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VIH, sida : je me rapproche de l'équipe médicale pour me faire aider

A., originaire d’Afrique, est arrivée en France seule, à 13 ans. Prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance, elle a été placée en famille d’accueil. Elle a bénéficié d’un bilan de santé qui a révélé qu’elle était séropositive et l’a appris par le médecin. Elle a aujourd’hui 20 ans.

« Je me suis vue mourante. C'est une maladie fatale, toutes les cellules de mon corps vont être malades, c'est ça que je me suis dit. Je n'acceptais pas l'idée que je pouvais mourir, alors je ne dormais plus, parce que j'avais peur de mourir dans mon sommeil. Je me disais que je n'avais pas fait toutes ces choses qui donnent le sida: la prostitution, la drogue. Je me disais que ce n'était pas vrai. Je ne voulais plus aller en consultation.

Je n'en ai parlé à personne, juste à ma nourrice de la famille d'accueil. C'est impossible d'en parler, après il y a le regard : c'est comme si on était impur.

Il est souvent difficile dans un premier temps d'accepter sa séropositivité

Il est souvent difficile dans un premier temps d'accepter sa séropositivité

Je n'acceptais pas, je n'accepte toujours pas. Je me recroquevillais dans ma chambre, dans mon lit, j'attendais la mort. Le médecin, quand je suis retournée le voir, m'a donné des tranquillisants et des vitamines, mais pas de traitement. Je n'avais pas confiance. J'allais sur internet, sur les sites, je posais des questions, j'avais les mêmes réponses que celles de mon médecin. C'est la maladie de la honte. Il faut la garder pour soi et puis voir comment est son environnement : aucune personne normale n'accepte, il ne faut pas le dire, après ils trahissent le secret.

J'ai de la rancoeur pour ceux qui m'ont contaminée. »

Apprendre sa séropositivité est un choc émotionnel. Quelles que soient les circonstances de la découverte de la maladie, le résultat du test est bouleversant. A la peur de la mort s'ajoute une angoisse du rejet par les autres, une crainte de l'amalgame entre VIH (virus de l'immunodéficience humaine) et des comportements rejetés ou mal acceptés par notre société.

Certes, la prise en charge du VIH a fait d'énormes progrès et cette maladie concerne tous les groupe sociaux, mais il n'empêche que l'inconscient collectif véhicule encore des tabous à son sujet.

C'est la raison pour laquelle il est essentielde s'adresser à des personnes de confiance, à des amis sincères et loyaux et peut-être, avant tout, à des personnes qui partagent votre vécu. Les groupes de parole, les associations, les psychologues peuvent vous aider à dépasser ce moment, à ne pas rester enfermé(e) dans vos images.

Le fait de pouvoir mettre des mots sur ses peurs permet de les éloigner. Il n'y a pas de honte à accepter difficilement la maladie, pas de honte à être angoissé(e), pas de honte à se faire aider. Parler peut faire beaucoup de bien, moralement et physiquement.

On peut comparer le choc psychologique de la découverte de la séropositivité au traumatisme lié au deuil. Une phase initiale de sidération est fréquente. Puis il faut apprendre à vivre avec. Ce travail psychique est indispensable. Il est plus moins long, plus ou moins difficile et douloureux. Les psychologues et, bien entendu, votre médecin peuvent vous aider à raccourcir cette phase de sidération. Parfois même, faute d'avoir fait appel à une prise en charge psychologique, des patient(e)s ne parviennent pas à faire ce travail. Il n'est jamais trop tard pour se faire aider.

NGUYEN Ngoc Linh

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