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Médecine Générale
Conventionnement : Secteur 1

Régime sans résidus

 Le régime sans résidus, ou régime de « mise au repos du côlon » peut avoir 2 finalités : – permettre la vacuité du côlon avant un acte chirurgical ou une investigation (coloscopie, etc.) ; – limiter les phénomènes mécaniques et inflammatoires lors d'une affection colique (diverticulite ou poussée aiguë de colopathie inflammatoire, voire diarrhée aiguë intense).

 Ce régime doit toujours être limité dans le temps et ne pas dépasser une huitaine de jours.

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Objectifs diététiques

 Les aliments ingérés subissent une digestion (séparation des unités alimentaires en parts plus réduites) et les nutriments protidiques, lipidiques et glucidiques issus de cette digestion suivent un mécanisme d'absorption (passage vers le compartiment sanguin), le plus souvent dans l'intestin grêle. Les portions non absorbables des aliments sont les « résidus ». Ils sont dirigés vers le côlon, puis peuvent être expulsés ou subir des phénomènes microbiologiques, par exemple de fermentation par les bactéries coliques.

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 L'objectif du régime sans résidus est de limiter au maximum les aliments « non absorbables », c'est-à-dire essentiellement les aliments d'origine végétale contenant cellulose, lignine, enveloppes de céréales, écorces, certains amidons ; mais aussi les aliments d'origine animale contenant des tendons ou du cartilage.

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 Dans certains cas, la période de régime strict sans résidus peut être suivie d'une période de réadaptation avec un régime plus élargi.

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 Ce régime est parfois associé à d'autres mesures diététiques visant à réduire l'activité intestinale : régimes évitant les laitages (du fait de la fréquence des intolérances au lactose) et régimes limitant les graisses, notamment les graisses cuites (qui augmentent le transit digestif par leur effet sur la contraction vésiculaire évacuant la bile dans l'intestin).

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Conseils aux patients

 Peuvent être consommés « à volonté » :

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– le riz (bouilli), les petites pâtes (comme les vermicelles),

– la viande cuite sans ou avec peu de matière grasse (grillée), le jambon (sans le gras), les volailles bouillies, les oeufs, le poisson bouilli.

 Peuvent être consommés en quantité limitée :

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– les farines de digestion aisée comme la maïzena,

– le beurre, la margarine et les huiles végétales en l'absence de cuisson,

– les fromages à pâte cuite (gruyère, fromage de Hollande),

– le sucre et les gelées de fruits.

 Sont à éviter :

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– les confitures contenant des fruits entiers,

– les sauces, les condiments, les graisses cuites, le poivre, les piments,

– les fromages dits fermentés comme le roquefort,

– les aliments industriels, dont il est nécessaire d'étudier avec soin la composition.

 Doivent être exclus :

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– le pain, les céréales,

– le riz complet, toutes les farines dites complètes et, d'une manière générale, tous les aliments à base de farine complète, de céréales complètes,

– les fruits,

– les salades, les crudités, ainsi que les légumes verts (qu'ils soient crus ou cuits) et les légumes secs,

– les parties « solides » d'aliments d'origine animale comme les tendons, « pieds » ou tête,

– le lait et les laitages (à éviter le plus possible en fonction du goût et de la tolérance individuelle).

 Le régime peut être élargi en introduisant dans l'alimentation du pain blanc grillé, des biscottes et des pâtes plus grosses (macaronis, etc.).

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Cabinet du Dr Briolay

33 grande rue ,
74200 Thonon-les-Bains, France

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