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J’ai une BPCO et je vais avoir une anesthésie

Avant toute intervention chirurgicale chez une personne souffrant de BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive), l’anesthésiste doit évaluer la sévérité des troubles respiratoires afin de prendre les précautions nécessaires pour réaliser l’anesthésie en toute sécurité et faciliter les suites post-opératoires.

Quand on a une BPCO, l’anesthésie présente-elle un risque particulier ?

Les progrès en matière de techniques chirurgicales et l’amélioration des modalités de prise en charge anesthésique ont contribué à faire diminuer les risques.

Les précautions à prendre en cas d’anesthésie sont fonction du stade d’évolution de la BPCO.

Le risque est plus important en cas de geste chirurgical abdominal (dans le ventre) ou thoracique (dans la poitrine).
Il s'agit du risque de douleur thoracique postopératoire (toux pénible et moins efficace), ou encore du risque d’infection ou d’insuffisance respiratoire plus élevé.

C’est pourquoi une évaluation préopératoire de votre état respiratoire est très importante pour limiter au maximum l’impact de l’intervention et permettre une récupération rapide.

Que va me demander l’anesthésiste avant l’intervention ?

L’anesthésiste va vous interroger afin de connaître :

  • La fréquence et la sévérité de vos troubles respiratoires : essoufflement, toux, volume et aspect des expectorations...

  • Si vous avez été hospitalisé pour des épisodes d’exacerbations de BPCO ou d’infections pulmonaires.

  • Quel est votre traitement habituel, si vous avez besoin d’une oxygénothérapie.

  • Si vous avez déjà été anesthésié et comment cela s’est passé.

  • Si vous fumez et quelle est votre consommation quotidienne.

Cet interrogatoire sera complété d’un examen clinique pour apprécier la sévérité de votre atteinte respiratoire.

Devrais-je faire des examens spécifiques avant l’intervention ?

L’anesthésiste peut demander que vous fassiez certains examens complémentaires : radiographie pulmonaire, Exploration Fonctionnelle Respiratoire (EFR), gaz du sang artériel...

C’est la confrontation des résultats de ces examens avec l’interrogatoire ainsi que l’examen clinique qui permet d’évaluer le risque respiratoire représenté par l’intervention avec les mesures préalables qu’il convient de mettre en place.

Quelles précautions doivent être prises avant une anesthésie quand on a une BPCO ?

Une préparation respiratoire préopératoire est nécessaire avec :

  • Arrêt total du tabac plusieurs semaines avant l’intervention.

Et selon les cas :

  • Séances de manœuvres respiratoires et de kinésithérapie pour apprendre à bien vider les bronches et à contrôler au mieux la respiration.

  • Traitement bronchodilatateur.

  • Traitement par corticoïdes si besoin.

  • Antibiothérapie en cas de surinfection bronchique.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de débuter un programme de réhabilitation respiratoire : réentraînement à l’effort pour diminuer l’essoufflement et/ou de renutrition avant le geste chirurgical. Cependant, le bénéfice n'apparait qu'après un délai d’au moins quatre semaines de réhabilitation.

Peut-on être opéré sous anesthésie générale quand on a une BPCO ?

Si l’anesthésiste considère que les risques respiratoires sont élevés, il optera si cela est possible pour une anesthésie locorégionale.

Si l’anesthésie générale est nécessaire, l’anesthésiste pourra opter pour la pose d’un masque laryngé. Il utilisera les produits les plus adaptés pour vous endormir.

Combien de temps après l’intervention devrai-je reprendre mon traitement habituel pour la BPCO ?

Le traitement par bronchodilatateurs doit être repris dès que possible après l’intervention. Par ailleurs, un traitement contre la douleur vous sera administré en postopératoire pour vous permettre de réaliser de manière efficace les manœuvres de désencombrement bronchique avec le kinésithérapeute.

Le risque de complications respiratoires a considérablement diminué grâce aux progrès anesthésiques et chirurgicaux en particulier chez les personnes qui présentent une insuffisance respiratoire chronique.

Cabinet de Médecine Générale

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