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Ma jambe est rouge, chaude, enflée, douloureuse.

La présence d’un placard rouge, chaud, enflé, luisant et douloureux au niveau de la jambe est le plus souvent signe d’un érysipèle. Il est important de soigner rapidement cette affection.

Qu’est-ce qu’un érysipèle ?

Un érysipèle correspond à l’apparition brutale (24 à 48 h) d‘un placard rouge, inflammatoire et douloureux sur la jambe, associé éventuellement à de la fièvre élevée et à un œdème. Ce placard est bien délimité en périphérie avec, généralement, une limite nette entre lazone malade rouge et la zone saine avoisinante. Le diagnostic se fait par un simple examen clinique et par une prise de sang à la recherche de signes d’infection.

Quelles sont les causes de cette maladie ?

L’érysipèle est dû généralement à la présence de bactéries qui ont trouvé une « porte d’entrée » dans la peau. La « porte d’entrée » est, le plus souvent, une plaie cutanée mal soignée ou passée inaperçue mais peut également être un intertrigo entre les orteils, une fissure plantaire, un ongle incarné, un ulcère, un eczéma, etc.

En outre, certaines maladies, notamment l’obésité ou une insuffisance du système veineux ou lymphatique (œdème chronique, varice, etc.), favorisent le développement ou l’aggravation de l’érysipèle.

Quel va être mon traitement ?

Votre médecin recherchera systématiquement une plaie souvent passée inaperçue et susceptible d’expliquer l’origine de l’érysipèle. Il effectuera également un rappel du vaccin antitétanique si vous n’êtes pas à jour dans votre vaccination.
Le traitement de l’érysipèle repose essentiellement sur la prise d’antibiotiques durant une quinzaine de jours, les rougeurs disparaissant généralement en sept jours. Vous devez rester allongé jusqu’à la diminution de la rougeur, de l’œdème et de la douleur, en surélevant votre jambe pour éviter qu’un caillot de sang ne se forme dans les veines (risque de phlébite). En revanche, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les corticoïdes sont contre-indiqués et les anticoagulants ne sont prescrits qu’en cas d’antécédent de phlébite.

Serai-je hospitalisé ?

Vous serez hospitalisé si vous présentez des signes de gravité très marqués (fièvre très élevée, fatigue ou complications locales). Sinon, vous serez traité à domicile avec une surveillance régulière de l’évolution de votre maladie.

Prévenez votre médecin si votre état ne s’améliore pas après trois jours de traitement.

Comment puis-je prévenir les récidives de cette maladie ?

Les récidives d’érysipèle sont fréquentes. Les prévenir nécessite de traiter toutes les portes d’entrée et de respecter le repos au cours du traitement.

Vous pouvez éventuellement porter des bas de contention.

Des drainages lymphatiques peuvent également vous être proposés.

Existe-t-il un risque de complication ?

Bien que très rares, des thromboses veineuses profondes ou des infections qui provoquent la nécrose des tissus sous-cutanés sont possibles et peuvent mettre en jeu la vie des personnes touchées. Les diabétiques, les malades atteints de maladies cardiovasculaires ou pulmonaires, les alcooliques font partie des populations les plus à risque.

Certains signes locaux ou généraux peuvent alerter votre médecin.

  • Votre jambe présente des signes de nécrose cutanée, superficielle ou profonde, sous forme de taches bleutées, froides.

  • Votre jambe montre des signes d’insensibilité.

  • Vous avez un œdème très important.

  • Vous êtes pâle, confus.

  • Vous n’urinez presque plus.

  • Vous êtes en hyperthermie ou, au contraire, en hypothermie.

  • Votre respiration ou votre rythme cardiaque est accéléré.

Si vous présentez un de ces signes, il s'agit d'une urgence médicale et il est important de prévenir votre médecin traitant en vue d’une hospitalisation.

L’érysipèle est une pathologie assez commune (10 à 100 cas pour 100 000 habitants par an). Soyez vigilant et prévenez les récidives.

Cabinet de Dermatologie des Docteurs Laurence GOYAT-LABBE et Valérie WICKERS-NAVARRE

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