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Maladie de Lyme : que dois-je savoir ?

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse due à une bactérie du genre Borrelia. Elle peut se manifester par une grande diversité de symptômes et est, de ce fait, difficile à diagnostiquer.

La maladie est-elle fréquente et comment se transmet-elle ?

La Borréliose de Lyme est relativement fréquente.On estime qu’il y aurait entre 12 000 et 15 000 nouveaux cas par an en France. La maladie est principalement transmise par les tiques qui sont elles-mêmes infectées. Elles inoculent la bactérie à l’homme en le mordant pour se nourrir de son sang. Ces tiques vivant habituellement dans les zones boisées, vous pouvez contracter la Borréliose de Lyme notamment en vous promenant en forêt. La maladie est présente sur l’ensemble du territoire métropolitain, plus particulièrement à l’Est et au centre du pays.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

Il s'agit d'une affection générale qui peut toucher plusieurs organes, principalement la peau, les articulations et le système nerveux. La progression de la maladie est généralement décrite en trois stades :

  • Premier stade : L’érythème migrant, une inflammation de la peau s’étendant lentement à partir du point de morsure de la tique, est la manifestation caractéristique de la première phase. Le diamètre de cet anneau rouge est le plus souvent compris entre trois et plusieurs dizaines de centimètres. Il est parfois associé à des symptômes d’allure grippale (fatigue, frissons, fièvre, maux de tête, douleur musculaire ou articulaire, ganglions lymphatiques), et survient généralement de trois jours à un mois après la piqûre. Cet érythème migrant n’apparaît cependant que dans 50 à 70 % des cas ou peut passer inaperçu.

  • Deuxième stade : La phase secondaire n'est pas systématique et se produit uniquement en l’absence de traitement pendant la phase primaire. Les manifestations peuvent être neurologiques (maux de tête, névralgies, paralysie faciale, insomnies, troubles de mémoire, méningites, etc.), rhumatologiques (notamment douleurs articulaires), cardiaques, cutanées ou oculaires. Ces symptômes apparaissent très rapidement ou plusieurs semaines après la phase primaire.

  • Troisième stade : La phase tertiaire ou tardive comprend des manifestations neurologiques (encéphalopathies, troubles psychiatriques ou neurologiques), articulaires (arthrite) ou cutanées (lésions violacées et gonflées) permanentes. Une telle évolution chronique s’observe, en l’absence de traitement, après quelques mois ou quelques années. Heureusement très rare, elle peut induire un handicap très important.

Comment mon médecin peut-il diagnostiquer ma maladie ?

Afin d’établir son diagnostic, votre médecin peut être guidé par les recommandations établies lors de la conférence dite de consensus qui a eu lieu en 2006 et visait à définir une position commune aux experts de cette maladie.

L’anneau rouge signe la présence de la bactérie. En son absence, c'est l’association de plusieurs symptômes qui oriente le diagnostic. La recherche des anticorps dirigés contre la bactérie (notamment par une technique dite ELISA) ou de molécules d'ADN de la bactérie, à faire dans un laboratoire spécialisé, peut aider à poser ce diagnostic.

Comment la maladie va-t-elle être traitée ?

Le traitement repose sur la prise d’antibiotiques, différents selon qu’il s’agit d’une phase primaire, secondaire ou tertiaire, et peut nécessiter une prise en charge hospitalière. Il est d’autant plus efficace qu’il est précoce et doit toujours être accompagné d’un suivi, parfois prolongé sur plusieurs semaines. Votre médecin traitant peut vous orienter, en fonction de vos symptômes, vers des spécialistes, infectiologues, neurologues, rhumatologues, dermatologues etc., pour prendre en charge votre affection.

Quand dois-je consulter ?

Il est important de consulter rapidement un médecin si vous présentez un anneau rouge cutané ou si vous ressentez des troubles neurologiques, articulaires ou cardiaquessans cause apparente. Faites-le même si vous n’avez pas le souvenir d’avoir été mordu par une tique.

Consultez votre médecin si vous êtes enceinte au moment de la morsure, si celle-ci concerne un enfant de moins de 8 ans ou si la tique est restée implantée plus de 36 heures.

Consultez à nouveau votre médecin si vos symptômes persistent après 2 ou 3 semaines de traitement.En revanche, aucun traitement antibiotique préventif n’est nécessaire de façon systématique après une morsure de tique. En effet, toutes les tiques ne sont pas infectées (seulement 5 à 35 % des tiques sont infectées selon les régions) et les personnes mordues par une tique contagieuse ne développent pas toutes la maladie.

Puis-je bénéficier d’un soutien psychologique ?

Les atteintes neurologiques, articulaires et cardiaques de la maladie chronique (troisième stade) sont parfois très douloureuses, invalidantes et peuvent avoir un retentissement sur la vie sociale. Cette forme nécessite une prise en charge médicale adaptée et éventuellement un soutien psychologique. Vous pouvez également contacter des associations de malades.

Comment puis-je prévenir cette maladie ?

La prévention primaire a pour objectif d’éviter le contact avec les tiques.

  • Lorsque vous vous promenez en forêt, veillez à ne pas exposer de zones de peau nue. Portez des manches longues, un pantalon, des chaussettes, un chapeau ou une casquette.

  • Marchez sur les sentiers et évitez les sous-bois.

  • Employez des produits répulsifs sur vos vêtements. Demandez, pour cela, conseil à votre pharmacien.

  • Les tiques vivent aussi dans les jardins. Débarrassez votre jardin des feuilles mortes et des hautes herbes.

  • Vos animaux domestiques peuvent être des réservoirs de la maladie. Traitez-les contre les tiques.

La prévention secondaire réside dans la détection et le retrait des tiques.

Au regard de la dangerosité potentielle d'une morsure de tique, couvrez vous lors de vos promenades, examinez votre corps sous toutes les coutures au retour de la balade, et utilisez un tire-tique acheté en pharmacie, en respectant son mode d'emploi.

 

  • Les morsures de tiques sont généralement indolores et passent souvent inaperçues. Au retour de vos activités de plein air, inspectez consciencieusement votre corps (arrière des oreilles, aisselles, plis des genoux, pli de l’aine, nombril, etc.) et vos cheveux afin de détecter la présence éventuelle de tiques. Les tiques sont des acariens de petite taille mais visibles à l’œil nu. Elles grossissent et sont particulièrement évidentes après s’être nourries de sang.

  • Inspectez également vos animaux domestiques.

  • Si une tique est fixée sur votre peau, vous devez l’enlever le plus rapidement possible avec une pince fine ou un tire-tique (pince spéciale disponible en pharmacie). Plus le temps de fixation de la tique est important, plus le risque de transmission de la maladie est grand. N'essayez pas de tuer la tique préalablement avec une source de chaleur ou une substance chimique (éther, alcool, etc.) et ôtez-la le plus délicatement possible, sans la presser ni l’écraser. Appliquez ensuite un antiseptique sur la zone de la morsure.

La maladie de Lyme est en progression dans certaines régions. Apprenez à identifier les premiers symptômes de la maladie afin de la traiter le plus rapidement possible et, surtout, apprenez à prévenir cette maladie.

Au regard de la dangerosité potentielle d'une morsure de tique, couvrez vous lors de vos promenades, examinez votre corps sous toutes les coutures au retour de la balade, et utilisez un tire-tique acheté en pharmacie, en respectant son mode d'emploi.

TIBERGHIEN pédiatre

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