utilise un rayonnement par basse fréquence pour accroître la température au sein de la glande prostatique. Cette technique peut être réalisée sous anesthésie locale.

 

 

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