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Pourquoi souffre-t-on du dos ?

 Pourquoi souffre-t-on du bas du dos ? La colonne vertébrale est un tout partant du haut de la nuque (colonne cervicale) au bassin en passant par la colonne dorsale puis lombaire, ce fameux bas du dos à l’origine de lombalgie. Ce tout est fait de l’empilement de vertèbres, reliées entre elles par des articulations (les articulaires postérieures), des ligaments, des tendons, des muscles. Chaque vertèbre est séparée de la suivante comme de la précédente par des disques pour nous permettre une certaine souplesse et apporter un amortissement lors de nos déplacements en tout genre. Ces disques sont constitués à 80% d’eau et 20% de protéines et, à l’état normal, ne reçoivent ni nerfs, ni vaisseaux. Quand ils souffrent, parce que l’on a fait un faux-mouvement, qu’un fragment de disque tend à sortir en arrière (protrusion puis éventuellement hernie discale) ou quand ils vieillissent (ce qui peut survenir dès l’âge de 25 ans), des vaisseaux sanguins et des rameaux nerveux envahissent cet espace discale. Par conséquent, douleurs et inflammations surviennent. La lombalgie aigüe est la survenue récente, brutale, souvent intense, d’une douleur et d’une l’inflammation du bas du dos, lors d’un effort inhabituel ou répété par exemple. Parce que le bas du dos travaille plus que le reste de la colonne vertébrale. Avant 6 semaines d’évolution on parle de lombalgie subaigue. Si la douleur persiste au-delà de 3 mois de lombalgie chronique. Les mécanismes à l’origine d’une lombalgie sont donc diverses et peuvent s’additionner, à l’image de l’anatomie de la colonne lombaire. La lombalgie aiguë ou subaiguë se résume donc en douleur et raideur. Deux origines sont retrouvées: les articulaires postérieures (patients âgés, dont les douleurs ne sont pas majorées par la toux ou l'éternuement, pas de douleur irradiant au-delà du genou, pas de signe de hernie discale à l’examen clinique ; l'origine discale (patient jeune, douleur après un effort de soulèvement ou "faux mouvement", augmentation à la toux, l'éternuement, en général médiane). La lombalgie chronique entraine une diffusion de la douleur à l’’ensemble du dos par contractures musculaires interposées mais aussi par des mécanismes propres à la douleur qui s’installe et devient nocive par elle-même. D’où un cercle vicieux contractures-douleurs, une peur de bouger par peur d’avoir mal alors que sont recommandés des exercices de coordination, de renforcement et d'endurance du tronc. La lombalgie chronique avec douleur diffuse, généralisée, peut s'intègrer soit dans un tableau de fibromyalgie, soit dans un contexte de déconditionnement. Des exercices d'intensité variable, des activités d'endurance, de remise en forme et en confiance dans son corps s’imposent. L’activité va stimuler les endorphines, les morphines que nous avons en nous qui ont un effet antidouleur, et diminuer les contractures tout en redonnant confiance en soi. Dans tous les cas, il faut savoir être soutenu et encouragé pour changer les mauvaises habitudes prises en raison de la douleur et de la gêne. C’est dire l’intérêt des ateliers proposés au cours des soins thermaux. Gagner la partie contre la douleur du dos implique d’utiliser plusieurs bonnes cartes en même temps. C’est le défi que vous propose l’équipe de Thermadour au cours de votre cure thermale ! Docteur Patrick Sichère, rhumatologue, président du Comité de Lutte Contre la Douleur des hôpitaux de Saint-Denis, conseiller scientifique du groupe Arenadour.

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Que le patient connaisse son diagnostic, qu’il soit rassuré (le corps est en bon état, c’est la fonction « douleur » qui est perturbée) et qu’il sache l’importance de sa participation sont déjà des éléments du traitement. La sédentarité peut favoriser les poussées douloureuses. A l’inverse, il faut pratiquer régulièrement une activité physique ou un sport de façon adaptée à chacun, pour leurs bienfaits contre la douleur. D’autant que, répétons-le, le corps reste lui en bon état de marche puisque les perturbations ne concernent que les centres de la douleur. On pourra s’aider de séances de rééducation, d’exercices d’étirement, en se méfiant des massages trop profonds qui reproduisent les douleurs. Une cure thermale de 18 jours est une opportunité permettant au patient de démarrer des exercices physiques réguliers, de mieux comprendre ce qui lui arrive, d’améliorer son sommeil grâce à des équipes compétentes proposant des ateliers adaptés aux patients fibromyalgiques. La relaxation et l’hypnose sont des traitements qui agissent directement sur les centres de la douleur situés dans notre cerveau. Les médicaments prescrits appartiennent à la famille des antidépresseurs et des antiépileptiques. Ces médicaments ne sont pas proposés comme tels mais parce qu’ils ont une action « anti-douleur » centrale. La prescription se fait à dose progressive. Les antalgiques habituels, les morphiniques et dérivés ou les anti-inflammatoires n’ont pas l’effet escompté. Du fait de la chronicité de ce syndrome, l’effet du traitement n’a pas pour but d’être spectaculaire mais d’apporter un soulagement progressif et durable. Comprendre son affection et s’adapter à des changements de situation, à maîtriser le stress, sont des éléments essentiels du traitement. Le syndrome fibromyalgique répond à des critères précis. Il s’agit d’un syndrome douloureux chronique qui nécessite l’adaptation aussi bien du médecin que du patient. 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