Docteur Michel BENICHOU

Chirurgie Orthopédique
Conventionnement : Secteur 2
Carte Vitale Acceptée
INFORMATIONS SUR LA MALADIE DE LEDDERHOSE - Docteur Michel BENICHOU - Docvadis

INFORMATIONS SUR LA MALADIE DE LEDDERHOSE

La maladie de Ledderhose (ou fibromatose plantaire) est un épaississement de l'aponévrose plantaire. L'aponévrose plantaire est un ligament tendu sous la peau entre le talon et la base des orteils. La maladie est constituée de nodules fibreux, la fibrose étant ce qui constitue le tissu cicatriciel.

Qu’est ce qu’une maladie de Ledderhose ?

La maladie de Ledderhose (ou fibromatose plantaire) est un épaississement de l'aponévrose plantaire. L'aponévrose plantaire est un ligament tendu sous la peau entre le talon et la base des orteils. La maladie est constituée de nodules fibreux, la fibrose étant ce qui constitue le tissu cicatriciel.

Quelles sont les causes de la maladie de Ledderhose?

La maladie de Ledderhose est une affection bénigne. Les causes reconnues sont le terrain héréditaire, le diabète, l'alcoolisme, les médicaments psychotropes, certaines affections neurologiques, l'algodystrophie et les suites d'immobilisation et de traumatisme ... La maladie de Ledderhose a pour équivalent la maladie de Dupuytren à la main et la maladie de Lapeyronie au niveau de la verge.

Quelles sont les conséquences de la maladie de Ledderhose?

La maladie de Ledderhose est en général indolore. L'évolution est marquée par le développement de nodules plantaires, de façon lente ou rapide, de façon limitée ou extensive à la plante du pied. Les nodules siègent le plus souvent au niveau de l'arche du pied en dehors de la zone d'appui. L'affection peut être bilatérale. A la différence de la maladie de Dupuytren, la maladie de Ledderhose n'entraîne qu'exceptionnellement une rétraction des orteils.

Existe-t-il d’autres traitements que la chirurgie?

L'abstention est la règle dans une maladie de Ledderhose indolore 

Les semelles orthopédiques mettent en décharge un nodule gênant à l'appui

L’infiltration de cortisone et l'aponévrotomie (section de l'aponévrose) à l'aiguille permet de détendre l'aponévrose surtout lorsqu'il y a une rétraction d'orteil.

Quand faut il se faire opérer ?

Les raisons principales qui justifient l’intervention chirurgicale sont

              la douleur

              la gène au chaussage

              l’échec du traitement médical 

En quoi consiste l’intervention ?

Le traitement chirurgical de la maladie de Ledderhose consiste en la résection du segment d'aponévrose plantaire sur lequel se sont développés les nodules fibreux. L'incision est à la plante du pied. 

Quel est le mode d’anesthésie?

L’anesthésie est loco régionale. Elle s’effectue par piqûre à proximité des nerfs autour de la cheville, assurant une anesthésie prolongée. Durant l’intervention une médication complémentaire peut être administrée afin de réduire le stress. L’anesthésie générale est cependant envisagée en cas de contre indication à l’anesthésie loco régionale (antécédent de paralysie, sciatique, neuropathie périphérique, antécédents infectieux à la jambe, troubles de la coagulation, surpoids...)

Est ce une chirurgie douloureuse ?

La chirurgie de la maladie de Ledderhose est habituellement peu douloureuse. L’anesthésie loco régionale dont les effets sont prolongés sur près de 24 heures, ainsi que la prise en charge optimisée de la douleur après l’opération, permettent de réduire considérablement l’importance de la douleur qui n’en reste pas moins une réaction individuelle. 

L'intervention est elle réalisée en ambulatoire ?

Les conditions requises pour réaliser une chirurgie en ambulatoire sont :

·      une proximité géographique avec un centre de soins

·      la présence d’un entourage de proximité

·      une chirurgie ne portant que sur un pied

·      l’absence de contre indication à l’anesthésie loco régionale

·      un terrain non propice à la réaction douloureuse

·      l’absence d’intolérance aux antalgiques

Une chirurgie en ambulatoire suppose par ailleurs votre acceptation de l’ensemble du protocole de soins, et une validation à la fois du chirurgien et de l’anesthésiste.

Quels résultats peut-on attendre de la chirurgie ?

