Centre Hospitalier J.E. Techer - Service d'AMP

Foire aux questions

LE TRAITEMENT

  • J’ai eu un petit saignement, puis les règles se sont arrêtées et ont repris 2 jours plus tard : quel jour dois-je considérer comme mon premier jour du cycle ?

De nombreuses femmes ont un petit saignement avant les règles, et il est parfois difficile de dire si les règles ont débuté. On considère généralement dans ce cas que le premier jour est celui où les règles sont abondantes. Commencer le traitement de stimulation avant le vrai début du cycle n’est pas grave, mais toutes les injections faites avant les vraies règles ne serviront à rien.

  • L’infirmière m’a fait toutes les piqûres du côté droit, est-ce que mon ovaire gauche va bien répondre au traitement ?

Les produits injectés par voie sous-cutanée n’agissent pas directement : ils diffusent d’abord dans le sang et agissent partout dans l’organisme de la même façon. L’endroit de l’injection n’a aucune influence sur le résultat.

  • L’infirmière s’est trompée dans les doses : elle ne m’a injecté de 75 UI au lieu des 225 UI prescrites. Est-ce que cela compromet le résultat de la FIV ?

Les erreurs de doses peuvent avoir des conséquences fâcheuses, et particulièrement sur les 3-4 premiers jours de stimulation ovarienne. C’est en effet dans cette période que se détermine le nombre de follicules qui vont grossir. Si ce nombre est beaucoup trop élevé, ou au contraire beaucoup trop bas, il est presque impossible de rattraper la situation ensuite, même en adaptant les doses. Dans ces situations, on est souvent obligé d’annuler le cycle.

  • Après la fin des injections, il reste un peu de produit dans la seringue, alors qu’il ne devrait plus en rester : est-ce qu’il y a eu une erreur sur les dosages ?

Les fabricants de produits injectables mettent un peu plus de produit dans les ampoules que la dose indiquée. Il est donc normal qu’il en reste un peu après avoir fini les injections.

LE PRELEVEMENT DU SPERME

  • Mon mari éprouve parfois de sérieuses difficultés pour faire les spermogrammes, et il est très stressé à l’idée d’avoir à faire un prélèvement de sperme le jour de la ponction. Nous avons tous les deux la crainte qu’il n’y arrive pas et que cela empêche la FIV.

Si des difficultés de prélèvement de sperme sont prévisibles, il est préférable d’avertir à l’avance le laboratoire de FIV, car différentes solutions peuvent être proposées : faire le prélèvement en couple au laboratoire, ou prévoir un prélèvement plus tard dans la matinée à un moment plus calme ou réalisation de paillettes d’autoconservation dans certains cas précis.

  • J’ai lu que la qualité du sperme pouvait être altérée par une forte fièvre. Or mon mari a eu une forte angine la semaine dernière avec de la température pendant 3 jours. Est-ce cela peut compromettre les résultats de la FIV ?

Une fièvre très élevée, à 40° ou plus, peut provoquer une baisse spectaculaire et assez durable de la qualité du sperme. Ce n’est pas le cas des fièvres modérées. Prévenir à l’avance le laboratoire. En cas de doute, il est préférable de refaire un spermogramme avant la ponction. En réalité, la seule situation réellement problématique est celle où la fièvre a entrainé une azoospermie (absence complète de spermatozoïdes) et ceci n’est pas fréquent. Dans les autres situations, il est toujours possible de faire la FIV, même avec une altération importante du spermogramme, en utilisant les techniques de micro-injection.

  • Mon mari doit subir une petite intervention avec une anesthésie générale peu de temps avant la tentative de FIV. Cela risque-t-il de modifier la qualité du sperme ?

Les médicaments susceptibles d’altérer la qualité du sperme sont peu nombreux et ne sont pas d’utilisation courante chez les hommes jeunes. Les produits utilisés pour l’anesthésie sont sans problème, de même que la plupart des antibiotiques, des antalgiques et des anti-inflammatoires.
Les produits qui peuvent poser des problèmes sont certains anti-ulcéreux, certains antiépileptiques, les anti-rétroviraux, la Salazopyrine, les hormones anabolisantes (dopage), certains anti-fungiques (Nizoral), la Colchicine et la chimiothérapie anti-cancéreuse. En cas de doute, n’hésitez pas à demander à votre gynécologue.
L’hygiène de vie est également importante, le tabagisme, l’abus d’alcool, les drogues, l’exercice physique trop intensif, les bains chauds ont un effet défavorable sur la qualité du sperme.

LE PRELEVEMENT DES OVOCYTES ET LA REIMPLANTATION DES EMBRYONS.

  • Je n’ai pas bien compris la différence entre les follicules et les ovocytes. Lors de la dernière échographie, le médecin m’a dit que j’avais 12 follicules mais je n’ai eu que 5 ovocytes à la ponction.

Les follicules sont des petites poches de liquide à l’intérieur des ovaires, qui grossissent régulièrement au cours du cycle et qui sont bien visibles en échographie.Les plus gros mesurent environ 2 cm au moment de la ponction.
L’ovocyte est la cellule qui donnera un embryon lorsqu’elle sera fécondée par un spermatozoïdes : elle est très petite, environ un dixième de millimètre. L’ovocyte n’est donc pas visible en échographie, et il n’y a aucun moyen de savoir, en regardant un follicule en échographie, s’il contient ou non un ovocyte.
Lorsqu’on ponctionne les follicules, on aspire le liquide du follicule en espérant trouver un ovocyte dedans, mais on ne peut jamais en être certain tant que le laboratoire n’a pas examiné le liquide sous microscope.
En moyenne, on trouve un ovocyte dans la moitié des follicules ponctionnés, mais il y a beaucoup de chance d’en trouver dans les grands follicules (75% en moyenne)) que dans les petits (25% en moyenne). D’importantes différences existent entre les personnes : avec le même résultat échographique et hormonal, certaines auront 15 ovocytes et d’autres 3, sans que l’on sache exactement pourquoi.

  • Quand j’ai appelé pour avoir mes résultats, la sage femme m’a dit qu’il fallait tout arrêter parce que j’avais une mauvaise réponse au traitement de stimulation, et qu’il fallait que je reprenne un rendez-vous avec mon gynécologue. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas faire de ponction alors qu’il y avait des follicules visibles sur les ovaires en échographie.

En moyenne, pour 2 follicules on recueille un ovocyte, et il faut 2 ovocytes en moyenne pour avoir un embryon. Avec moins de 3-4 follicules de taille correcte, il devient donc peu probable d’avoir des embryons.
Lors de l’analyse des résultats, il est également tenu compte du taux d’hormone dans le sang, et en particulier de l’estradiol.

  • Bien que j’ai eu 7 ovocytes à la ponction, et que le sperme de mon conjoint soit normal, il n’y a pas eu de fécondation et pas d’embryon. Est-que cela veut dire qu’il y a une incompatibilité entre nous ?

Il n’existe pas d’incompatibilité entre les ovocytes et les spermatozoïdes. L’échec de fécondation peut être lié à la qualité des ovocytes, à celui des spermatozoïdes, ou peut être parfaitement inexpliqué.

  • Lorsque le laboratoire m’a appelé quelques jours après la ponction pour avoir le résultat, la personne du laboratoire m’a dit que je n’avais que deux embryons. Je suis très déçue car j’avais eu 12 ovocytes à la ponction.

Le taux de fécondation « normal » est de 50%, c'est-à-dire que la moitié des ovocytes en moyenne donne des embryons. Mais il est très variable d’une personne à l’autre, et même parfois d’un cycle à l’autre chez la même personne. En fait, le point le plus important est la qualité des embryons, qui est plus importante que le nombre.

  • Quand nous avons discuté avec le gynécologue et le biologiste du nombre d’embryons à réimplanter, ils nous ont conseillé de n’en mettre qu’un seul, à cause du risque de grossesse gémellaire. Mais, mon mari et moi, ça ne nous fait pas peur d’avoir des jumeaux, bien au contraire.

Beaucoup de couples en FIV souhaiteraient plutôt une grossesse gémellaire qu’une grossesse unique, parce qu’ils ont beaucoup attendu la grossesse et qu’ils se disent que cela ne se répétera peut-être pas. Les obstétriciens ne partagent pas ce point de vue, parce que les grossesses gémellaires augmentent beaucoup le risque de fausse couche tardive et d’accouchement très prématuré.
La grande prématurité expose au risque de perdre l’enfant ou de lui laisser un handicap sérieux.
Pour ces raisons, les médecins préfèrent favoriser les grossesses uniques, en transférant un seul embryon, quand cette situation ne diminue pas les chances de grossesse.

  • Lors du transfert, la personne du laboratoire avait l’air de trouver que les embryons obtenus n’étaient pas très beaux : qu’est-ce que cela signifie exactement ?

Ce que les biologistes appellent la qualité d’un embryon, c’est la probabilité que l’embryon s’implante pour donner une grossesse. Un « bel » embryon aura donc plus de chance de donner une grossesse qu’un embryon plus médiocre. En revanche, ceci n’a aucune conséquence sur la qualité de l’enfant à naître : un embryon « moyen » donnera un aussi beau bébé qu’un embryon « parfait ».

  • Après la ponction, j’ai eu une hyperstimulation importante, avec le ventre très gonflé, et les médecins m’ont dit qu’il était préférable de ne pas faire de transfert d’embryon sur le cycle et de faire une congélation des embryons. Je suis très déçue d’avoir fait tout cela pour rien, d’autant que j’ai beaucoup d’embryons de qualité.

L’hyperstimulation importante est toujours aggravée par une grossesse débutante : elle est plus grave et dure beaucoup plus longtemps. Le risque de faire une phlébite (caillot dans les veines) est également supérieur. Dans ces conditions, l’équipe d’AMP préfère le plus souvent congeler les embryons obtenus pour les réimplanter sur un autre cycle, après disparition des signes d’hyperstimulation.

APRES LE TRANSFERT

  • Depuis que j’ai eu le transfert d’embryons, je ne sais pas très bien ce que je dois faire ou ne pas faire pour augmenter les chances de grossesse. J’ai peur de faire quelque chose qui provoquerait un rejet de l’embryon.

Le repos après ponction et transfert diminue les douleurs abdominales, mais n’augmente pas les chances de grossesse. Ne vous compliquez pas la vie, vivez NORMALEMENT. Il est simplement recommandé d’éviter les rapports sexuels pendant 3 jours après le transfert, pour ne pas donner de contractions utérines. Ce qui est important pour les chances de grossesse, c’est la qualité et le nombre d’embryons replacés lors du transfert et le traitement par progestérone après le replacement des embryons

  • Le premier beta HCG plasmatique à J14 était à 78 mais le second à J18 n’est qu’à 126 : est-ce normal ?

Le taux de croissance des bêta-HCG plasmatiques doit être rapide (il doit doubler tous les 2 jours). Ici le 2ème dosage à J18 aurait du dépasser 300 UI. Lorsque la courbe de croissance des bêta-HCG plasmatiques n’est pas rapide, il est possible qu’on vous demande un nouveau contrôle pour suivre de manière rapprochée ce taux.

  • Je ne comprends pas pourquoi ça n’a pas marché, alors que le biologiste m’a dit au moment du transfert que les embryons étaient très beaux.

Les biologistes n’ont aucun moyen fiable pour déterminer si un embryon est capable de donner une grossesse. Nous savons seulement définir des critères qui permettent d’avoir une idée de leur probabilité de s’implanter. En fonction de ces critères, il est possible de dire si un embryon a une bonne chance de donner une grossesse ou non. Mais même lorsqu’un embryon est jugé parfait, ses chances de donner une grossesse ne dépassent probablement pas 30%.

  • Depuis que j’ai débuté ma grossesse, j’ai presque tout le temps mal au ventre, comme des douleurs de règles, et ça m’inquiète beaucoup.

Les douleurs abdominales sont très fréquentes en début de grossesse, car l’utérus est mou et gonflé, et il grossit très rapidement. Ces douleurs ne sont pas inquiétantes et ne font pas courir de risque de fausse-couche. Il est possible de prendre des antalgiques simples type paracetamol et spasfon®.

  • Ma grossesse avait l’air de se passer normalement, mais j’ai eu hier soir une perte de sang, et j’ai peur de faire une fausse-couche.

Environ 30% des grossesses normales présentent des pertes de sang pendant les premiers mois.

Ces pertes de sang sont dues à l’activité du trophoblaste (le futur placenta), qui doit perforer la muqueuse utérine pour rentrer en contact avec les vaisseaux de l’utérus. Elles sont indolores, durent rarement plus de 2-3 jours et sont généralement peu abondantes. Elles peuvent aussi survenir après un rapport sexuel, car le col est plus fragile pendant la grossesse.

Généralement, il est proposé de faire une échographie, pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’une fausse-couche, et que l’embryon est toujours vivant.

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