Dr Michaël NAOURI, Dermatologue spécialiste en Lasers et Médecine Esthétique dans le Grand Paris

Dermatologie - Vénérologie
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Détatouage Laser - Dr Michaël NAOURI, Dermatologue spécialiste en Lasers et Médecine Esthétique dans le Grand Paris - Docvadis

Détatouage Laser

Les Lasers "Q-Switched" permettent de fragmenter les particules d'encre afin de retirer les tatouages en minimisant les dommages sur la peau.

Comment fonctionne le détatouage laser ?

La technique de référence pour retirer les tatouages est le laser dit « Q-Switched » (Q Switched ou déclenché). Ce laser a la particularité de disposer de temps d'impacts extrêmement courts (de l'ordre de la nano/picoseconde) permettant de délivrer une énergie très importante dans la peau dans le but de provoquer l'explosion des particules d'encre de tatouage au sein du derme sans léser la peau adjacente.

D'autres techniques existent pour traiter les tatouages au laser et étaient utilisées avant l'avènement des lasers Q-Switched : dermabrasion laser, chirurgie... mais ces techniques exposent au risque de cicatrices définitives. 

Quel résultat escompter ?

Si le résultat est le plus souvent très satisfaisant pour les patients, il est rare que la peau redevienne exactement comme elle était avant, surtout en cas de tatouage professionnel. Le tatouage va progressivement s'éclaircir au fil des séances avant de devenir indétectable. Malheureusement, il peut parfois persister une ombre plus ou moins discrète sur la peau et quelques particules d'encre (« fantôme du tatouage »). L'explosion de l'encre sous la peau peut également être à l'origine de petites cicatrices ou d'anomalies pigmentaires (aspect trop blanc ou trop foncé), raison pour laquelle la puissance est souvent réglée de manière assez basse lors des premières séances, puis progressivement augmentées. Le plus souvent, ces petites cicatrices étaient déjà présentes, provoquées par l'aiguilles lors de la réalisation du tatouage mais masquées par l'encre.

Combien faut-il prévoir de séances ?

Le nombre de séance est très variable selon la qualité du tatouage (professionnel ou amateur), de l'encre ou de la peau. Il faut compter un minimum de 4 séances pour un tatouage amateur, beaucoup plus (parfois plus de 10) pour un tatouage professionnel très dense où le résultat peut n'être que partiel. Il faut compter en moyenne un dizaine de séances pour un tatouage classique Les séances doivent être espacées d'au moins 2 mois.

Ainsi, un calcul simple permet de dire qu'il faut en moyenne 2 ans pour retirer un tatouage. Cela nécessite donc une grande patience et une grande motivation de la part du patient.

Peut-on enlever un tatouage en une seule séance ? 

Il est impossible de retirer le tatouage en une séance avec les lasers Q Switched.

On peut parfois et uniquement sur demande du patient utiliser un autre laser pour abraser la peau (laser CO2 ou Erbium). Dans ce cas, la séance est unique mais la plaie provoquée mettra plusieurs jours à guérir et sera à l'origine d'une cicatrice définitive.

Existe-t-il un moyen d'accélérer les choses ? Que penser des laser Pico ?

Plusieurs méthodes ont été testées pour accélérer les choses. Les lasers picosecondes (Picosure, Picoway...) sont des lasers Q-Switched récemment apparus qui permettaient "in vitro" une meilleure fragmentation de l'encre. Malheureusement, leur supériorité par rapport aux lasers Q-Switched classiques n'a jamais été démontrée (une class action a été lancée aux Etats Unis contre le Picosure pour publicité mensongère ( https://www.prslaw.com/prs-news/2015/august/partner-devon-bruce-files-class-action-over-tatt/ ) et ils pourraient même engendrer plus de dépigmentation que les autres lasers Q-Switched. Du fait de ces éléments et surtout de leur coût bien supérieur à celui des lasers Q-Switched classiques, ils ne sont plus recommandés en 1ère intention.

En revanche, plusieurs publication ont montré que l'association Laser Q-Switched + Laser fractionné (un laser utilisé dans le traitement des cicatrice et permettant la réalisation de micro-trous (microdermabrasion) dans la peau) était synergique et permettait à la fois d'accélérer le détatouage et surtout d'engendrer une meilleure cicatrisation. Ce protocole simple et peu risqué devrait être systématiquement proposé.

Tous les tatouages peuvent-ils être retirés par cette technique ?

Certains tatouages colorés ou cosmétiques peuvent mal répondre ou ne pas répondre du tout au laser. Parfois même certains tatouages cosmétiques de couleur pale ou chaire (contenant des oxydes de titane ou de fer) peuvent même devenir noir ou changer de couleur sous l'impact du laser (phénomène de virage pigmentaires). En cas de doute, il est habituel de proposer un test sur une petite zone.

Est-ce douloureux ?

Lorsque le tatouage est très dense, le traitement peut être douloureux avec une intensité équivalente aux piqures qui ont nécessité sa réalisation. Une anesthésie locale peut être proposée.

Quels sont les risques ?

Le détatouage par laser Q-Switched comporte peu de risques lorsqu'il est réalisé dans de bonnes conditions.

Les principaux sont : décoloration ou hyperpigmentation de la peau le plus souvent réversible, surinfection liée à un défaut d'hygiène post opératoire, « virage » du pigment, en particulier dans le cas de tatouages cosmétiques (le rose peut devenir blanc ou noir du fait de la composition de ces encres, souvent problématiques), persistance d'une couleur qui ne réagit pas au laser. Les petites cicatrices parfois observées sont le plus souvent liées aux traumatismes inhérents à la réalisation du tatouage qui avaient été masqués par celui-ci, ou aux soins qui n'ont pas été bien réalisés (attention à l'arrachage des croûtes qui est un gros pourvoyeur de cicatrices). Enfin, il existe un risque très rare de granulomes à corps étranger et exceptionnel d'allergie.

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?

2 erreurs sont fréquemment faites contre lesquelles les patients doivent être avertis :

1/ le recouvrement de tatouage : en augmentant la quantité d'encre, il majore la difficulté à détatouer. Pire, si il est blanc rose beige ou chaire, il peut favoriser le virage pigmentaire et rendre par la suite le détatouage encore plus problématique.

2/ les méthodes "miracles" bon marché : crèmes, bave d'escargots, brûlures chimiques... qui au mieux seront inefficaces, au pire laisseront de grosses cicatrices

Quelles sont les précautions à prendre ?

Classiquement, il ne faut pas être bronzé avant la séance et ne pas vous exposer au soleil après.

Dans de rares cas cependant, lorsqu'une dépigmentation commence à apparaître, il faut au contraire exposer la peau au soleil mais revenir totalement débronzé pour la séance.

La séance sans être formellement contre indiquée, est à éviter chez la femme enceinte par principe de précaution.

Les soins devront être réalisés de manière attentive afin d'optimiser la cicatrisation (ne pas arracher les croutes) et de limiter le risque cicatriciel.

Afin de diminuer la douleur, il est souvent conseillé de poser une crème anesthésiante 2 heures avant la séance.

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