L'objectif premier de l'intervention est de réaliser la résection des nodules, de faciliter le chaussage et de retrouver une marche normale et indolore. Le port de talons hauts, la poursuite d'activités sportives, de danse ou de randonnée, conditionnés par l’étendue des lésions et les capacités de récupération propres à chacun, ne constituent pas l'objectif principal de l'intervention. Les conditions nécessaires à l'obtention d’une récupération fonctionnelle la plus complète possible sont, en outre, l’absence de complication post opératoire, et l’absence d’autres pathologies associées (griffes d’orteils, métatarsalgies …), qui ont leur propres causes et peuvent donc poursuivre leur évolution au delà de l’intervention.

Quels sont les délais moyens de récupération?

Le temps de récupération est en moyenne de 3 à 4 semaines.

L’appui est repris dès le lendemain de l’intervention. 

La marche durant les 15 premiers jours est limitée, ne dépassant pas 10 minutes pour chaque déplacement, le pied devant rester le plus souvent en position allongée. La marche augmente ensuite très progressivement en durée.

Le chaussage ne nécessite pas le port d’une chaussure spécifique post opératoire. 

La conduite automobile est envisageable entre 15 jours et 3 semaines. Il s’agit d’une question de sécurité (sauf voiture automatique après chirurgie du pied gauche).

La reprise du travail s’effectue à 3 semaines mais peut être plus tardive pour un travail essentiellement debout ou un travail physique lourd.

Les activités sportives ne sont reprises qu’au delà de 1 mois ½ après disparition des dernières douleurs, exception faite de la natation ou de toute activité ne nécessitant pas un appui répété sur l’avant pied.

Quels sont les risques de cette chirurgie ?

Les complications communes à toute intervention

L’infection nosocomiale : Il s’agit le plus souvent d’une infection superficielle n’entraînant qu’un retard de cicatrisation. L’infection profonde, osseuse ou articulaire, est une complication rare mais grave. Le risque infectieux est minimisé par les précautions pré opératoires et per opératoires (administration d’antibiotiques lors de l’intervention), mais relève aussi de facteurs individuels : défaut d’hygiène corporelle, tabagisme, alcoolisme, obésité, dénutrition, diabète déséquilibré, lésions cutanées, infection urinaire, mauvais état dentaire, antécédent d'infection des os et des articulations, rhumatisme inflammatoire, maladie systémique, maladie dys immunitaire..., traitement médicamenteux : corticoïdes, immunosuppresseurs, chimiothérapie anti cancéreuse...

La phlébite est la formation d’un caillot de sang dans une veine, lequel peut migrer dans les poumons réalisant une embolie pulmonaire. Les facteurs de risques sont le tabagisme, les contraceptifs oraux, l’hormonothérapie substitutive de la ménopause, les antécédents personnels ou familiaux de phlébite, l’insuffisance veineuse, les varices, l’obésité, les troubles de la coagulation et certaines affections (insuffisance respiratoire, insuffisance cardiaque, maladie inflammatoire, maladie neurologique, cancer, syndrome néphrotique, polyglobulie, thrombocytose, hyperhomocystéinémie, syndrome des anti phospholipides …).

Le saignement peut entraîner la formation d’ecchymoses ou « bleus » sans conséquence, plus rarement d’un hématome (poche de sang) pouvant nécessiter son évacuation. Les facteurs de risque hémorragique sont les traitements anticoagulants qui doivent être signalés, et certaines affections (thrombopénie, thrombopathie, hémophilie, maladie de Willebrand, insuffisance hépatique, hypovitaminose K ...)

L’ischémie est la formation d’un caillot à l’intérieur d’une artère, pouvant conduire à une nécrose (« ou gangrène ») des tissus. Les facteurs de risque en sont le tabac, le diabète, les antécédents d’artérite des membres inférieurs, les antécédents d’infarctus du myocarde ou d’angine de poitrine, les antécédents d’accident vasculaire cérébral, les vascularites inflammatoires...

Les retards de cicatrisation nécessitent des soins locaux prolongés et sont consécutifs à un hématome, une infection superficielle, une reprise trop précoce des activités ou un trouble de la cicatrisation cutanée dont les facteurs de risques sont le tabac, l’obésité, le diabète, l’artérite, les neuropathies périphériques, les rhumatismes inflammatoires, les maladies systémiques,  les traitements immunosuppresseurs, les traitements corticoïdes, les infiltrations locales de cortisone... Le rejet de points de suture est une complication anodine qui se traduit par un gonflement et une inflammation, puis par l’évacuation d’un liquide à l’aspect de pus qui précède la cicatrisation. Cela nécessite des soins antiseptiques locaux mais non la prise systématique d’antibiotique. Les cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes sont la conséquence soit d’un retard de cicatrisation soit d’une prédisposition qui doit être signalée lorsqu’elle est connue.

