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Je connais les risques associés au SLAM

Le SLAM associe la consommation de drogues injectables à la pratique sexuelle. La dépendance est rapide et très forte et les risques importants sont souvent méconnus des usagers.

Qu’est-ce que le SLAM ?

Le SLAM consiste à s’injecter plusieurs drogues, souvent en complément de produits de stimulation d’érection et généralement dans un contexte de performances sexuelles. Le produit slammé peut être de la cocaïne ou de la métamphétamine mais, le plus souvent, il s’agit de drogues de synthèse moins onéreuses de la famille des cathinones : méphédrone et ses dérivés, NRG1, NRG2, NRG3, 4-MEC, MDPV, etc., appelés « meph ».

Est-ce qu’une consommation occasionnelle est risquée ?

Les effets secondaires de la prise de méphédrone et de ses dérivés peuvent être présents dès les premières consommations. Ils vont de manifestations assez bénignes comme des maux de têtes ou des sueurs, jusqu’à des troubles du comportement plus ou moins graves : anxiété, sentiment de persécution, attaque de panique, bouffées délirantes, agressivité envers les autres ou envers soi-même.

Des cas de décès probablement dus à la consommation d’une dose de produit supérieure à celle que le corps peut supporter (overdose) ont été constatés.

Quels risques sont liés au mode de consommation ?

Si vous pratiquez votre injection dans de mauvaises conditions d’hygiène ou si vous partagez votre matériel (matériel de préparation ou seringue) avec un autre slammeur, vous pouvez être infecté par une bactérie ou un virus. Les risques sont alors des abcès locaux, des septicémies, des infections cardiovasculaires ou la transmission de virus comme le VIH ou ceux des hépatites B ou C.

 

Le risque de transmission de virus comme le VIH ou ceux des hépatites B ou C est élevé. Plus le nombre d’injections est important, plus vous prenez des risques. Il est conseillé d’avoir des kits stériles et des préservatifs.

 

Le fait d’être souvent initié par un consommateur qui pratique l’injection à votre place et le nombre très important d’injections au cours d’une soirée favorisent la prise de risque lors de ces injections.

Le risque de transmission de virus comme le VIH ou ceux des hépatites B ou C est élevé. Plus le nombre d’injections est important, plus vous prenez des risques. Il est conseillé d’avoir des kits stériles et des préservatifs.

Est-ce que je peux faire une mauvaise expérience ?

La « descente », lorsque l’effet de la substance diminue, est parfois très difficile, avec maux de tête, grande fatigue, troubles de la concentration, palpitations et sensations de décharge dans le cerveau. Dans les jours qui suivent le slam, vous vous sentirez peut-être particulièrement triste, angoissé, dépressif, sans aucune volonté et sans énergie. Vous pourrez aussi passer plusieurs jours sans dormir, sans boire et sans manger.

Puis-je devenir dépendant ?

Les premières pratiques de SLAM ont généralement pour but de désinhiber et stimuler sa sexualité, notamment lors de pratiques de type SM, fist-fucking, avec de multi-partenaires, lors de marathons sexuels de plusieurs heures ou jours. La dépendance au produit peut cependant apparaître très vite, avec un phénomène de « craving » caractérisé par une envie irrépressible de consommer. Cela peut vous conduire à consommer régulièrement, même en dehors de toute activité sexuelle. Vous aurez aussi envie d’augmenter les doses pour obtenir le même effet, ce qu’on appelle phénomène de tolérance ou d’accoutumance.

Quels sont les risques si je consomme régulièrement ?

L’usage régulier peut engendrer une dégradation physique et psychique très rapide caractérisée par une perte de poids, un repli sur soi et une désocialisation. Des liens amicaux restreints aux autres consommateurs, un manque d’intérêt pour tout autre activité, une perte de la notion du temps, des retards ou absences au travail, une perte d’emploi et, parfois, une mauvaise observance de vos traitements seront associés à votre consommation. En outre, l’impact sur votre désir et votre activité sexuelle peut rapidement passer du positif au négatif.

Comment puis-je réduire mes risques ?

Il est préférable de vous abstenir car toute consommation vous expose à des risques. Si vous consommez, vous pouvez néanmoins tenter de réduire ces risques.

  • Ne consommez jamais seul.

  • Injectez-vous une petite quantité pour en connaître les effets, notamment s’il s’agit de la première fois.

  • Evitez les mélanges, notamment avec de l’alcool, des médicaments ou d’autres drogues illicites.

  • Respectez une bonne hygiène : se laver les mains, désinfecter la zone d’injection, etc.

  • Ne partagez pas votre matériel d’injection (seringue, récipient, garrot, etc.) et ne le réutilisez pas plusieurs fois.

  • Procurez-vous du matériel stérile dans les centres spécialisés, les unités mobiles, les pharmacies ou les automates.

Cliquez ici pour connaître les dispositifs de réduction des risques mis à votre disposition.

  • Protégez-vous des maladies sexuellement transmissibles.

  • Après avoir consommé, ne pratiquez pas d’activité à responsabilité ou à risque, notamment ne conduisez pas.

  • Si vous souffrez d’une maladie chronique, physique ou psychique ou si vous suivez un traitement, parlez de votre consommation à votre médecin.

J’ai envie de me faire aider

De nombreuses aides sont à votre disposition :

  • Des sites internet qui vous informent et répertorient les structures d’accueil par départements.

  • Des structures d’accueil où vous pourrez rencontrer des professionnels spécialisés dans la réduction des risques, la santé sexuelle ou la prise en charge des dépendances.

  • Des numéros de téléphone gratuits qui vous offrent une écoute 7jours sur 7.

Cliquez ici pour connaître les aides mises à votre disposition.

Vous pouvez aussi en parler à votre médecin généraliste qui saura vous orienter vers une structure adaptée.

La pratique du SLAM augmente le risque de co-infection VIH/Hépatite C. Il est important pour un slammeur de respecter à la fois les règles du sexe à moindre risque et celles de la réduction des risques pour les usagers de drogues.

Cabinet médical du Dr Cornanguer

8 rue de De Jarente ,
75004 Paris, France

Contacts

  • Fixe : 01 42 76 03 63
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