Cabinet d'Urologie Gap - Briançon-Volonne

L'Urologie de la Femme

 Les principales pathologies urologiques de la femme

Outre des maladies urologiques communes avec les hommes (calculs, infections, cancers des voies urinaires…), les femmes peuvent avoir des problèmes urologiques spécifiques qui touchent le périnée : l’incontinence urinaire et les prolapsus (appelés plus communément « descente d’organe »)

L’incontinence

L’incontinence est fréquente même chez des femmes jeunes (10à 30% des femmes entre 15 et 64 ans, 40% au dela). Deux mécanismes sont classiquement décris : L’incontinence à l’effort et l’incontinence par impériosité.

L’incontinence à l’effort se manifeste surtout à la toux, marche, sport, port de charges…, elle est souvent due à un relâchement des muscles du périné. Elle se traite tout d’abords par rééducation avec un kinésithérapeute  ou une sage femme ayant l’expérience de ces traitements. En cas d’échec , une intervention simple, se réalisant en ambulatoire, consistant en la pose d’une bandelette synthétique sous le canal urinaire peut être proposée. Très exceptionnellement dans des cas particuliers résistants aux traitements habituels, la pose d’un sphincter artificiel peut être nécessaire.

L’incontinence par impériosité se caractérise par des envies urgentes, ne laissant pas le temps d’aller jusqu’aux toilettes. Plusieurs mécanismes peuvent entrainer ce type de symptôme. Il faudra tout d’abord éliminer toute irritation de la vessie (infection, polype, prolapsus etc…), mais aussi une éventuelle maladie des nerfs commandant la vessie. Des examens complémentaires seront probablement nécessaires pour éliminer ces causes. Si aucune cause n’est trouvée la prise en charge peut faire appel en premier à des médicaments associés à la rééducation. En cas d’echec d’autres techniques peuvent être proposés tels que la neuromodulation (stimulation électrique douce d’un nerf innervant la vessie) ou des injections dans la vessie de toxine botulique .

Les Prolapsus de l’appareil génital

Ils sont appelés communément « descente d’organe ». Il s’agit en fait de la descente de la paroi du vagin qui emmène dans sa chute , en avant la vessie (cystocèle), au milieu l’utérus (hysteroptose), en arrière le rectum (rectocèle). L’importance est variable et la gêne occasionnée l’est aussi et n’est pas forcément proportionnelle à l’importance. Les symptomes principaux sont une sensation de lourdeur au niveau du vagin, de palpation de « boule » à ce niveau, de troubles urinaires (envies fréquentes et/ou impérieuses, difficulté à uriner, infections fréquentes…) et parfois difficulté pour aller à la selle.

Le traitement est à adapter à la gêne ressentie. En l’absence de gêne il est possible de ne pas traiter. La rééducation peut etre proposer pour éviter l’aggravation de petits prolapsus. En cas de prolapsus génant, une correction chirurgicale par voie coelioscopique (cf chapitre interventions) ou vaginale peut etre proposée.

La prévention

Les problèmes de périné  peuvent être  prévenus au cours de la vie.

Eviter les éléments favorisants tels que le tabac et l’obésité.

Chez les femmes jeunes et surtout très sportives (Athlétisme, hand, volley , basket, gymnastique au sol, trampoline tennis, Hockey , course à pied, équitation, sports de combat…), il faut bien veiller à l’équilibre entre la musculature abdominale et périnéale (pas d’abdo sans un périné fort).

Pendant la grossesse, dépister les femmes à risque (prédisposition familiale, fuite pendant la grossesse, obésité, tabac…).

Après l’accouchement rééduquer principalement le périné, n’envisager les abdo qu’ultérieurement et qu’accessoirement.

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