L’algodystrophie est une réaction inflammatoire et douloureuse consécutive au traumatisme chirurgical et qui s’étend à l’ensemble du pied parfois jusqu’au genou. Il n’y a pas de traitement spécifique de l’algodystrophie en particulier médicamenteux. Son évolution est longue s’étendant sur plusieurs mois voire une année. La récupération est en général complète mais peut laisser cependant en séquelle une raideur articulaire, ou des douleurs résiduelles.

La blessure d’un nerf au niveau d’un orteil n’affecte pas le mouvement mais sa sensibilité (à distinguer dans les suites opératoires d’un engourdissement normal et passager). La blessure d’un tendon entraîne une perte de mouvement volontaire de l’orteil, dont les conséquences peuvent justifier une nouvelle intervention.

Les complications propres à la chirurgie de la maladie de Ledderhose

La récidive de la maladie est une éventualité fréquente en particulier lorsqu'il existe un facteur prédisposant (hérédité, diabète ...), chez les patients jeunes, et dans les formes extensives et douloureuses.

Comment préparer son intervention ?

Les ordonnances et les papiers administratifs

Le jour de votre consultation au cabinet, il vous sera remis :

Des ordonnances

              Antalgiques

              Anticoagulants

              Pansements

              Cannes anglaises

Un rendez vous

              au cabinet Orthod'Oc  pour le premier pansement vous sera donné par le chirurgien le jour de l'intervention

Des fiches d'information

              fiche d'information sur la maladie de Ledderhose

              fiche de consignes pré et post opératoires

              fiche d'information sur les risques septiques

              consentement mutuel éclairé qu'il convient de dater, signer et remettre au secrétariat impérativement avant l'intervention.

              devis des honoraires d'intervention

Des moyens de communication

·      sites internet : http://mi-benichou.docvadis.fr/ ;  http://www.orthodoc34.fr/

.   adresse mail :  secbenichou@gmail.com

La consultation de pré anesthésie

Elle est obligatoire et doit être réalisée au mieux entre 1 mois et 10 jours avant votre hospitalisation. Pensez à vous munir de vos différents examens médicaux récents, de la liste de vos traitements habituels, et de l'ensemble du dossier clinique cartonné dûment rempli.

La préparation de votre retour à domicile

La présence d’un membre de votre entourage (famille, ami(e) ou voisin(e)) est fortement recommandée pour assurer les taches ménagères, la préparation des repas, les courses ...

La montée et descente d’escaliers sont possibles dès les premiers jours, marche après marche. Si votre domicile est situé à un étage élevé sans ascenseur une sortie en ambulance de la clinique est recommandée.

L’emploi de cannes est nécessaire uniquement pour vous déplacer tant que le pied est endormi.

La sortie de la clinique peut s’effectuer en voiture particulière, jambe allongée sur la banquette arrière. Un départ en ambulance est possible si vous n’avez personne pour venir vous chercher ou si l’accès à votre domicile nécessite la montée de plusieurs étages.

Durant la toilette il est impératif de ne pas mouiller le pansement, soit par l’utilisation de sacs plastiques hermétiques dont il existe des modèles adaptés vendus en pharmacie, soit en maintenant le pied hors de la douche ou du bain.

La nuit aucune position n’est imposée pour dormir ; l’emploi d’un arceau n’est pas souhaitable et la surélévation des pieds du lit n’est pas nécessaire sauf en cas d’insuffisance veineuse importante.

Comment se déroule l'intervention ?

La veille de l’intervention

     Prendre une douche avec votre savon habituel. Une douche à la bétadine sera réalisée à la clinique le matin de l'intervention. Couper et démaquiller les ongles. Passer la nuit dans une literie et du linge propres.

     Epiler la jambe et éventuellement le pied opéré à l'aide d'une crème dépilatoire (vendue dans le commerce sans ordonnance. Bien suivre le mode d'emploi fourni. Procéder à une première application test sur une zone limitée (une noisette), 8 jours avant l'intervention sur le membre opposé pour dépister tout risque d'allergie cutanée. En cas de réaction allergique, utiliser de préférence une tondeuse. Ne pas raser (risque de coupures et de surinfection qui pourraient entraîner l'annulation de l'intervention). 

