Cabinet de Pédiatrie du Docteur Christophe PHILIPPE

Pédiatrie
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée
Pourquoi se faire vacciner contre la rougeole ? - Cabinet de Pédiatrie du Docteur Christophe PHILIPPE - Docvadis

Pourquoi se faire vacciner contre la rougeole ?

La rougeole est une maladie très contagieuse, en recrudescence depuis 2008. Elle touche les enfants mais aussi les adultes et entraîne souvent des complications qui peuvent être graves dans certains cas. Un vaccin permet de s’en protéger.

Qu’est-ce que la rougeole ? 

La rougeole est une maladie virale. La transmission se fait par voie aérienne, par contact direct ou encore par l’intermédiaire de surfaces contaminées. Pour donner une idée de la contagiosité extrême de la maladie, il a été établi qu’une seule personne atteinte peut en contaminer sans le savoir 15 à 20 autres, si celles-ci ne sont pas immunisées. 

La maladie est-elle fréquente ? 

Avant la vaccination, de nombreux cas de rougeole étaient diagnostiqués chaque année en France. Avant 1985, le nombre de cas était supérieur à 300 000 par an, à l’origine chaque année de 15 à 30 décès. Grace à la généralisation de la vaccination, le nombre de cas a chuté, passant à 4 500 cas en 2004 à seulement 40 cas en 2007.

Toutefois, après avoir diminué entre 2012 et 2016, le nombre de cas de rougeole augmente de manière importante depuis 2017. Ainsi, de novembre 2017 à mars 2018, 913 cas ont été déclarés. Cette recrudescence est due à une moindre couverture vaccinale. En effet, près de de 9 cas de rougeole sur 10 sont survenus chez des personnes non ou incomplètement vaccinées. 

Comment se manifeste la rougeole? 

Les premiers signes surviennent environ 10 jours après le premier contact avec le virus. Il s’agit d’une rhinopharyngite banale accompagnée ou non d’une conjonctivite. La fièvre peut atteindre 39°5-40° C. Des plaques rouges en léger relief apparaissent 3 à 4 jours plus tard, d’abord au visage derrière les oreilles, puis autour de la bouche. Ces petites plaques qui peuvent confluer entre elles se répandent ensuite sur tout le corps, jusqu’aux pieds en 3 à 6 jours, en laissant toujours des intervalles de peau saine. Ces lésions cutanées ne démangent pas et persistent environ une semaine. La fièvre ne disparaîtra qu’au 3ème ou 4ème jour après le début de l’éruption.

Le malade est contagieux 1 jour avant l’apparition des premiers symptômes et le reste 4 à 5 jours après le début de l’éruption.

Toute personne qui a eu la rougeole est protégée pour le reste de sa vie. 

Dois-je consulter si je soupçonne une rougeole ? 

Si vous pensez que vous ou votre enfant est atteint de rougeole, il est nécessaire de consulter votre médecin. Pensez à lui apporter votre carnet de vaccination ou celui de l’enfant. Si le médecin pense qu’il s’agit en effet d’une rougeole, il réalisera un test pour rechercher la présence d’anticorps et confirmer le diagnostic. Le test consiste à prélever un peu de salive sur une sorte de coton-tige, il est sans danger et n’est pas douloureux. Pour surveiller l’apparition d’épidémies, la maladie est « à déclaration obligatoire » : tout nouveau cas confirmé doit être déclaré à l’Agence Régionale de Santé (ARS) par le médecin. 

La maladie peut-elle se compliquer ? 

La rougeole se complique fréquemment de surinfections respiratoires (rhinite, otite, laryngite, bronchite..), environ 1 fois sur 6. Le virus rend le malade fragile (défenses immunitaires amoindries) pendant plusieurs semaines. Les complications les plus graves sont pulmonaires (bronchopneumonies) et neurologiques (encéphalite) et peuvent laisser des séquelles graves et/ou être mortelles malgré une prise en charge appropriée. Toute persistance de la fièvre au-delà du 3ème ou 4ème  jour de l’éruption ou tout signe qui vous paraît anormal doit vous amener à reprendre contact avec votre médecin. La rougeole contractée lors des premières semaines de la grossesse peut être responsable d'avortement précoce. 

Comment se soigne-t-on ? 

Il n’existe pas de traitement à proprement parler de la rougeole. Le traitement vise surtout à se reposer et à traiter la fièvre et les douleurs. Il est conseillé de bien boire pour éviter de se déshydrater. Le médecin vous prescrira un traitement antibiotique en cas d’infection des oreilles ou des poumons et, éventuellement, un lavage de nez ou un collyre si besoin. 

La maladie touche-t-elle aussi les adultes ? 

Oui, et l’on constate même, depuis quelques années, que les personnes de plus de 20 ans sont de plus en plus fréquemment touchées. Il s’agit le plus souvent de personnes n’ayant pas bénéficié des 2 doses de vaccin recommandées. 

Est-il possible d’éviter la rougeole ? 

La seule prévention réellement efficace est la vaccination. Obligatoire pour les nourrissons nés depuis le 1er Janvier 2018, elle consiste en 2 doses de vaccin trivalent associant rougeole, oreillons et rubéole, l’une administrée à 12 mois et l’autre entre 16 et 18 mois. Si la vaccination n’a pas été réalisée selon ce protocole, il est possible à tout moment de « rattraper ». En effet, les personnes nées depuis 1980 devraient avoir reçu au total deux doses de vaccin trivalent, en respectant un délai minimum d’1 mois entre les doses, quels que soient les antécedents vis-à-vis des 3 maladies.

La vaccination contre la rougeole et la rubéole est contre-indiquée pendant la grossesse, cependant, une vaccination réalisée par inadvertance chez une femme enceinte ne doit pas être un motif d’interruption de grossesse. 

Le vaccin est-il bien toléré? 

Comme pour tous les vaccins, il est possible de voir apparaître une réaction locale au point d’injection, ou de la fièvre ou une éruption 7 à 12 jours après l’injection. Les complications graves sont extrêmement rares.

Le vaccin trivalent Rougeole Oreillons Rubéole est un vaccin vivant atténué et est donc contre indiqué chez les personnes immunodéprimées.

La rougeole est une maladie contagieuse dont les conséquences peuvent être très graves. La vaccination a permis de réduire considérablement le nombre de malades et de décès, mais l’éradication complète de la maladie ne sera possible qu’en améliorant encore la couverture vaccinale (Objectif de couverture vaccinale à 24 mois : ≥ 95% pour la première dose et ≥80% pour la 2ème dose)

Maison Médicale MEDICI-TY


Cabinet de Pédiatrie, 3 Rue de la Maison Neuve,
35400 Saint-Malo, France

Contacts

  • Fixe : 0223523762
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • Que dois-je savoir sur les oreillons ?

    Les oreillons sont devenus une infection rare, mais, si la maladie est le plus souvent bénigne, elle peut parfois être à l’origine de complications. Il existe un moyen efficace de prévention : la vaccination.

    Lire la suite
  • Calendrier des vaccinations de l'enfant et de l'adolescent (2013)

    Le calendrier vaccinal 2013 introduit des modifications importantes, tant en ce qui concerne la vaccination du nourrisson, que des rappels prévus chez l’enfant et l'adolescent : Chez le nourrisson : le remplacement du schéma de primovaccination contre la diphtérie (D), le tétanos (T), la coqueluche (vaccin coquelucheux acellulaire : Ca), la poliomyélite (P) et les infections invasives à Haemophilus influenza de type b (Hib) de type « 3+1 » (trois injections à un mois d’intervalle suivies d’un rappel entre 16 et 18 mois), par un schéma simplifié « 2+1 » comportant deux injections aux âges de 2 et 4 mois, suivies d’un rappel avancé à l’âge de 11 mois pour ces cinq valences ; l’avancement à l’âge de 11 mois des rappels contre l’hépatite B (VHB) et contre les infections invasives à pneumocoque (PnC), selon le schéma de vaccination 2, 4, 11 mois ; l’administration de la première dose de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) pour tous les enfants à l’âge de 12 mois, quel que soit le mode de garde en dehors de période épidémique, la seconde dose étant recommandée entre 16 et 18 mois ; la vaccination contre les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C est quant à elle recommandée à l’âge de 12 mois (en co-administration possible avec la première dose de ROR). Chez l’enfant et l’adolescent : un rappel contre la coqueluche (Ca) à l’âge de 6 ans, qui est désormais recommandé avec celui déjà prévu à cet âge là contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite ; un rappel contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite entre 11 et 13 ans avec désormais des concentrations réduites d’anatoxine diphtérique et d’antigènes coquelucheux (dTcaP) ; ce rappel peut être co-administré avec l’une des trois doses de la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) recommandée chez les jeunes filles entre 11 et 14 ans. Mais aussi chez l'adulte : les rappels contre la diphtérie à dose réduite en anatoxine, le tétanos et la poliomyélite (dTP) se font désormais à âge fixe et non plus à des intervalles de temps (anciens rappels « décennaux »). Compte tenu des données disponibles sur la durée de protection, ceux-ci sont recommandés aux âges de 25, 45 et 65 ans. Puis, compte tenu de l’immunosénescence au-delà de 65 ans, un intervalle de 10 ans est recommandé entre chaque rappel, soit à 75, 85 ans... un rappel contre la coqueluche à dose réduite en antigènes coquelucheux, en complément de la stratégie de cocooning, est recommandé à l’âge de 25 ans (dTcaP).

    Lire la suite
  • Prévention du cancer du col de l'utérus chez les jeunes filles : ce qu'il faut savoir

    Ces informations sur la vaccination anti-HPV dans le cadre de la prévention du cancer du col de l’utérus vous concernent particulièrement si vous êtes une jeune fille de 11 ans à 19 inclus. Si vous êtes parent d’une jeune fille concernée, lisez les informations avant de lui transmettre le document. Vous pourrez ainsi en parler ensemble.

    Lire la suite
  • Calendrier des vaccinations de l'enfant et de l'adolescent (2011)

     Calendrier vaccinal officiel des vaccinations obligatoires et recommandées chez l'enfant et l'adolescent. Publié par le BEH du 22.03.2011

    Lire la suite
  • Hépatites : je comprends pourquoi et quand me faire vacciner

    5 000 nouvelles contaminations par le virus de l’hépatite B surviennent tous les ans en France, alors qu’il existe un moyen sûr et efficace de se protéger : la vaccination.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale