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Oncologie
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Cancer de la prostate : témoignage

 Le témoignage de Michel, 58 ans, opéré d'un cancer de la prostate.    

J'ai été suivi pendant plusieurs années pour un taux de PSA supérieur à la norme, oscillant entre 4,5 et 5,8 ng/ml. En 2006, une première biopsie n'a rien révélé d'anormal. En 2009, le taux de PSA continuait d'augmenter pour atteindre 6,3 ng/ml. J'ai donc subi une nouvelle biopsie qui, cette fois, a mis en évidence un foyer de carcinome.

Le professeur qui me suivait m'a alors proposé de refaire de nouvelles biopsies trois mois plus tard pour juger de l'évolution. Mais cette perspective ne me convenait pas. J'ai donc décidé de prendre un deuxième avis et, cette fois, le chirurgien m'a proposé une prostatectomie radicale. J'étais très hésitant car je redoutais le risque de séquelles post-opératoires : incontinence urinaire et troubles sexuels.

Je me suis donc accordé plusieurs semaines de réflexion. Cette période a été difficile  à vivre psychologiquement :  j'ai connu le doute, les questionnements de tous ordres, la colère, et même parfois l'envie d'abandonner tout suivi médical. Puis je me suis rangé aux arguments du chirurgien et j'ai décidé de me faire opérer. Cependant la période qui a précédé l'intervention a encore été très angoissante car je n'arrivais pas à chasser de mon esprit les risque encourus.

L'intervention a eu lieu en janvier 2010. puis j'ai passé cinq jours en Soins Intensifs. Quand on m'a retiré la sonde urinaire,j'ai retrouvé immédiatementune miction satisfaisante et je n'ai jamais eu aucune fuiteurinaire. Je n'ai donc pas eu besoin de rééducation post-opératoire.

Au plan sexuel, j'ai pris pendant quelques semaines un médicament pour stimuler l'érectionmaisje n'ai jamais eu besoin d'avoir recours aux injections intra caverneuses. J'ai pu ensuite abandonner également le médicament et retrouver des érections spontanées car le ch irurgien est parvenu à préserver les nerfs érectiles.

Après deux mois d'arrêt j'ai repris mon travail; je n'ai eu aucun traitement complémentaire à la chirurgie etje mène actuellement une vie tout à fait normale.

Je continue à être suivi tous les trois mois avec un dosage de PSA.

Compte tenu des résultats extrêmement positifs, je ne regrette pas ma décision.

 

Mescommentaires :

Le récit de Michel n'a évidemment valeur que de témoignage et son expérience ne peut en aucun cas être étendue à tous les hommes souffrant de cette pathologie. Si j'ai tenu à le faire figurer parmi ces documents, c'est parce qu'il me semble instructif à plusieurs égards.

Michel àpris le temps…

Quand on a proposé à Michel une simple surveillance trimestrielle de ce cancer, il a su exploiter ce contexte de non urgence pour s'accorder le temps de la réflexion… Il a pu ainsi s'informer, prendre un autre avis, explorer ses craintes, écouter ses émotions, les exprimer… Bref, il a su se respecter dans ses doutes et dans ses besoins fondamentaux. C'est ce qui lui a permis de prendre sa décision en toute connaissance de cause et ainsi de s'approprier le traitement qu'on lui proposait au lieu de le subir passivement.

Risque neveut pas dire fatalité !

Quelles que soient les statistiques, le risque d'une séquelle post-opératoire reste une probabilité que cet événement survienne. Ce risque va varier en fonction d'une multitude de facteurs comme l'âge et l'état général du patient, le degré d'habileté du chirurgien, etc.… On le voit dans le témoignage de Michel, rien de ce qu'il redoutait en post opératoire ne s'est produit pour lui.

Merci àMichel d'avoir accepté de partager son expérience.  

 

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