Dr Andrei BOTNARU, Urologue, Clinique de Montbeliard

Urologie
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Kystes du rein

 Les kystes du rein sont des formations limitées par une membrane. Ils contiennent un liquide clair et non pas tous la même signification.    

Kystes du rein

À l’occasion d’un examen radiographique ou échographique, on vient de vous découvrir un kyste sur le rein. Rassurez vous, la situation est assez banale. Inutile de vous alarmer, ces kystes liquidiens à la paroi fine ne dégénèrent pratiquement jamais et ne requièrent qu’une simple surveillance. Tous les kystes du rein ne sont pas semblables. Certaines formes combinent de nombreux kystes non liquidiens, dotés d’une paroi épaisse, qui se multiplient et envahissent les reins dans la mulikystose (maladie non génétique). Ces kystes peuvent apparaître à la suite d’un traitement, notamment une hémodialyse pour insuffisance rénale (dysplasie multikystique). En augmentant la dimension du rein le risque est qu’ils réduisent le tissu fonctionnel (parenchyme rénal). La troisième catégorie est représentée par la polykystose rénale, qui se caractérise par une multitude de kystes, et renvoie, quant à elle, à une maladie génétique qui peut se présenter sous deux formes : Une forme autosomique dominante (1 individu touché pour 1000 naissances). Une forme récessive retrouvée chez 1 enfant sur 40 000.

Rappel anatomopathologique

Les kystes du rein sont des formations limitées par une membrane. Ils contiennent un liquide clair et non pas tous la même signification. A gauche vous avez un rein normal et a droite un rein avec des kystes multiples.

 

Dans la population générale, la présence de kyste rénal simple est exceptionnelle avant 30 ans et rare avant 50 ans, plus répandue au-delà. En revanche, la polykystose rénale est la plus fréquente des néphropathies héréditaires. D’autres maladies héréditaires s’accompagnent de kystes rénaux multiples (sclérose tubéreuse de Bourneville) ou maladie de von Hippel-lindau qui associe kyste et tumeur.

La plupart du temps on n’observe aucun signe clinique avec les kystes simples qui ne deviennent pratiquement jamais un cancer dans la majorité des cas. Hormis l’élévation de vos chiffres tensionnels qui a pu mettre sur la piste a pu alerter votre médecin qui mesure la signification et la précocité de l’hypertension artérielle chez la grande majorité de malades.   La découverte au scanner de kystes atypiques (au contenu non exclusivement liquidien ou à la paroi épaisse) peut justifier une IRM de contrôle (imagerie par résonance magnétique). En revanche, la polykystose rénale qui représente 10 % des causes d’insuffisance rénale chez l’adulte donne des kystes susceptibles de saigner (hématurie), ou de s’infecter (infections urinaires à répétition).

L’échographie suffit le plus souvent à poser le diagnostic de kyste rénal. En cas de doute une IRM peut se justifier.

Il oscille entre l’abstention et la simple surveillance pour les kystes simples isolés*

Une surveillance par échographie à un rythme à définir pour les kystes atypiques de stade 2, Classification de Bosniak. Bien que volumineux ces kystes restent asymptomatiques (absence de signes cliniques) et ne sont que rarement la cause d’une pe rturbation rénale. La chirurgie (par tumorectomie ou néphrectomie élargie), en fonction de la localisation des kystes est réservée aux stades 3 et 4, ce dernier se rapportant au carcinome kystique.

 

 

En raison de la grande fréquence de l’insuffisance rénale liée à la polykystose, on choisit d’enlever préalablement les kystes à risque infectieux ou ceux qui ne répondent pas au traitement médical et pourraient créer des complications. L’attitude chirurgicale vaut aussi chez les malades en attente d’une transplantation chez qui la polykystose empêche la pose d’un greffon.

Simple surveillance pour les kystes simples* La dysplasie multikystique (multikystose fréquemment observée chez le dialysé ou le transplanté rénal) impose une surveillance rapprochée en raison du taux de cancérisation plus important de ces kystes. Il faut surveiller les lésions extra rénales, les plus fréquentes étant les kystes hépatiques, notamment chez la femme. Chez l’enfant atteint de polykystose infantile (maladie génétique), dialyse et transplantation rénale permettent d’inverser le pronostic à condition de ne pas faire appel à des donneurs de la même famille qui seraient potentiellement porteurs des mêmes gènes. Le risque de présenter un anévrysme intracrânien est plus élevé si l’on est atteint de la forme génétique PKD1 de polykystose (risque estimé à 8% ). Il n’est que de1;2 % dans la population générale.  

Mots Clés :kyste simple isolé, multikystose, polykystose, insuffisance rénale, dialyse, transplantation 

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