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Comment savoir si mon proche a une maladie d'Alzheimer ?

Un de vos proches a des pertes de mémoire qui ne s’arrangent pas avec l’âge avançant. Et si c’était une maladie d’Alzheimer ? Comment le savoir ?

La maladie d’Alzheimer est-elle difficile à repérer ?

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer ne peut se faire sur un sentiment, une impression ou sur le constat d’une perte de mémoire et encore moins en conseillant  un test d'auto-dépistage en ligne accessible sur Internet dont les 3/4 ne sont pas fiables. Une consultation appropriée est nécessaire. Elle permettra de confirmer le diagnostic, de découvrir une autre maladie à l’origine de ces symptômes ou de rassurer le patient.

Quels signes peuvent m’alerter ?

Plusieurs signes peuvent vous alerter sur une éventuelle maladie d’Alzheimer. Un seul ou deux de ces signes isolés ne constituent pas une preuve de la maladie.

  • Perte de la mémoire immédiate (oubli d’une visite ou d’un appel téléphonique récents, d’une phrase ou d’un sujet – on ne se souvient pas qu’on vient juste de l’aborder).

  • Oublis dans la vie quotidienne (ne pas se souvenir qu’un repas a déjà été préparé).

  • Problèmes de langage (un mot simple remplacé par un autre de signification différente ou remplacé par « truc », « machin »), appauvrissement du langage.

  • Désorientation (ne plus retrouver sa maison ou ne plus se souvenir du jour de la semaine).

  • Erreurs de jugement (s’habiller de façon inadéquate avec la saison ou l’heure, difficultés à appréhender les problèmes du quotidien).

  • Problèmes de logique et de raisonnement (confondre les chiffres, difficultés à utiliser certains appareils de la maison).

  • Mauvais rangements (des objets usuels placés au mauvais endroit).

  • Changement d’humeur (agressivité ou état dépressif).

  • Changement de personnalité (soupçons et rejet de son entourage).

  • Perte d’envies (ne plus vouloir se préparer un repas, aller faire ses courses…).

Dans tous les cas, la notion de changement ou de début de perte d’autonomie est importante, ainsi que la méconnaissance ou le déni des troubles constatés par l’entourage.

A qui dois-je m’adresser ?

En cas de doute sur le comportement d’un de vos proches, parlez-en à votre médecin traitant. Après un premier bilan, il vous orientera, si nécessaire, vers le service ou le médecin spécialiste le plus approprié pour effectuer les tests diagnostiques.
Les spécialistes les plus impliqués dans ce genre d’exploration sont les neurologues, les gériatres, les psychiatres.
Il existe également des centres de mémoire qui disposent d’équipes pluridisciplinaires.
Ils prennent en charge non seulement le patient, mais aussi, si nécessaire, son entourage.

Comment une consultation se passe-t-elle ?

La première partie de la consultation consiste à poser des questions à la personne concernée. Ces questions porteront sur son passé (scolarité), sa vie familiale (ses enfants, son conjoint), son parcours professionnel, sa conscience de l’apparition des premiers troubles et la caractéristique de ces troubles éventuels de la mémoire et du comportement.
La seconde partie concerne l’examen médical et la réalisation des premiers tests de mémoire.

Quels examens seront faits ?

Le médecin fera des examens neuropsychologiques pour évaluer les capacités cognitives (connaissance et perception).
Des examens biologiques peuvent compléter cette première consultation.
Avec une prise de sang,le médecin pourra rechercher les éventuelles carences (déficits) en vitamines et en hormones. Il recherchera aussi s’il y a une infection, une intoxication ou une déshydratation.

En quoi les examens neuropsychologiques consistent-ils ?

Il s’agit d’une série de tests sous forme de questions et de tâches simples à réaliser.
Le médecin neurologue ou le psychologue choisira les tests les plus adaptés à la personne.
Ces tests ont pour but d’évaluer la mémoire, le langage, l’attention, le raisonnement, le jugement, les facultés d’orientation, l’humeur…
Le test le plus fréquemment utilisé est le test appelé « mms » (mini mental score) ou test de Folstein, réalisé dès la première consultation (le médecin peut, bien sûr, choisir d’autres tests selon le patient qu’il examine).

Y a-t-il d’autres examens ?

Des examens complémentaires peuvent confirmer le diagnostic en donnant des informations sur la structure et les éventuelles anomalies du cerveau.

  • Le scanner (tomodensitométrie) mesure l’épaisseur du tissu cérébral (atrophie) et élimine une éventuelle tumeur.

  • L’IRM (imagerie par résonance magnétique) donne des images précises des différentes zones du cerveau (atrophie des régions de la mémoire, lésions vasculaires).

  • Le SPECT (tomographie par émission monophotonique) renseigne sur le débit sanguin du cerveau.

  • Le PET scan (tomographie par émission de positrons) étudie le fonctionnement cérébral, notamment sa consommation en glucose.

Tous les examens et les tests ne sont pas effectués dès la première consultation.
Ils sont prescrits en fonction de l’état de la personne et le stadede la maladie.
La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative, évolutive et irréversible.
Les examens permettent de confirmer ou non le diagnostic et d’évaluer l’évolution de la maladie.

Cabinet médical

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75015 Paris, France

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