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Pourquoi faut-il respecter les recommandations de son psychiatre ?

Le respect des recommandations du médecin (prise des médicaments, respect des doses prescrites, suivi des rendez-vous médicaux, etc.) est primordial : c’est ce que l’on appelle l’observance. Une mauvaise observance de la part du patient peut entraîner l’échec du traitement ainsi que des risques pour sa santé.

Qu’appelle-t-on observance ?

L’observance désigne le suivi fidèle par le patient de toutes les recommandations de son médecin : le suivi du traitement médicamenteux aux fréquences et doses prescrites, mais aussi la présence aux rendez-vous, le respect des règles de vie conseillées par l’équipe soignante, la participation à différentes activités (thérapie de groupe par exemple) ou encore la réalisation d’examens complémentaires.

Quels sont les risques d’une mauvaise observance ?

Quand on cesse de prendre un traitement, le principal risque est bien entendu une rechute, avec une aggravation des symptômes de la maladie pouvant conduire à une hospitalisation. Certains médicaments qui provoquent une dépendance, comme les benzodiazépines, nécessitent un sevrage progressif effectué sous contrôle médical. Un arrêt brutal fait courir des risques importants pour la santé.L'arrêt de certains médicaments peut entraîner une résistance au traitement : ce traitement est moins efficace lorsqu’il est repris et les doses doivent alors être augmentées, ce qui augmente les effets secondaires. C’est le cas par exemple, des anti-psychotiques, au centre de la prise en charge de la schizophrénie permettant de réduire les symptômes les plus handicapants lors des phases aiguës de la maladie (délires, hallucinations...).De manière générale, les doses prescrites doivent être respectées avec la plus grande attention : un surdosage, un sous-dosage, ou des doses variables au fil du traitement peuvent entraîner des risques importants pour la santé et dans certains cas une aggravation de la maladie.

Mon trouble psychiatrique semble avoir disparu : puis-je arrêter mon traitement ?

De nombreux médicaments calment les symptômes sans toutefois guérir la maladie. Si vous vous sentez mieux, c'est justement que ces médicaments font effet. En arrêtant votre traitement ou en réduisant les doses, vous courrez le risque de voir vos symptômes ressurgir.Si vous vous sentez mieux ou si, au contraire, vous avez l'impression que vos médicaments n'ont pas d' effet, ne courrez pas le risque de moduler vous-même votre traitement. Évoquez ces questions avec votre médecin, lui-seul étant apte à prendre la décision de modifier votre traitement.

Un de mes proches souffre d'un trouble psychiatrique : dois-je veiller au bon suivi de

son traitement ?

Évitez de tomber dans une surveillance stricte, qui instaurera immanquablement un climat de méfiance avec votre proche. Essayez avant tout de parler avec lui, en vous assurant qu'il a bien compris l'intérêt d'une bonne observance et ce qu'attend de lui le médecin (fréquence des prises, doses, respect des rendez-vous, etc.). N'hésitez pas à discuter vous-même avec le médecin pour prendre connaissance de tous ces éléments.Si vous constatez un problème d'observance chez votre proche, discutez tout d'abord avec lui, expliquez-lui les risques qu'il court et conseillez-lui d'en parler avec son médecin. S'il refuse et que son attitude entraîne des risques pour lui ou pour son entourage, avisez-en alors son psychiatre.

Comment savoir si mon proche suit bien son traitement ?

Essayez d'instaurer un climat de confiance avec votre proche pour pouvoir discuter librement du suivi de son traitement. Si vous suspectez un défaut d'observance, surveillez ses stocks de médicaments et la fréquence à laquelle il se rend à la pharmacie.De manière générale, une attitude anormale, des crises plus fréquentes ou tout autre signe de la maladie qui apparaîtrait après une période d'accalmie peut révéler un problème d'observance des traitements.

L'observance en médecine, toutes spécialités confondues, est de l'ordre de 50 %. En d'autres termes, seul un patient sur deux suit correctement les recommandations de son médecin. En psychiatrie, cette proportion est en moyenne la même, avec de fortes différences entre les maladies. L’observance des patients souffrant de troubles bipolaires est généralement très mauvaise – notamment du fait que le traitement soit à vie – tandis que les personnes vivant avec des TOC suivent pour la plupart scrupuleusement les prescriptions. Les plus mauvaises observances se retrouvent aux âges extrêmes (les plus jeunes et les plus âgés) et dans le cas de maladies chroniques.

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