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Le gaz carbonique, ennemi du plongeur...

Le gaz carbonique (CO2) est un danger pour le plongeur à quatre niveaux :
1- Il est le responsable de l’essoufflement,
2- Il favorise la narcose,
3- Il majore la toxicité de l’oxygène,
4 - Il favorise les ADD.
Les causes de sa production excessive (qui se traduit par l’accélération de la respiration) sont bien connues : l’anxiété, le froid ++, la méforme physique, des efforts excessifs (courant, mauvais palmage, défaut de stabilisation/excès de lestage), un détendeur en mauvais état, des bouteilles gonflées sans les précautions d’usage, avec de l’air contaminé par du CO2. Une consommation anormale doit alerter le plongeur, de même que des maux de tête, voire des nausées. Certains plongeurs ont un « signal inspiratoire » retardé et ont alors tendance à moins ventiler – et trop « retenir » leur CO2. Idem pour les plongeurs qui cherchent, à tort, à retenir leur respiration pour moins vider leur bloc…
1- L’essoufflement, inutile d’y revenir. Il est largement enseigné aux plongeurs.
2- La narcose favorisée, c’est déjà moins classique. Froid, méforme, moindre « aquaticité » (traduite par une conso inhabituelle) : éviter de plonger au-delà de 40 mètres (voire moins…)
3- La toxicité de l’oxygène majorée : c’est un point fondamental pour les plongeurs nitrox. Le CO2 est vasodilatateur, en particulier au niveau des artères cérébrales. Il induit donc un apport majoré d’O2 au niveau du cerveau et donc un risque accru, à PPO2 et temps d’exposition similaires, de crise hyperoxique. Effort ou début d’essoufflement sont incompatibles en plongée loisir avec une PPO2 > 1,4 bar, a fortiori de 1,6 bar.
4- Enfin, l’excès de CO2 favorise les ADD. Cela mérite quelques explications. Nous serons, une fois encore, simplistes, par souci de clarté:
1) Les ADD sont dus à un excès de bulles circulantes ou tissulaires, 2) les bulles semblent avoir pour origine des noyaux gazeux (« nuclei »), plus ou moins stables, composés d’azote, d’oxygène ou très souvent, apparemment, de gaz carbonique, 3) les bulles apparaissent quand un excès de gaz environnant vient engraisser les nuclei, qui perdent alors leur stabilité et se mettent à grossir.
Un excès de CO2 est donc délétère à deux niveaux :
1- Il favorise l’apparition de nuclei (de CO2) et un surcroît de bulles (à sursaturation d’azote égale),
2- Surtout, il participe à l’engraissement des bulles, au côté de l’azote, du fait de sa très grande solubilité : dans des conditions comparables, il entre (ou sort) du noyau gazeux ou de la bulle 38 fois plus vite que l’azote !

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