Le site du Docteur Jean-Paul LEMBELEMBE, gériatre

Gériatrie
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée
Je prends un AVK, antivitamines K : pourquoi surveiller l'INR? - Le site du Docteur Jean-Paul LEMBELEMBE, gériatre - Docvadis

Je prends un AVK, antivitamines K : pourquoi surveiller l'INR?

Un traitement par AVK vous expose à deux types de risque : hémorragie ou thrombose. Il est indispensable d’observer la prescription de votre médecin et de contrôler régulièrement votre INR. L'INR mesure la fluidité de votre sang. Vous devez par ailleurs connaître les signes évoquant une possible hémorragie.

Qu’est-ce qu’un AVK ?

 Les antivitamines K (AVK) sont des traitements anticoagulants qui ont pour objectif de « fluidifier » votre sang. Ils sont prescrits dans les cas suivants :

  • risque de thrombose : pour empêcher la formation d’un caillot de sang dans un vaisseau sanguin ;

  • phlébite (caillot dans une veine) ou risque de phlébite ;

  • embolie pulmonaire ou risque d’embolie pulmonaire ;

  • certains troubles du rythme cardiaque ;

  • anomalies des valves cardiaques ;

  • port de valves cardiaques ;

  • certains infarctus du myocarde.

Quels sont les risques d’un traitement anticoagulant ?

Un traitement anticoagulant vous expose à deux types de risque : le principal risque est le risque d’hémorragie, liée à un surdosage du médicament. A l’inverse, un sous-dosage vous expose à un risque de thrombose. Il est donc essentiel de bien définir la dose d’anticoagulant dont vous avez besoin et de surveiller régulièrement votre taux d’anticoagulant.

Qu’est-ce que l’INR ?

Le traitement par AVK a pour principal objectif de rendre votre sang plus fluide, et éviter ainsi la formation de caillots. Cette fluidité sanguine est mesurée par un examen appelé INR (International Normalized Ratio), qui permet de s'assurer que la dose d'anticoagulants prescrite est efficace. C’est votre médecin qui définit la dose d’anticoagulant optimale selon votre situation particulière, pour obtenir une fluidité sanguine cible. Celle-ci est variable d’une pathologie à une autre et engénéral située entre 2 et 3.

Une fois la cible déterminée, l'examen INR permet de s'assurer que la dose prescrite est efficace.
Le contrôle de l’INR est indispensable. En effet, il n’y a pas de symptôme particulier au surdosage ni au sous-dosage de votre traitement anticoagulant. Par ailleurs, l’efficacité des traitements anticoagulants évolue d’une personne à une autre, et dans le temps pour une même personne. Seule la mesure de l’INR permet de contrôler l’efficacité de votre traitement et d’éviter les risques qui y sont associés.

Comment mesure-t-on l’INR ?

La mesure de l’INR est réalisée à l’hôpital ou dans un laboratoire d’analyse médicale.
Lors de la phase d’initiation du traitement, les contrôles doivent être très fréquents pour ajuster la dose d'AVK (tous les 3 jours). Une fois l’équilibre atteint, un dosage est réalisé au moins une fois par mois.
Vous devez noter le résultat dans votre carnet de suivi et le transmettre à votre médecin. Il est indispensable de prévenir immédiatement celui-ci lorsque votre INR se situe en-dehors de la zone thérapeutique définie ou en cas de saignement même minime.

Quels sont les signes qui doivent m’alerter d’une éventuelle hémorragie ?

Le principal risque associé aux traitements anticoagulants résulte de son action : ce sont les saignements. Vous devez donc être vigilant et connaître les signes qui doivent vous alerter et vous amener à consulter immédiatement votre médecin :

  • saignement des gencives ou du nez ;

  • œil rouge ;

  • sang dans les urines ou dans les selles ;

  • règles très abondantes ;

  • bleus (hématomes) ;

  • vomissements ou toux contenant du sang ;

  • saignement qui ne s’arrête pas.

