Le site d'aide aux patients du Docteur Michel LEICK

Médecine Générale
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée
Mon enfant consomme de l'alcool : comment puis-je l'aider ? - Le site d'aide aux patients du Docteur Michel LEICK - Docvadis

Mon enfant consomme de l'alcool : comment puis-je l'aider ?

La consommation d’alcool des adolescents se déroule généralement dans un cadre festif et de manière ponctuelle, et est associée à un phénomène de groupe et un effet d’entraînement. Les conséquences de cette alcoolisation peuvent être dramatiques.

Quels sont les risques pour mon enfant ?

Les risques de l’alcoolisation et de l’ivresse sont liés à la désinhibition, la perte du contrôle de soi, la baisse des réflexes, etc. Le premier risque est le risque routier, que votre enfant soit conducteur d’un deux-roues, passager d’un véhicule conduit par un ami ivre ou qu’il se déplace à pied avec une vigilance amoindrie. L’alcool est également responsable d’accidents domestiques, d’agressions physiques ou sexuelles, ou de rapports sexuels non protégés.

Quelles sont les pratiques les fréquentes et les plus dangereuses ?

  • La « biture express » (équivalente du « binge drinking » des Anglo-Saxons) qui consiste à boire le plus possible en un minimum de temps est particulièrement dangereuse. L’ivresse peut s’accompagner de vomissements, de pertes de mémoire ou de délires. Lorsque la concentration d’alcool dépasse deux grammes par litre de sang, votre enfant risque le coma éthylique, potentiellement fatal s’il n’est pas pris en charge (langue qui chute au fond de la gorge, étouffement dû à des vomissements, arrêt des fonctions vitales). Si un adolescent perd connaissance après avoir bu, il doit être allongé sur le côté en s’assurant que sa bouche et son nez soient bien dégagés. Appelez le Samu (15) et couvrez-le.

  • L’association à des boissons énergisantes diminue la perception des effets de l’alcool et favorise une consommation excessive et la prise de risques.

  • Les mélanges de soda et d’alcool fort (Prémix, Alcopops, Prêts A Boire) présentent également des dangers spécifiques liés à leur forte concentration en sucre (augmentation du risque de coma) ou en édulcorants (augmentation du taux d’alcoolémie).

  • La consommation concomitante deplusieurs substances (alcool, médicaments, cannabis ou autres substances illicites) amplifie l’effet de chacune d’elles et augmente leurs risques.

Comment puis-je aider mon enfant ?

Il est important d’être vigilant et de ne pas banaliser la consommation d’alcool de votre enfant. Parlez-en avec lui, sa consommation ne doit pas être taboue. Vous devez le sensibiliser aux risques de sa consommation, immédiats (accidents de la route, violence, risque sexuel) et à long terme (impact possible sur son cerveau en cours de développement). Aidez-le à développer un esprit critique et à savoir résister à la pression du groupe. Mettez-le en garde contre les produits très attractifs pour les jeunes associant l’alcool à des boissons énergisantes ou des sodas.

Vous pouvez impliquer d’autres adultes, la famille ou les amis, ainsi que les jeunes eux-mêmes dans la surveillance des soirées.

Vous pouvez également donner des conseils :

  • Manger avant de boire.

  • Décider à l’avance du nombre maximum de verres à boire et essayer de s’y tenir.

  • Boire également de l’eau et alterner les boissons alcoolisées avec les non alcoolisées.

  • Ne jamais rester seul.

  • Organiser à l’avance un retour de soirée sans risque, pris en charge par une personne abstinente.

Quand doit-il consulter ?

Une consommation régulière, des ivresses très fréquentes ou du type « biture express » doivent être prises au sérieux et nécessitent une consultation chez un généraliste ou un pédopsychiatre.

Des structures spécifiques peuvent également prendre en charge votre enfant :

  • Les Consultations jeunes consommateurs : elles s’adressent aux jeunes consommateurs de substances psychoactives, dont l’alcool.

  • Les Centres Médico-Psychologiques (CMP) : ils proposent une prise en charge des difficultés psychologiques.

De nombreux lieux peuvent accueillir votre enfant. Il y trouvera une écoute, un soutien, des informations et des conseils de prévention. L’accès est libre, gratuit et anonyme.

  • Les Points Accueil Écoute Jeunes (PAEJ).

  • Les Espaces Santé Jeunes (ESJ).

  • Les Maisons de l’adolescent.

L’ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) intervient auprès des jeunes dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.

Votre enfant peut également appeler Filsantéjeunes au 3224 ou au 01 44 93 30 74, de 8 heures à minuit.

Cabinet Médical

8 Rue de la Gare,
57550 Falck, France

Contacts

  • Fixe : 0387931765
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • Des punaises de lit chez moi : que dois-je savoir ?

    L’infestation du domicile par les punaises de lit est souvent mal vécue. Pour vous en protéger, il est utile de connaître ces insectes.

    Lire la suite
  • Nos enfants et les écrans

     Télévisions, ordinateurs, téléphones : faire le point sur leur répercussions chez nos enfants et ados Cet article m'a apparu intéressant pour balayer les idées reçues.

    Lire la suite
  • Me faire tatouer, oui...en limitant les risques

    Cette vidéo vous explique que le tatouage n'est pas un geste anodin s'il n'est pas fait dans des conditions strictes d'hygiène. Le Dr Denis Ouzan décrit les risques infectieux encourus et un tatoueur montre ce qu'il faut faire et ne pas faire. Si vous avez fait un tatouage dans des conditions limites, pensez à vous faire dépister : parlez en avec votre médecin ou rendez vous dans un centre de dépistage, un Cegidd.

    Lire la suite
  • J'offre un bon sommeil à mon bébé

    Pendant son sommeil, le cerveau de bébé fabrique de l’hormone de croissance et son système nerveux achève son développement. Un bon sommeil est donc garant d’une bonne croissance.

    Lire la suite
  • Je m’informe sur l’impact au quotidien de mon psoriasis

    La maladie psoriasique affecte tous les domaines de l’existence : la vie relationnelle, familiale, sexuelle, sociale et professionnelle. La prise en compte de l’impact du psoriasis sur la qualité de vie, est un élément fondamental dans la prise en charge des patients.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale