Docteur Lalatiana RAJAONARIVELO

Psychiatrie
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée
Je souffre de T.O.C. : comment faire au quotidien ? - Docteur Lalatiana RAJAONARIVELO - Docvadis

Je souffre de T.O.C. : comment faire au quotidien ?

Vous pouvez lutter contre les obsessions et les rituels des troubles obsessionnels compulsifs (ou T.O.C.) par des actions quotidiennes. Votre psychiatre et vos proches vous y aideront.

Comment modifier mes pensées ?

Les obsessions liées à votre maladie ne reflètent en aucun cas la réalité. Si, à chaque pensée intrusive ou à chaque compulsion, vous pensez « ce n’est pas la réalité, c’est un faux message envoyé par mon cerveau qui me fait réagir comme ça », vous arriverez à y accorder moins d’importance et d’attention.

 

Lorsqu’une pensée intrusive surgit, n’hésitez pas à la noter. Cela vous permettra de voir à quel point elle est répétitive, et cela affaiblira son pouvoir sur vous.

 

Vous pouvez également enregistrer vos obsessions et vous repasser l’enregistrement chaque jour, jusqu’à ce que vous ne vous sentiez plus paniqué en l’écoutant. En effet, à force de vous confronter régulièrement à votre obsession ou à votre angoisse, elle aura moins de prise sur vous.

Pourquoi modifier mon comportement ?

Lorsque vous cédez à une compulsion, votre cerveau enregistre que vous estimez qu’il y a un danger, ce qui conforte votre obsession. L’objectif d’un changement de comportement est de montrer au cerveau qu’il n’y a pas de danger et qu’il est inutile de réagir. De cette manière, celui-ci enregistre de nouvelles informations et, à force de répétition, est « reprogrammé ».

 

Voici des exemples de comportements à adopter :

  • Sabotez vos rituels, pratiquez les contraires : Ce qui doit rester propre doit devenir sale. Si vous persistez à astiquer, resalissez volontairement. Rangez vos livres sans vous soucier de leur taille, mélangez-les exprès.

  • Soyez patient : Lorsque vous voulez réaliser un rituel, retardez-le d’au moins quinze minutes en vous concentrant sur autre chose. Ensuite, réévaluez l’urgence de votre compulsion, vous verrez que l’intensité de votre angoisse aura diminué. Plus vous retardez le moment où vous cédez à une compulsion, plus vous augmentez vos chances de la vaincre.

Pourquoi améliorer ma qualité de vie pour mieux maîtriser mon T.O.C. ?

Le stress et l’anxiété accentuent la maladie. Une vie équilibrée et saine permet au contraire de diminuer les symptômes.

  • Pratiquez des exercices de relaxation qui diminuent le stress et l’anxiété générés par la maladie.

  • N’hésitez pas à avoir une activité physique régulière. Le sport réduit aussi le stress, oblige à se concentrer sur une activité et à penser à autre chose qu’aux obsessions.

  • Veillez à prendre vos repas régulièrement car l’hypoglycémie entraîne chez certaines personnes des réactions d’angoisse et de stress.

  • Préservez votre sommeil. Le manque de sommeil exacerbe aussi l’anxiété.

Qui peut m’aider ?

Un psychiatre pourra vous proposer des exercices à réaliser.

 

Vous pouvez également rejoindre une association de personnes souffrant de T.O.C., ce qui vous permettra de partager votre expérience et d’obtenir soutien et conseils de la part de personnes qui se battent également au quotidien contre leurs obsessions et leurs compulsions.

 

Le T.O.C. peut isoler socialement car il est très consommateur de temps. Il est donc important d’entretenir des relations avec des proches et des amis, d’autant plus que l’isolement social aggrave la maladie.

 

Vivre avec votre T.O.C. nécessite d’adopter une attitude active, en même temps que le suivi du traitement prescrit par votre psychiatre. Venir à bout de vos obsessions et de vos compulsions peut prendre du temps. Se battre un peu chaque jour est important.

Cabinet Médical du Docteur RAJAONARIVELO

3 Place Saint Léger ,
68500 Guebwiller, France

Contacts

  • Fixe : 03 89 28 13 96
  • Fax : 09 70 06 68 61
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • Mon proche est bipolaire : quelle attitude devrais-je adopter ?

    L’alternance des phases maniaques et dépressives est éprouvante pour l’entourage des personnes bipolaires. Connaître la maladie vous aidera à soutenir la personne malade et la protéger d’elle-même.

    Lire la suite
  • Mon proche est dépressif : quelle attitude devrais-je adopter ?

    Lorsque le diagnostic de dépression est posé et tout au long du traitement, votre soutien et votre aide sont indispensables mais il est également important que vous vous protégiez de l’usure et du découragement.

    Lire la suite
  • Mon proche est-il dépressif ?

    On entend souvent parler de dépression de sorte que nous avons tous le sentiment d’avoir des proches dépressifs parce qu’ils ont le cafard ou qu’ils sont tout simplement tristes…Cette fiche a pour objectif de vous aider à déterminer si votre proche présente des signes pouvant évoquer une dépression, une maladie réelle nécessitant une prise en charge par un spécialiste.

    Lire la suite
  • Souffrant de dépression, je raconte mon parcours

    La dépression est une maladie réelle, source de souffrance pour la personne qui la vit. Elle n’est pas inéluctable. Valérie nous raconte son parcours pour retrouver la sérénité.

    Lire la suite
  • Mon enfant est-il anorexique ?

    Tous les adolescents qui entreprennent des régimes ou ont des comportements alimentaires inhabituels, y compris des crises de boulimie, ne souffrent pas d’anorexie mentale. La présence de plusieurs signes révélateurs doit néanmoins vous alerter et vous inciter à consulter.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale