Le site de chirurgie orthopédique du Docteur Baudouin REDREAU

Chirurgie Orthopédique
Conventionnement : Secteur 2
Carte Vitale Acceptée

CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE : LE CONCEPT MINI-INVASIF

Eléments nécessaires à la compréhension de ce qu'est la chirurgie mini-invasive en chirurgie orthopédique : les possibilités réelles , le vrai et le faux, dans un esprit dénué de toute publicité et à l'inverse des fantaisies médiatiques.

Concept de chirurgie mini invasive


Qu’est-ce que la chirurgie mini invasive et quels  sont les avantages pour les opérés ?
Quels sont les domaines d’application ? Quelles sont les limites?

Le concept de chirurgie mini-invasive repose sur la volonté de réaliser un acte chirurgical en laissant le moins de trace possible, pour obtenir une récupération la plus rapide possible avec des suites opératoires le moins douloureuses possibles.
Il apparaît immédiatement  dans cette optique que limiter le concept de chirurgie mini-invasive à la seule longueur de l’incision cutanée n’a aucun sens et peut même s’avérer contreproductif.
Surtout en chirurgie orthopédique où seule compte  vraiment  la qualité du geste chirurgical sur les structures osseuses, articulaires, musculaires et les parties molles en général, tous éléments qu’il faut traiter avec le plus grand respect.
Il serait catastrophique que la volonté d’une incision cutanée la plus petite possible se traduise par des gestes malaisés en profondeur faute d’une vision adaptée et in fine par une moins bonne qualité chirurgicale à long terme. Ne pas oublier par exemple  que la qualité d’une chirurgie pour prothèse de hanche ne se juge pas sur les trois premiers mois mais à plus de 10 ans…par notamment l’absence de descellement tardif.

Ce préalable étant posé, nous pouvons distinguer deux situations bien différentes.

-    d’une part la chirurgie endoscopique

-    d’autre part la chirurgie mini-in vasive proprement dite


1 La chirurgie endoscopique



Elle repose sur la possibilité d’introduire à l’intérieur de l’anatomie un système optique fin
relié à une camera extérieure permettant de recueillir sur un écran video l’image de l’organe opéré.
Cette technique est vieille de plusieurs décennies .Naguère le chirurgien avait l’œil directement rivé sur l’optique et la vision était très parcellaire et compliquée. Depuis une bonne vingtaine d’année nous disposons de cameras comme je viens de l’indiquer et cette avancée technologique a permis de très grands progrès en visibilité, en gestuelle, en diminution du risque infectieux et ces progrès dans certains domaines ont été décisifs.
En orthopédie nos endoscopies sont le plus souvent des arthroscopies .Elles consistent à regarder et travailler à l’intérieur des articulations. En effet tous ces gestes d’endoscopie nécessitent de créer ou de dilater un espace de travail : les chirurgiens de l’appareil digestif ou les gynécologues utilisent du gaz pour dilater l’abdomen lors des coelioscopies, les chirurgiens orthopédistes dilatent les articulations avec du sérum physiologique et travaillent en milieu aqueux. Les articulations qui sont des espaces le plus souvent étanches et en grande partie dilatables sous anesthésie se prêtent bien à ces techniques endoscopiques. A l'inverse certaines endoscopies ne peuvent bénéficier de cette dilatation d’un espace anatomique étanche : c’est la cas du traitement endoscopique du canal carpien. Dans de tels cas l’endoscopie est moins performante et on observe que dans ces cas la diffusion de la technique est moins consensuelle.

Le genou et l’épaule sont les articulations qui se prêtent le plus fréquemment aux gestes arthroscopiques.

Concernant ma pratique et  le genou , il est possible de réaliser par arthroscopie les interventions

suivantes :

-    ablation partielle ou totale  de ménisques déchirés par des traumatismes ou par l’usure arthrosique
-    ablation de corps étrangers intra-articulaires ( fragments d’os ou de cartilages détachés du fémur ou       de la rotule le plus souvent , soit après traumatisme soit après maladies articulaires )
-    nettoyage articulaire du genou arthrosique lorsque qu'un remplacement par prothèse n’est pas encore indiqué
-    résolution de divers problèmes intraarticulaires ( adhérences, lésions synoviales etc…)
-    réparations ligamentaires des ligaments croisés 

2 La chirurgie mini-invasive

Contrairement à ce qui s’est produit avec le développement de la chirurgie arthroscopique, il n’y a pas ici de saut technologique spécifique. Il ne s'agit ici que de faire la même chirurgie avec des incisions plus petites.
Cette façon de faire s’est développée progressivement et spontanément, les chirurgiens essayant de longue date de travailler avec des incisions plus courtes ( ne serait-ce que parce que les fermetures peuvent être fastidieuses sur des incisions inutilement longues ) mais en gardant toujours le minimum nécessaire à une vision et une gestuelle aisée et non traumatisante pour les tissus.
Depuis quelques années des modifications instrumentales progressivement adaptées  ont permis de diminuer aux mieux ces incisions.
Mais la mise en place d’une prothèse de hanche nécessitera toujours un minimum d’incision, bien que certains chirurgiens utilisent les médias pour venter une révolution qui n’en est pas une dans un but évident de publicité personnelle. Ce faisant ils participent à une désinformation qui parfois tombe dans le ridicule. Il arrive aujourd’hui de voir des patients qui consultent pour savoir si je pose des prothèses de hanche par ceolioscopie !!!  alors qu'une coelioscopie consiste à regarder dans l'abdomen !! Ils s’attendent à des incisions de  2 ou 3 cm et ignorent que la coelioscopie est une technique de chirurgie digestive ou gynécologique…Il convient d’ être sérieux .

 

Etre mini-invasif en chirurgie est un but louable et très utile à condition de ne pas sacrifier la qualité du geste principal à la petitesse de l’incision.

 

Le chirurgien:

       -     doit continuer à voir correctement éventuellement aidé par un contrôle radiographique per opératoire ou par une assistance informatique
       -     doit adapter son incision à la morphologie de l’opéré car plus le sujet est musclé et / ou gros plus l’incision devra être importante.
       -    doit adapter son incision à la taille des prothèses à implanter. Le cotyle d’une prothèse de hanche  côté bassin mesure en moyenne 50 ou 52 mm de diamètre pour 3 à 4 d’épaisseur. Il ne rentrera pas par une incision de 3 cm, ni même de 5…. sauf à exercer sur la peau des tractions anormales qui  se paient en terme d’augmentation du risque infectieux. La peau est souple et mobile mais elle n’est pas si élastique que cela en traction et de plus quand on écarte les berges d’une incision elle perd en longueur.
      -     doit choisir une voie d’abord qui puisse en cas de nécessité s’agrandir aisément et de peu sans modifier significativement ce qui était prévu.

Pour toutes ses raisons, je suis un partisan et un utilisateur  convaincu d'une chirurgie invasive au minimum en matière de prothèse notamment de hanche, mais je refuse de participer à l’intoxication médiatique et publicitaire utilisée ici ou là et je propose à mes opérés l'incision la plus courte possible compatible avec la sécurité chirurgicale et la morphologie de l'opéré(e).
Concernant la mise en place de prothèses de hanche par voie mini-invasive j’utilise personnellement une technique par voie antérieure ( il y en a d’autres ).

Clinique Saint Michel


Département de chirurgie orthopédique, place du 4 Septembre ,
83100 Toulon, France

Contacts

  • Fixe : 0498001854
  • Fax : 0498000923
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale