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Notre médecin nous conseille un bilan pour infertilité : quels examens chez l’homme ?

Parmi les causes d’infertilité, un facteur masculin seul ou associé à un facteur féminin est identifié chez plus de 50 % des couples. Ainsi, le bilan initial de la prise en charge de l’AMP (Assistance médicale à la procréation) concerne aussi les hommes. Le bilan comporte un interrogatoire, un examen clinique et quelques examens médicaux indispensables et systématiques, comme le spermogramme. D’autres seront réalisés seulement s’ils s’avèrent indispensables pour la prise en charge.

Qu’est-ce que le test post-coïtal ?

Cet examen concerne le couple. C’est l’un des premiers examens que l’on vous demandera. Il est effectué après un rapport sexuel au moment de l’ovulation. L’examen est très simple et non douloureux : la glaire cervicale (sécrétion claire et filante élaborée au niveau de col de l’utérus de la femme) est prélevée au cours d’un examen gynécologique 6 à 12 heures après un rapport sexuel. L’objectif est de s’assurer de la qualité de la glaire cervicale de la femme et de la pénétration des spermatozoïdes de l’homme dans celle-ci.

Qu’est-ce qu’un spermogramme ?

Le spermogramme analyse les spermatozoïdes de façon quantitative et qualitative. Seront ainsi évalués la viscosité du sperme, son volume, son degré d’acidité, le nombre de spermatozoïdes, la proportion de spermatozoïdes vivants, leur mobilité et le pourcentage de formes anormales, la présence de spermatozoïdes agglutinés, mais aussi la présence ou non de certaines cellules (cellules immatures précurseurs des spermatozoïdes dites germinales, globules blancs).

Un certain nombre d’anomalies peuvent déjà être identifiées sur cet examen. Il peut s’agir d’anomalies du nombre des spermatozoïdes (oligozoospermie, c’est-à-dire que la concentration des spermatozoïdes est inférieure à 15 millions par millilitre ; cette anomalie est dite sévère si les spermatozoïdes sont inférieurs à 5 millions par millilitre) ou une absence totale de spermatozoïdes (azoospermie). L’examen peut découvrir aussi un trouble de la mobilité des spermatozoïdes (asthénozoospermie) ou la présence de nombreuses formes anormales (tératozoospermie).

Je dois passer un spermogramme : comment s’effectue cet examen en pratique ?

La réalisation de cet examen s’effectue au laboratoire. Le sperme ne peut être recueilli à domicile car l’identité du patient doit être vérifiée et les spermatozoïdes sont fragiles. Le sperme est recueilli par masturbation après une période d’abstinence de 2 à 5 jours. Il est possible de venir en couple pour cet examen et d’apporter ses propres vidéos.

Dans combien de temps aurons-nous les résultats ?

Les  résultats du spermogramme  varient d’un laboratoire à l’autre. Dans la majorité des cas, vous aurez les résultats sous 7 à 14 jours, soit une dizaine de jours en moyenne. L’interprétation du spermogramme est toutefois difficile sur une seule mesure. Il a en effet été prouvé qu’il existait, dans des conditions parfaitement normales, des fluctuations importantes des différents paramètres du sperme. Ceci peut aussi résulter des conditions de prélèvement, du délai d’abstinence et de l’imprécision de certaines mesures. Un spermogramme déficient devra donc être renouvelé au minimum 2,5 mois plus tard pour confirmer ou infirmer le résultat. Si le résultat est à nouveau anormal, vous serez orienté vers un urologue ou un andrologue qui vous prescrira des examens complémentaires.

Je dois faire un spermocytogramme. Quelle est la différence avec un spermogramme ?

Le spermocytogramme complète les renseignements apportés par le spermogramme. Il est réalisé de la même façon, mais il a pour objectif d’analyser la morphologie des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur taille et leur forme. Il permet ainsi parfois de découvrir des anomalies de la taille de la tête du spermatozoïde, des anomalies du flagelle, etc., qui peuvent représenter un facteur d’infertilité. Face à ces formes anormales, l’on parle de tératozoospermie. Comme pour le spermogramme, un spermocytogramme anormal doit être répété 2,5 mois plus tard.

Le médecin m’a également prescrit une spermoculture. De quoi s’agit-il ?

La spermoculture sert à vérifier qu’il n’y a pas d’infection du sperme. Elle est réalisée sur le même prélèvement de sperme que pour le spermogramme et le spermocytogramme. Si elle met en évidence un germe, et si celui-ci est pathologique, et en quantité trop importante, un traitement antibiotique sera prescrit ainsi qu’un contrôle de la spermoculture après le fin du traitement.

Que se passe-t-il si les résultats sont anormaux ?

Si les résultats du spermogramme/spermocytogramme sont anormaux, d’autres examens vous seront prescrits.

Vous devrez sans doute réaliser un bilan hormonal, qui se fera sur une simple prise de sang, et vous aurez aussi une échographie de l’appareil urogénital qui permettra de visualiser les testicules, la prostate et les vésicules séminales.

Lorsque le spermogramme conclut que le nombre de spermatozoïdes est inférieur à 5 millions par millilitre, un caryotype vous sera demandé. Le caryotype permet d’examiner les chromosomes, supports de l’information génétique,  présents dans vos cellules. Le caryotype  s’effectue à partir d’une simple prise de sang (qui ne nécessite pas d’être à jeun), puis les prélèvements sont envoyés dans un laboratoire spécialisé. Un délai de 4 à 6 semaines est nécessaire pour obtenir les résultats. 

Qu’appelle-t-on test de migration ?

Ce test est une analyse complémentaire du sperme qui permet d’isoler les spermatozoïdes mobiles et bien formés. L’ensemble de ces résultats peut orienter vers le choix d’une technique d’aide médicale à la procréation plutôt qu’une autre.

  Ces différents examens médicaux  mettent parfois en évidence certaines anomalies pour lesquelles un traitement existe. Ils sont de toutes façons indispensables à l’élaboration de la stratégie d’AMP la mieux adaptée au cas particulier de votre couple.

centre médical chilperic

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