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Je comprends le lien entre infection par le VIH et sarcome de Kaposi

Ce cancer s’observe le plus souvent chez les personnes infectées par le VIH, surtout chez les les hommes. Sa prise en charge associe médicaments anti-VIH et traitements par voie locale ou générale.

Pourquoi parle-t-on de sarcome de Kaposi ?

Un sarcome est une tumeur cancéreuse qui touche le tissu conjonctif, un constituant essentiel de notre organisme.

Ce cancer cutané se traduit par l'apparition de taches ou de lésions d’aspect brun ou violacé, susceptibles d’évoluer en plaques ou en nodules. Le sarcome de Kaposi s’attaque parfois aussi aux muqueuses et aux organes internes.

En 1981, aux Etats-Unis, c’est la multiplication chez de jeunes homosexuels de maladies rares comme le sarcome de Kaposi qui a révélé l’apparition d’une nouvelle épidémie, l’infection par le VIH. Depuis, la fréquence du sarcome de Kaposi a considérablement diminué dans les pays occidentaux, avec l’arrivée des multithérapies antirétrovirales en 1996. Les homosexuels et les bisexuels restent les principaux concernés par ce cancer cutané.

En revanche, le sarcome de Kaposi est très répandu chez les hommes comme chez les femmes en Afrique Centrale, où il est endémique.

Comment s’explique le développement de ce cancer ?

L’apparition du sarcome de Kaposi s’explique le plus souvent par la combinaison d’une immunodéficience, lors d’une infection par le VIH notamment, et d’une exposition à un virus de l’herpès humain (HHV-8).

Le HHV-8 (Human Herpes Virus en anglais) appartient à la famille des Herpesviridae. Il se transmet par voie sexuelle, essentiellement chez les hommes homosexuels. Si le virus HHV-8 est sans doute l’élément initiateur du développement d’un sarcome de Kaposi, il n’est cependant pas suffisant. D’autres facteurs, comme l’immunodéficience, interviennent également.

Quels sont les signes qui doivent m’alerter ?

Ce cancer touche essentiellement les patients dont l’immunité est basse, avec un taux de lymphocytes CD4 inférieur à 200/mm3.

Des taches ou plaques violacées ou de couleur plus ou moins brune, sont évocatrices. Elles apparaissent au niveau du visage, du tronc, des membres, voire près des organes génitaux. Chez les personnes à peau foncée, ces taches sont sombres ou noires.

Elles ne sont généralement ni douloureuses ni irritantes. Un œdème accompagne parfois les lésions au niveau des jambes.

D’autres localisations sont possibles. Une personne sur trois souffrant d’un sarcome de Kaposi en liaison avec le VIH, développe des lésions dans la bouche et la gorge. Des atteintes sont parfois diagnostiquées au niveau gastro-intestinal. Ces lésions sont généralement asymptomatiques, mais, dans certains cas, elles sont à l’origine de douleurs et de saignements. L’atteinte pulmonaire se caractérise par une toux (parfois sanguinolente), voire une douleur au niveau de la poitrine, un essoufflement, des difficultés à respirer, de la fièvre...

Quels examens complémentaires devrais-je passer dans ce cas ?

En cas de lésions évocatrices, votre consultation médicale comportera, en plus de l’examen clinique, un certain nombre de tests ou évaluations complémentaires indispensables :

  • Analyse d’une biopsie effectuée à partir d’une lésion de la peau (c'est-à-dire prélèvement d’un morceau de la lésion et analyse au laboratoire).

  • Eventuelle endoscopie digestive avec biopsie, pour préciser l’étendue de possibles lésions gastro-intestinales.

  • Radiographie des poumons, voire scanner ou bronchoscopie avec biopsie pour évaluer la possibilité d’une atteinte broncho-pulmonaire.

Quel traitement me serait alors proposé ?

Avant tout, votre traitement antirétroviral serait ajusté et adapté à votre situation. Chez une majorité de patients séropositifs, une rémission complète est obtenue dans un délai de trois à six mois sous antirétroviraux seuls.

En cas de lésions persistantes, une prise en charge complémentaire serait envisagée selon le nombre et la taille des lésions.

Pour les formes cutanées isolées mais invalidantes ou inesthétiques, l’avis d’un dermatologue serait utile avant de vous proposer un traitement local : laser, application de froid, chimiothérapie locale, voire radiothérapie.

En cas d’atteinte cutanée multiple ou d’organes, comme le poumon ou les intestins par exemple, un traitement par chimiothérapie serait initié après avis médical en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).

Je reçois un traitement antirétroviral. Puis-je bénéficier d’une chimiothérapie en cas de besoin ?

Le traitement antirétroviral et ses ajustements éventuels ne doivent pas retarder un traitement spécifique par chimiothérapie si votre situation médicale l’exige. Il en est de même pour la radiothérapie.

La prise en charge du sarcome de Kaposi s’appuie sur le traitement antirétroviral associé à des modalités de chimiothérapie spécifiques selon la localisation et l’étendue des lésions. Les décisions thérapeutiques sont prises au cas par cas.

De nouvelles solutions appelées thérapies ciblées sont en cours d’évaluation. Les premiers résultats des études scientifiques sont encourageants et apportent un nouvel espoir aux patients.

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