Centre d'Assistance Médicale à la Procréation de Bretagne Sud Lorient
Nous voulons avoir un enfant avec le moins de risques possibles. L'homme est séropositif. - Centre d'Assistance Médicale à la Procréation de Bretagne Sud Lorient - Docvadis

Nous voulons avoir un enfant avec le moins de risques possibles. L'homme est séropositif.

Vouloir un enfant malgré le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est aujourd’hui un projet légitime et réalisable. Cela implique toutefois une réflexion, la connaissance partagée de vos sérologies et le risque de contamination pour la future mère.

Quels sont les risques d’une conception naturelle ?

  • Le virus du père ne peut pas se transmettre au futur embryon, mais un rapport non protégé peut contaminer la future mère.

 Comment peut-on concevoir un enfant sans risque ?

  • Une grossesse peut être envisagée à condition d’avoir recours à une insémination. Elle peut être pratiquée dans un centre de PMA (procréation médicale assistée).
  • La façon la plus prudente d’éviter la contamination de la mère, c’est de proposer au futur père porteur du virus « le lavage de son sperme ». Cette technique permet d’obtenir une quantité de sperme débarrassé du virus pour l’utiliser ensuite lors de l’insémination.
  • En cas d’échec de l’insémination, l’équipe médicale pourra vous proposer une autre technique de procréation : la FIV ( fécondation un vitro où ovules et spermatozoïdes sont mis en contact en dehors du corps) ou une ICSI (micro-injection d’un spermatozoïde dans un ovule). On obtient ainsi un ou plusieurs embryons qu’on implante dans l’utérus.
  • Attention, la fertilité féminine baisse rapidement à partir de 35 ans chez toutes les femmes et les centres de procréation assistée ne répondent pas au désir d’enfant au-delà de 42 ans, le taux de succès étant trop faible.

 Quels examens devra faire la future mère ?

  • Un test VIH (il est systématiquement demandé) et un dépistage de l’hépatite B et de l’hépatite C, ainsi qu’une sérologie de la syphillis
  • Un contrôle gynécologique : échographie de la région pelvienne et radiographie des trompes et de l’utérus.
  • Un dosage d’hormones dans le sang pour apprécier la fonction ovarienne

 Quels examens devra faire le futur père ?

  • Une analyse du sperme : nombre de spermatozoïdes, morphologie, mobilité et recherche de cellules anormales.
  • Un contrôle médical évaluant son état de santé.
  • Un bilan biologique (sang et sperme) évaluant la charge virale dans le sperme.
  • La présence du virus dans le sperme est liée au stade de l’infection et du déficit immunitaire. La charge virale dans le liquide séminal doit être non détectable ou basse. Elle doit être égale à zéro dans la préparation de spermatozoïdes obtenue après lavage du sperme. L’infection doit être parfaitement contrôlée. Une partie du sperme recueilli fera l’objet d’une analyse virologique et l’autre sera congelée Elle pourra être utilisée si la recherche du virus est négative.
  • Attention : l’absence de détection du virus dans le sang ne signifie pas son absence dans le sperme. La quantité de virus peut varier chez un même homme d’un prélèvement à l’autre.

 Que se passe-t-il si la charge virale est trop importante ?

  • Au cas où la charge virale spermatique est supérieure à 10 000 copies/ml, le risque de transmission pour la mère n’est pas suffisamment maîtrisé. On envisage alors des moyens de la réduire par un traitement médical mieux adapté.

 Comment procéder si le futur père souffre d'une infection opportuniste ?

  • La paternité est déconseillée lorsqu’il y a une maladie opportuniste.
  • Celle-ci doit d’abord être traitée.

 Comment traverser l’épreuve de la PMA ?

  • Des entretiens psychologiques vous seront proposés pour vous permettre d’analyser votre désir d’enfant et d’éventuelles difficultés (craintes liées à l’infection, aux investigations demandées ou à la technique de procréation…).

 Comment se passe le suivi de grossesse ?

  • Enceinte, vous devrez faire vérifier votre sang à 2 semaines, à 3 mois et à 6 mois de grossesse, et au moment de l’accouchement.
  • Si la dernière sérologie est négative, vous n’aurez plus besoin de suivi spécialisé.

 


Les consignes qui suivent feront prochainement l'objet de nouvelles recommandations. Nous vous invitons à en parler avec l'équipe médicale qui vous suit

Pour être père tout en étant séropositif, il faut :

  • Avoir un suivi régulier pour son infection au VIH-1.
  • Ne pas souffrir d’une maladie opportuniste.
  • Avoir des taux de CD4 supérieurs à 200/mm3, à deux reprises dans les 4 mois qui précédent la demande.
  • Avoir une charge virale plasmatique stable sans augmentation supérieure à 0,5 log10 (x 5), pendant les 4 mois qui précèdent la demande.
  • Avoir une charge virale du liquide séminal : < 10 000 copies/ml.

 

 

 

 

Pole femme mère enfant du CHBS, Laboratoire BIOLOR


Service d' AMP 1er étage PFME , Laboratoire BIOLOR, Rue Louis Guiguen ,
56100 Lorient, France

Contacts

  • Fixe : 0297069285
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