Cabinet Esthétique Cynanthus, traitements Lasers Médicaux (Pour info: le cabinet d'ostéopathie de Laurent Pujol a déménagé)

Contenu et déroulement d'une séance Laser

L'image d'un acte de laser d'épilation facile et sans danger est largement véhiculé par les médias et certaines professions non médicales souhaitant une libéralisation d'actes médicaux vers le secteur commercial.

 

Les séances lasers qui suivent la consultation laser initiale comportent une série d'étapes

indispensables à la bonne prise en charge des patientes et patientes. Il s'agit d'une obligation

déontologique majeure qui incombe à tous les médecins respectueux du code de déontologie.

 

C'est la raison pour laquelle l'acte laser doit rester un acte médical réalisé par un docteur en

médecine ou en chirurgie. Cet article a pour but de décrire les étapes essentielles de la

consultation et de la séance laser afin que les patients puissent s'orienter et choisir en

connaissance de cause.

 

L'image d'un acte de laser d'épilation facile et sans danger est largement véhiculé par les

médias, ainsi que par certaines professions non médicales souhaitant une libéralisation d'actes médicaux

vers le secteur commercial. Certains professionnels de santé considèrent également l'épilation

comme un acte banal, finalement délégable sans risque, alors que la réglementation et la loi les

obligent à une prudence et à des soins attentionnés. Ne pas examiner un patient avant

une séance laser et le confier à un opérateur non médecin dans la foulée est considéré comme

une faute professionnelle passible des juridictions ordinales, civiles et pénales.

 Le médecin doit apporter un soin attentif et consciencieux lors de chaque séance d'épilation. Si la délégation à des opératrices non médecin n'est pas strictement interdite, la consultation médicale avec le

médecin est OBLIGATOIRE lors de TOUTE SEANCE LASER pour éviter toute FAUTE

PROFESSIONNELLE condamnable.

 

Avant de toucher aux machines, le médecin doit vérifier les choses suivantes :

Interroger la patiente sur la tolérance de la séance précédente. Si c'est la première séance

d'épilation, il en profitera pour demander si le test localisé n'a pas posé de difficulté. Il devra

analyser la zone de test à la recherche d'une contre-indication ou d'une complication puisque le

test a été réalisé à cette fin. S'il y a déjà eu des séances, le praticien interrogera la patiente sur

l'évolution dans les heures et jours qui ont suivi le dernier soin laser: y-a-il eu suintement ? y

a-t-il eu hématome ou saignement ? combien de temps ont duré l'oedème et la rougeur ? y

a-t-il eu brûlure ou 'cloque' ? est-ce que la peau a changé de couleur depuis ?

Interroger les patients

sur le résultat des séances précédentes: le professionnel de santé

recherche des critères d'efficacité ou de résistance au traitement : tous les poils sont-ils tombés

? combien de temps ont-il mis à tomber ? comment s'est effectuée la repousse et au bout de

combien de temps ? le poil repousse-t-il plus fin ? plus clair ? plus lentement ?

Interroger la patiente à la recherche d'une contre-indication nouvelle : y a-t-il un nouveau

traitement en cours ? une exposition au soleil depuis la dernière séance et depuis

combien de temps a-t-elle cessé ? réalisation de séances d'UV ? prise de

vitamine A ou de carotène ? utilisation d'auto-bronzant depuis la dernière séance ? infection de la peau entre les séances (abcès, furoncle, poussée d'herpès... ?) grossesse en cours ?

Examiner la patiente

sur les zones lasérisées à la recherche d'une complication ou d'un effet secondaire: le médecin lasériste doit examiner les zones lasérisées dans le cadre d'une épilation définitive à la recherche d'une complication de type :

- brûlure

- hyperpigmentation post inflammatoire

- dépigmentation transitoire ou définitive spontanée ou post brûlure

- leucotrichie

- cicatrice atrophique, hypertrophique, chéloïde

- stimulation d'un duvet

- stimulation paradoxale

 

La découverte d'effets secondaires peut conduire à la modification de la stratégie thérapeutique,

au report ou à l'arrêt des séances. Il est donc essentiel d'avoir un examen médical pour éviter

d'aggraver ce type de complications. Même si elles sont rares, le médecin a le devoir de vérifier

à chaque séance.

 

Examiner la patiente

sur les zones lasérisées à la recherche d'une contre indication: le médecin doit analyser cliniquement la zone à épiler à la recherche d'une contre-indication locale. Une infection cutanée en évolution, bactérienne ou virale (herpès, zona) doit par exemple conduire à reporter la séance laser jusqu'à la guérison. La présence d'une hyperpigmentation liée à la séance précédente peut nécessiter un report de la séance ou une modification de la façon de traiter. La recherche d'un piercing récent fait partie des points à

examiner pour éviter de tirer au laser sur une peau lésée. On attend, dans ce cas, la

cicatrisation complète ou on évite la zone en cicatrisation. Enfin, le praticien recherche la

présence d'un nouveau tatouage qui empêcherait un passage du laser (risque de brûlure).

 

Au passage, le médecin vérifie que la peau n'est pas recouverte de fond de teint, de

maquillage, ou toute autre substance susceptible d'interagir de façon dangereuse avec le laser.

Le cas échéant, il procédera à un démaquillage. Il vérifiera aussi que le poil a bien été rasé dans le cadre de la préparation de la peau. Un poil court réagit mieux au laser (moins de séances), fait moins mal, limite le risque de brûlure en surface.

 

Examiner la patiente

sur les zones lasérisées à la recherche d'une résistance ou d'une inefficacité. Il s'agit d'un des points clés de l'examen clinique. Il n'est pas déontologique et pas professionnel de reconduire un traitement dont on sait qu'il n'est pas efficace dans la mesure où ceci revient à faire courir un risque sans bénéfice thérapeutique. Il est important de savoir qu'en cas d'inefficacité incomplète avec un laser, il est parfois intéressant de changer de technologie laser pour préserver les chances de succès chez la patiente. Trop attendre sur une technologie qui ne fonctionne pas ou mal risque de faire perdre des chances à la patience (le poil devenant

de moins en moins réceptif à chaque séance - miniaturisation), ce qui n'est pas ce que l'on recherche.

 

Donc le médecin recherchera les critères d'efficacité suivants :

- poils de plus en plus fins

- poils de plus en plus rares

- poils de plus en plus clairs

- épilation de moins en moins douloureuse avec des paramètres identiques

et les critères de résistance :

- absence de ralentissement de la pousse d'une séance à l'autre

- absence de chute de tout ou partie des poils dans les jours qui suivent la séance

- absence de réaction de rétraction du poil lors de l'impact laser (souvent les blonds,

châtains clair, roux, blancs...)

- stimulation d'un duvet

 

Donner son avis

et des conseils sur l'évolution en cours : l'examen clinique de la zone analysée doit toujours conduire, quand c'est possible, à l'information de la patiente. Le médecin doit pouvoir indiquer si l'évolution est normale ou non, s'il rencontre des difficultés et comment il envisage la suite des soins. Ces conseils professionnels permettront à la patiente de faire des choix sur son épilation et de les faire de façon éclairée. Le fait de bien informer les patientes permet, le plus souvent de lever bien des malentendus ou des sources d'anxiété.

 

Régler le laser et le refroidissement :

proposer de reconduire ou de modifier les paramètres antérieurs du laser et régler la machine. Cette étape constitue le déroulement naturel de la consultation médicale. Il est impossible de proposer un réglage adapté à la peau et au poil de la patiente si l'on n'a pas, au préalable, examiné celle-ci. Le réglage ou la prescription d'un réglage est un acte médical non réalisable par un non médecin. C'est une erreur et une faute professionnelle de confier le réglage de la machine à un opérateur. Le praticien doit régler lui

même la machine ou faire une prescription à un opérateur qui a reçu la formation pour effectuer

le réglage et le contrôler. Si l'acte est délégué, le balayage peut parfois nécessiter une

modification des réglages sur certaines zones plus fragiles: auquel cas, la prescription du

médecin devra être détaillée pour l'opérateur de balayage qui ne peut, de lui-même, décider de

changer les paramètres de fluence d'un laser en cours de traitement.

 

Réalisation du balayage proprement dit :

le médecin ou l'opérateur laser (par tolérance et imprécision de la loi) peut,

à ce moment seulement, débuter le traitement laser. I l s'agit de déplacer le spot laser de

proche en proche, de façon jointive, sur toute la surface à épiler.

Le balayage est directement dépendant de la surface de la zone, les grandes surfaces prenant

évidemment plus de temps de traitement. Pendant tout le temps de l'épilation, le médecin ou

l'opérateur doit contrôler les points suivants :

- fonctionnement du refroidissement tout au long de la procédure. Un refroidissement

tombant en panne doit conduire à l'arrêt immédiat de la procédure. Il est intéressant que le

médecin procède au traitement pour détecter ce point rapidement.

- absence de douleur anormale au balayage (qui pourrait traduire un surdosage local ou un

mauvais fonctionnement du matériel)

- réaction de la peau à chaque impact à la recherche d'une réaction anormale de type

brûlure

- vérification à tout moment que le personnel de la pièce et le patient sont protégés par les

lunettes adaptées

- examen de la peau en temps réel à la recherche du 'end-point' (ou 'témoin d'efficacité') :

l'érythème oedème qui traduit une bonne action du laser d'épilation définitive.

- le contournement des grains de beauté (naevii), des zones infectées si elles existent, des

zones tatouées, des muqueuses. Il est intéressant que le médecin procède au traitement car

lui seul dispose de la qualification pour diagnostiquer la lésion qu'il faut éviter. L'opérateur

n'ayant pas de formation médicale n'est pas à même de reconnaître sans faille une lésion à

contourner où une lésion sur laquelle le laser peut passer sans risque.

Certaines spécialités médicales

tentent de faire croire que les médecins généralistes, les angiolog ues,

les médecins esthétiques n'ont pas la qualification pour reconnaitre les lésions bénignes

ou malignes et pourraient faire courir un danger aux patients. Il s'agit d'une contre-vérité non

déontologique. Tous les médecins ont reçu une formation de base identique lors de leur

cursus, le dépistage et le diagnostic des lésions dermatologiques n'est pas le monopole de telle

ou telle spécialité, fort heureusement pour la santé publique. Le conseil de l'ordre des

médecins, les organismes de sécurité sociale, le législateur accordent toute leur confiance sur

la reconnaissance de lésions par les médecins généralistes, pivots de soins. Il convient de

savoir que dans le doute sur une lésions suspecte, le lasériste évitera de toute façon de

toucher la lésion et adressera, de façon confraternelle, le patient au confrère spécialiste pour

examen approfondi.

 

Vérification en fin de séance que la surface a bien été traitée :

 

Le médecin effectue le contrôle de la bonne épilation de la zone en fin de traitement. Il corrige éventuellement les oublis.

Application de crème corticoïde ou simplement apaisante (ou les deux) en fin de séance: il est

recommandé de protéger la peau assez rapidement après une séance de laser. L'application

d'une crème à base de corticoïdes immédiatement après l'acte laser permet généralement de

limiter l'inconfort et de réduire la durée de l'érythème péri-folliculaire. L'application d'une crème

apaisante de type Biafine® est bénéfique. Elle sera volontiers prescrite pendant les quelques jours suivant l'épilation laser. Il est de bon ton de conserver ces crèmes au réfrigérateur car l'application d'une crème froide est généralement très appréciée des patientes qui ont subi le 'feu' du laser.

 

La consultation se termine généralement par des conseils médicaux :

- nécessité de ne pas s'exposer au soleil dans les semaines qui suivent

- précautions à respecter vis à vis d'autres soins esthétiques ou agressifs pour la peau

- hydratation et apaisement de la peau dans les jours qui suivent

- estimation de la date de la prochaine séance et programmation de celle-ci

- conseils et information sur l'évolution possible, normale ou anormale, dans les jours suivant

l'épilation

- prescription médicale de crème apaisante et éventuellement d'une crème anesthésiante

pour la séance suivante en cas de zone sensible

 

Tenue du dossier médical

Enfin, et c'est particulièrement important dans la prise en charge de tout patient sur le plan

thérapeutique comme sur le plan de la sécurité, le médecin doit noter les éléments importants dans le dossier médical papier ou informatisé afin de garder une trace de la séance, de son déroulement, des

éventuelles difficultés ou complications, des prescriptions faites, et bien entendu des

paramètres (fluence, temps de pulse, diamètre de spot laser) utilisés. Sans ces informations, le

suivi de qualité et l'adaptation des séances dans l'intérêt du patient devient impossible et donc

reste source de mauvaise qualité, mauvaise efficacité ou même échec. Le dossier médical est

le seul à faire foi en cas de contentieux ou de réclamation. La tenue d'un dossier médical est une

obligation pour le professionnel de santé, même - et surtout - en esthétique. C'est aussi la

possibilité pour le patient de la consulter ou de demander au médecin lasériste de transmettre

les données à un autre lasériste en cas de déménagement, pour con tinuer un traitement optimal.

Il est de bon ton, sur le plan confraternel, sauf opposition de la patiente, que le médecin

lasériste tienne le médecin traitant informé des évolutions du traitement de sa patiente.

 

Laurent PUJOL, Ostéopathe, a déménagé au 5 rue des Frères Leca, 98800 Magenta. Vous pouvez le joindre au +687 26 10 09

2 rue Edouard PENTECOST ,
Domaine Tuband,
98800 Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Contacts

  • Fixe : +687 27 77 27
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

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