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Cicatrice hypertrophique : ce que je dois savoir

La cicatrisation de la peau fait suite à une blessure, une brûlure ou une intervention chirurgicale. Une cicatrice peut devenir boursouflée et dépasser la ligne de suture. Des solutions préventives existent pour éviter toute cicatrisation excessive, et différents traitements permettent de l'améliorer.

Qu’est-ce qu’une cicatrice hypertrophique ?

Dans certaines situations, l’intensité et/ou la durée de la phase de cicatrisation initiale est anormale. Ceci aboutit à une cicatrice hypertrophique, plus ou moins boursouflée, volumineuse, rouge, dure, mais qui ne déborde pas de la ligne de suture. Son évolution varie entre 18 et 24 mois. La régression spontanée d’une cicatrice hypertrophique est possible.

On parle de cicatrice chéloïde lorsque la cicatrice dépasse la ligne de suture, ne régresse pas, mais au contraire, s'aggrave avec le temps. Cette cicatrice a souvent une durée d’évolution supérieure à 18 mois.

Y a-t-il des facteurs de risques de développer une cicatrice chéloïde ?

Un certain nombre de facteurs prédisposants sont identifiés : les personnes à peau noire ou jaune sont plus exposées que les peaux blanches, à des cicatrices excessives. Les jeunes enfants sont plus à risques.

Certaines parties du corps sont davantage concernées : le sternum, les épaules, le haut du dos, quelquefois le cou, les lobes de l’oreille voire la partie inférieure du visage.

La ou les raisons exactes qui expliquent la survenue de ces cicatrices qui prolifèrent, n’est pas connue. Elles peuvent apparaître après une blessure, une brûlure, un acte chirurgical, voire un piercing.

Peut-on prévenir leur apparition ?

Différentes techniques préventives sont possibles pour prévenir l’apparition d’une telle cicatrice. Une crème hydratante appliquée régulièrement, maintient la souplesse de la peau et diminue la rougeur. Un massage et/ou pétrissage de la cicatrice, casse la fibrose au niveau de la cicatrice et la rend plus souple.

La pressothérapie à visée préventive est possible. Elle consiste à porter des vêtements compressifs, élastiques le jour et la nuit, pendant une durée suffisante sur 24 heures et ce durant de long mois. L’efficacité de cette technique est reconnue mais sa mise en application est contraignante.

L'absence d'exposition solaire est fortement conseillée.

Quels traitements peuvent m'être proposés pour une cicatrice chéloïde ?

Différentes possibilités existent. La chirurgie expose fréquemment au risque de récidive dans plus de la moitié des cas. Elle peut être associée à la pressothérapie voire également à une radiothérapie per et post-opératoire. Les résultats de la combinaison de plusieurs techniques sont meilleurs et permettent une correction satisfaisante sur le plan esthétique. Cependant, les récidives existent et ne peuvent être écartées.

L’injection intrachéloïdienne de corticoïdes, c'est-à-dire intracicatricielle, à effet prolongé, est également possible. Elle s’effectue soit à l’aide d’aiguilles vissées sur la seringue (système Luer-Lock), soit avec des seringues spécifiques sans aiguille ; ce qui permet d’injecter le médicament sous pression. Des douleurs sont néanmoins possibles au cours de ce geste. L’application locale sur la cicatrice d’une pommade aux corticoïdes est à éviter, car elle risque de provoquer une atrophie de la peau autour de la cicatrice.

Le recours à des films silicone sous forme de plaques, maintenues 24h sur 24, est une alternative à la pressothérapie.

Enfin, la radiothérapie seule sur la cicatrice chéloïde est une technique décevante.

Qui dois-je consulter en cas de cicatrice hypertrophique ?

C’est le médecin dermatologue, spécialiste des maladies de la peau, qui est en mesure de répondre à vos questions, et de vous proposer une prise en charge la plus adaptée possible, à votre situation.

Une cicatrice ne peut être considérée comme définitive qu’au bout de quelques mois. Prenez donc le temps nécessaire, avant d’entreprendre une prise en charge spécifique, et demandez conseil à votre médecin.

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