     Etre à jeun depuis 6 heures (sans boire, sans manger, sans mâcher de chewing gum, sans fumer ni vapoter)

     Organiser le départ à la clinique: Prévoir des vêtements propres et faciles à mettre de type jogging - Prévoir des lunettes au lieu de lentilles de contact - Oter bijoux (et piercings éventuels) - Ne pas se maquiller - Ne pas mettre de vernis sur les ongles.

     Ne pas oublier de prendre avec soi: Les cannes anglaises -  Les éventuelles radiographies (échographie, IRM) - L'ensemble du dossier clinique cartonné, des ordonnances et des rendez vous qui seront vérifiés par l'équipe infirmier - Carte vitale, papiers de la mutuelle

     Une infirmière de la clinique St Roch vous contactera la veille de l'intervention pour vérifier chacun des ces éléments. 

Le jour de l’intervention

Dans votre chambre

L’infirmière vous posera des questions concernant vos antécédents médicaux et vos traitements en cours. Une douche à la bétadine sera prise. En sortant de votre douche, vous mettrez les sur-chaussures, la chemise et les sous vêtements de bloc qui vous auront été fournies, ainsi qu'un bracelet d’identification. Un brancardier viendra vous chercher dans votre chambre.

Au bloc opératoire

Vous serez accueilli(e) par un membre de l’équipe et conduit dans une salle dite de « pré anesthésie » dans laquelle sera réalisée l’anesthésie loco régionale. Un membre de l’équipe médicale vous mettra en place une perfusion et un léger sédatif vous sera administré(e). L’anesthésie est réalisée par piqûre, sous contrôle échographique afin d’en assurer l’efficacité et la sécurité. L’installation de l’anesthésie demande de 15 à 30 minutes. Vous conserverez une sensibilité au toucher mais pas à la douleur. Vous attendrez que toutes les conditions soient remplies pour permettre votre transfert dans la salle d’opération.

En salle d’opération

L’infirmière vérifiera à nouveau votre identité, le côté à opérer et vos éventuelles allergies. Dans la salle d’opération la température est basse (environ 19°C) afin de limiter le risque infectieux. Vous serez recouvert d’une couverture chauffante. Un nouveau lavage du pied (pré champ) est réalisé par l’infirmière de salle. Un garrot est mis en place au niveau de la cheville qui ne sera gonflé qu’au moment de l’intervention. Une infirmière en tenue stérile (aide opératoire) installe les instruments sur la table opératoire, badigeonne votre pied de BETADINE ® (ou de CHLORHEXIDINE® en cas d’allergie), et vous recouvre de champs qui isolent la zone opératoire stérile du reste de votre corps non stérile. Le chirurgien vérifie l’installation en répondant à une check-list énoncée par l’infirmière. Si vous souhaitez ne pas rester totalement éveillé(e) l’anesthésiste vous fera dormir. Le garrot est gonflé après avoir surélevé la jambe pour en chasser le sang. La durée de l’intervention est en moyenne comprise entre 20 et 30  minutes.

En salle de réveil

Dès la fin de votre opération, vous serez conduit dans la Salle de Soins Post Interventionnelle autrement appelée « Salle de Réveil ». Vous y serez surveillé par une équipe spécialisée. Un brancardier vous raccompagnera dans votre chambre.

De retour dans votre chambre

Votre pied est encore endormi. Vous ne devez surtout pas tenter de vous lever seul(e) car vous risquez de tomber. Pour vous rendre aux toilettes vous pouvez faire appel aux employées du service. Asseyez vous au préalable au bord du lit quelques instants afin d’éviter un malaise par hypo tension. Une collation vous sera donnée à une heure autorisée par l’anesthésiste. Lorsque toutes les conditions de sorties seront réunies vous pourrez regagner votre domicile. En cas de nécessité une hospitalisation pour la nuit pourra être envisagée. Pour accéder à votre véhicule, vous devrez utiliser un fauteuil roulant. Pour accéder à votre domicile vous vous déplacerez à l’aide des cannes. Un départ en ambulance est possible si vous n’avez personne pour venir vous chercher ou si l’accès à votre domicile nécessite la montée de plusieurs étages.

De retour chez vous

     Utiliser les béquilles pour vous déplacer tant que le pied est endormi

     Ne pas appliquer de glace tant que le pied est endormi (risque de brûlure)

     Suivre le protocole antalgique: certains antalgiques seront à prendre systématiquement avant le réveil du pied, d’autres uniquement en cas de douleurs rebelles.

     Le réveil du pied s’effectue dans la nuit ou le plus souvent au matin.

     Une infirmière de la clinique vous contactera le lendemain de l’intervention pour faire le point de votre état post opératoire. 

Comment se déroulent les suites opératoires ?

Les 15 premiers jours

Les soins prescrits

·    Poursuivez le protocole antalgique qui vous aura été remis sans dépasser les doses maximales.

·    Les anticoagulants sont prescrits pour une durée de 8 jours, plus longtemps en cas de facteurs de risque de phlébite. Ce traitement est réalisé par piqûre sous cutanée dans le ventre ou dans la cuisse, par une infirmière, à domicile, tous les jours sans discontinuité, et à peu près à la même heure.

·    Une prise de sang est réalisée pour contrôler le taux de plaquettes (cellules du sang assurant la coagulation) qui dans certains cas rares peut fortement diminuer avec un risque d’hémorragie et imposer l’arrêt du traitement anticoagulant. Cette prise de sang est assurée à domicile par votre laboratoire. Le résultat des examens nous étant transmis par courrier, en cas de baisse du taux plaquettaire votre laboratoire ou vous même devait prendre contact au plus tôt avec nous ou à défaut avec votre médecin traitant.

·    Votre traitement personnel devra être repris selon les prescriptions de l’anesthésiste ou de votre médecin traitant.

.   Le pansement du pied est refait trois fois par semaine à domicile par une infirmière durant les 15 premiers jours.

Les activités

·      Les déplacements s’effectuent à l’aide des cannes

·      Garder le plus souvent possible la jambe allongée (à l'horizontale)

·      Limiter les déplacements à 10 minutes

·      L'application d'une poche de glace est utile les 2 premiers jours (lorsque le pied est réveillé, par tranches de 10 minutes)

·      Ne pas mouiller le pansement (poche plastique vendue en pharmacie)

·      L’aide d’une tierce personne est nécessaire afin d’assurer les taches ménagères, la cuisine, les courses...

·      Ne sont pas autorisés : la marche prolongée, la conduite, le sport

 L’identification des signes anormaux

·      La douleur du pied est normale dans les suites opératoires. Elle devient inquiétante si elle est quasi permanente, ne cédant pas aux antalgiques ou au repos.

·      Un saignement même important à travers le pansement n’est pas inquiétant

·      Un œdème de la cheville parfois présent au 2ème jour post opératoire est normal.

·      La présence inconstante d’ecchymoses ou « bleus » n’est pas un signe de gravité.

·      Une fièvre supérieure à 38° ou des frissons sont toujours des signes inquiétants.

·      Une rougeur excessive du pied autour du pansement doit être signalée.

·      Une douleur du mollet doit éveiller les soupçons sur une éventuelle phlébite même sous traitement anticoagulant. Une douleur au niveau de la cage thoracique, un essoufflement inhabituel, une sensation d’oppression sont des signes anormaux pouvant évoquer une embolie pulmonaire.

CONTACTS EN CAS D'URGENCE

- Le secrétariat par mail: secbenichou@gmail.com

- Le Cabinet ORTHOD'OC: 04 67 41 65 00 (laisser un message au télé secrétariat)

- Les urgences de la clinique St Roch: 04 67 61 88 00 

 Le contrôle du pansement est réalisé au 15ème jour au Cabinet Orthod’Oc.

Au delà du 15ème jour

              La marche est reprise de façon progressive par paliers en fonction de la douleur ressentie.

              Le chaussage s’effectue de façon idéale avec des chaussures confortables, au mieux de type tennis.

              La toilette, douche ou bain, est autorisée avec le savon habituel.

              La conduite automobile est envisageable au delà du 15ème jour

              Le travail peut être repris à partir de 3 semaines.

              Les symptômes résiduels (œdème, douleur, défaut d’appui ...) s’effacent progressivement.

              Le sport peut être repris à partir de 1mois ½ après disparition de toute douleur résiduelle.

 

                                                

 

 

Cabinet ORTHOD'OC

550 Avenue du Colonel André Pavelet dit Villars,
6ème étage,
34000 Montpellier, France

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  • Fixe : 04 67 41 65 00
  • Fax : 04 67 41 65 01
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