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Séropositive, ma grossesse est suivie par une équipe médicale

Chloé, 22 ans, est séropositive. Elle est enceinte, et sa grossesse se déroule à merveille. Elle est bien encadrée et suivie sur le plan médical. Elle raconte son histoire.

 

« Je vais avoir un bébé un très gros bébé, un garçon en plus, ce qui me ravit », jubile Chloé. Pour elle, cette grossesse est une double victoire. C’est la preuve tangible de sa vie et une revanche sur la maladie. « Je voulais avoir ce bébé, parce que c’était la preuve que je vivais pour de vrai, parce que avoir le VIH, pour moi, c’était la fin de la vie et maintenant je suis assurée d’avoir une vraie vie. »

 

Le docteur Vincent Jeantils, infectiologue, qui suit Chloé, rappelle que ce cas de grossesse chez une maman séropositive n’est plus isolé. « C’est parfaitement exemplaire de ce qu’on observe à l’heure actuelle, au moins en France, c'est-à-dire que, si la femme est tout à fait encadrée, suivie par toute une équipe de gynécologues, d’infectiologues, de pédiatres, de psychologues, on arrive à ce que l’ensemble des enfants, pratiquement tous les enfants nés de femmes séropositives, soient indemnes de cette pathologie. » Vincent Jeantils se réjouit :

« C’est le premier moment où on a été parfaitement géniaux dans cette pathologie, c’est-à-dire pouvoir arrêter la transmission materno-fœtale. »

 

Chloé est sous traitement antirétroviral depuis un peu plus d’un an et sa charge virale est indétectable. Pendant sa grossesse, Chloé continue à prendre son traitement. « Je prends mes médicaments aux mêmes heures, et tout se passe super bien. Je n’ai pas d’inquiétude pour le traitement. »

 

Chloé n’imaginait pas pouvoir, un jour, être maman. Elle en a parlé avec l’équipe médicale et s’est beaucoup documentée, mais elle n’a pas souhaité avoir recours à la technique de procréation médicalement assistée.

Le docteur Vincent Jeantils rappelle combien il est essentiel de communiquer avec les médecins de son projet de maternité. « C’est très important que la femme parle au médecin ou à l’équipe médicale de son désir de grossesse, parce qu’il y a des médicaments qui peuvent entraîner des malformations chez le fœtus. Donc, le médecin au courant de ce désir de grossesse va être amené à changer ces traitements de telle façon qu’on n’ait aucun risque de malformations, lié aux médicaments. »

 

Du point de vue du suivi, la grossesse de Chloé se poursuit sans embûches, comme pour n’importe quelle future maman. « Je m’étais dit que c’était parce que j’avais le VIH que j’étais suivie une fois par mois. En fait, tous les mois, toutes les mamans, qu’on soit porteuse du virus ou non, ont un rendez-vous obligatoire », explique Chloé.

 

Aujourd’hui, Chloé vit dans la perspective de la naissance de son bébé. Comme toutes les mamans, elle prépare le nid douillet qui va l’accueillir.

 

Néanmoins, Chloé n’a pas souhaité évoquer sa séropositivité avec sa famille. Seul son ami est au courant.

« Ma famille n’est toujours pas au courant de ma séropositivité, mais tout le monde sait que j’attends un bébé. Ça a été une très grande nouvelle. »

 

Chloé reste vigilante et s’interroge parfois. « Je ne vais pas dire que je ne me pose pas la question de savoir ce que sera mon bébé après la naissance. Surtout qu’après la naissance, on a, je crois, six semaines de traitement. C’est toujours le questionnement. » Mais le bonheur est plus fort que la crainte.

 

Cette grossesse a changé la vie de Chloé. « Toutes mes angoisses, toutes mes tristesses, j’ai tout oublié ; elles sont derrière moi , sourit Chloé. Maintenant, c’est le bébé. Je me projette dans la vie comme tout le monde. Je veux être bien et préparer aussi son avenir, parce que j’aimerais avoir un bébé aussi bien que moi. »

 

C’est chose faite, le bébé de Chloé est né en novembre 2009, et il se porte à merveille.

 

Dr Vincent Jeantils, infectiologue, hôpital Jean-Verdier, AP-HP, Bondy (93)

 

« L’histoire de Chloé est exemplaire d’un suivi bien conduit, cela dans le cadre d’une équipe, que ce soit les gynécologues, les pédiatres, les infectiologues. C’est vraiment grâce à ce type de suivi qu’on arrive à ce qu’il n’y ait plus de transmission du virus VIH entre la mère et l’enfant. »

centre hospitalier de Marne-la-Vallée


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