Comment gérer mon traitement au quotidien ?

De manière à assurer l’efficacité de votre traitement et en limiter les risques, veillez à :

  • respecter la dose et les moments de prise ;

  • signaler la prise d’anticoagulant à tout professionnel de santé ;

  • consulter en urgence en cas d’hémorragie ;

  • ne pas interrompre le traitement sans l’avis de votre médecin ;

  • faire régulièrement vos mesures d’INR ;

  • remplir le carnet de suivi ;

  • avoir une alimentation équilibrée ;

  • limiter votre consommation d’alcool ;

  • consulter votre médecin avant toute prise de nouveau médicament, voyage, intervention chirurgicale etc… ;

  • ne pas prendre de médicament sans avis médical ; attention notamment aux anti-inflammatoires disponibles sans ordonnance ;

  • ne pas pratiquer de sport violent ni d’activité pouvant entraîner une chute ou une coupure.

Je suis sous anticoagulant : puis-je avoir un enfant ?

Certains traitements anticoagulants sont contre-indiqués pendant la grossesse. Parlez avec votre cardiologue de votre désir de grossesse ou si vous découvrez que vous êtes enceinte. Il pourra vous conseiller et adapter votre traitement.

La prise d’un traitement par AVK n’est pas anodine : il vous protège de la formation de caillots mais vous expose également à un risque de saignement. Il est indispensable d’observer la prescription de votre médecin, de contrôler régulièrement votre INR et de respecter les conseils associés à la prise de votre traitement.

Clinique des Augustines


Hôpital de jour gériatrique, consultation mémoire, 4 faubourg Saint Michel ,
56140 MALESTROIT, France

Contacts

  • Fixe : 02 97 73 18 23
  • Fax : 02 97 73 18 31
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • Votre médecin vous a prescrit un antibiotique: ce qu’il faut savoir

    La prise abusive ou incorrecte d’antibiotiques peut être inefficace mais elle favorise aussi l’apparition de bactéries résistantes. D’où l’importance de prendre correctement ses antibiotiques et de les utiliser à bon escient.

    Lire la suite
  • Je m’informe sur les médicaments biosimilaires

    Ces dernières années des médicaments biologiques (produits à partir d’une cellule ou d’un organisme vivant ou dérivés de ceux-ci) ont été développés dans le traitement de maladies comme le cancer, les maladies inflammatoires ou autres. Comme pour tout nouveau médicament, les médicaments biologiques sont protégés de la copie pendant un certain nombre d’années par un brevet ; et à l’expiration de celui-ci, ils peuvent être fabriqués par d’autres industriels que ceux propriétaires du brevet. On parle alors de médicament biosimilaire. Votre médecin vous a prescrit un médicament biosimilaire ; vous aimeriez savoir de quoi il s’agit exactement et s’il est aussi efficace et aussi fiable que le médicament biologique de référence (ou médicament princeps).

    Lire la suite
  • Diabétique en surpoids, je m'informe sur la chirurgie de l'obésité

    La chirurgie de l’obésité permet de perdre du poids. Elle permet par ailleurs une amélioration du diabète de type 2.

    Lire la suite
  • Les pompes à insuline : des schémas pour comprendre

    Ces schémas permettent de visualiser simplement la composition d’une pompe à insuline, les différentes possibilités d’implantation du cathéter et de fixations du boîtier. Une pompe à insuline est un dispositif médical que vous programmez pour qu’il délivre des doses régulières d’insuline en fonction de vos besoins. Elle favorise un meilleur équilibre de votre glycémie. Votre médecin pourra les commenter avec vous.

    Lire la suite
  • Les chirurgies de l’obésité : des schémas pour comprendre

    Ces schémas permettent de visualiser les 3 principales techniques chirurgicales de l’obésité. Votre médecin pourra les commenter avec vous. Ils vous permettront de mieux comprendre les explications et recommandations qui vous seront apportées dans votre parcours de soins.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale