Le site du Docteur Pagerie DIDIER

Médecine Du Sport
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée
J’ai une hépatite C : quel sera mon suivi ? - Le site du Docteur Pagerie DIDIER - Docvadis

J’ai une hépatite C : quel sera mon suivi ?

Actuellement, en France, bien que la prévalence de l’hépatite C ne soit pas précisément connue, on estime à près de 200 000 le nombre de personnes qui vivent avec le virus de l’hépatite C (VHC) et à 70 000 le nombre de ceux qui restent à dépister.

 

Qui seront mes interlocuteurs ?

Une fois le diagnostic de l’infection par le virus de l’hépatite C posé, vous serez pris en charge par un spécialiste (hépato-gastro-entérologue, infectiologue) qui établira un suivi médical en relation avec votre médecin traitant. Ce professionnel deviendra alors votre interlocuteur privilégié et vous accompagnera au cours de votre traitement.

Pour vous aider à mieux gérer votre maladie, votre médecin référent saura également vous orienter vers d’autres spécialistes (psychologues, nutritionnistes, endocrinologues, monde associatif, etc.) et vous guider dans les démarches administratives relatives à votre affection. 

Comment savoir si je peux bénéficier d’un traitement ?

Pour poser le diagnostic d’hépatite C chronique, votre médecin a effectué des tests sanguins, analysé l’importance des lésions de votre foie et évalué votre état de santé général. Ces résultats lui ont permis de déterminer l’impact du virus sur votre organisme et l’avancée de votre maladie.

Selon les informations apportées par ces examens, votre médecin établit un score de sévérité de la fibrose hépatique allant de 0 à 4, appelé score « METAVIR ».

Presque tous les malades peuvent aujourd’hui avoir accès à ces traitements, quelle que soit la sévérité des lésions hépatiques.

Quels médicaments sont utilisés ?

Actuellement, le traitement de référence de l’hépatite C associe des médicaments antiviraux d’action directe (AAD), délivrés soit par une pharmacie appartenant à un hôpital, soit par une pharmacie de ville. Ces traitements sont à prendre par voie orale.

Un suivi mensuel du traitement, par prise de sang, est indispensable pour vérifier son efficacité et sa tolérance.

Cette thérapeutique, qui dure le plus souvent  8 à 12 semaines, est très efficace, et conduit à une guérison définitive dans la quasi-totalité des cas. Elle est en général bien tolérée  et permet une vie normale sous traitement. La prise régulière et sans oubli du traitement est nécessaire à l’amélioration de votre état de santé. 

Comment sera choisi mon traitement ?

Parmi les examens demandés par votre médecin figure un génotypage. Cet examen spécialisé analyse la structure génétique du virus qui vous infecte et permet d’orienter le choix du traitement médicamenteux. En effet, il existe sept formes (appelées génotypes) du virus de l’hépatite C et chacune répond différemment aux traitements.

En France, les génotypes les plus courants sont les 1, 2, 3 et 4.

Selon votre génotype, le médecin choisira donc la stratégie la mieux adaptée et vous guidera dans la mise en place du traitement.

Mon traitement aura-t-il des effets indésirables ?

Ceci peut arriver, mais ils sont généralement rares et peu sévères. Il est possible que vous ayez des maux de tête ou la survenue d’une fatigue. Ces symptômes s’atténueront progressivement.

Une diminution du nombre de globules rouges  est relativement fréquente avec l’un des traitements. Votre médecin vous l'expliquera. Cet effet est réversible le plus souvent en diminuant la posologie du médicament.  

Mes soins seront-ils pris en charge par la Sécurité Sociale ?

L’hépatite C chronique est une Affection Longue Durée (ALD) qui fait l’objet d’une prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie à condition qu’il existe un projet de traitement. C’est votre médecin référent qui effectuera les démarches administratives relatives à cette exonération totale de vos frais de santé et qui enverra à l’Assurance Maladie les documents nécessaires.

Dans ce contexte, vous n’aurez rien à payer pour l’ensemble de vos soins, y compris les soins d’accompagnement. Vos prescriptions médicales seront rédigées sur des ordonnances dites « bizones » spécifiques des ALD et votre nouveau statut sera intégré directement à votre carte vitale. 

Quelle conduite tenir vis-à-vis de ma consommation d’alcool ?

La prise en charge de l’hépatite C avec ou sans traitement médicamenteux ne peut se faire que si vous vous engagez à cesser toute consommation d’alcool quand cette consommation est excessive.

La consommation excessive d’alcool (plus de 4 verres de vin ou équivalent par jour chez les hommes et 2 pour les femmes) entraîne une accélération du processus de destruction des cellules du foie (fibrose) menant au stade le plus grave (cirrhose) et à ses complications, avec pour seule issue la greffe de foie, quand elle est possible. Le sevrage de l’alcool, pour les buveurs excessifs est donc indispensable à l’efficacité des soins. N’hésitez pas à en parler à votre médecin. 

Le traitement de l’hépatite C connaît aujourd’hui une véritable révolution et permet d’espérer guérir la majorité des malades, par des traitements courts et bien tolérés.

 

 

Maison Médicale Zola

20 Pierre Bachelet ,
62460 Divion, France

Contacts

  • Fixe : 0391800810
  • Fax : 0391800811
  • Fixe : 0391800810
  • Fax : 0391800811
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • On découvre un diabète pendant ma grossesse

    Vous êtes enceinte et on vous découvre un diabète pendant la grossesse. Ce n’est pas rare : c’est le diabète gestationnel. Il s’agit d’un diabète survenant uniquement chez la femme enceinte n’ayant pas de diabète connu auparavant, qui disparaît après l’accouchement dans 90% des cas. Il peut avoir un retentissement sur la mère et le bébé, ce qui justifie une surveillance et un traitement particuliers.

    Lire la suite
  • J'apprends à bien contrôler mon asthme

    Un asthme mal équilibré nuit à la qualité de la vie au quotidien. En suivant des mesures simples et les conseils de son médecin, on peut contrôler et équilibrer sa maladie.

    Lire la suite
  • Je prends un AVK, antivitamines K : pourquoi surveiller l'INR?

    Un traitement par AVK vous expose à deux types de risque : hémorragie ou thrombose. Il est indispensable d’observer la prescription de votre médecin et de contrôler régulièrement votre INR. L'INR mesure la fluidité de votre sang. Vous devez par ailleurs connaître les signes évoquant une possible hémorragie.

    Lire la suite
  • Me préparer à la chirurgie de l’obésité : qui devrais-je voir ?

    Après en avoir parlé à votre médecin ainsi qu’à un spécialiste de l’obésité, vous avez décidé d’avoir recours à une chirurgie de l’obésité afin de perdre durablement du poids et de contrôler les maladies associées à votre surpoids. Il vous faut maintenant vous préparer au mieux pour cette intervention chirurgicale dont le succès est directement lié à votre implication dans la prise en charge, avant et après l’opération.

    Lire la suite
  • Vivre au quotidien après un infarctus du myocarde

    Après l’infarctus du myocarde, une fois rentré chez soi, il est nécessaire d’épargner son cœur tout en entretenant sa forme.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale