Docteur Michel BENICHOU

Chirurgie Orthopédique
Conventionnement : Secteur 2
Carte Vitale Acceptée
INFORMATIONS SUR LES ORTEILS EN GRIFFE - Docteur Michel BENICHOU - Docvadis

INFORMATIONS SUR LES ORTEILS EN GRIFFE

L'orteil en griffe est une déformation dans laquelle l'orteil perd sa rectitude et prend une forme repliée, courbe, comme la griffe d'un oiseau.

 

Qu’est ce qu'un orteil en griffe ?

L'orteil en griffe est une déformation dans laquelle l'orteil perd sa rectitude et prend une forme repliée, courbe, comme la griffe d'un oiseau.

Quelles sont les causes des orteils en griffe ?

La déformation en griffe d’un ou de plusieurs orteils ne trouve pas sa cause au sein même des orteils, mais elle est la conséquence d’un défaut d’appui de l’avant pied et d'une surcharge mécanique au niveau d’un ou de plusieurs métatarsiens (os situés à la base des orteils), ce qui engendre une contraction ou crispation des orteils conduisant progressivement à leur déformation en griffe. 

Quelles sont les conséquences des orteils en griffe ?

Les déformations sont progressives, souples à leur début, puis deviennent rigides par rétraction des tendons et des articulations de l’orteil. La déformation en griffe des orteils entraîne la formation de cors au dessus des orteils par conflit avec la chaussure et parfois de durillons au bout des orteils conséquence d'un appui qui s'effectue à l'extrémité de l'orteil. Cors et durillons sont responsables de douleurs notamment au chaussage, et peuvent s’ulcérer et à l’extrême s’infecter.

Quels sont les autres traitements possibles ?

              Les semelles orthopédiques sont efficaces sur des déformations en griffe encore souples pour ralentir le processus de déformation.

              Les soins réguliers de pédicurie soulagent les cors douloureux.

              Des orthoplasties de pharmacie ou réalisées par un podologue protègent l’orteil des frottements dans la chaussure.

              Un chaussage adapté large évite le conflit avec les orteils déformés.

Quand faut il se faire opérer ?

Les raisons principales qui justifient l’intervention chirurgicale sont

              la douleur

              une déformation en griffe importante

              une déformation en griffe fixée

              l'échec du traitement médical

En quoi consiste l’intervention ?

Le traitement chirurgical des déformations en griffe des orteils comporte différents types de gestes plus ou moins associés :

- La ténotomie est une section de tendon, soit extenseur (releveur de l’orteil)(1), soit fléchisseur (abaisseur de l’orteil vers le sol)(2-3), soit des deux : ces tendons sectionnés se reconstituent par cicatrisation et se trouvent ainsi allongés 

- L’arthrolyse est une section des ligaments rétractés autour d’une articulation, soit l’articulation métatarso phalangienne à la base de l’orteil enraidie en extension (vers le haut), soit l’articulation inter phalangienne proximale au milieu de l’orteil enraidie en flexion (vers le sol).

- L’ostéotomie (4) est une section osseuse au niveau d’une phalange visant à corriger la position de l’orteil et parfois aussi à raccourcir un orteil trop long.

- L’arthroplastie (5) est la résection des surfaces articulaires d’une des articulations inter phalangiennes situées au niveau de l'orteil, un tissu fibreux se développant entre les surfaces osseuses assurant le maintien de quelques degrés de mobilité.

- L’arthrodèse (5) est un blocage articulaire, réalisé par résection des surfaces articulaires et fixation de l'articulation par un implant métallique. L'arthrodèse et l'arthroplastie s'adressent principalement aux déformations sévères et rigides.

Sauf pour la réalisation des arthrodèses la chirurgie des griffes d’orteil n’utilise pas de moyen de fixation, broches ou implants.

Quel est le mode d’anesthésie ?

L’anesthésie est soit locale par piqûre à la base de l’orteil lorsque la chirurgie porte sur un ou deux orteils, soit loco régionale par piqûre à proximité des nerfs autour de la cheville, assurant une anesthésie prolongée. Durant l’intervention une médication complémentaire peut être administrée afin de réduire le stress. L’anesthésie générale est cependant envisagée en cas de contre indication à l’anesthésie loco régionale (antécédent de paralysie, sciatique, neuropathie périphérique, antécédents infectieux à la jambe, troubles de la coagulation, surpoids...)

Est ce une chirurgie douloureuse ?

La chirurgie mini invasive, mais surtout l’anesthésie loco régionale dont les effets sont prolongés sur près de 24 heures, ainsi que la prise en charge optimisée de la douleur après l’opération, ont permettent de réduire considérablement l’importance de la douleur qui n’en reste pas moins une réaction individuelle.

L'intervention est elle réalisée en ambulatoire ?

La chirurgie des orteils en griffe est en règle générale réalisée en ambulatoire. Les conditions requises pour réaliser une chirurgie en ambulatoire sont :

              une proximité géographique avec un centre de soins

              la présence d’un entourage de proximité

              une chirurgie ne portant que sur un pied

              l’absence de contre indication à l’anesthésie loco régionale

              un terrain non propice à la réaction douloureuse

              l’absence d’intolérance aux antalgiques

Une chirurgie en ambulatoire suppose par ailleurs votre acceptation de l’ensemble du protocole de soins, et une validation à la fois du chirurgien et de l’anesthésiste. 

Quels résultats peut-on attendre de la chirurgie ?

L'objectif premier de l'intervention est de corriger la déformation des orteils, de faciliter le chaussage et de retrouver une marche normale et indolore. Le port de talons hauts, la poursuite d'activités sportives, de danse ou de randonnée, conditionnés par l’importance des déformations initiales  et les capacités de récupération propres à chacun, ne constituent pas l'objectif principal de l'intervention. Les conditions nécessaires à l'obtention d’une récupération fonctionnelle la plus complète possible sont, en outre, l’absence de complication post opératoire, et l’absence d’autres pathologies associées, notamment de métatarsalgies (douleurs plantaires) qui peuvent poursuivre leur évolution au delà de l’intervention et nécessitent le plus souvent le port régulier de semelles orthopédiques. En cas d'hallux valgus ou d'affaissement plantaire associés mais non corrigés car bien tolérés, l'orteil ne peut retrouver une position parfaite entre les orteils voisins, laissant persister soit un chevauchement soit une position surélevée de l'orteil. La chirurgie des griffes d’orteils quel que soit le geste réalisé s’accompagne d'un raccourcissement et d’une raideur résiduelle de l'orteil, qui ne sont ni douloureux, ni gênants à la marche ou au chaussage

Quels sont les délais moyens de récupération ?

Le temps de récupération est en moyenne de 6 semaines.

L’appui est repris dès le lendemain de l’intervention. 

La marche durant les 15 premiers jours est limitée, ne dépassant pas 10 minutes pour chaque déplacement, le pied devant rester le plus souvent en position allongée. La marche augmente ensuite progressivement en durée. Une marche normale est retrouvée dans un délai moyen de 1 mois ½.

Le chaussage s’effectue à l’aide d’une chaussure post opératoire lorsque la chirurgie porte sur plusieurs orteils à la fois. Il est remplacé ensuite par une chaussure fermée de type tennis, pour retrouver un chaussage « normal » au delà de 6 semaines.

La conduite automobile est envisageable entre 15 jours et 3 semaines. Il s’agit d’une question de sécurité (sauf voiture automatique après chirurgie du pied gauche).

La reprise du travail s’effectue entre 15 jours et 4 semaines selon l’importance du geste chirurgical, mais peut être plus tardive pour un travail essentiellement debout ou un travail physique lourd.

Les activités sportives ne sont reprises qu’au delà de 1 mois ½, exception faite de la natation à partir de 3 semaines, ou de toute activité ne nécessitant pas un appui répété sur l’avant pied.

Quels sont les risques de cette chirurgie ?

Les complications communes à toute intervention

L’infection nosocomiale : Il s’agit le plus souvent d’une infection superficielle n’entraînant qu’un retard de cicatrisation. L’infection profonde, osseuse ou articulaire, est une complication rare mais grave. Le risque infectieux est minimisé par les précautions pré opératoires et per opératoires (administration d’antibiotiques lors de l’intervention), mais relève aussi de facteurs individuels : défaut d’hygiène corporelle, tabagisme, alcoolisme, obésité, dénutrition, diabète déséquilibré, lésions cutanées, infection urinaire, mauvais état dentaire, antécédent d'infection des os et des articulations, rhumatisme inflammatoire, maladie systémique, maladie dys immunitaire..., traitement médicamenteux : corticoïdes, immunosuppresseurs, chimiothérapie anti cancéreuse...

La phlébite est la formation d’un caillot de sang dans une veine, lequel peut migrer dans les poumons réalisant une embolie pulmonaire. Les facteurs de risques sont le tabagisme, les contraceptifs oraux, l’hormonothérapie substitutive de la ménopause, les antécédents personnels ou familiaux de phlébite, l’insuffisance veineuse, les varices, l’obésité, les troubles de la coagulation et certaines affections (insuffisance respiratoire, insuffisance cardiaque, maladie inflammatoire, maladie neurologique, cancer, syndrome néphrotique, polyglobulie, thrombocytose, hyperhomocystéinémie, syndrome des anti phospholipides …).

Le saignement peut entraîner la formation d’ecchymoses ou « bleus » sans conséquence, plus rarement d’un hématome (poche de sang) pouvant nécessiter son évacuation. Les facteurs de risque hémorragique sont les traitements anticoagulants qui doivent être signalés, et certaines affections (thrombopénie, thrombopathie, hémophilie, maladie de Willebrand, insuffisance hépatique, hypovitaminose K ...)

L’ischémie est la formation d’un caillot à l’intérieur d’une artère, pouvant conduire à une nécrose (« ou gangrène ») des tissus. Les facteurs de risque en sont le tabac, le diabète, les antécédents d’artérite des membres inférieurs, les antécédents d’infarctus du myocarde ou d’angine de poitrine, les antécédents d’accident vasculaire cérébral, les vascularites inflammatoires...

Les retards de cicatrisation nécessitent des soins locaux prolongés et sont consécutifs à un hématome, une infection superficielle, une reprise trop précoce des activités ou un trouble de la cicatrisation cutanée dont les facteurs de risques sont le tabac, l’obésité, le diabète, l’artérite, les neuropathies périphériques, les rhumatismes inflammatoires, les maladies systémiques,  les traitements immunosuppresseurs, les traitements corticoïdes, les infiltrations locales de cortisone... Le rejet de points de suture est une complication anodine qui se traduit par un gonflement et une inflammation, puis par l’évacuation d’un liquide à l’aspect de pus qui précède la cicatrisation. Cela nécessite des soins antiseptiques locaux mais non la prise systématique d’antibiotique. Les cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes sont la conséquence soit d’un retard de cicatrisation soit d’une prédisposition qui doit être signalée lorsqu’elle est connue.

L’algodystrophie est une réaction inflammatoire et douloureuse consécutive au traumatisme chirurgical et qui s’étend à l’ensemble du pied parfois jusqu’au genou. Il n’y a pas de traitement spécifique de l’algodystrophie en particulier médicamenteux. Son évolution est longue s’étendant sur plusieurs mois voire une année. La récupération est en général complète mais peut laisser cependant en séquelle une raideur articulaire, ou des douleurs résiduelles.

Le risque de douleur résiduelle est inhérent à tout type d’intervention chirurgicale, faisant suite ou non à une algodystrophie. Ces complications sont en général favorisées par des affections prédisposantes: les antécédents d’algodystrophie, la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique, la dépression, la spasmophilie, le syndrome des jambes sans repos, et certaines affections neurologiques ...

La blessure d’un nerf au niveau d’un orteil n’affecte pas le mouvement mais sa sensibilité (à distinguer dans les suites opératoires d’un engourdissement normal et passager). La blessure d’un tendon entraîne une perte de mouvement volontaire de l’orteil, dont les conséquences peuvent justifier une nouvelle intervention.

Les complications propres à une chirurgie osseuse

La consolidation osseuse des ostéotomies s’effectue entre 1 mois ½ et 3 mois. Un retard de consolidation osseuse peut durer plusieurs mois pendant lesquels l’orteil reste douloureux à la marche. La pseudarthrose est une absence de consolidation osseuse,  événement exceptionnel mais qui a pour conséquence la nécessité d’une nouvelle intervention. Le cal vicieux est la consolidation d’une ostéotomie dans une mauvaise position pouvant affecter la bonne correction des orteils et nécessiter une nouvelle intervention. Le risque de complication osseuse est conditionné par les difficultés techniques éventuelles lors de l’intervention, par le respect des consignes post opératoires concernant en particulier l'appui du pied, mais aussi par des facteurs de risques que sont le tabagisme, l’alcool, l’obésité, la dénutrition, l’ostéoporose, le déficit en vitamine D, les antécédents de rachitisme, le diabète, les traitements par corticoïdes, l’hyperparathyroïdie...

Une excroissance osseuse résiduelle autour d’une ostéotomie, d’une arthroplastie ou d'une arthrodèse peut être responsable d’une gène ou d’une douleur résiduelle au chaussage et nécessiter son élimination en général par fraisage per cutané. Les ostéotomies réalisées en percutanée à l’aide de fraises produisent une poussière d’os qui quelques fois s’élimine sous la forme d’une forte réaction inflammatoire qui a tous les aspects d’un abcès, sans être de nature infectieuse. Il convient néanmoins de réaliser des soins locaux appropriés.

La raideur articulaire est systématique dans la chirurgie des griffes d’orteils mais sans incidence sur la marche.

Les complications propres à la chirurgie des orteils en griffe

Le risque de récidive de la déformation est conditionné par le geste chirurgical, l’importance de la déformation, mais aussi l’ensemble des facteurs favorisant la déformation et sur lesquels la chirurgie est sans action (pied plat, pied creux, surcharge pondérale, arthrose, les contraintes de la chaussure et les effets du temps....). 

Comment préparer son intervention ?

Les ordonnances et les papiers administratifs

Le jour de votre consultation au cabinet, il vous sera remis :

Des ordonnances

              Antalgiques

              Anticoagulants

              Pansements

              Chaussures post opératoires: (non prescrites pour une chirurgie portant sur 1 ou 2 orteils) Exiger de votre pharmacien le modèle exact de chaussure prescrit.

              Radiographies pré opératoiressi vous n'en possédez pas déjà, elles seront prescrites et pourront être réalisées le jour même de la consultation de pré anesthésie à la clinique St Roch.

              Radiographies post opératoireselles devront être réalisées de 1 à 3 jours avant la consultation du 45ème jour, dans le cabinet de votre choix.

              Cannes anglaiseselles sont prescrites en vue d'une chirurgie ambulatoire uniquement.

Des rendez vous

              un rendez vous au cabinet Orthod'Oc  pour le premier pansement vous sera donné par le chirurgien le jour de l'intervention

              un rendez vous au cabinet Orthod'Oc au 45ème jour post opératoire vous sera donné le jour de la consultation

Des fiches d'information

              fiche d'information sur les griffes d’orteil

              fiche de consignes pré et post opératoires

              fiche d'information sur les risques septiques

              consentement mutuel éclairé qu'il convient de dater, signer et remettre au secrétariat impérativement avant l'intervention.

              devis des honoraires d'intervention

Des moyens de communication

·      sites internet : http://mi-benichou.docvadis.fr/ ;  http://www.orthodoc34.fr/

. adresse mail :  secbenichou@gmail.com                

La consultation de pré anesthésie Elle est obligatoire et doit être réalisée au mieux entre 1 mois et 10 jours avant votre hospitalisation. Pensez à vous munir de vos différents examens médicaux récents, de la liste de vos traitements habituels, et de l'ensemble du dossier clinique cartonné dûment rempli. 

Les radiographies pré opératoires

Vos radiographies du pied sont indispensables pour l’intervention. Réaliser des radiographies du pied si elles vous ont été prescrites. N’oubliez surtout pas de les amener le jour de votre hospitalisation. 

La préparation de votre retour à domicile

La présence d’un membre de votre entourage (famille, ami(e) ou voisin(e)) est fortement recommandée pour assurer les taches ménagères, la préparation des repas, les courses ...

La montée et descente d’escaliers sont possibles dès les premiers jours, marche après marche. Si votre domicile est situé à un étage élevé sans ascenseur une sortie en ambulance de la clinique est recommandée. Un accès aux toilettes de plein pied est à prévoir.

L’emploi de cannes est nécessaire uniquement en chirurgie ambulatoire pour vous déplacer tant que le pied est endormi.

L’utilisation d’un fauteuil roulant n’est pas nécessaire sauf pour des déplacements plus importants à l’extérieur, avec un repose jambe indispensable pour maintenir le pied à l’horizontale.

La sortie de la clinique peut s’effectuer en voiture particulière, jambe allongée sur la banquette arrière. Un départ en ambulance est possible si vous n’avez personne pour venir vous chercher ou si l’accès à votre domicile nécessite la montée de plusieurs étages.

Durant la toilette il est impératif de ne pas mouiller le pansement, soit par l’utilisation de sacs plastiques hermétiques dont il existe des modèles adaptés vendus en pharmacie, soit en maintenant le pied hors de la douche ou du bain. Prévoyez l’adaptation d’un siège à l’intérieur de la douche ou dans la baignoire et un tapis antidérapant pour un accès sécurisé.

La nuit aucune position n’est imposée pour dormir ; l’emploi d’un arceau n’est pas souhaitable et la surélévation des pieds du lit n’est pas nécessaire sauf en cas d’insuffisance veineuse importante.

Comment se déroule l'intervention ?

La veille de l’intervention

     Prendre une douche avec votre savon habituel. Une douche à la bétadine sera réalisée à la clinique le matin de l'intervention. Couper et démaquiller les ongles. Passer la nuit dans une literie et du linge propres.

     Epiler la jambe et éventuellement le pied opéré à l'aide d'une crème dépilatoire (vendue dans le commerce sans ordonnance. Bien suivre le mode d'emploi fourni. Procéder à une première application test sur une zone limitée (une noisette), 8 jours avant l'intervention sur le membre opposé pour dépister tout risque d'allergie cutanée. En cas de réaction allergique, utiliser de préférence une tondeuse. Ne pas raser (risque de coupures et de surinfection qui pourraient entraîner l'annulation de l'intervention). 

     Etre à jeun depuis 6 heures (sans boire, sans manger, sans mâcher de chewing gum, sans fumer ni vapoter)

     Organiser le départ à la clinique: Prévoir des vêtements propres et faciles à mettre de type jogging - Prévoir des lunettes au lieu de lentilles de contact - Oter bijoux (et piercings éventuels) - Ne pas se maquiller - Ne pas mettre de vernis sur les ongles.

     Ne pas oublier de prendre avec soi: Les cannes anglaises - Les chaussures post opératoires - Les radiographies - L'ensemble du dossier clinique cartonné, des ordonnances et des rendez vous qui seront vérifiés par l'équipe infirmier - Carte vitale, papiers de la mutuelle

     Une infirmière de la clinique St Roch vous contactera la veille de l'intervention pour vérifier chacun des ces éléments.

Le jour de l’intervention

Dans votre chambre

L’infirmière vous posera des questions concernant vos antécédents médicaux et vos traitements en cours. Une douche à la bétadine sera prise. En sortant de votre douche, vous mettrez les sur-chaussures, la chemise et les sous vêtements de bloc qui vous auront été fournies, ainsi qu'un bracelet d’identification. Un brancardier viendra vous chercher dans votre chambre.

Au bloc opératoire

Vous serez accueilli(e) par un membre de l’équipe et conduit dans une salle dite de « pré anesthésie » dans laquelle sera réalisée l’anesthésie loco régionale. Un membre de l’équipe médicale vous mettra en place une perfusion et un léger sédatif vous sera administré(e). L’anesthésie est réalisée par piqûre, sous contrôle échographique afin d’en assurer l’efficacité et la sécurité. L’installation de l’anesthésie demande de 15 à 30 minutes. Vous conserverez une sensibilité au toucher mais pas à la douleur. Vous attendrez que toutes les conditions soient remplies pour permettre votre transfert dans la salle d’opération.

En salle d’opération

L’infirmière vérifiera à nouveau votre identité, le côté à opérer et vos éventuelles allergies. Dans la salle d’opération la température est basse (environ 19°C) afin de limiter le risque infectieux. Vous serez recouvert d’une couverture chauffante. Un nouveau lavage du pied (pré champ) est réalisé par l’infirmière de salle. Un garrot est mis en place au niveau de la cheville qui ne sera gonflé qu’au moment de l’intervention. Une infirmière en tenue stérile (aide opératoire) installe les instruments sur la table opératoire, badigeonne votre pied de BETADINE ® (ou de CHLORHEXIDINE® en cas d’allergie), et vous recouvre de champs qui isolent la zone opératoire stérile du reste de votre corps non stérile. Le chirurgien vérifie l’installation en répondant à une check-list énoncée par l’infirmière. Si vous souhaitez ne pas rester totalement éveillé(e) l’anesthésiste vous fera dormir. Le garrot est gonflé après avoir surélevé la jambe pour en chasser le sang. La durée de l’intervention est en général de 20 à 30 minutes.

En salle de réveil

Dès la fin de votre opération, vous serez conduit dans la Salle de Soins Post Interventionnelle autrement appelée « Salle de Réveil ». Vous y serez surveillé par une équipe spécialisée. Vous resterez en salle de réveil entre 30 et 45 minutes, mais parfois plus longtemps si nécessaire. Un brancardier vous raccompagnera dans votre chambre.

De retour dans votre chambre

Votre pied est encore endormi. Vous ne devez surtout pas tenter de vous lever seul(e) car vous risquez de tomber. Pour vous rendre aux toilettes vous pouvez faire appel aux employées du service. Asseyez vous au préalable au bord du lit quelques instants afin d’éviter un malaise par hypo tension. Une collation vous sera donnée à une heure autorisée par l’anesthésiste. Lorsque toutes les conditions de sorties seront réunies vous pourrez regagner votre domicile. En cas de nécessité une hospitalisation pour la nuit pourra être envisagée. Pour accéder à votre véhicule, vous devrez utiliser un fauteuil roulant. Pour accéder à votre domicile vous vous déplacerez à l’aide des cannes. Un départ en ambulance est possible si vous n’avez personne pour venir vous chercher ou si l’accès à votre domicile nécessite la montée de plusieurs étages.

De retour chez vous

     Utiliser les béquilles pour vous déplacer tant que le pied est endormi

     Ne pas appliquer de glace tant que le pied est endormi (risque de brûlure)

     Suivre le protocole antalgique: certains antalgiques seront à prendre systématiquement avant le réveil du pied, d’autres uniquement en cas de douleurs rebelles.

     Le réveil du pied s’effectue dans la nuit ou le plus souvent au matin.

     Une infirmière de la clinique vous contactera le lendemain de l’intervention pour faire le point de votre état post opératoire. 

Comment se déroulent les suites opératoires ?

Les 15 premiers jours

Les soins prescrits

·    Poursuivez le protocole antalgique qui vous aura été remis sans dépasser les doses maximales.

·    Les anticoagulants sont prescrits pour une durée de 8 jours, plus longtemps en cas de facteurs de risque de phlébite. Ce traitement est réalisé par piqûre sous cutanée dans le ventre ou dans la cuisse, par une infirmière, à domicile, tous les jours sans discontinuité, et à peu près à la même heure.

·    Une prise de sang est réalisée pour contrôler le taux de plaquettes (cellules du sang assurant la coagulation) qui dans certains cas rares peut fortement diminuer avec un risque d’hémorragie et imposer l’arrêt du traitement anticoagulant. Cette prise de sang est assurée à domicile par votre laboratoire. Le résultat des examens nous étant transmis par courrier, en cas de baisse du taux plaquettaire votre laboratoire ou vous même devait prendre contact au plus tôt avec nous ou à défaut avec votre médecin traitant.

·    Votre traitement personnel devra être repris selon les prescriptions de l’anesthésiste ou de votre médecin traitant.

·    Le pansement du pied est refait trois fois par semaine à domicile par une infirmière durant les 15 premiers jours.

Les activités

·      L'appui du pied est autorisé avec la chaussure lorsque le pied est totalement réveillé (l'utilisation des cannes n'est pas nécessaire sauf pour assurer votre équilibre)

·      Mettre la chaussure post opératoire pour tout déplacement (pas la nuit) (non prescrite pour une chirurgie ne portant que sur 1 ou 2 orteils)

·      Garder le plus souvent possible la jambe allongée (à l'horizontale)

·      Limiter les déplacements à 10 minutes, avec la chaussure

·      L'application d'une poche de glace est utile les 2 premiers jours (lorsque le pied est réveillé, par tranches de 10 minutes)

·      Ne pas mouiller le pansement (poche plastique vendue en pharmacie)

·      L’aide d’une tierce personne est nécessaire afin d’assurer les taches ménagères, la cuisine, les courses...

·      Ne sont pas autorisés : la marche prolongée, la conduite, le sport

L’identification des signes anormaux

·      La douleur du pied est normale dans les suites opératoires. Elle devient inquiétante si elle est quasi permanente, ne cédant pas aux antalgiques ou au repos.

·      Un saignement même important à travers le pansement n’est pas inquiétant mais il convient de le signaler au chirurgien avant de refaire le pansement.

·      L’œdème de la cheville souvent présent au 2ème jour post opératoire est normal.

·      La présence inconstante d’ecchymoses ou « bleus » n’est pas un signe de gravité.

·      Une fièvre supérieure à 38° ou des frissons sont toujours des signes inquiétants.

·      Une rougeur excessive du pied autour du pansement doit être signalée.

·      Une douleur du mollet doit éveiller les soupçons sur une éventuelle phlébite même sous traitement anticoagulant. Une douleur au niveau de la cage thoracique, un essoufflement inhabituel, une sensation d’oppression sont des signes anormaux pouvant évoquer une embolie pulmonaire.  

CONTACTS EN CAS D'URGENCE

- Le secrétariat par mail: secbenichou@gmail.com

- Le Cabinet ORTHOD'OC: 04 67 41 65 00 (laisser un message au télé secrétariat)

- Les urgences de la clinique St Roch: 04 67 61 88 00

 

Le contrôle du pansement est réalisé au Cabinet Orthod’Oc au 15ème jour.

 

Du 15ème au 45ème jour

·    La marche est reprise de façon progressive en fonction de la douleur ressentie. Elle est au mieux réalisée en extérieur, sur terrain plat. Eviter les piétinements et les stations debout prolongées qui favorisent l’œdème et prévoir encore des temps de repos jambe allongée.

·      Le chaussage s’effectue à l’aide des chaussures post opératoires (non prescrites pour une chirurgie portant sur 1 ou 2 orteils : mettre des chaussures fermées au mieux de type tennis)

·      La toilette, douche ou bain, est autorisée avec le savon habituel. Il est conseillé de réaliser des bains de pied frais le soir (sans autre adjuvant).

·      La conduite automobile est envisageable vers la 3ème ou 4ème semaine (plus précocement avec une voiture automatique en cas de chirurgie du pied gauche).

·      Ne sont pas autorisées les activités sportives

·      La douleur et le gonflement sont des symptômes encore présents, à des degrés variables. Une évolution normale se traduit par une diminution régulière, de semaine en semaine, de la douleur et souvent plus lentement de l’œdème. A l’inverse une accentuation régulière de la douleur est anormale 

Une consultation est réalisée au 45ème jour avec le chirurgien au Cabinet Orthod’oc, à laquelle vous viendrez avec la radiographie préalablement prescrite et réalisée au plus proche du rendez vous dans le cabinet de radiologie de votre choix. 

Au delà du 45ème jour

Le chaussage s’effectue avec des chaussures fermées à lacets, au mieux de type tennis

La reprise de la marche doit être progressive, par paliers.

Les symptômes résiduels, le gonflement en particulier,  s’effacent progressivement dans un délai variable, l’évolution devant se faire avec une amélioration notable de semaine en semaine jusqu’à récupération complète.

Les activités sportives sont reprises à partir de 3 mois révolus

 

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Cabinet ORTHOD'OC

550 Avenue du Colonel André Pavelet dit Villars,
6ème étage,
34000 Montpellier, France

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  • Fixe : 04 67 41 65 00
  • Fax : 04 67 41 65 01
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