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Je vais avoir une intervention sous anesthésie : aurai-je des douleurs après l’opération ? - Le site du Docteur Eric HASSAN - Docvadis

Je vais avoir une intervention sous anesthésie : aurai-je des douleurs après l’opération ?

Après une intervention sous anesthésie, des douleurs peuvent parfois apparaître dès le réveil ou dans les jours suivant l’opération. L’équipe médicale fera donc en sorte de vous proposer un traitement adapté pour limiter ces douleurs, dont la localisation et l’intensité dépendent de nombreux paramètres.

Vais-je ressentir des douleurs au réveil de l’anesthésie générale ?

Lors d’une anesthésie générale, des médicaments peuvent être utilisés pour bloquer les voies de la douleur durant l’opération et pour anticiper les douleurs post-opératoires. La sensibilité aux antalgiques et à la douleur étant différente d’une personne à l’autre, les traitements mis en place peuvent cependant s’avérer insuffisants.

Après la fin de l’anesthésie vous serez surveillé en salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI, appelée également salle de réveil) où votre traitement antidouleur sera adapté. L’infirmier évaluera régulièrement votre douleur en vous questionnant et administrera en fonction de vos réponses les médicaments prescrits par le médecin anesthésiste.

Le médecin anesthésiste peut dans certains cas vous proposer, avant ou après l’intervention, une anesthésie locorégionale (dont l’effet est plus étendu que celui d’une anesthésie locale) pour lutter contre la douleur au niveau de la zone opérée.

En dehors de la douleur du site opératoire, vous pouvez ressentir des maux de gorge liés à la mise en place durant l’anesthésie générale d’un tube dans la trachée ou la gorge, des douleurs au niveau de la perfusion veineuse ou encore des maux de tête. La sonde urinaire (posée sous anesthésie lors de l’intervention) peut également être à l’origine de gênes au réveil.

Quelles seront leur intensité ?

La douleur post-opératoire dépend de plusieurs facteurs et en particulier du type de chirurgie réalisée, de l’usage d’anesthésiques locaux par le médecin anesthésiste ou par le chirurgien, ou encore de votre propre sensibilité à la douleur et aux antalgiques.

Les douleurs post-opératoires sont ainsi d’intensité très variable, de très faible à intense. Si besoin, le traitement antalgique sera rapidement modifié jusqu’au contrôle de ladouleur. La douleur pourra parfois augmenter lors de certains mouvements : ces situations doivent être prises en compte et signalées aux soignants.

Comment sera évaluée l’intensité de la douleur post opératoire ?

Le personnel soignant pourra utiliser des outils spécifiques adaptés à l’évaluation de cette douleur, comme par exemple une réglette en plastique graduée de 0 à 10 centimètres. C’est par cette évaluation régulière et répétée que les soignants pourront ajuster au mieux votre  traitement anti douleur. Votre participation est donc capitale.

Combien de temps vont-elles durer ?

Les douleurs liées à l’anesthésie (maux de gorge, point de perfusion douloureux, maux de tête...) cessent généralement après quelques heures, mais peuvent parfois nécessiter un traitement spécifique. Elles doivent donc être signalées au personnel soignant.

Les douleurs du site opératoire sont de durées variables mais disparaissent généralement progressivement en quelques jours (plus rarement quelques semaines). Il arrive parfois que la douleur s’intensifie quelques jours après l’opération, par exemple lorsque l’effet d’une anesthésie locorégionale s’estompe. N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou à appeler votre chirurgien en cas de doute.

Comment ma douleur sera-elle prise en charge ?

De manière générale, votre douleur sera soulagée par plusieurs outils thérapeutiques agissant en synergie : on parle d’analgésie multimodale.

Durant l’anesthésie générale, vous recevrez avant votre réveil un ou plusieurs antalgiques non morphiniques : paracétamol, anti-inflammatoires, etc. A votre réveil, les antalgiques post-opératoires prévus par votre médecin anesthésiste prendront le relais. Afin de limiter l’utilisation d’antalgiques, et notamment de morphine, une anesthésie loco-régionale peut également être réalisée avant ou après la chirurgie. La  prise des médicaments se fera le plus souvent de manière régulière, à heure fixe, même sans apparition de douleurs, et devra respecter strictement les prescriptions du médecin anesthésiste. Les médicaments anti douleur peuvent être administrés par voie veineuse ou par voie orale.

La morphine reste cependant un traitement de choix pour les douleurs importantes. Elle peut être administrée par voie intraveineuse directe, en perfusion contrôlée par le patient (système électronique qui vous permet de demander une dose en cas de douleur), par voie sous-cutanée ou par voie orale. L’utilisation de morphine à visée antalgique pour des durées de quelques jours ne provoque pas d’addiction. Des effets secondaires liés à son utilisation peuvent apparaitre comme des nausées, limitées par un traitement médicamenteux prescrit par le médecin anesthésiste.

Et si j’ai encore mal en sortant de l’hôpital ?

Une ordonnance d’antidouleurs vous sera remise par l’équipe soignante au moment de la sortie d’hospitalisation chirurgicale ou ambulatoire. Elle peut être rédigée par le chirurgien ou par l’anesthésiste, qui vous prescrira les antalgiques qui lui semblent appropriés. N’hésitez pas à lui faire part de votre ressenti ou de vos inquiétudes quant à la douleur.

En cas de douleurs persistantes après le retour à domicile, contactez votre médecin traitant qui pourra modifier votre traitement antalgique en accord avec votre chirurgien. Le plus souvent, un numéro de téléphone vous sera donné au moment de la sortie, en cas de douleur importante ou d’effet secondaire inquiétant.

Exceptionnellement, des douleurs chroniques (au-delà de deux mois) résistantes aux antalgiques habituels peuvent apparaître après l’intervention. Elles sont généralement de type neuropathique : la douleur est due à une anomalie de fonctionnement des nerfs conduisant le message douloureux jusqu’au cerveau. Il est dans ce cas nécessaire de mettre en place des traitements spécifiques et de faire appel à une équipe spécialisée dans la douleur chronique.

 

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