Dr Andrei BOTNARU, Urologue, Clinique de Montbeliard

Urologie
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée

"Polypes" de vessie = Tumeur de la vessie

Mots Clés : Polype, tumeurs superficielles de la vessie, fibroscopie, cytologie, instillations de mitomycine C, instillations de BCG, ECBU   

Tumeurs superficielles de la vessie - "Polypes" de vessie

Ces lésions vésicales favorisées par le tabagisme et l’exposition à des facteurs professionnels  ou environnementaux (arsenic, pesticides, cancérogènes industriels), s’observent fréquemment chez les plus de 50 ans. L’analyse des polypes permet de distinguer les formes superficielles et les tumeurs infiltrantes.

Épidémiologie

Selon la classification des tumeurs vésicales, 70 % des tumeurs de vessie ne dépassent pas le niveau des couches les plus superficielles de la paroi vésicale et sont dites superficielles. Ce terme a été consacré par les urologues pour définir l’ensemble des tumeurs urothéliales circonscrites à la muqueuse et qui répondent bien au traitement endoscopique. La plupart du temps, ces polypes sont découverts fortuitement à l’occasion d’autres examens. On enregistre 10 700 nouveaux cas par an. L’âge moyen au diagnostic est de 70 ans.

Signes

Vous avez été alerté par la présence de sang dans vos urines (hématurie macroscopique), de signes d’irritation vésicale dominés par des envies impérieuses d’uriner ( urgenturie pollakiurie , infection urinaire), en somme un cortège de signes peu spécifiques susceptibles de traduire d’autres pathologies urologiques. Une visite chez votre médecin s’impose

Diagnostic

Les premiers examens combinent:

  • une analyse d’urine (ECBU),

  • une cytologie urinaire (examen anatomopathologique) à la recherche de cellules vésicales desquamées à partir du recueil de 50 ml d’urine,

  • une fibroscopie effectuée au moyen d’un endoscope pourvu d’une caméra qui examine la paroi vésicale et détecte l’existence de polypes. Il s’agit d’un examen indolore réalisable au cours d’une consultation chez votre urologue.

La présence d’un polype impose son extraction, sa résection en terme urologique après que l’on se soit assuré de la stérilité des urines grâce à l’ECBU.

 

Le polype sera ensuite confié à un anatomopathologiste qui, après examen microscopique, déterminera le degré d’infiltration.

 

Les résultats orienteront le traitement.

 

 

 

Dans certaines circonstances, le traitement s’arrête là. Une fois le polype enlevé votre urologue se contentera d’une simple surveillance par cystoscopie à 3, 6 mois et 12 mois ou d'une échograph ie annuelle en l’absence de récidive.

Dans des formes plus évoluées, à titre complémentaire pour empêcher la survenue de récidives, on procède à une série d’instillations vésicales de bacilles vivants (BCG) ou de mitomycine C programmées à intervalles réguliers afin de détruire les cellules tumorales en voie de transformation. Certaines équipes proposent de pratiquer ces instillations, efficaces sur les tumeurs solides, dans les 12 heures qui suivent la résection de la tumeur. D’autres préfèrent les différer et vous délivreront toutes les informations nécessaires pour vous préparer dans les meilleures conditions. Vous serez ainsi averti des possibles nausées, fièvre, asthénie, douleurs musculaires liées à une susceptibilité individuelle, qui seront combattues par des médicaments. 

Les instillations endovésicales sont destinées à prévenir les récidives qui peuvent survenir à différents niveaux du système urinaire. La surveillance passe par la cytologie urinaire et la fibroscopie et est à la base du traitement de cette maladie. En effet, il faut procéder à l’ablation de toute récidive découverte à l’occasion des cystoscopies de contrôle afin d’en éviter la croissance et d’en connaître la nature.

Le pronostic est lié au grade tumoral. La survie à 5 ans est estimée à 90 % pour les tumeurs superficielles.

Mots Clés : Polype, tumeurs superficielles de la vessie, fibroscopie , cytologie, instillations de mitomycine C, instillations de BCG, ECBU

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