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Cancer du col utérin : je comprends l'évolution et le diagnostic - Comte.Martin.Ladougne - Docvadis

Cancer du col utérin : je comprends l'évolution et le diagnostic

L’infection par le virus HPV (papillomavirus) est l’origine principale du cancer du col de l'utérus. Mais d’autres facteurs augmentent le risque, comme le tabac, la prise de pilule, l'infection par le VIH…L’absence de frottis réguliers est la raison la plus importante de la découverte d’un cancer du col.

Le cancer du col utérin est-il une maladie fréquente ?

Dans le monde entier, le cancer du col utérin est la première cause de mortalité par cancer chez la femme.

Or, détecté plus précocement grâce au dépistage, ce cancer peut être mieux soigné. C'est pourquoi les campagnes de dépistage doivent inciter les femmes à un suivi gynécologique jusqu'à 65 ans au moins, si un frottis a bien été fait régulièrement avant cet âge.

Il arrive cependant qu'un cancer soit découvert lors d’un frottis malgré un contrôle régulier.

Le fond d'oeil visualise la rétine, les vaisseaux et le nerf optique

Quels sont les facteurs de risque de cancer du col utérin ?

L’absence de frottis réguliers est la raison la plus importante de la découverte d’un cancer du col.
L’infection par virus HPV (papillomavirus) est l’origine principale, mais d’autres facteurs augmentent le risque, comme le tabac, la prise de pilule, l'infection par le VIH…

Comment le cancer du col de l’utérus évolue-t-il ?

Il évolue en plusieurs stades.
Tant que les cellules cancéreuses ne dépassent pas la couche superficielle du col, la lésion reste au stade précancéreux.

  • Cancer micro-invasif. Les cellules pénètrent les couches profondes pour venir au contact des vaisseaux et des petits canaux lymphatiques.

  • Cancer limité au col. La tumeur grossit sous forme d’un bourgeon ou d’une ulcération de surface, jusqu’à atteindre toute l’épaisseur du col.

  • La tumeur s’étend vers la partie haute du vagin et gagne les tissus environnant le col.

  • Lorsque la tumeur est très étendue localement, elle atteint la partie haute du vagin et peut envahir la vessie en comprimant les uretères (conduits urinaires internes).

  • Les cellules cancéreuses peuvent ensuite gagner les organes voisins (vessie, rectum), puis s’étendre sous forme de métastases aux autres organes (poumons, foie, etc.).

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

Sans aucun symptôme, le frottis permet parfois de découvrir un cancer du col à son tout début. Le diagnostic sera confirmé par une biopsie ou une conisation (ablation d’un fragment de tissus).
Des saignements anormaux, en dehors des règles, souvent pendant ou après les rapports ou un effort, doivent vous alerter. Car cela peut signifier la présence d’une tumeur.
Plus tard, le développement de la tumeur donnera des pertes sales ou malodorantes.
Les douleurs ne s’installent que tardivement quand le cancer s’étend aux tissus voisins.

Quels sont les examens utiles au diagnostic du cancer du col utérin ?

La tumeur du col est le plus souvent visible lors de l’examen au spéculum.
La biopsie (prélèvement indolore d’un petit fragment de tumeur) confirmera le diagnostic et permettra de déterminer le type du cancer.

Comment peut-on surveiller l’extension de la maladie ?

La taille et l’extension locale de la tumeur, en particulier l’atteinte des tissus voisins du col, sont des éléments qui vont déterminer le choix du traitement.
Pour mieux appréhender l’importance de la tumeur, on procède à un examen gynécologique sous anesthésie générale.
L’IRM (imagerie par résonance magnétique) permet également d’apprécier l’atteinte locale.
Le scanner est pratiqué pour rechercher des atteintes à distance : poumons, foie, ganglions.
Dans certains cas, on pourra compléter ces explorations par un PET-scanner (scanner très précis permettant de repérer les cellules par une injection de glucose radioactif).

Le contrôle régulier et systématique par frottis est le meilleur moyen de dépister un cancer du col de l’utérus. Grâce au dépistage, on découvre les lésions du col utérin à un stade de lésions précancéreuses ou de cancers peu évolués.

Chez les jeunes-filles âgées de 11 à 14 ans la vaccination contre les infections à papillomavirus humains est recommandée, avec un rattrapage possible jusqu'à 19 ans. Remboursés à 65 %, les deux vaccins vendus en France protègent contre les types de papillomavirus qui sont à l'origine de 90 % des cancers du col de l'utérus. 

Cabinet des Docteurs Comte , Ladougne et Martin


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