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J'ai un pityriasis versicolor - Cabinet médical des Docteurs Choné et Mourot-Boyon - Docvadis

J'ai un pityriasis versicolor

Cette affection de la peau, fréquente, récidivante et bénigne se manifeste par de petites taches colorées (foncées ou claires). Elle peut être favorisée par la chaleur, une humidité élevée et la transpiration. Un traitement spécifique est nécessaire.

A quoi correspond cette affection ?

Il s’agit d’une atteinte de la zone superficielle de la peau par un champignon appelé Malassezia furfur qui se développe en trop grand nombre et provoque des taches colorées (brun clair), contenant des pigments, ou au contraire non colorées (blanches) donc dépourvues de pigments.

C’est une maladie fréquente mais bénigne et non contagieuse qui peut s’observer aussi bien chez l’homme que chez la femme. Cependant, elle concerne le plus souvent les adolescents et adultes jeunes et rarement l’enfant et la personne âgée.

Elle se rencontre surtout chez les personnes qui vivent en région tropicale et subtropicale. Dans les autres régions, la chaleur associée à l’humidité en été peut être un facteur qui déclenche un pityriasis et/ou aggrave un pityriasis existant.

D'autres circonstances favorisantes facilitent le développement de ce champignon : une activité physique avec sudation importante, le port de vêtements occlusifs (uniformes par exemple)...

Quelles sont les manifestations du pityriasis versicolor ?

Les lésions sont habituellement de petites taches colorées non prurigineuses, au niveau du dos, du thorax et des épaules. Selon la pigmentation de votre peau, elles sont plus foncées ou plus claires. La surface de ces taches pèle finement lorsqu’on la gratte. Progressivement, les petites taches forment de plus larges taches aux contours irréguliers.

Chez les personnes à peau blanche, les taches sont plus foncées et ne se colorent qu’après une exposition au soleil. Chez les personnes bronzées, les taches sont au contraire plus claires. Quelquefois les lésions peuvent s’étendre au niveau des bras, du cou, du visage, de l’abdomen ou des cuisses.

Les taches blanches sont surtout visibles après exposition solaire et persistent longtemps après la guérison obtenue grâce au traitement (ne pas croire que le traitement n’a pas été efficace : le champignon a été éradiqué, mais les taches blanches sont longues à partir). D’où l’intérêt de se traiter avant les expositions au soleil.

Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic est fait par le médecin après examen des lésions. Il est essentiellement clinique, et évident le plus souvent.

En cas de doute, un prélèvement de la tache par grattage peut être effectué puis confié à un laboratoire spécialisé afin d’identifier le champignon responsable.

Quel traitement va-t-on me proposer ?

Le traitement est avant tout local. L’application d’un shampoing à base de médicament antifongique (médicament destiné à détruire les champignons) permet un traitement en une seule application. On peut aussi vous prescrire un shampoing qui nécessite plusieurs applications. Il existe, par ailleurs, des lotions ou des crèmes à appliquer une à deux fois par jour pendant deux semaines.

Que faire si mon pityriasis versicolor récidive ?

Les récidives sont fréquentes au cours des deux premières années qui suivent le traitement. Elles sont très liées aux facteurs favorisants et à la persistance du champignon en cause dans les poils et cheveux. Une guérison définitive est quelquefois difficile à obtenir, ce qui explique la chronicité de cette maladie.

Il est dans ce cas, plus simple de faire un nouveau traitement à chaque récidive, plutôt que de faire une prévention contraignante pendant plusieurs mois. Les traitements locaux suffisent pour traiter ces formes récidivantes quelque soit leur étendue.

Les hypochromies ne guérissent qu’après une exposition solaire quelque soit le traitement instauré.

Chaque situation est particulière.

Les taches induites par le pityriasis versicolor sont plus visibles en été donc plus gênantes, ce qui en fait souvent un motif de consultation et de traitement. Par ailleurs, l’humidité des piscines ou d'un hammam et la chaleur estivale favorisent la réapparition des lésions. D’où l’intérêt de se traiter avant les expositions solaires.

Docteurs CHONE et MOUROT-BOYON


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