Dr Andrei BOTNARU, Urologue, Clinique de Montbeliard

Urologie
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée

CIRCONCISION: CONSEILS AUX PARENTS

 A lire le document ''posthectomie'', s'il vous plait !!!

La Circoncision: conseils aux parents

 

La circoncision est une intervention chirurgicale bénigne consistant

 

à sectionner le prépuce – un repli cutané recouvrant le gland. Les

 

parents ont légalement le droit d’autoriser cette intervention. Afin

 

de prendre une décision en connaissance de cause, ils doivent considérer

 

les avantages et les risques.

 

Puisque le prépuce renferme des bactéries et d’autres sources d’infection,

 

tout en favorisant les malodorantes accumulations de smegma (sécrétion

 

des glandes sébacées), sa suppression améliore l’hygiène sexuelle et

 

réduit les risques de maladies ainsi que l’incidence d’autres problèmes

 

pour le garçon et ses partenaires sexuelles pendant toute sa vie.

 

Histoire La circoncision est une tradition millénaire dans la culture des peuples habitant des pays chauds tels que l’Australie, l’Océanie, les régions équatoriales, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Amérique. Aux Etats-Unis, entre 80 et 90% des hommes, tant blancs que noirs, sont circoncis, généralement en bas âge. Bien que la pratique soit peu répandue parmi les Hispaniques, elle est plus largement acceptée parmi les générations ultérieures qui s’adaptent aux coutumes américaines. L’incidence de la circoncision des nouveaux-nés aux États-Unis est en constante progression depuis la fi n des années 80, et cette tendance se remarque che z tous les groupes ethniques. Au Canada le pourcentage de nouveauxnés circoncis se situe autour de 35%. Avantages de la circoncision La circoncision: • élimine tout risque de phimosis, une condition se produisant chez 1 individu sur 10 chez les garçons et les hommes adultes. Par phimosis, on entend une étroitesse du prépuce qui devient ainsi impossible à décalotter, rendant diffi ciles l’hygiène locale et la miction. Le phimosis augmente considérablement les risques de cancer du pénis, et occasionne bien des problèmes concernant le prépuce et la pose de cathéters dans les maisons de retraite ou de repos. • réduit au tiers les risques d’infl ammation et d’infections aff ectant la peau du pénis. Un incirconcis sur 10 souff rira d’une infl ammation du gland et du prépuce. L’incidence atteint 1 sur 3 chez les diabétiques. Par voie de contraste, chez les circoncis, seulement 2% des hommes souff riront de cette condition. • réduit au dixième l’incidence des infections de la voie urinaire chez les enfants. L’incidence de telles infections n’est que de 1 sur 500 chez les garçons circoncis, mais elle s’élève à 1 sur 50 chez les incirconcis. Cette douloureuse condition est particulièrement dangereuse pendant l’enfance, et conduit, dans 40% des cas à une infl ammation ou infection rénales ; la septicémie et la méningite sont d’autres conséquences possibles. • réduit au vingtième l’incidence du canc er pénien, qui entraîne une mortalité élevée. Un incirconcis sur 600 souff rira d’un cancer pénien, ce qui nécessite l’amputation dans bien des cas. • réduit au douzième l’incidence du cancer prostatique, qui atteint un incirconcis sur 6. • réduit au tiers les risques de contamination par le VIH (Sida) à la suite de rapports sexuels avec une femme séropositive. Le VIH pénètre par la face interne du prépuce, mais peut également s’introduire dans le corps par des ulcères ou chancres (par exemple herpès génital). Dans des pays tels que les Etats-Unis à faible incidence du VIH, les risques de contamination pour un hétérosexuel sont généralement minimes. Le danger sera beaucoup plus élevé, surtout s’il est incirconcis, s’il a des rapports sexuels à risque dans un pays où le VIH est répandu.

 

protège contre les infections sexuellement transmissibles telles que le virus du papillome (verrue), la syphilis et le chancroïde ou chancre mou. • réduit au cinquième les risques d’infection de la partenaire par la chlamydia ou de souff rir d’un cancer du col de l’utérus (causé par le papillomavirus humain). Les bactéries et virus infectieux accumulés sous le prépuce sont transmis à la femme au cours du coït. L’incidence de la chlamydia est en augmentation et peut provoquer la stérilité (chez les deux sexes), la pélvipéritonite, et des grossesses extra-utérines. • évite la nécessité d’une circoncision ultérieure. Dans près d’un cas s ur 10, la circoncision s’avérera nécessaire pour des raisons médicales chez les sujets non circoncis à la naissance. • est préférée par la majorité des femmes, pour des raisons esthétiques, selon des recherches crédibles. Il semble également que les femmes préfèrent un pénis circoncis dans les rapports sexuels. L’hygiène est un motif allégué. • ne modifi e pas la sensibilité du pénis: en eff et la plupart des études ne détectent pas de diff érence de sensibilité entre un pénis circoncis et incirconcis. • permet une fonction sexuelle aussi bonne, sinon meilleure. Les risques de la circoncision • Dans 1 un cas sur 500 la circoncision peut provoquer ou une hémorragie – à laquelle on pourra remédier par une simple pression

– plus rarement (1 cas sur 1000) par des points de suture – ou une nouvelle chirurgie (1 cas sur 1000), ou encore une infection généralisée nécessitant le recours aux antibiotiques (1 cas sur 4000). Bien que des infections locales puissent se produire à l’occasion, ce qu’on prend souvent pour une infection n’est le plus souvent qu’une étape de la guérison normale. • Des problèmes graves (nécessitant l’hospitalisation) sont rares – de l’ordre d’un cas sur 5000. • La mutilation, la perte du pénis ou la mort sont des cas de fi gure qu’on ne constate pratiquement jamais lorsque la circoncision est pratiquée par un chirurgien compétent. Veillez à choisir un médecin expér imenté. • Dans le cas d’une condition héréditaire telle que l’hémophilie, provoquant des hémorragies, il convient de prévenir le chirurgien à l’avance, la circoncision pouvant nécessiter des précautions spéciales dans un tel cas. • L’anesthésie est indispensable, de préférence une anesthésie locale, parce que l’anesthésie générale comporte des risques, et n’est pas nécessaire. Pour les enfants entre 0 et 4 mois, on préconise une anesthésie locale, et non pas générale, et pour les enfants et les adolescents on peut prévoir également un calmant en même temps que l’anesthésie. Les tout jeunes enfants qui gigotent peuvent être immobilisés pendant l’opération. Pour les douleurs après l’anesthésie, on pourra administrer un analgésique par voie buccale. • Si on remet le moment de la circoncision à un âge plus avancé, l’intervention nécessitera des points de suture. • Si on décide de recourir à la circoncision après l’âge de 4 mois, le coût de l’opération sera plus élevé. En guise de conclusion La circoncision confère des avantages sur le plan médical durant toute la vie de l’homme. 1 non-circoncis sur 3 souffrira d’une condition médicale nécessitant un traitement médical. Une telle condition entraînera des degrés de souffrance différents, et dans de rares cas, la mort. En revanche, les risques liés à une condition facile à soigner sont de l’ordre de 1 sur 500, et le danger d’une complication médicale grave se chiffre à 1 sur 5000. Il y a peu de chance qu’une circoncision bien faite ait des séquelles négatives à long terme.

 

Pour en savoir plus: Consulter les sites web suivants (tous en langue anglaise) : http://www.circinfo.net (Dr. Morris) http://www.medicirc.org (Dr. Schoen) http://www.gilgalsoc.org (Gilgal Society) http://www.aboutcirc.info (Dr. Cox) http://www.circumcision.com.au (Dr. Russell) http://www.circumcisioninfo.com (Dr. Lacock) http://www.samkuninmd.com (Dr. Kunin) http://www.geocities.com/HotSprings/2754 (Mr. Cormier) Il existe peu de sites en langue française : http://www.circoncisions.com/ Auteurs Le texte du présent dépliant a été préparé en consultation avec les experts dans le domaine de la circoncision dont les noms suivent : Dr Edgar Schoen,* (Oakland, Californie) Dr Tom Wiswell, (Floride) Dr Sam Kunin, (Los Angeles, Californie) Dr Howard Stang, (Minnesota) Monsieur Daniel Halperin, (Université de San Francisco) Monsieur Stefan Bailis, MA (Minnesota) Monsieur Mike Cormier (Canada) *Pendant de nombreuses années, le Dr Schoen a présidé le groupe de réflexion sur la circoncision de l’Académie Américaine de Pédiatrie. Rédacteur en chef: le professeur Brian Morris, École de Médecine, Université de Sydney (Australie). Traduction : David L. Parris

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