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SOFRAMEP 2000

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À l'occasion de sa réunion annuelle, la So ciété Fra nçaise de decine de la P longée qui s'est tenue à Marseille le 2 décembre 2000 à l’INPP, a consacré une large part des débats à l'incidence de la plongée sous-marine sur les yeux.

Le Dr Dominique Guldner, ophtalmologiste, fit un exposé très complet dans le domaine qui le concerne.

Nous présentons ici de façon condensée ce qui a retenu notre attention sur le plan pratique .

 

La lumière est en fait un flux de particules appelées photons qui excitent des cellules spécialisées au niveau de la rétine, les cônes et les bâtonnets. Le pourpre  rétinien, substance contenue dans ces cellules, va être alors dégradé sous l'impact des photons et est à l'origine d'un flux nerveux analysé ensuite dans une zone du cerveau spécialisée dans la vision. La vision des couleurs, quant à elle, dépend d'un système photopique trichromate où les couleurs de base seront le rouge, le vert et le bleu.

Il existe des déformations du globe oculaire, appelées amétropie et sous divisées en myopie, quand l'image se forme en avant de la rétine, hypermétropie quand l'image est projetée en arrière de celle-ci, mais aussi astigmatisme et presbytie selon les anomalies de la sphéricité du globe oculaire.

Dans l'eau et sans masque la vision est floue car il s'agit d'une hypermétropie maximale.

On utilise les casques à bulle, les lentilles de contact et surtout le masque plan classique que nous connaissons bien. La taille des objets est majorée de + 1/3, les distances raccourcies de – 1/4 et le champ visuel périphérique  diminué. Le grossissement est en rapport avec la morphologie de la jupe de contact du masque. L'acuité visuelle dépend de la turbidité de l'eau.

Les couleurs ont des longueurs d'onde spécifiques et disparaissent au fur et à mesure de la descente. On voit disparaître le rouge, l’orangé puis le jaune et le vert. Tout est gris à moins 60 m et noir à 400 m.

En ce qui concerne la lentille de contact, il s'agit d'une prothèse mise en place sur la cornée et destinée à modifier la puissance du dioptre oculaire. Elles peuvent être fabriquées en héma, silico-hydrogels, PPMA, fluoro-siloxanes, méthacrylate, styrène. Elles sont fabriquées par les techniques de taille, moulage ou centrifugation. Leur remplacement peut être journalier, hebdomadaire, bimensuel, mensuel, trimestriel, annuel ou plus. Leur stérilisation est impérative. En plongée un des avantages est de pouvoir limiter la distance entre le verre et l'oeil. De plus elles corrigent toutes les amétropies : myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie. Les inconvénients seront leur luxation ou leur perte. Il existe également des risques accidentels qui sont ceux de toute adaptation et en particulier  le risque d'infection tel que les amibes.

Les phénomènes aigus tels que les infections, inflammations, problèmes vasculaires, douleurs, déficit neurologique seront autant de contre-indications. De même après une chirurgie récente de l'oeil il faudra attendre 6 mois avant de replonger, avec contrôle et avis spécialisé préalable : un an pour un décollement de rétine, toujours après contrôle préalable. En ce qui concerne les glaucomes, s'il s’agit d'un glaucome à angle  fermé traité correctement, la plongée est possible. Dans le cas d'un glaucome à angle ouvert la contre-indication est formelle.

Dans le cadre des incidents et accidents ophtalmologiques on peut signaler les traumatismes et contusions occasionnées par la houle, les échelles ou autres origines. À noter le placage  de masque, les infections ou autres pathologies lié es  à l'eau de mer.

Le blocage où la perte de lentilles peut survenir à l'occasion d'exercices.

De cet exposé il nous paraît donc que le masque reste l'outil le plus utilisé dans la pratique de notre activité subaquatique et qu’il est possible d'adapter de façon simple des verres correcteurs ou des lentilles additionnelles collées à la surface du masque. Dans tous les cas l'avis d'un ophtalmologiste sensibilisé à la plongée sous-marine est donc indispensable afin de considérer le cas de chacun est adopter une conduite individuelle.

Autres sujets importants traités lors de cette journée, fut celui concernant l'asthme traité par les docteurs et/ou professeurs Vanuxem, Duflot et Jacquin. Nous n'apporterons que quelques éléments complémentaires à ce qui a été déjà dit sur l'asthme (Cf "asthme et plongée"). Il faut considérer l'importance de la qualité de l'air compressé dans les bouteilles. Celui-ci peut en effet contenir des particules naturelles (pollens, moisissures, phanères, déjections d’acariens, spores) ou mécanique (huile...) liées à la qualité de filtration des filtres de compresseurs. Au-delà de 70 microns de diamètre il y a passage des particules. Le froid et le stress seront autant d'éléments susceptibles de provoquer un bronchospasme. Pour ces raisons l'aptitude à la plongée pourra faire appel à des tests dit "de provocation" quand l'avis sera indécis. Ces tests utilisent un appareil respiratoire avec pulvérisation de substances inductrices de la constriction des bronchioles (carbachol, métacholine).

 

Les sujets évoqués durant cette réunion ne sont souvent ni compris par les plongeurs ni toujours bien appréhendés par les médecins n'ayant pas reçu de formation spécifique à la plongée sous-marine. Il était donc important de préciser la relation pouvant exister entre la pratique de la plongée sous-marine et l'existence de certaines pathologies. Souvent l'ignorance fait contre indiquer inutilement cette activité, parfois au contraire elle fait courir des risques inutiles aux plongeurs éventuels.

                                                                                                         

                                                                                                                      Dr Michel Struye

 

 

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