NORD CHIRURGIE Drs Arnalsteen, Denimal et Lamblin

Chirurgie de la vésicule biliaire

 L'ablation de la vésicule biliaire est une intervention chirurgicale très fréquente, qui seule permet de traiter de façon définitive les calculs qui peuvent y être présents.  

La vésicule biliaire est un réservoir relié au canal appelé cholé­doque, qui dirige la bile sécrétée par le foie vers l'intestin. Elle stocke la bile et l'évacue au moment des repas par l'intermédiaire du canal cystique qui se jette dans le cholédoque. Vésicule, canal cystique et cholédoque sont des constituants des voies biliaires.

 Lorsque la vésicule biliaire se vide mal, la bile stagne et a ten­dance à former des calculs qui peuvent être à l'origine de nau­sées ou de douleurs abdominale liées à la distension des voies biliaires (colique hépatique).

 Les calculs entraînent parfois des complications plus graves : inflammation et infection de la vésicule (cholécystite), passage d'un calcul dans le cholédoque (risque d'ictère ou jaunisse), infection des voies biliaires (angiocholite) ou inflammation du pancréas (pancréatite).

Les méthodes de traitement médical des calculs vésiculaire (médicaments destinés à dissoudre certains types de calcul ou destruction des calculs par onde de choc) n'ont que peu d'indi­cations car leur efficacité est inconstante et souvent transitoire. Ils ne sont proposés que dans certains cas chez des malades présentant un risque opératoire très élevé.

Le traitement de référence est l'ablation chirurgicale de la vési­cule biliaire ou cholécystectomie (enlever les calculs en laissant la vésicule en place exposerait en effet à un risque de récidive très important). Il est inutile d'enlever la vésicule biliaire lorsque les calculs sont asymptomatiques, c'est-à-dire en l'absence de douleur biliaire caractérisée ou de complications sauf si ces calculs sont très petits avec un haut risque de migration dans le cholédoque.

D'autres indications beaucoup plus rares de la cholécystectomie sont les malformations et les tumeurs de la vésicule biliaire.

Le plus souvent, l 'opération de la vésicule biliaire se fait par laparoscopie, c'est-à-dire sans grande incision de l’abdomen. Une injection de gaz dans l'abdomen à l'aide d'une aiguille permet ensuite d'introduire 4 conduits (ou trocarts) par de petites incisions de 0,5 à 1 cm. Une mini-caméra positionnée à l'intérieur de l'ab­domen retransmet les manipulations des instruments qui sont commandés de l'extérieur de l'abdomen par le chirurgien.

Dans certaines formes compliquées, il est nécessaire de recourir à une ouverture abdominale plus large, médiane ou sous-costale droite de 7 à 10 cm de long (laparotomie). Elle est décidée d'em­blée, dans les situations où la laparoscopie est contre-indiquée (cirrhose, maladie de la coagulation, insuffisance cardiaque, in­fection grave...), ou parfois au cours d'une laparoscopie du fait des constatations opératoires ou de difficultés techniques (on parle alors de conversion).

Comme avant toute anesthésie générale, la consultation obliga­toire avec un médecin anesthésiste permet de préciser notam­ment les médicaments à arrêter provisoirement (anticoagulants, anti-inflammatoires...).

Il faut rester à jeun à partir de minuit la veille de l'opération si celle-ci est programmée le matin. On reste à jeun après un petit déjeuner léger avant 8H00 si l’intervention est prévue l’après-midi.

L'intervention dure généralement moins d’une heure mais peut se prolonger encas de difficultés opératoires. Une radiographie des voies biliaires est réalisée pendant l’intervention pour vérifier l’absence de calculs dans la voie biliaire principale et l’absence d’anomalie anatomique.

Des douleurs des épaules au réveil sont possibles. Elles sont provoquées par la persistance d'une petite quantité de gaz dans l'abdomen : il est sans danger et se résorbe en quelques jours. Peuvent également survenir des nausées, des vomissements, ou des douleurs abdominales qui seront facilement soulag és.

Les risques plus sérieux liés à la chirurgie de la vésicule biliaire sont : un saignement durant l'intervention, une plaie ou un ré­trécissement du cholédoque, une plaie digestive, une mauvaise tolérance respiratoire ou cardiaque de l'intervention. La laparos­copie comporte également des risques spécifiques exceptionnels comme le passage de gaz dans un gros vaisseau.

Cependant la cholécystectomie est une intervention très fréquente et bien standardisée dont les complications graves sont rares.

La durée de l'hospitalisation est habituellement courte, de 72 heures en cas de laparoscopie, plus longue en cas d'ouverture de la paroi abdominale. La reprise alimentaire est rapidement progressive en évitant l’excès de corps gras dans l’alimentation pendant un mois. La vésicule biliaire n'est pas indispensable à la digestion et l'ali­mentation sera le plus souvent normale à distance de son ablation. Une dilatation modérée du cholédoque viendra compenser l’absence de la vésicule.

Hôpital privé La Louvière

69 rue de la Louvière ,
59800 LILLE, France

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  • Fixe : 03 20 06 42 31
  • Fax : 03 20 31 76 01
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