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Les petits maux et signes d'alerte de la grossesse

Des conseils pour faire face aux petits désagréments de la grossesse et des mises en garde pour détecter les situations qui nécessitent de prendre rapidement contact avec votre médecin ou votre sage-femme

 

LES PETITS MAUX DE LA GROSSESSE

 


Fréquemment ressentis par les femmes enceintes, ils ont bénins. En général, ils ne nécessitent pas de traitement ; quelques mesures d’hygiène de vie ou une adaptation de l’alimentation suffisent à les calmer jusqu’à leur disparition naturelle.

 

Souvent, vous appliquerez de vous-même ces quelques mesures préventives en attendant la prochaine consultation. Mais si les symptômes s’aggravent ou vous inquiètent, n’hésitez pas à me contacter.

Douleurs et ballonnement abdominal


Dès le début de la grossesse, il est fréquent de ressentir des petites douleurs au dessus du pubis, similaires à celles qui précèdent les règles. Elles sont liées au fait que la grossesse représente un corps étranger pour l’utérus et que cela génère des contractions utérines ; celles-ci vont céder au bout de quelques semaines.


Les douleurs abdominales sont également fréquemment digestives. En effet très tôt dans la grossesse le taux élevé de progestérone fait fonctionner au ralenti tous les muscles lisses, dont le tube digestif. Cela génère constipation, ballonnement abdominal et parfois douleurs latérales.


Les douleurs peuvent également siéger au dessus du pubis et dans les fosses iliaques, de façon bilatérale ; elles sont alors continues, déclenchées ou très aggravées par la marche, s’accompagnant d’une sensation de “descente du bébé” qui inquiète, mais contrairement aux contractions utérines, l’utérus ne durcit pas en se mettant en boule et le repos calme les douleurs qui ne sont pas rythmées. Elles sont liées à un relâchement des articulations et des ligaments du bassin et de l’utérus. S’en rapprochent le syndrome du ligament rond (douleur unilatérale de l’abdomen au creux de l’aine qui cède en se mettant sur le côté) et le syndrome de Lacomme (douleur superficielle située sous les côtes, surtout à droite).

 

 

Nausées et vomissements en début de grossesse


Ils sont fréquents au premier trimestre de la grossesse et peuvent être améliorés par des mesures hygiéno-diététiques (cf Alimentation et grossesse).

 

Cependant s’ils sont trop gênants, l'utilisation de médicaments anti-nauséeux peut vous aider. S’ils persistent et surtout s’ils réapparaissent plus tard dans la grossesse, une consultation médicale est nécessaire.

 

 

Brûlures d'estomac (pyrosis)


De légères modifications du mode de vie ou du régime alimentaire sont généralement  efficaces :

  • faites attention aux postures (restez debout après un repas)

  • dormez en position demi-assise, soutenue par des oreillers

  • prenez de petits repas fractionnés

  • diminuez les apports de graisses, caféine et boissons gazeuses

Si ces mesures ne sont pas suffisantes, l'utilisation de médicaments anti-pyrosis peut vous aider.

Constipation

 

Elle est fréquente et se règle par quelques mesures diététiques :

  • mangez plus de fibres (son, pain complet, pétales de blé complet enrichis en son)

  • buvez beaucoup d’eau, faites de l’exercice physique, et consommez chaque jour des fruits ( pruneaux) et des légumes.

Si ces mesures ne sont pas suffisantes, un traitement par magnésium, voire par laxatifs peut s’avérer nécessaire.

Hémorroïdes


Tout comme pour la constipation, le régime alimentaire est à adapter :

  • consommez plus de fibres, buvez bien, mangez chaque jour des fruits et des légumes

  • il faut aussi éviter : les viandes, les plats épicés, les boissons alcoolisées et celles contenant de la caféine.

Si ces mesures ne sont pas suffisantes, un traitement associant un veinotonique et des anti-hémorroïdaires locaux (suppositoires et crème) peuvent vous soulager.

Varices


Le port de bas de contention n’empêche pas leur apparition mais soulage, de même que les veinotoniques.
Quelques conseils pour améliorer le retour veineux :

  • marchez tous les jours

  • surélevez les jambes la nuit

  • évitez de s’exposer à une source de chaleur

  • passez de l’eau froide sur vos jambes

 

Vergetures


Il s'agit de petites stries pourpres puis blanches sur la peau qui résultent de la rupture des fibres élastiques de la peau distendue. La meilleure prévention est le contrôle de la prise de poids et l’apport hydrique suffisant. Les crèmes anti-vergetures peuvent améliorer l’élasticité de la peau mais ne peuvent pas toujours les éviter.

A noter : l’application d’une crème juste avant une échographie peut gêner la réalisation de l’examen. A éviter, donc avant les échographies morphologiques !

Sécrétions vaginales


Il existe deux types de sécrétions vaginales ou leucorrhées, à ne pas confondre :

  • Il y a lessécrétions normales ou physiologiques , présentes chez toute femme, et qui augmentent en début de grossesse. Elles sont d’abord glaireuses puis deviennent pâteuses, blanchâtres ; elles restent cependant peu abondantes, sans brûlures ni démangeaisons. Elles peuvent être parfois gênantes mais sont sans gravité.

  • Au contraire, uneinfection est à craindre si elles deviennent abondantes, colorées ou si elles sont associées à des démangeaisons, à des brûlures ou à une odeur désagréable. Ce risque est à surveiller plus particulièrement par les femmes qui avaient une vaginite avant leur grossesse. Vous devez alors consulter sans attendre le prochain rendez-vous.

 

Les sécrétions vaginales ne doivent pas être confondues avec :

  • une perte des eaux , c’est-à-dire l’écoulement de liquide amniotique, liquide clair, parfois opalescent, d’odeur fade, généralement continu, plus ou moins abondant et qui augmente avec les changements de position. Parfois, cet écoulement peut cesser complètement ou devenir intermittent ou être peu abondant et difficile à distinguer des leucorrhées. Consulter sans attendre si vous avez un doute.

  • des pertes d’urines , reconnaissables à leur couleur et leur odeur.

Mal de dos (lombalgie), sciatique


Ils sont du s à la cambrure du dos, naturelle, chez la femme enceinte. Pour minimiser le risque, il faut éviter les talons trop hauts qui l’exagèrent.

Les exercices dans l’eau, les massages, les séances de préparation à la naissance permettent d’apprendre les gestes et postures pour soulager le dos.


Si ces mesures ne sont pas suffisantes, consulter un ostéopathe ou porter une ceinture spéciale grossesse peut s’avérer utile. Les médicaments sont souvent inefficaces et les anti-inflammatoires sont contre-indiqués à partir du début du 6ème mois.

 

Crampes


L'apparition de crampes dans les jambes, fréquemment nocturnes, est le plus souvent liées à un manque de magnésium ; l'utilisation dès le début de la grossesse de compléments alimentaires contenant du magnésium permet en général de les éviter. Si néanmoins elles apparaissent, il est possible de les traiter par un apport supplémentaire en magnésium.

Fourmillements dans les doigts (syndrome du canal carpien)


Fréquents pendant la grossesse, ils sont liés à la compression du nerf médian dans le canal carpien. Ils peuvent toucher une main ou les deux. Les sensations sont multiples : impression d’avoir les doigts enflés, difficulté à tenir certaines choses, douleur augmentée au chaud.


Aucune thérapeutique particulière n’est vraiment efficace. Généralement, le syndrome régresse spontanément après l’accouchement.  Un avis spécialisé peut être demandé dans les formes sévères.

Envies fréquentes ou impératives d'uriner


Elles sont sans gravité si elle ne s’accompagnent pas de brûlures en urinant. Dans ce c as, une infection urinaire serait à craindre. Elles peuvent apparaître dès le début de la grossesse, et sont dues dans ce cas à l’effet de la progestérone. Plus tard dans la grossesse, c’est la pression du bébé sur la vessie qui les majore.



SIGNES D'ALERTE : ATTENTION URGENCE !




Ces signes inhabituels doivent vous amener à consulter en urgence ou tout au moins à prendre un avis téléphonique pour savoir si vous devez vous déplacer.

Contractions utérines


Elles se manifestent par des douleurs de l’ensemble de l’abdomen tandis que l’utérus se durcit et se “met en boule”, comme vous pouvez vous en rendre compte avec les mains ; d’abord intermittentes, brèves, irrégulières, peu intenses, elles se rapprochent, deviennent plus longues, plus régulières, plus fortes.


Elles se distinguent de douleurs plus banales, appelées “syndrome douloureux pelvien” ou “syndrome des ligaments ronds”, qui sont situés plutôt dans le bassin ou la partie basse de l’abdomen, surtout sans durcissement de l’utérus, augmentent à la marche, mais ne deviennent pas régulières.


Elles peuvent précéder une fausse couche (surtout s’il y a du sang) ou un accouchement prématuré, ou au 9ème mois annoncer l’accouchement. A cette dernière période, il n’est pas rare que surviennent des contractions irrégulières qui se calment par le repos ; vous pouvez vous reposer allongée pour voir si elles disparaissent ou se régularisent.


Elles nécessitent un examen de contrôle pour vérifier l’absence de modi fication du col, ceci par un toucher vaginal et surtout une échographie du col.
Il faut savoir que la meilleure solution pour diminuer les contractions utérines est le repos, mais il peut être parfois nécessaire d’associer un traitement médicamenteux.

 

 

Pertes de sang (métrorragies)


Abondantes ou non, rouges, brunes ou noires, elles sont un important signe d’alerte. Elles  sont relativement fréquentes et peuvent avoir différentes causes qui ne sont pas toutes graves, mais elles justifient  systématiquement un avis médical et le plus souvent une échographie de contrôle.


En début de grossesse (2 premiers mois ), il s’agit le plus souvent d’un saignement de l’endomètre, c’est à dire de la partie de l’utérus non intéressé par l’implantation de la grossesse (un peu comme les règles) ; cela peut parfois se traduire en échographie par un croissant noir dans l’utérus (image liquidienne) mais l’échographie peut également ne rien révéler. Si l’échographie montre une grossesse évolutive, les suites seront favorables dans plus de 90% des cas. Dans ce contexte, les saignements peuvent parfois récidiver et/ou se prolonger sur plusieurs semaines, sans risque pour la grossesse, cependant si leur quantité va croissante, si des caillots apparaissent  et surtout si cela s’accompagne de douleurs, un nouveau contrôle échographique est nécessaire pour éliminer une fausse couche.


A partir du 3ème mois , les saignements sont le plus souvent liés à un petit décollement de la pointe inférieure du placenta, pas toujours visible en échographie et conséquence de contractions utérines. La diminution de l’activité physique permet souvent de les stopper ou tout au moins de les minorer. A partir du moment où ce s saignements sont peu abondants, ils ne présentent pas de risque pour la grossesse.


A partir de la 2ème moitié de la grossesse , les saignements sont plus rares mais doivent impérativement vous amener à consulter, car ils peuvent révéler un placenta praévia (placenta inséré près du col de l’utérus) qui peut parfois saigner brutalement et  abondamment. Si les saignements sont  minimes, ils peuvent être liés à une simple irritation du col ou au 9ème mois être contemporains des modifications cervicales qui préparent l’accouchement.

 

Si vous êtes de Rhésus négatif et votre conjoint de Rhésus positif, pensez devant tout saignement à me contacter pour une prescription de gammaglobulines antiD.

 

Perte de liquide amniotique ("perte des eaux")


Le liquide amniotique s’écoule parce que les membranes qui entourent l’œuf se sont rompues.
Il s’agit de l’écoulement par le vagin d’un liquide clair, parfois opalescent, d’odeur fade, généralement continu, plus ou moins abondant qui augmente avec les changements de position. Parfois, il peut cesser complètement (rare) ou devenir intermittent : la valeur d’alerte est la même.

 

Il se distingue des urines qui ont une couleur et une odeur caractéristique, des pertes banales de la grossesse qui sont peu abondantes, blanchâtres et crémeuses, des pertes des infections vaginales qui sont le plus souvent colorées et s’accompagnent plus ou moins d’odeurs, de brûlures, de démangeaisons.


Cet écoulement signifie que l’œuf communique avec le vagin puisque les membranes sont rompues. Cette “rupture des membranes” peut amener l’arrêt de la grossesse ou surtout l’infection de l’enfant.


Il faut donc consulter rapidement si vous avez le moindre doute et un examen simple utilisant un réactif permettra de trancher.

Diminution des mouvements actifs de l'enfant


Bien que l’embryon bouge très tôt, comme cela est visible à l’échographie du permier trimestre, les mouvements actifs du bébé ne sont perçus que plus tard pour la première fois par la maman. Vers 20-22 semaines à une première grossesse, plus tôt lors des grossesses suivantes, celle-ci ressent tout d’abord de légers frôlements qu’elle a du mal à identifier au début, puis qui deviennent de plus en plus nets, parfois perçus par la main qui palpe le ventre, véritables coups de pied en fin de grossesse.
Leur diminution d’un jour à l’autre doit attirer votre attention.

Fièvre


L’apparition d’une fièvre chez la femme enceinte peut, qu’elle que soit sa cause, déclencher des contractions utérines, voire amener l’arrêt de la grossesse.


Outre les maladies fébriles habituelles, elle doit faire rechercher trois causes parfois graves pour la mère et surtout pour l’enfant : une infection de l’œuf lorsque les membranes sont rompues, une infection rénale de la mère (pyélonéphrite, complication d’une infection urinaire) et la listériose, maladie infectieuse heureusement peu fréquente, mais qui prend volontiers l’allure d’une simple grippe.
Ne considérez jamais une fièvre comme anodine.

Signes graves de "Prééclampsie"


Ce sont les symptômes suivants, isolés ou associés : maux de tête, vision floue, mouches volantes inhabituelles, cécité subite (“comme l’électricité qui s’éteint”) qui régresse, éclairs devant les yeux, sifflements ou bourdonnements dans les oreilles, douleur (souvent en barre) au creux de l’estomac, prise de poids brutale, œdèmes soudain du visage (“figure de pleine lune”), des doigts (vos bagues vous serrent), du corps (vos sous-vêtement laissent des marques).


Ils peuvent survenir non seulement chez une femme qui sait qu’elle a une tension trop élevée ou de l’albumine dans les urines, mais aussi chez une autre qui n’avait aucun de ces signes auparavant.

 

Devant l'un de ces symptomes contacter rapidement votre médecin ou sage-femme

 

 

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