Docteur Cyrille ALBOUY

Ophtalmologie
Conventionnement : Secteur 2
Carte Vitale Acceptée
J'ai un glaucome : quelles conséquences sur ma vue ? - Docteur Cyrille ALBOUY - Docvadis

J'ai un glaucome : quelles conséquences sur ma vue ?

Vous êtes atteint d’un glaucome. C’est une maladie de l’œil qui est due à une élévation de la pression intraoculaire et à une atteinte du nerf optique pouvant aller jusqu’à la perte de la vue. Il s’agit d’une maladie grave, mais qui peut être stabilisée par un traitement adapté, d’où l’importance d’une détection précoce.

J’ai un glaucome, d’où cela vient-il ?

Le glaucome est une maladie affectant la vision. En France, elletouche 1 à 2 % des personnes de plus de 40 ans.
Les causes exactes de la maladie ne sont pas connues, mais on sait que la génétique joue un rôle : le risque de faire un glaucome est plus important dans une famille où il y a déjà eu des glaucomes. Les deux yeux ont donc la même prédisposition, même si le glaucome n’évolue pas forcément de la même manière des deux côtés.

Quelles sont les conséquences sur ma vue ?

Le glaucome est la conséquence d’une détérioration lente et progressive de votre nerf optique. Ce nerf sert à transmettre l’information reçue par votre œil à votre cerveau. L’œil continue donc de voir normalement, mais la transmission de l’information vers le cerveau va au fil du temps s’altérer.
Cette situation est, en général, due à une augmentation de la pression oculaire, pression trop élevée dans votre œil, liée à un excès de liquide (humeur aqueuse).
En l’absence de traitement, votre champ visuel va lentement diminuer jusqu’à une possible perte de la vision.

Quelles conséquences dans ma vie quotidienne ?

Au début, votre vue ne va pas diminuer. Votre œil ne voit pas certaines zones ou certains détails de votre champ visuel, mais votre cerveau compense ce déficit. Le glaucome peut donc passer inaperçu.
A un stade plus avancé, les troubles de la vue peuvent être gênants et rendre, par exemple, la conduite automobile dangereuse par défaut de champ visuel large.

Le glaucome peut passer longtemps inaperçu. Il est recommandé de consulter régulièrement un ophtalmologiste pour le dépister le plus tôt possibleLe glaucome peut passer longtemps inaperçu. Il est recommandé de consulter régulièrement un ophtalmologiste pour le dépister le plus tôt possible

Avec le temps et sans traitement, ces zones vont s’étendre et le cerveau ne pourra plus compenser correctement. C’est là que vous prendrez conscience de ces zones « aveugles » dans votre champ visuel. Votre vie pourra être fortement perturbée. Vous devrez, petit à petit, faire des efforts pour regarder sur les côtés.

Quelles solutions s’offrent à moi ?

Le traitement du glaucome a pour objectif de faire baisser votre pression oculaire. Il ne permet pas de retrouver la vision perdue, mais il empêche l’apparition d’atteintes supplémentaires. Il est donc important de se faire dépister suffisamment tôt. Les interventions étant légères, elles peuvent se faire à tout âge, si votre santé le permet.
Il existe trois types de traitement :

  • Les collyres (à raison d’une ou plusieurs gouttes à mettre à heures fixes dans l’œil atteint) permettent de diminuer la quantité de liquide produite par votre œil et d’augmenter la quantité évacuée. Le traitement est à suivre à vie.

  • Le laser (intervention sous anesthésie locale, sans hospitalisation) permet de faciliter l’évacuation du liquide contenu dans votre œil pour y faire baisser la pression. Son effet n’est pas définitif, et l’intervention doit parfois être répétée. L’intervention est bénigne et ne nécessite pas d’hospitalisation. Les deux yeux peuvent donc éventuellement être traités en même temps. La vision commence à s’améliorer dès le lendemain et deviendra nette en quelques jours. Un traitement par collyre doit être suivi pendant quelques jours. De petites irritations peuvent être ressenties, mais elles passent rapidement.

  • La chirurgie (intervention sous anesthésie locale à l’hôpital, en clinique ou dans un centre spécialisé) consiste à faire une petite incision sur l’œil pour faire baisser la pression. Le recours à la chirurgie a lieu après l’échec des traitements par collyre ou par laser. L’intervention entraînant un handicap passager, il est préférable de traiter un œil après l’autre.

Avant l’intervention, votre ophtalmologiste vous remettra une fiche d’information qu’il vous demandera de signer. N’hésitez pas à lui demander des précisions sur le déroulement de l’intervention et à lui faire part de vos craintes éventuelles.
Vous trouverez d’autres informations sur le site : http://www.sfo.asso.fr,
onglet « La SFO et vous », fiches infos patients.

Comment se déroule la convalescence après la chirurgie ?

L’intervention est rapide et légère, et vous pourrez regagner votre domicile très rapidement. La vision est troublée, mais elle est déjà souvent meilleure que celle que vous aviez sans vos lunettes avant l’opération. Elle va rapidement s’améliorer au cours de la semaine qui suit.
Après l’intervention, vous devez éviter tout ce qui pourrait irriter ou infecter votre œil : fumée, maquillage, poussière, contact avec des animaux domestiques… Il est déconseillé de se laver la tête dans les trois ou quatre jours et de se baigner en piscine au cours des deux ou trois semaines qui suivent l’opération. Il est préférable de vous ménager quelques jours de repos avant de reprendre vos activités habituelles. Il vaut mieux ne pas conduire, avant que votre vision se soit stabilisée, soit deux ou trois semaines après l’opération. Concernant les soins, vous devrez mettre du collyre pendant un mois environ. Enfin, pensez à protéger vos yeux du soleil, aussi souvent que possible, à l’aide de lunettes adaptées.
Quel que soit votre traitement, vous devrez consulter régulièrement votre ophtalmologiste : une surveillance régulière de votre œil est nécessaire.

La surveillance de la tension oculaire à partir de 45 ans permet de traiter le glaucome dès les premiers signes et avant que la vision soit altérée. Le traitement a pour objectif de faire baisser la tension oculaire et d’améliorer la circulation sanguine.
La consultation régulière chez un ophtalmologiste à partir d’un certain âge, au moment où la vue commence à changer, permet d’éviter les complications.

Cabinet d'Ophtalmologie

16 Boulevard GUIST'HAU ,
44000 NANTES, France

Contacts

  • Fixe : 02 40 48 57 90
  • Fax : 02 40 48 92 11
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Clinique Jules Verne

2-4 Route De Paris ,
44300 NANTES, France

Polyclinique de l'Atlantique

Avenue Claude Bernard ,
44800 SAINT HERBLAIN, France

Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • DMLA : que dois-je savoir ?

    La DMLA est liée au vieillissement d’une zone particulière de la rétine. Elle est la première cause de cécité et de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans.

    Lire la suite
  • Occlusion veineuse rétinienne : que dois-je savoir ?

    Les occlusions veineuses rétiniennes sont une pathologie fréquente et peuvent survenir à tout âge. Ce ralentissement de la circulation sanguine au niveau de la rétine doit être diagnostiqué, n’hésitez pas à consulter votre ophtalmologiste en cas de trouble de la vision d'un seul œil.

    Lire la suite
  • Mon enfant souffre de strabisme : que faire ?

    Le strabisme touche 5 % des enfants. Il est important de le traiter le plus tôt possible pour éviter la mauvaise vision d’un œil (amblyopie unilatérale).

    Lire la suite
  • Diabète et yeux

    Vous êtes diabétique, votre fond d’œil doit être contrôlé chaque année, car le risque de troubles de la vue est important. La normalisation du taux de sucre dans le sang et la surveillance ophtalmologique sont vos meilleurs atouts pour conserver longtemps une bonne vue. Vous irez chez l'ophtalmologiste une fois par an.

    Lire la suite
  • Je souffre d'une maladie rare : le kératocône

    Le kératocône est une maladie de l’œil qui altère la vision. Différentes mesures médicales ou chirurgicales peuvent corriger les troubles engendrés et permettre de continuer à mener une vie normale.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale