Le site du Docteur Christophe CHASSAIN

Ophtalmologie
Conventionnement : Secteur 1
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Le jour de l'opération

 Il n’est pas nécessaire d’être à jeun le matin de l’opération : On peut prendre un petit déjeuner - EXCLUSIVEMENT LIQUIDE : thé, café, sucré ou non, jus de pomme, jus d’orange sans pulpe (Pas de tartine…) - SANS CORPS GRAS : pas de lait +++, ni chocolat, ni beurre - SANS REMPLIR l’ESTOMAC de façon excessive. Par ailleurs il faut absolument prendre tous ses médicaments habituels le matin de l'opération ( comme le soir d'ailleurs), en particulier les médicaments pour la tension artérielle+++. En cas de diabète insulinodépendant, il est préférable de ne pas prendre une insuline rapide avant de passer au bloc opératoire: (on fait l'injection juste après) c'est le seul cas où l'on ne prend pas son traitement habituel. Le patient arrive à la clinique entre 7H et 10H30 : cela permet de proposer une opération tôt dans la matinée aux premiers arrivés, en cas de stress important ou de diabète par exemple. Inversement, les patients qui ne sont pas des « lève tôt » ou qui viennent de loin peuvent arriver plus tard.

Après avoir procédé à son inscription à l’accueil de la clinique, le patient est admis le plus souvent en service ambulatoire : on lui donne une tenue de bloc opératoire ainsi qu’un calmant type Atarax  (sauf antécédent d’apnées du sommeil, ou personne très âgée, ou non stressée).

 

Une petite capsule (Mydriasert) est mise en place dans le cul de sac inférieure de la conjonctive : elle permet de dilater la pupille en libérant des principes actifs dans les larmes (mydriaticum et néosynéphrine) : cette dilatation met 45 minutes à agir, d’où la nécessité d’arriver suffisamment tôt à la clinique.

 

Tous les patients seront opérés dans la matinée. Les 3 ou 4 premiers patients sont revus (et peuvent sortir) avant le repas de midi. Les suivants sont examinés vers 14 H avec une sortie de la clinique vers 15 H. Il faut savoir qu’on peut attendre un peu avant de passer au bloc : ne pas s’impatienter inutilement…

 

Le patient est donc appelé au bloc opératoire, il est transféré dans un brancard qui peut servir de table d’opération. Là encore il se peut qu’il attende un peu…

 

Puis on vient le chercher pour l’installer dans la salle d’opération

 

La panseuse ou le chirurgien l’installe correctement en position allongée, jambe légèrement pliées (si mal de dos) ou position légèrement proclive (si tendance à tousser), la tête positionnée dans une petite gouttière.

 

La panseuse met une goutte anesthésiante dans l’œil à opérer puis elle fait un 1 champ antiseptique (Bétadine le plus souvent, sauf en cas d’allergie), à la fois au niveau de la peau et des culs de sac conjonctivaux. C’est un moment où l’œil pique un peu et c’est normal.

 

A pa rtir de ce moment là, le patient ne doit pas parler ni tousser (si possible) de façon à ne pas contaminer le site opératoire.

 

Après au moins 2 minutes de contact, le chirurgien qui est habillé de façon stérile effectue un 2eme badigeonnage avec à nouveau un lavage des culs de sac conjonctivaux.

 

Puis après au moins 2 minutes, il place un champ qui va isoler l’œil des voies aériennes du patient : celui ci peut alors parler s’il le désire.

 

Le chirurgien isole les cils du patient avec des steri-strips et/ou un champ collant type Tegaderm qu’il ouvre pour avoir accès à l’œil.

 

C’est à ce moment là qu’il place sur l’œil à opérer un gel anesthésiant très efficace, et qui va enlever tous les picotements pouvant être ressentis jusqu’alors.

 

Le chirurgien met en place un petit écarteur à paupière (Blepharostat) qui va aider le patient à maintenir l’œil ouvert : on peut cligner, et il faut simplement ne pas « forcer » pour fermer les yeux (sinon l’œil remonte sous la paupière supérieure et n’est plus visible…)

 

Puis on allume la lumière du microscope opératoire : celle-ci peut être éblouissante (on peut diminuer l’intensité) mais cela contribue à ne rien voir d’autre que de jolies couleurs pendant l’opération (on ne voit jamais les instruments…)

 

L’opération va durer 10 minutes en moyenne (5 minutes parfois mais on peut aussi avoir des cas plus compliqués nécessitant 20 à 30 minutes…).

 

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Il ne faut pas avoir trop peur de bouger : c’est normal de ne pas pouvoir rester immobile..Il faut seulement pouvoir réagir à des ordres simples comme « regarder droit devant » ou quand l’œil est bien comme il faut : « mémoriser la position de votre œil ». Cette opération nécessite une certaine coopération : le patient ne doit pas forcer pour fermer les yeux, et il doit avoir une certaine capacité d’écoute et de concentration pour répondre aux ordres simples qui lui sont donnés.

 

Une fois que l’intervention commence, le plus souvent, même les sujets les plus craintifs réalisent que rien ne leur fait mal : leur capacité de self-control va donc rapidement s’améliorer (une sensation de pression peut être ressentie chez certains sujets à l’entrée de l’irrigation, mais là encore on peut rendre l’opération quasi indolore même chez ces personnes très sensibles, en baissant la perfusion…)

 

 

 

Les temps principaux

 

Incision en cornée claire périphérique avec un couteau pré-calibré de 2.2 mm

 

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Un produit visco-elastique regonfle la chambre antérieure de l’œil

 

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La capsule antérieure du cristallin est ouverte en un cercle = le capsulorhexis

 

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Hydrodissection qui sépare l’enveloppe de l’intérieur du cristallin

 

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La phacoémulsification du noyau se fait à l’aide d’une sonde permettant à la fois  d’irriguer, de casser le noyau avec des ultra sons, et d’aspirer les débris

 

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Le lavage des masses permet grâce à une sonde plus fine de simplement aspirer le cortex qui se trouve autour du noyau

 

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Puis le sac étant vide on peut mettre un implant que l’on injecte le plus souvent à l’aide d’un injecteur, on le glisse par le capsulorhexis, et il tient dans le sac capsulaire comme s’il était clippé (son diamètre hors tout est bien plus grand que le diamètre du capsulorhexis)

 

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Aucun point n’est nécessaire habituellement sur l’incision de cornée : on effectue une hydro-suture en infiltrant les berges de l’incisions avec de l’eau. (Si l’étanchéité n’est pas satisfaisante, il n’est pas anormal de mettre 1 point voire davantage s’il le faut)

 

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En fin d’intervention, on place une coque transparente, fixée avec un sparadrap, que l’on enlèvera à la visite post opératoire avant la sortie de la clinique. Le patient est ramené dans sa chambre puis il s’habille et vient effectuer une consultation post opératoire avant sa sortie de la clinique en début d’après midi.

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