Centre Femme - Mère - Enfant

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LES CONSULTATIONS PRÉNATALES

 

 

Dès le début de la grossesse, il est conseillé d’avoir un suivi régulier, à raison d’une consultation par mois.

 

Ces visites permettent :

  • de répondre à toutes vos questions (n’hésitez pas à faire une liste !)

  • de réaliser un examen clinique  afin de dépister une éventuelle anomalie et un contrôle échographique pour vérifier la bonne vitalité et la croissance foetale (cette échographie n’est pas faite dans le but de dépister les malformations et ne dispense pas des 3 échographies morphologiques)

  • de vous expliquer les étapes suivantes du déroulement de la grossesse, et de vous donner des conseils sur ce que vous devez faire ou ne pas faire (déplacements, alimentation ...)

  • de vous prescrire les examens complémentaires à réaliser


En cas d’anomalie ou de question urgente, n’hésitez pas à me contacter au cabinet ou éventuellement sur mon portable (06-82-42-16-69)

 

 

LES ÉCHOGRAPHIES OBSTÉTRICALES

 


Trois échographies morphologiques (une par trimestre) sont prévues pendant la grossesse (en plus de l’échographie de datation), afin de dépister les malformations.

 

Les dates auxquelles vous devez réaliser ces 3 échographies, ainsi que les coordonnées des médecins que je vous recommande de consulter vous seront données lors de votre première consultation. Il est important que vous m’apportiez les compte-rendus de ces échographies.

 

 

LES COURS DE PRÉPARATION À LA NAISSANCE

 


La préparation à la naissance évolue. Avant la péridurale, elle avait pour principal objectif la prise en charge de la douleur. Aujourd’hui, elle se recentre sur un accompagnement global pour vous-même et pour votre couple avec votre participation active.


8 séances sont prises en charge par la Sécurité Sociale, leur objectif est d’améliorer vos compétences en matière de santé et de vous aider à devenir des parents. Il s’agit par exemple de vous sécuriser dans cette période importante de votre vie, de vous donner confiance, de vous apprendre comment s’alimente un nouveau-né, de vous aider à réussir un allaitement maternel si vous le choisissez, de vous apprendre comment prendre vos marques dans ce nouveau statut de parent.


Ces cours peuvent être débutés plus ou moins tôt dans la grossesse.

Dès que le cabinet aura déménagé dans nos nouveaux locaux, Mme Guylène MAUDET , sage-femme diplômée, assurera au cabinet ainsi qu’en piscine, des cours de préparation. En attendant ou si vous le souhaitez, je peux vous donner une liste de coordonnées vous permettant de choisir le type de préparation qui vous correspond le mieux.

 

 

LES EXAMENS ET ANALYSES COMPLÉMENTAIRES

Les examens sanguins à faire en début de grossesse

Voici la liste des examens qui vous seront prescrits :

  • Groupe sanguin : 2 prélèvements sont nécessaires si vous n’avez pas de carte

  • Recherche d’agglutinines irrégulières (RAI) : recherche les anticorps contre les groupes sanguins

  • Sérologie de la Syphilis

  • Sérologie de la Toxoplasmose (sauf si l’immunité est acquise avec preuve écrite à l’appui) ; si le résultat est négatif, vous aurez un contrôle mensuel et les mesures de précautions à prendre (cf conseils alimentaires)

  • Sérologie de la Rubéole (sauf si l’immunité est acquise avec preuve écrite à l’appui ; si le résultat est négatif, vous aurez un contrôle mensuel jusqu’à 4 mois)

  • Recherche de sucre et d’albumine dans les urines : mensuel jusqu’à l’accouchement

  • Numération formule sanguine (NFS) : dépiste entre autre l’anémie

  • Sérologie de l’hépatite B et C et HIV

  • TSH : dépiste l’hypo ou l'hyperthyroïdie.

Le dépistage des anomalies chromosomiques

En début de grossesse, des tests de dépistage des anomalies chromosomiques vous seront proposés. Ces tests ont pour objectif d’évaluer le risque d’anomalies chromosomiques et en particulier de Trisomie 21.
Le risque de Trisomie 21, très faible chez la femme jeune, augmente avec l’âge, surtout après 35 ans. Cependant, la moitié des enfants trisomiques 21 naissent de femmes jeunes, car ce sont elles qui ont le plus d’enfants.

Pour savoir si le fœtus est porteur d’une Trisomie 21, il faut étudier ses chromosomes (caryotype). Avant la naissance, cela nécessite un prélèvement de liquide amniotique (amniocentèse). C’est un examen qui n’est pas dénué de risque car il peut être suivi de fausse-couche (0,5 à 1%). Il faut donc mettre en balance le risque potentiel d’avoir un enfant atteint de trisomie 21 et le risque de l’amniocentèse. La réponse à cette question vous appartient en tout état de cause.

 

Le dépistage combiné de la Trisomie 21 repose sur 2 éléments :

  • l’échographie du 1er trimestre : faite entre 11 et 13 + 6 semaines d’aménorrhée, elle permet par la mesure de la clarté nucale, d’estimer le risque d’anomalies chromosomiques. Si cette dernière n’est pas augmentée, vous avez environ 80% de chances que votre enfant soit indemne

  • une prise de sang : elle doit également être réalisée entre 11 et 13 + 6 semaines d’aménorrhée. La prise en compte du résultat de la clarté nucale et des marqueurs sériques sanguins, intégrés à votre âge permet de calculer un risque. Ce dernier est exprimé de la sorte : 1/10000, 1/500 ... La prise de sang doit être pratiquée après l’échographie : on vous remettra une fiche d’estimation du risque de Trisomie 21 foetale que vous présenterez avec votre ordonnance à l’échographiste. Celui-ci remplira la partie médicale qui lui incombe et vous vous rendrez ensuite dans votre laboratoire habituel afin d’effectuer le prélèvement sanguin.

Tri test sanguin au 2ème trimestre : pour les grossesses gémellaires, le calcul de risque combiné ne peut être réalisé. Le dépistage repose essentiellement sur l’échographie du 1er trimestre, mais il est possible de faire un dépistage sanguin au 2ème trimestre qui n’intègre pas les mesures des clartés nucales.

 

L’amniocentèse n’est plus d'indication systématique pour les femmes de 38 ans et plus, lorsque le dépistage combiné est normal. Elle se fera uniquement à titre exceptionnel, si la patiente n’a pu bénéficier des dépistages de la Trisomie 21.
L’assurance maladie prendra en charge l’amniocentèse dans les cas suivants :


    • si le risque combiné est égal ou > à 1/250

    • en cas d’anomalies chromosomiques parentales

    • en cas d’antécédents pour le couple de grossesse avec un caryotype anormal

    • en cas de diagnostic de sexe pour les maladies liées au sexe

    • en cas de signes d’appel échographiques : anomalies morphologiques du foetus démontrées, internes ou externes, un retard de croissance intra-utérin, anomalies de quantité de liquide amniotique.

L’amniocentèse est en général réalisée vers 16 semaines d’aménorrhée mais peut se faire à tout moment de la grossesse.

Si les éléments de dépistage sont normaux, l’amniocentèse n’est en principe pas justifiée. Bien que les tests ne constituent pas une garantie absolue, il est en fait peu probable que le fœtus soit atteint, mais il existe des faux négatifs. Si vous désirez une garantie absolue, seule l’amniocentèse peut vous la donner, mais il vous faudra en accepter les risques et en assumer les frais financiers.
Sachez enfin que l’amniocentèse n’est jamais obligatoire et que vous pouvez la refuser, même si les éléments de dépistage sont anormaux.

 

Le dépistage du diabète gestationnel

Au 6ème mois, le test de O’Sullivan est proposé à toutes les patientes : il s’agit d’une prise de sang à jeun avec un dosage de la glycémie puis une absorption de 75g de glucose et 2 autres prises de sang 1 heure et 2 heures après. Si au moins une parmi ces 3 valeurs est supérieure au seuil, on dit que vous avez un diabète de la grossesse.

 

Le prélèvement vaginal

En fin de grossesse, entre 36 et 38 semaines d’aménorrhée, un prélèvement vaginal sera réalisé afin de rechercher la présence de Streptocoque B qui nécessitera un traitement antibiotique pendant l’accouchement pour éviter la contamination du bébé.

 

 

 

LES PETITS MAUX DE LA GROSSESSE

 


Fréquemment ressentis par les femmes enceintes, ils ont bénins. En général, ils ne nécessitent pas de traitement ; quelques mesures d’hygiène de vie ou une adaptation de l’alimentation suffisent à les calmer jusqu’à leur disparition naturelle.

 

Souvent, vous appliquerez de vous-même ces quelques mesures préventives en attendant la prochaine consultation. Mais si les symptômes s’aggravent ou vous inquiètent, n’hésitez pas à me contacter.

Douleurs et ballonnement abdominal


Dès le début de la grossesse, il est fréquent de ressentir des petites douleurs au dessus du pubis, similaires à celles qui précèdent les règles. Elles sont liées au fait que la grossesse représente un corps étranger pour l’utérus et que cela génère des contractions utérines ; celles-ci vont céder au bout de quelques semaines.


Les douleurs abdominales sont également fréquemment digestives. En effet très tôt dans la grossesse le taux élevé de progestérone fait fonctionner au ralenti tous les muscles lisses, dont le tube digestif. Cela génère constipation, ballonnement abdominal et parfois douleurs latérales.


Les douleurs peuvent également siéger au dessus du pubis et dans les fosses iliaques, de faç on bilatérale ; elles sont alors continues, déclenchées ou très aggravées par la marche, s’accompagnant d’une sensation de “descente du bébé” qui inquiète, mais contrairement aux contractions utérines, l’utérus ne durcit pas en se mettant en boule et le repos calme les douleurs qui ne sont pas rythmées. Elles sont liées à un relâchement des articulations et des ligaments du bassin et de l’utérus. S’en rapprochent le syndrome du ligament rond (douleur unilatérale de l’abdomen au creux de l’aine qui cède en se mettant sur le côté) et le syndrome de Lacomme (douleur superficielle située sous les côtes, surtout à droite).

 

 

Nausées et vomissements en début de grossesse


Ils sont fréquents au premier trimestre de la grossesse et peuvent être améliorés par des mesures hygiéno-diététiques (cf Alimentation et grossesse).

 

Cependant s’ils sont trop gênants, l'utilisation de médicaments anti-nauséeux peut vous aider. S’ils persistent et surtout s’ils réapparaissent plus tard dans la grossesse, une consultation médicale est nécessaire.

 

 

Brûlures d'estomac (pyrosis)


De légères modifications du mode de vie ou du régime alimentaire sont généralement  efficaces :

  • faites attention aux postures (restez debout après un repas)

  • dormez en position demi-assise, soutenue par des oreillers

  • prenez de petits repas fractionnés

  • diminuez les apports de graisses, caféine et boissons gazeuses

Si ces mesures ne sont pas suffisantes, l'utilisation de médicaments anti-pyrosis peut vous aider.

Constipation

 

Elle est fréquente et se règle par quelques mesures diététiques :

  • mangez plus de fibres (son, pain complet, pétales de blé complet enrichis en son)

  • buvez beaucoup d’eau, faites de l’exercice physique, et consommez chaque jour des fruits (pruneaux) et des légumes.

Si ces mesures ne sont pas suffisantes, un traitement par magnésium, voire par laxatifs peut s’avérer nécessaire.

Hémorroïdes


Tout comme pour la constipation, le régime alimentaire est à adapter :

  • consommez plus de fibres, buvez bien, mangez chaque jour des fruits et des légumes

  • il faut aussi éviter : les viandes, les plats épicés, les boissons alcoolisées et celles contenant de la caféine.

Si ces mesures ne sont pas suffisantes, un traitement associant un veinotonique et des anti-hémorroïdaires locaux (suppositoires et crème) peuvent vous soulager.

Varices


Le port de bas de contention n’empêche pas leur apparition mais soulage, de même que les veinotoniques.
Quelques conseils pour améliorer le retour veineux :

  • marchez tous les jours

  • surélevez les jambes la nuit

  • évitez de s’exposer à une source de chaleur

  • passez de l’eau froide sur vos jambes

 

Vergetures


Il s'agit de petites stries pourpres puis blanches sur la peau qui résultent de la rupture des fibres élastiques de la peau distendue. La meilleure prévention est le contrôle de la prise de poids et l’apport hydrique suffi sant. Les crèmes anti-vergetures peuvent améliorer l’élasticité de la peau mais ne peuvent pas toujours les éviter.

A noter : l’application d’une crème juste avant une échographie peut gêner la réalisation de l’examen. A éviter, donc avant les échographies morphologiques !

Sécrétions vaginales


Il existe deux types de sécrétions vaginales ou leucorrhées, à ne pas confondre :

 

  • Il y a lessécrétions normales ou physiologiques , présentes chez toute femme, et qui augmentent en début de grossesse. Elles sont d’abord glaireuses puis deviennent pâteuses, blanchâtres ; elles restent cependant peu abondantes, sans brûlures ni démangeaisons. Elles peuvent être parfois gênantes mais sont sans gravité.

  • Au contraire, uneinfection est à craindre si elles deviennent abondantes, colorées ou si elles sont associées à des démangeaisons, à des brûlures ou à une odeur désagréable. Ce risque est à surveiller plus particulièrement par les femmes qui avaient une vaginite avant leur grossesse. Vous devez alors consulter sans attendre le prochain rendez-vous.

 

Les sécrétions vaginales ne doivent pas être confondues avec :

  • une perte des eaux , c’est-à-dire l’écoulement de liquide amniotique, liquide clair, parfois opalescent, d’odeur fade, généralement continu, plus ou moins abondant et qui augmente avec les changements de position. Parfois, cet écoulement peut cesser complètement ou devenir intermittent ou être peu abondant et difficile à distinguer des leucorrhées. Consulter sans attendre si vous avez un doute.

  • des pertes d’urines , reconnaissables à leur couleur et leur odeur.

Mal de dos (lombalgie), sciatique


Ils sont dus à la cambrure du dos, naturelle, chez la femme enceinte. Pour minimiser le risque, il faut éviter les talons trop hauts qui l’exagèrent.

Les exercices dans l’eau, les massages, les séances de préparation à la naissance permettent d’apprendre les gestes et postures pour soulager le dos.


Si ces mesures ne sont pas suffisantes, consulter un ostéopathe ou porter une ceinture spéciale grossesse peut s’avérer utile. Les médicaments sont souvent inefficaces et les anti-inflammatoires sont contre-indiqués à partir du début du 6ème mois.

 

Crampes


L'apparition de crampes dans les jambes, fréquemment nocturnes, est le plus souvent liées à un manque de magnésium ; l'utilisation dès le début de la grossesse de compléments alimentaires contenant du magnésium permet en général de les éviter. Si néanmoins elles apparaissent, il est possible de les traiter par un apport supplémentaire en magnésium.

Fourmillements dans les doigts (syndrome du canal carpien)


Fréquents pendant la grossesse, ils sont liés à la compression du nerf médian dans le canal carpien. Ils peuvent toucher une main ou les deux. Les sensations sont multiples : impression d’avoir les doigts enflés, difficulté à tenir certaines choses, douleur augmentée au chaud.


Aucune thérapeutique particulière n’est vraiment efficace. Généralement, le syndrome régresse spontanément après l’accouchement.  Un avis spécialisé peut être demandé dans les formes sévères.

Envies fréquentes ou impératives d'uriner


Elles sont sans gravité si elle ne s’accompagnent pas de brûlures en urinant. Dans ce cas, une infection urinaire serait à craindre. Elles peuvent apparaître dès le début de la grossesse, et sont dues dans ce cas à l’effet de la progestérone. Plus tard dans la grossesse, c’est la pression du bébé sur la vessie qui les majore.



SIGNES D'ALERTE : ATTENTION URGENCE !




Ces signes inhabituels doivent vous amener à consulter en urgence ou tout au moins à prendre un avis téléphonique pour savoir si vous devez vous déplacer.

Contractions utérines


Elles se manifestent par des douleurs de l’ensemble de l’abdomen tandis que l’utérus se durcit et se “met en boule”, comme vous pouvez vous en rendre compte avec les mains ; d’abord intermittentes, brèves, irrégulières, peu intenses, elles se rapprochent, deviennent plus longues, plus régulières, plus fortes.


Elles se distinguent de douleurs plus banales, appelées “syndrome douloureux pelvien” ou “syndrome des ligaments ronds”, qui sont situés plutôt dans le bassin ou la partie basse de l’abdomen, surtout sans durcissement de l’utérus, augmentent à la marche, mais ne deviennent pas régulières.


Elles peuvent précéder une fausse couche (surtout s’il y a du sang) ou un accouchement prématuré, ou au 9ème mois annoncer l’accouchement. A cette dernière période, il n’est pas rare que surviennent des contr actions irrégulières qui se calment par le repos ; vous pouvez vous reposer allongée pour voir si elles disparaissent ou se régularisent.


Elles nécessitent un examen de contrôle pour vérifier l’absence de modification du col, ceci par un toucher vaginal et surtout une échographie du col.
Il faut savoir que la meilleure solution pour diminuer les contractions utérines est le repos, mais il peut être parfois nécessaire d’associer un traitement médicamenteux.

 

 

Pertes de sang (métrorragies)


Abondantes ou non, rouges, brunes ou noires, elles sont un important signe d’alerte. Elles  sont relativement fréquentes et peuvent avoir différentes causes qui ne sont pas toutes graves, mais elles justifient  systématiquement un avis médical et le plus souvent une échographie de contrôle.


En début de grossesse (2 premiers mois ), il s’agit le plus souvent d’un saignement de l’endomètre, c’est à dire de la partie de l’utérus non intéressé par l’implantation de la grossesse (un peu comme les règles) ; cela peut parfois se traduire en échographie par un croissant noir dans l’utérus (image liquidienne) mais l’échographie peut également ne rien révéler. Si l’échographie montre une grossesse évolutive, les suites seront favorables dans plus de 90% des cas. Dans ce contexte, les saignements peuvent parfois récidiver et/ou se prolonger sur plusieurs semaines, sans risque pour la grossesse, cependant si leur quantité va croissante, si des caillots apparaissent  et surtout si cela s’accompagne de douleurs, un nouveau contrôle échographique est nécessaire pour éliminer une fausse couche.


A partir du 3ème mois , les saignements sont le plus souven t liés à un petit décollement de la pointe inférieure du placenta, pas toujours visible en échographie et conséquence de contractions utérines. La diminution de l’activité physique permet souvent de les stopper ou tout au moins de les minorer. A partir du moment où ces saignements sont peu abondants, ils ne présentent pas de risque pour la grossesse.


A partir de la 2ème moitié de la grossesse , les saignements sont plus rares mais doivent impérativement vous amener à consulter, car ils peuvent révéler un placenta praévia (placenta inséré près du col de l’utérus) qui peut parfois saigner brutalement et  abondamment. Si les saignements sont  minimes, ils peuvent être liés à une simple irritation du col ou au 9ème mois être contemporains des modifications cervicales qui préparent l’accouchement.

 

Si vous êtes de Rhésus négatif et votre conjoint de Rhésus positif, pensez devant tout saignement à me contacter pour une prescription de gammaglobulines antiD.

 

Perte de liquide amniotique ("perte des eaux")


Le liquide amniotique s’écoule parce que les membranes qui entourent l’œuf se sont rompues.
Il s’agit de l’écoulement par le vagin d’un liquide clair, parfois opalescent, d’odeur fade, généralement continu, plus ou moins abondant qui augmente avec les changements de position. Parfois, il peut cesser complètement (rare) ou devenir intermittent : la valeur d’alerte est la même.

 

Il se distingue des urines qui ont une couleur et une odeur caractéristique, des pertes banales de la grossesse qui sont peu abondantes, blanchâtres et crémeuses, des pertes des infections vaginales qui sont le plus souvent colorées et s’accompagnent plus ou moins d’odeurs, de brûlures, de démangeaisons.


Cet écoulement signifie que l’œuf communique avec le vagin puisque les membranes sont rompues. Cette “rupture des membranes” peut amener l’arrêt de la grossesse ou surtout l’infection de l’enfant.


Il faut donc consulter rapidement si vous avez le moindre doute et un examen simple utilisant un réactif permettra de trancher.

Diminution des mouvements actifs de l'enfant


Bien que l’embryon bouge très tôt, comme cela est visible à l’échographie du permier trimestre, les mouvements actifs du bébé ne sont perçus que plus tard pour la première fois par la maman. Vers 20-22 semaines à une première grossesse, plus tôt lors des grossesses suivantes, celle-ci ressent tout d’abord de légers frôlements qu’elle a du mal à identifier au début, puis qui deviennent de plus en plus nets, parfois perçus par la main qui palpe le ventre, véritables coups de pied en fin de grossesse.
Leur diminution d’un jour à l’autre doit attirer votre attention.

Fièvre


L’apparition d’une fièvre chez la femme enceinte peut, qu’elle que soit sa cause, déclencher des contractions utérines, voire amener l’arrêt de la grossesse.


Outre les maladies fébriles habituelles, elle doit faire rechercher trois causes parfois graves pour la mère et surtout pour l’enfant : une infection de l’œuf lorsque les membranes sont rompues, une infection rénale de la mère (pyélonéphrite, complication d’une infection urinaire) et la listériose, maladie infectieuse heureusement peu fréquente, mais qui prend vo lontiers l’allure d’une simple grippe.
Ne considérez jamais une fièvre comme anodine.

Signes graves de "Prééclampsie"


Ce sont les symptômes suivants, isolés ou associés : maux de tête, vision floue, mouches volantes inhabituelles, cécité subite (“comme l’électricité qui s’éteint”) qui régresse, éclairs devant les yeux, sifflements ou bourdonnements dans les oreilles, douleur (souvent en barre) au creux de l’estomac, prise de poids brutale, œdèmes soudain du visage (“figure de pleine lune”), des doigts (vos bagues vous serrent), du corps (vos sous-vêtement laissent des marques).


Ils peuvent survenir non seulement chez une femme qui sait qu’elle a une tension trop élevée ou de l’albumine dans les urines, mais aussi chez une autre qui n’avait aucun de ces signes auparavant.

 

Devant l'un de ces symptomes contacter rapidement votre médecin ou sage-femme



























TRAVAIL - CONGE PRENATAL

*

LE CONGE DE MATERNITE

Période de repos légal et indemnisée pour les femmes enceintes qui travaillent. Pour les femmes salariées, ce congé est d’une durée variable qui tient compte du rang de la grossesse et du nombre d’enfants à naître.
Jusqu’au deuxième enfant, le congé de maternité est de 16 semaines, 6 semaines avant la date d’accouchement prévue, 10 semaines après. En cas d’accouchement prématuré, les 10 semaines commencent à la date du terme théorique, pas de la naissance effective. Par contre, en cas de naissance après terme, c’est à partir de la naissance que les 10 semaines de congé de maternité commencent.

La durée du congé de maternité est plus grande en cas de naissances multiples (34 semaines pour des jumeaux) et pour l’arrivée d’un troisième enfant ou plus (26 semaines : 8 semaines avant et 18 semaines après la naissance).

Le congé maternité peut éventuellement débuter 2 semaines plus tôt en cas de grossesse difficile ; dans ce cas un arrêt de travail libellé “14 jours de grossesse pathologique” vous sera délivré.

Depuis mars 2007, les futures mamans peuvent, à leur demande et après accord du professionnel de santé qui les suit, réduire de 3 semaines la durée du congé prénatal. La durée du congé postnatal est alors augmenté d’autant. Ceci cependant ne peut avoir lieu en cas d’arrêt de travail pour grossesse pathologique. La demande doit être faite au plus tard au début du congé prénatal légal.
Renseignez-vous auprès de votre caisse

A signaler, les femmes exerçant en libéral disposent depuis peu d’un congé de maternité aligné sur celui des femmes salariées. Par un dé cret paru en juin 2006, il est fixé à 16 semaines pour une naissance simple.


DECLARATION DE GROSSESSE

La déclaration de grossesse doit être faite auprès de la Caisse d’Assurance Maladie et de la Caisse d’Allocations Familiales dès qu’elle vous est remise par le médecin et au plus tard avant la fin de la 14ème semaine de grossesse ; elle est effectuée grâce à un imprimé spécial que je vous remettrai au 2ème mois de grossesse.

Déclaration à l’employeur :

La salariée enceinte n’a aucune obligation de révéler son état de grossesse à son employeur, que ce soit au moment de l’embauche, même pour un contrat à durée déterminée, pendant la période d’essai ou pendant l’exécution du contrat de travail.
En effet, le code du travail prévoit uniquement l’obligation d’informer l’employeur avant de partir en congé maternité. La salariée informe donc son employeur de son état de grossesse au moment où elle le souhaite, par écrit ou verbalement.

La salariée a cependant souvent intérêt à révéler rapidement son état de grossesse afin de bénéficier d’éventuels avantages légaux et conventionnels (réduction du temps de travail quotidien par exemple) ainsi que de la protection contre le licenciement prévue par la loi. (cf ci-dessous)


PROTECTION DE LA FEMME ENCEINTE AU TRAVAIL

* Poste exposé à certains risques : si vous êtes enceinte et si vous occupez un poste de travail exposé à certains risques (agents chimiques, produits interdits) incompatible avec votre état, l’employeur est tenu de proposer un reclassement temporaire.
A contrario, le contrat de travail est suspendu et vous bénéficiez d’une garantie de rémunération.
La garantie de rémunération est composée :
- d’allocations journalières versées par votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM)
- d’un complément à la charge de l’employeur
Cette protection s’applique jusqu’à un mois après le retour du congé postnatal.

Une consultation avec le médecin du travail est d’ailleurs fortement conseillée. Le professionnel de santé vérifiera alors que le poste de travail est compatible avec la grossesse ou que la femme enceinte n’est pas exposée à certains toxiques pas forcément évidents à première vue.

* Votre employeur ne peut pas :
- vous demander de travailler plus de dix heures par jour
- vous faire exécuter des tâches pénibles
- vous demander de travailler pendant les deux semaines qui précèdent l’accouchement et les six semaines qui le suivent.

* Aménagements : si vous travaillez de nuit, vous pouvez demander à être affectée à un poste de jour le temps de la grossesse. Pour cela, allez voir votre médecin du travail qui constate alors par écrit que le poste de nuit est incompatible avec votre état.
Informez-vous sur votre situation professionnelle et les aménagements possibles (très variable d’une branche à une autre). Le site du ministère de l’Emploi est une source d’information à jour (www.santé-securite.travail.gouv.fr)

Par exemple, enceinte, vous pouvez rompre votre contrat sans préavis et sans avoir à payer  d’indemnités de rupture. Vous pouvez demander un changement d’ affectation sans perte de salaire, bénéficier de plage de repos durant la journée, une réduction de votre temps de travail... Renseignez-vous !
Les consultations prénatales peuvent être prises sur le temps de travail.

* Licenciement : il est interdit de licencier une femme pendant la grossesse, le congé de maternité et les 4 semaines qui suivent ce congé sauf en cas de faute grave, si vous partez en congé maternité sans voir informé votre employeur, si vous arrivez au terme de votre CDD ou si l’employeur est dans l’impossibilité de continuer à vous employer pour un motif indépendant de la grossesse (difficultés économiques par exemple). Même lorsque le licenciement est prononcé pour une de ces raisons, il ne peut prendre effet avant la fin du congé.

Pour bénéficier de la protection contre le licenciement, vous devez envoyer à votre employeur, en recommandé avec accusé de réception, un certificat médical attestant votre grossesse et indiquant la date présumée de l’accouchement.
Si votre employeur vous licencie avant d’avoir été avisé de votre grossesse, vous devez lui adresser dans les 15 jours, par lettre recommandée avec AR, un certificat médical attestant de votre état de grossesse.
Le licenciement sera de ce fait annulé.

Pour toute information, adressez-vous :
aux représentants du personnel ou à une organisation syndicale
- à la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP)
- au Centre national d’information et de documentation des femmes et des familles (CNIDFF)
- au service Info-emploi du ministère (0 821 347 347)







SPORT, ACTIVITE SEXUELLE, DEPLACEMENTS et VOYAGES


*

Sport :

Commencer ou poursuivre une activité sportive modérée durant la grossesse est possible.
Evitez néanmoins :
- Les sports de contact, les sports violents ou les sports de raquettes énergiques (patinage, escalade, jeux d’équipe comme le hand-ball ou le volley-ball, judo, ski ...)
- L’aérobic par exemple augmente le risque d’accouchement prématuré
- La plongée sous-marine est contre-indiquée en raison des risques de malformations fœtales ou d’accidents de décompression
- La natation (sauf les plongeons) est le sport idéal pour la femme enceinte car dans l’eau, le poids est allégé
- La marche est également une bonne activité physique : marcher 30 minutes par jour est bon pour la circulation sanguine, la constipation et l’état de stress.

En toutes circonstances, le sport doit être arrêté en cas de gêne ou de fatigue trop grande. En cas de menace d’accouchement prématuré, le sport est contre-indiqué.



Activité sexuelle :

Les rapports sexuels ne représentent pas d’inconvénients pour la grossesse, et une sexualité normale peut être poursuivie sans crainte pour votre bébé (vous ne risquez pas de lui faire mal !).
Par contre, si les rapports sexuels sont douloureux, il faut me le signaler, car cela peut révéler une infecti on vaginale.
Le rapport sexuel peut également déclencher une contraction utérine, qui est sans gravité à partir du moment où votre col n’est pas modifié. En cas de menace d’accouchement prématuré, les rapports sexuels sont contre-indiqués.

Déplacements et voyages :

*  Les moyens de transport

En voiture : le voyage à une allure modérée est possible, mais il ne devrait pas dépasser 6 heures et les arrêts toutes les deux heures sont encore plus recommandés.
Le port de la ceinture est obligatoire. Elle doit être placée sous et au-dessus du ventre.

En train : c’est le meilleur moyen de transport pendant la grossesse, le plus sécurisant et qui permet le mieux de s’asseoir convenablement et de déambuler, pour prévenir les phlébites notamment.

En avion : il y a un risque plus élevé de phlébites durant les vols long courrier. Le port de bas de contention, le déambulement durant le vol et une hydratation suffisante doivent permettre de réduire ce risque..
Avant de partir, renseignez-vous auprès de la compagnie aérienne, certaines refusent les femmes enceintes au-dela de 7 mois de grossesse (généralement 36 SA) et un certificat médical de non contre-indication vous est souvent réclamé au 3ème trimestre.

En bateau : il ne pose pas de problème, sauf au début de la grossesse où les nausées peuvent être aggravées.

*  Les destinations

En France et en Europe : le risque des déplacements est l’accouchement prématuré. A vous de vérifier qu’il n’y a pas de risques préexistants et d’éviter ce ux en voiture et trop longs. Veillez également à ne pas être trop loin d’une maternité et pensez à voyager avec votre dossier grossesse (échographies, bilans sanguins..)

Pour les destinations plus lointaines, les risques sont de deux types :
- une partie des risques provient de la distance même à parcourir. Les risques sont alors l’accouchement prématuré loin d’une maternité et la phlébite pour les longs voyages en avion
- d’autres risques proviennent de la situation sanitaire de la destination (zone d’endémie du paludisme, maladies infectieuses liées aux conditions climatiques ou à l’hygiène) : un voyage dans ces pays ne sera donc envisagé qu’en cas d’absolue nécessité et préparé à l’avance !


*  Les précautions alimentaires (cf Alimentation et grossesse)






Qui n’a pas entendu dire “maintenant il va falloir manger pour deux, alors vas-y ressers-toi” ?


Eh oui, la croyance populaire veut qu’une femme enceinte mange deux fois plus. Mais pour celles qui seraient tentées de le faire, je précise que cette croyance est fausse ! Il ne faut pas manger deux fois plus mais deux fois mieux !


Et comme il ne faut pas contrarier une femme enceinte, ce sera à vous de faire attention ! ...

 

 

DOIS-JE AUGMENTER MES RATIONS ALIMENTAIRES ?

 

Même si la femme enceinte doit faire face à des besoins supplémentaires nécessaires au développement du fœtus, il n'est pas nécessaire qu'elle augmente beaucoup ses rations alimenta ires car son organisme va s'adapter en assimilant mieux les nutriments et en dépensant moins.

 

En fait le “coût énergétique” d’une grossesse correspond à un supplément de 150 calories par jour pendant le premier trimestre et jusqu'à 350 calories lors du troisième trimestre.

Attention : si la ration énergétique est inférieure à 1500 calories par jour, la prise de poids durant la grossesse est trop faible et va être associée à un risque accru d’accouchement prématuré ou de faible poids de naissance ( < à 2,5 kg).

A l’inverse, une prise de poids trop importante pendant la grossesse expose à une grossesse et un accouchement plus difficiles. La ration énergétique sera donc adaptée en fonction de l'évolution de la prise de poids au cours de la grossesse.

 

QUEL POIDS DEVRAIS-JE PRENDRE ?


Au cours des 4 premiers mois, c’est surtout la mère qui grossit (muscle et graisse de réserve) ; au cours des 5 derniers mois, la prise de poids profite essentiellement au bébé. La surveillance diététique devra donc porter préférentiellement sur la première partie de grossesse.


La prise de poids optimale pour une femme de poids normale est de 9 à 15 kg régulièrement répartis tout au long de la grossesse (en moyenne 1 à 1,5 kg par mois les 2 premiers trimestres et 1,5 à 2 kg par mois le dernier trimestre).


Cette prise de poids pourra être plus importante chez une femme maigre et au contraire plus faible chez une femme qui a déjà un surpoids avant la grossesse. Comptez 3 à 4 kilos supplémentaires si vous attendez des jumeaux.


POURQUOIEST-CE IMPORTANT DE SURVEILLER MA PRISE DE POIDS ?



La prise de poids excessive peut rendre votre grossesse plus pénible (augmentation ses douleurs du dos, des problèmes circulatoires et d’essouflement ; l’apparition des vergetures est majorée et certaines pathologies sont plus fréquentes (hypertension artérielle, diabète).

L’accouchement est statistiquement plus long et plus difficile, les extractions instrumentales et les césariennes plus fréquentes, lié au fait que les bébés sont statistiquement plus gros.

 

Enfin, certaines femmes n’arrivent pas, après l’accouchement, à perdre les kilos superflus pris pendant la grossesse. A noter à ce propos que l’allaitement facilite cette perte de poids en stimulant le catabolisme de graisses. Certains scientifiques affirment que l’allaitement serait la seule façon de perdre sa “culotte de cheval”, zone graisseuse particulièrement rebelle aux régimes qui semble spécifiquement conçue pour permettre l’allaitement maternel.

 

QUE FAIRE SI JE PRENDS TROP DE POIDS ?

 

La femme enceinte est particulièrement sensible aux variations du taux de sucre dans le sang (glycémie). Ainsi un apport de sucre rapide va entraîner une augmentation rapide de votre glycémie qui va déclencher une augmentation du taux d'insuline (hormone qui fait rentrer le sucre dans les cellules).

 

L'augmentation de l'insuline va faire baisser votre glycémie et vous pourez alors ressentir les symptomes de l'hypoglycémie (faim intense, sueurs, sensation de malaise), ce qui va vous pousser à manger vite et beaucoup.

 

Par ailleurs, le fait d'être en excès d'insuline va pousser votre organisme à stocker tout ce que vous consommerez.

 

Une collation composée de sucre rapide aura donc l'effet inverse : vous aurez plus faim au repas suivant.

 

Le principe simple du contrôle de la prise de poids et donc la maitrise des variations de la glycémie.

 

COMMENT REPARTIR LES REPAS ?

 

L’idéal est de faire chaque jour 3 repas égaux sur le plan énergétique (éventuellement le repas du soir un peu plus léger), plus 2 collations légères.

 

 

QUE DOIVENT CONTENIR LES COLLATIONS ?

 

Pour maintenir votre glycémie stable, il faut privilégier les sucres lents (pain de préférence complet, pâtes, riz, pommes de terre, céréales peu sucrées, gâteaux secs peu sucrés), au détriment des sucres rapides (gâteaux sucrés, friandises, chocolat).

 

Attention aux fruits et jus de fruits : les fruits sont en effet pleins d’eau et de vitamines, mais également pleins de sucre. En dehors des fraises, kiwis et pastèque qui sont très peu caloriques, il faudra savoir consommer raisonnablement : cerises, melons, pêches, abricots, raisin, bananes, pommes, poires ...

La consommation de fruits en collation (par exemple une pomme à 10h00) est à proscrire !!! Vous pouvez par contre en consommer (raisonnablement) lors des repas.

 

La collation idéale sera composée d'un sucre lent et éventuellement d'un laitage.

 

 

QUE MODIFIER DANS MON ALIMENTATION ?

 


- buvez un grand verre d’eau immédiatement avant, et pendant le repas,
- buvez beaucoup entre les repas et chaque fois que la faim se fait sentir,
- consommez un maximum de légumes (faible pouvoir calorique, volume élevé),
- choisissez les protéines aussi maigres que possible, excluant les viandes les plus grasses, entrecôte, côte de bœuf, l’agneau gras et la charcuterie lourde, et privilégiez le poisson blanc et les laitages allégés,
- la plupart des graisses cuites pourront être supprimées et les huiles d’assaisonnement pourront être réduites de moitié, coupées d’eau ou mêlées à une proportion plus grande de citron ou de vinaigre,
- féculents et farineux pourront être réduits et les sucres rapides, gâteaux, friandises, chocolat pourront parfaitement être supprimés.


Attention toutefois à l’excès de crudités qui peuvent être irritantes pour l’intestin, préférez dans ce cas les légumes cuits.

 

Si malgré tout vous n’arrivez pas à contrôler votre prise de poids, l’aide d’un nutritionniste peut s’avérer très utile, surtout si la prise en charge est effectuée suffisamment tôt dans la grossesse


QUELS SONT LES BESOINS SPECIFIQUES DE LA GROSSESSE

 

 


1. Les protéines, nutriments bâtisseurs

 

Les besoins augmentent progressivement au cours de la grossesse pour atteindre + 10 g par jour au troisième trimestre, soit un total d’environ 70 g par jour. Ce surplus exigé par la grossesse s’explique par le fait que la femme enceinte fabrique de nouveaux tissus et qu’elle stocke des protéines dans ses propres tissus ; ces réserves protéiques pourront servir dans la seconde moitié de la grossesse.

Cette ration protéique recommandée est tout à fait courante et automatiquement assurée par nos modes alimentaires actuels qui nous en fournissent généralement tr op.

Les protéines peuvent être d’origine végétale ou animale, en sachant que ces dernières sont les seules à apporter les 8 acides aminés dits indispensables car l’organisme n’est pas capable de les fabriquer.

Attention un apport excessif, trop souvent lié à des impératifs de minceur, peut paradoxalement nuire au bébé en réduisant son poids de naissance.


2. Les lipides ou graisses sont indispensables au développement cérébral du fœtus


Sauf en cas de problème de poids, les femmes enceintes n’ont pas à limiter leur consommation de graisses. Les graisses apportent notamment les vitamines indispensables au fœtus, mais surtout contiennent des acides gras essentiels dont dépendent la formation et le fonctionnement du système nerveux central du fœtus.
Il n’est généralement pas utile d’augmenter l’apport lipidique, les habitudes alimentaires françaises étant plutôt au-dessus des apports souhaitables en lipides, sauf chez certaines femmes soumises à un régime amaigrissant.

 


3. Des glucides ou sucres : pour l’énergie...immédiate mais aussi...durable

 

Les sucres simples sont de digestion rapide : le lactose du lait, le fructose des fruits et surtout le saccharose des produits sucrés apportent immédiatement de l’énergie à notre organisme.
Les sucres complexes, de digestion plus lente (amidon des céréales, des féculents, des légumes secs) assurent une fourniture d’énergie durable.
Le glucose, élément de base des glucides, est la principale source d’énergie utilisée par le fœtus. Un apport quotidien en glucides est donc indispensable au bon déroulement de la grossesse. Cependant les dépenses énergétiques du fœtus sont très faibles et la mère compense facilement en réduisant les siennes. L’apport glucidique ne sera donc que peu augmenté : de 250 à 275 g par jour en début de grossesse, il pourra atteindre un maximum de 350 g par jour en fin de grossesse.
C’est bien sûr avant tout les féculents, le pain, mais aussi les fruits et les légumes qui vont contribuer à cette augmentation progressive et il est tout à fait déconseillé d’augmenter la quantité d’aliments riches en sucres “rapides”. La femme enceinte devrait consommer un plat de féculents ou de légumes secs par jour et de préférence le soir, et un peu de pain à tous les repas.
Les sucres complexes assurent un rassasiement prolongé et évitent les malaises hypoglycémiques qui sont parfois la conséquence de la consommation de sucres rapides.
Il est important de bien répartir les glucides au cours des repas de la journée en n’oubliant pas le petit déjeuner.


4. Constituer des réserves en fer

 

Au cours de la grossesse, le besoin en fer augmente de 70% pour constituer la masse sanguine et les globules rouges du futur bébé, hors beaucoup de femmes en âge de procréer sont carencées en fer, avant même la grossesse.
L’anémie, conséquence de la carence en fer augmente les risques de prématurité et d’hypotrophie et majore la fatigue maternelle. C’est pourquoi un dépistage de l’anémie est conseillé en début de grossesse et qu’un apport médicamenteux est souvent proposé.
On peut répondre à cette augmentation des besoins en consommant des aliments riches en fer : abats, viande ou poisson, jaune d’oeuf, légumes secs et légumineuses (lentilles, pois, haricots secs), légumes verts (épinards).
Le fer végétal est beaucoup moins bien absorbé que le fer animal, mais l’assimilation du fer peut être doublée si on consomme au même repas un aliment riche en vitamine C comme les agrumes ou le kiwi (qui est d’ailleurs également riche en fer : 2 kiwis apportent autant de fer que 100 g de foie).
A l’inverse, le thé et le son de blé, qui réduisent l’absorption du fer, sont à éviter en quantité trop importante au cours de la grossesse.

5. Le calcium : “un enfant...une dent”


Au cours de la grossesse les besoins en calcium atteignent 1200 mg par jour. Une alimentation suffisamment riche en calcium est indispensable pour l’élaboration du squelette et des dents du fœtus et pour préserver le capital osseux de la mère, ainsi que  ses dents, ses cheveux et ses ongles.
Le rôle du calcium dans la contraction musculaire est primordial, ainsi la carence en calcium est souvent responsable de crampes et fatigues musculaires, d’hyperémotivité, anxiété, fatigue et palpitations.
De plus, la consommation de calcium protège la femme enceinte du risque d’hypertension artérielle, il enrichit en calcium le lait maternel à venir et aurait même un rôle dans la prévention du risque de dépression du post-partum (le “baby-blues”).

6. Les vitamines et oligo-éléments


Une alimentation suffisante, diversifiée et équilibrée suffira à couvrir les besoins en vitamines et autres micro nutriments (magnésium, zinc, iode) dans leur ensemble, au cours de la gestation.
On portera néanmoins une attention spécifique à la vitamine B9 (acide folique ou folates) et à la vitamine D.

La supplémentation en folates s’impose à deux moments :

- avant la grossesse et au cours des deux premiers mois afin de réduire le risque de malformation du système nerveux (on recommande actuellement une supplémentation systématique de 0,4 mg par jour pendant cette période),
- à partir du sixième mois, car la carence s’accompagne d’un risque accru de prématurité et de retard de croissance.

Les besoins en vitamine D sont fortement augmentés lors du troisième trimestre surtout pendant l’hiver et au début du printemps ; c’est pourquoi une supplémentation systématique en vitamine D est recommandée au troisième trimestre. Elle permet de prévenir l’hypocalcémie néonatale et la malformation de l’émail dentaire chez l’enfant.


L’utilisation de compléments vitaminiques spécifiques à la grossesse est souvent un moyen simple d’éviter les carences ; si malgré tout vous avez des crampes dans les jambes, un apport supplémentaire en magnésium peut être indiqué.
Le Fluor : d’après les dernières recommandations de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, la supplémentation de la femme enceinte en fluor n’apporte aucun bénéfice pour la dentition provisoire et définitive de l’enfant.

 

7. L’eau, seule boisson indispensable


L’eau est la seule boisson indispensable, il est recommandé de boire environ 1,5 litres d’eau par jour, voire 2 litres l’été. Cela permet de prévenir l’infection urinaire, de limiter la constipation et les risques de vergetures. Vous pouvez remplacer l’eau par des tisanes, des jus de fruits (attention au sucre !), du lait ou des potages.
Les sodas seront à consommer avec modération.



COMMENT REMÉDIER AUX PETITS DÉSAGRÉMENTS DE LA GROSSESSE ?

NAUSÉES ET VOMISSEMENTS


Au hit parade des petits maux de la grossesse, ils arrivent au premier rang. Ils surviennent surtout le matin à jeun et disparaissent en général à la fin du premier trimestre.

Quelques conseils simples pour les limiter :

  • éviter de faire des repas trop copieux mais également d’avoir le ventre vide, notamment en sautant le petit déjeuner. Garder sur votre table de nuit des biscottes ou du pain grillé et grignotez-les avant de mettre un pied à terre. Mieux ! Faites-vous servir un solide petit-déjeuner au lit. Levez-vous seulement un quart d’heure après l’avoir terminé

  • l’idéal est de fractionner l’alimentation dans la journée, sans se laisser aller au grignotage incessant et sans compromettre l’équilibre alimentaire de la journée ; passez de 3 repas à 4 ou 5, comprenant un encas à 10h et un goûter à 16h

  • évitez les plats lourds, gras ou épicés, le café

  • si les odeurs de cuisine vous écœurent, optez pour les mets froids, inodores

  • buvez quelques gorgées d’eau pétillante ou de Coca-Cola light avant ou après les repas

  • dans certains cas, du jus de citron additionné d’eau fait merveille. Le gingembre aurait, paraît-il les mêmes effets.


DÉGOUTS ALIMENTAIRES


Il arrive que la future maman ne puisse tout à coup plus supporter tel ou tel aliment.
Les dégoûts doivent impérativement être respectés, car ils peuvent entraîner des vomissements.


FRINGALES ET ENVIES

 

Vous faire plaisir, une ou deux fois dans la semaine, sans vous livrer à des excès, ne perturbera pas le bon déroulement de votre grossesse.

En revanche, si ces envies sont déraisonnables en qualité et/ou en quantité et surviennent plusieurs fois par jour, elles risquent d’entraîner une prise de poids excessive et de vous couper l’appétit au moment des repas principaux, ce qui est la porte ouverte au déséquilibre alimentaire donc à la survenue de carences.

Pour limiter la fréquence et l’intensité de ces envies, il est bon de prévoir une collation plutôt que d’attendre d’avoir très faim et de “craquer” sur n’importe quel aliment tentateur ! Après avoir mangé votre plat principal, si vous n'avez plus faim, attendez un peu avant de prendre votre dessert.


Une collation équilibrée à 10h00 et à 16h00  seront les bienvenues pour maintenir une glycémie stable :  pain ou céréales et laitage sont une excellente association.

Comme le dit à juste titre la sagesse populaire : ”le sucre appelle le sucre”. Effectivement, lorsque l’on consomme des sucreries, après une sensation éphémère d’énergie et de bien-être, la glycémie chute rapidement et l’on a de nouveau besoin de sucre...

Pour éviter d’entretenir ce cercle vicieux, il est donc conseillé de s’abstenir de consommer des aliments riches en “sucres rapides”, surtout pris isolément, c’est-à-dire en-dehors des repas. Et attention aux fruits qui sont des sucres rapides !!!

Pensez aussi à boire entre les repas et chaque fois que la faim se fait sentir, et mangez des aliments riches en fibres comme des légume s secs, du riz complet et du pain complet. Ceux-ci assurent une sensation de satiété durable.

 

CAS PARTICULIER DE CERTAINS ALIMENTS


1. Café, thé

 

Mieux vaut ne pas abuser du café lors de la grossesse. Il semble que de trop fortes consommations soient corrélées à des risques d’avortement spontané, ou de petit poids de naissance.
Mais rien n’a encore été réellement démontré en la matière. Ainsi pour les inconditionnelles du café ou du thé, il semble raisonnable de ne pas dépasser 6 tasses par jour et plus prudent de les préparer légers.

2. Sel


Il est inutile, voire dangereux de suivre un régime sans sel au cours de la grossesse, sauf cas particulier en relation avec une pathologie.
En revanche, la future maman évitera d’abuser des aliments très riches en sel et s’efforcera de ne pas resaler les aliments à table, pour éviter d’accroître  la rétention d’eau qui est un phénomène normal durant la grossesse mais qui peut être gênant, surtout les derniers mois.

3. Tabac, Alcool, Cannabis et autres drogues


Leur consommation est à proscrire durant la grossesse car elle est dangereuse pour vous et surtout pour votre bébé.
De nombreuses consultations d’aide au sevrage existent pour vous aider dans votre projet d’arrêt.



Un numéro vert est à votre disposition :
Drogues, Alcool, Tabac Info Service - 0800 23 13 13



LES DANGERS DU TABAC :

- Fausse couche : le tabagisme augmente les risques de fausse couche de 20%


- Accouchement prématuré : le tabagisme accroît les risques de naissance prématurée de moitié


- Retard de croissance intra-utérin : la fumée inhalée pendant la grossesse agit directement sur le fœtus. La nicotine traverse le placenta et provoque une augmentation du rythme cardiaque du fœtus. Le monoxyde de carbone passe lui aussi la barrière placentaire pour se substituer à l’oxygène du sang nécessaire au développement du bébé. Les risques de retard de croissance intra-utérin et de malformations sont ainsi multipliés, en particulier au cours du premier trimestre. Il est par ailleurs clairement démontré qu’en cas de tabagisme maternel, le nouveau-né pèsera en moyenne 300 grammes de moins qu'un bébé né d'une mère non-fumeuse.


- Syndrome de mort-subite du nourisson : Les risques de mort-subite de nourrisson sont accrus en cas de tabagisme maternel.


Arrêter de fumer : Il faut considérer la grossesse comme l’occasion d’arrêter de fumer. Et il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer, même si la grossesse est déjà amorcée.


L’appui thérapeutique d’un médecin spécialisé dans le sevrage tabagique peut s’avérer nécessaire si la dépendance est forte.

Même s'il existe une contre-indication à la nicotine pour le bébé, il est possible de recourir aux produits de substitution tels que les timbres, toujour s moins nocifs que la cigarette qui contient, outre la nicotine, beaucoup d’autres substances toxiques.


Attention au tabagisme passif : un homme qui continue de fumer pendant la grossesse de sa partenaire peut altérer la santé de l’enfant en lui imposant un tabagisme passif. Une fois nés, les nourrissons soumis à un environnement tabagique présentent une plus grande fréquence de troubles respiratoires. L’arrivée du bébé est donc l’occasion de se motiver mutuellement dans cette difficile bataille qu’est l’arrêt de la cigarette.



LES DANGERS DE L'ALCOOL :


L’alcool présente une grande toxicité pour le fœtus, notamment pour sa croissance et son développement, tout au long de la grossesse. Sa consommation est donc à proscrire formellement pendant cette période.


Tout ce que boit la mère est intégralement consommé par le fœtus: après une demi-heure, les alcoolémies maternelle et fœtale sont équivalentes.


L’alcool peut entraîner des malformations irréversibles, en particulier neurologiques et cardiaques, même à petites doses et pour toutes les variétés de boissons alcoolisées.

Pour l’alcool contrairement à ce qui est dit parfois, il n’y a pas de dose minimale définie qui soit sans danger pour le fœtus.

 


4. Enfin si vous voyagez hors de nos contrées

 

Il faudra en outre :
- Eviter glaçons, glaces,
- Ne boire que de l’eau en bouteill e capsulée, ouverte par vous ou devant vous, ou de l’eau rendue potable,
- Ne boire que du lait pasteurisé ou bouilli,
- Peler les fruits,
- Eviter crudités, coquillages, plats réchauffés,
- Bien cuire viandes et poissons d’eau douce,
- Ne pas oublier de vous laver soigneusement les mains avant les repas ou la préparation d’aliments.



LA TOXOPLASMOSE



La toxoplasmose est une maladie transmise par un parasite, Toxoplasma Gondii, dont le chat est un hôte privilégié, parasite qui peut contaminer la terre, l’eau, les légumes, les herbivores.


L’homme peut être infecté par contact direct avec les chats, mais aussi en mangeant une viande mal cuite ou des crudités mal lavées. Le chien ne présente pas de risque.


La toxoplasmose est de façon générale bénigne et on ne se rend pas compte de la contamination mais elle peut être très grave chez le fœtus, et ce d’autant plus que la contamination a lieu tôt dans la grossesse.
La maladie confère une immunité durable.

Si vous n'êtes pas immunisée, vous devez prendre quelques précautions :

DANS LA CUISINE

  • se laver les mains avant chaque préparation de repas

  • se laver les mains après avoir manipulé de la viande crus, les légumes, les fruits et les herbes souillés de terre.

  • laver, éplucher et rincer abondamment les fruits et légumes qui seront consommés crus, ainsi que les herbes aromatiques

 

A TABLE

  • se laver les mains avant chaque repas

  • manger la viande bien cuite ou congelée, donc renoncer provisoirement à la viande saignante, aux steaks tartares, à la fondue bourguignonne, aux brochettes et tout autre mode de préparation ne saisissant la viande que superficiellement

  • la cuisson au micro-ondes est imparfaite pour assurer la destruction du parasite.

 

AVEC NOTRE AMI LE CHAT

Sachez que c’est surtout le jeune chat qui développe une toxoplasmose.
Il faut se laver soigneusement les mains après un contact avec un chat ou tout ce qui a pu être contaminé par ses excréments (litière). Faites nettoyer tous les jours par une autre personne avec de l’eau bouillante ou un désinfectant leur litière.

 

AU JARDIN

Portez des gants et laver bien vos mains après.

 

 

 

 

LA LISTÉRIOSE


La listériose est due à une bactérie, Listeria monocytogenes, présente dans la terre, dans l’eau et sur les végétaux. Cette bactérie survit très bien au froid et se multipliera dans votre réfrigérateur s’il n’est pas nettoyé régulièrement (deux fois par mois, en désinfectant ensuite avec de l’eau de javel et en rinçant).

L’homme attrape la listériose en mangeant un aliment contaminé. La listériose est une maladie grave pendant la grossesse, généralement bénigne pour la mère, mais pouvant provoquer un avortement, un accouchement prématuré ou contaminer l’enfant in utéro ou lors de l’accouchement. Elle se manifeste par un synd rome grippal avec de la fièvre.

Les mesures préventives sont les suivantes :

  • s’abstenir de consommer certains aliments crus comme le poisson fumé, surimi, tarama, coquillages

  • éviter le lait cru et les fromages au lait cru (les choisir pasteurisés, UHT, ou stérilisés)

  • ne pas consommer la croûte des fromages

  • éviter de consommer des graines germées crues comme le soja

  • bien laver les légumes crus et les herbes aromatiques

  • cuire les aliments crus d’origine animale (la viande hachée sera cuite à cœur)

  • éviter de consommer certains produits de charcuteries tels que rillettes, pâtés, foie gras, produits en gelée

  • acheter du jambon préemballé plutôt qu’à la coupe

  • conserver les aliments crus séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés

  • se laver les mains après avoir manipulé des aliments crus et nettoyer les ustensiles de cuisine utilisés

  • conserver les restes alimentaires et plats cuisinés à couvert et bien les réchauffer avant consommation immédiate

  • et penser à nettoyer son réfrigérateur ainsi qu’il a été expliqué précédemment.


LE CMV


Le cytomégalovirus ou CMV est un virus du groupe des herpès virus. L’infection est transmise par les sécrétions oropharyngées et urogénitales, par les transfusions de sang non déleucocyté ou par la transmission mat erno-foetale.


Une infection récente à CMV chez la femme enceinte peut résulter d’une primo-infection ou d’une infection secondaire (réinfection ou réactivation virale).


Actuellement le dépistage sérologique systématique de l’infection à CMV pendant la grossesse n’est pas justifié en raison de l’incertitude sur les infections secondaires.

Le diagnostic sera en général fait soit sur une séroconvertion maternelle dépistée lors d’un bilan réalisé en cas de fièvre au cours de la grossesse, soit et surtout dans le cadre d’une exploration anténatale d’une anomalie fœtale ; le risque de primo-infection au cours de la grossesse augmente avec l’âge et le nombre de grossesses, d’autant plus que les enfants précédents fréquentent une crèche ou une garderie.

La prévention actuellement se résume à des mesures d’hygiène en sachant que certaines populations sont plus exposées que d’autres (les professionnels de la santé et les personnes en contact avec les enfants).

 

En bref :

  • se laver les mains après chaque change de l’enfant

  • éviter d’embrasser l’enfant sur la bouche

  • utiliser des couverts séparés

  • ne pas goûter les aliments et biberons

  • ne pas sucer les sucettes























PREPARATION A LA NAISSANCE
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MOUANS SARTOUX

Cabinet de 3 Sages-femmes et 2 intervantes :
Defillon Lydia                    Tel :    04 92 28 52 30
Cuny Elisabeth                Tel : 06 09 71 11 30
Campana Anne-Laure            Tel : 06 29 58 60 51

Annie Lamesta                    Tel :    06 65 35 43 03
Anne Alzéal (chant)                Tel :    04 92 91 95 45
Les Jardins de Mouans-Entrée C
29, Traverse des Cades
06370 MOUANS-Sartoux

CANNES LA BOCCA
Principiano Isabelle                Tel :    04 92 28 52 63
Rés. Evelyna
91, Avenue Francis Tonner
06150 CANNES LA BOCCA

VALBONNE
Caberty Sandra                Tel :    06 50 72 74 74
9, Rue de la Fontaine
06560 VALBONNE

ST VALLIER DE THIEY

Dalla Lana Céline                Tel :    04 93 36 04 52
26, Avenue François Goby
06460 SAINT VALLIER DE THIEY


ANTIBES

Diot Christine et Mme Lacoste    Tel :    04 93 61 21 55
(haptonomie)                    06 15 10 64 03
165, Route St Jean                   
06600 ANTIBES

Cours de préparation en piscine
Groupe de 3 personnes
Mme BOUVIER                    Tel : 06 19 02 21 00

Drille Christelle                Tel :    06 88 92 61 98
Les Terrasses BAt P1
357, Bld Pierre Delmas
06600 ANTIBES

CAGNES SUR MER

Centre Bien être                Tel : 04 92 13 57 19
Clinique St Jean                       
92, Av. du Dr Maurice Donat
06800 CAGNES SUR MER

Hôpital d’ANTIBES

Pour les cours de préparation à la naissance, l'inscription se fait au 5ème mois  de grossesse : le pemier cours est dispensé par une sage-femme avec visite de la maternité

Si vous êtes intéressée, vous pouvez contacter la secrétaire de l'hôpital au :   04 92 91 78 28 (le secrétariat est fermé entre 12 et 14h ainsi que le vendredi après-midi). Les cours suivants sont assurés par une sage-femme en ville :

Mme CHABOT                Tel :    04 93 34 44 44

2, Bld Albert 1er                   
06600 ANTIBES

Hôpital de Grasse

Pour les cours de préparation à la naissance, l'inscription se fait vers la fin du 3ème mois - début du 4ème mois et les cours sont dispensés au 7ème et 8ème mois de grossesse.

Si vous êtes intéressée, vous pouvez contacter la secrétaire de l'hôpital de jour au :   04 93 09 52 99

Hôpital de NICE

Pour les cours de préparation à la naissance, l'inscription se fait vers la fin du 3ème mois - début du 4ème mois et les cours sont dispensés au 7ème et 8ème mois de grossesse : ils sont au nombre de sept : cinq pour la maman dont une pour la visite de la maternité et de la salle de naissance, une pour le papa et une pour l’allaitement.

Si vous êtes intéressée, vous pouvez contacter le secrétariat du service de Gynécologie-Obstétrique de l’Archet II  au :   04 92 03 60 92 ou 93
Le premier rendez-vous est fixé par une secrétaire (les lignes sont plus accessibles entre 12h00 et 14h00), les suivants par la sage-femme.

CHOISIR SA MATERNITÉ



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MATERNITÉ PUBLIQUE OU PRIVÉE

Dans la région, vous avez la possibilité d’accoucher dans une maternité publique ou privée. En maternité privée, l’accouchement est fait par le médecin qui a suivi la fin de votre grossesse. A l’hôpital, en règle générale, les sages-femmes assurent les accouchements normaux, le gynécologue n’est appelé qu’en cas de complication.



PENSER À S’INSCRIRE


Si vous optez pour une maternité publique :
Celles de la région acceptent toutes les patientes pour les accouchements et les urgences, sans qu’il soit besoin de s’inscrire en début de grossesse, cependant pour une question d'organisation, il est plus pratique que votre dossier soit prêt le jour J.

Il est donc conseillé que vous fassiez les 2 dernières visites, c'est-à-dire celles des 8ème et 9ème mois, dans la maternité que vous aurez choisie.

Dans la mesure où le suivi de votre grossesse est assuré par une obstétricienne, si la grossesse se déroule normalement et si c'est votre souhait, 2 visites sont préférables, ceci en accord avec les Chefs des Services Hospitaliers et ce malgré l'insistance des secrétaires qui vous proposeront un suivi hospitalier à partir du 7ème mois. N’omettez pas de prendre également le rendez-vous obligatoire avec l’anesthésiste.
Rassurez-vous en cas de nécessité (par exemple risque d'accouchement anticipé), un rendez-vous peut être obtenu très rapidement par mon intermédiaire.

Lors de votre dernière visite ici, je vous remettrai un résumé complet du suivi de votre grossesse que vous emporterez à la maternité, et auquel vous joindrez les originaux de vos prises de sang.
Si vous devez vous rendre avant et en urgence à la maternité, pensez à emporter vos bilans sanguins et compte-rendu échographiques.

Les maternités que je vous conseille sont les suivantes :

Hôpital d'ANTIBES
Secrétariat de gynécologie-obstétrique : 04 97 24 78 28
Centre Hospitalier d'Antibes
Rte Nationale 7
06600 ANTIBES
Secrétariat d'anesthésie : 04 97 24 77 71
Hôpital de GRASSE
Secrétariat de gynécologie-obstétrique : 04 93 09 52 51
Centre Hospitalier de Grasse
Chemin de Clavary B.P.L
06135 GRASSE Cédex

Secrétariat d'anesthésie : 04 93 09 55 03

Hôpital de NICE
Secrétariat de gynécologie-obstétrique : 04 92 03 60 92    ou
04 92 03 60 93
Hôpital Archet II
151, Rte St Antoine de Ginestière
06203 NICE Cedex 3

Secrétariat d'anesthésie : même numéro

Hôpital de CANNES
Secrétariat de gynécologie-obstétrique : 04 93 69 71 00
Centre Hospitalier de Cannes
15, avenue des Broussailles
06400 CANNES

Secrétariat d'anesthésie : 04 93 69 76 38   


Si vous optez pour une maternité privée :
Vous devez choisir un obstétricien qui accouche dans la clinique que vous aurez sélectionnée et le contacter tôt dans la grosssesse pour savoir à partir de quelle date il désire prendre le relai pour suivre la grossesse. Si vous avez besoin de conseils je peux vous aiguiller dans votre choix.


Les cliniques pratiquant les accouchements sont les suivantes :

Clinique Santa Maria-Lenval de NICE
Standard : 04 92 03 02 45 et Urgences maternité 04 92 03 02 35
153, Promenade des Anglais
06200 NICE


Polyclinique Saint Jean de CAGNES SUR MER
Standard : 04 92 13 53 13 et Urgences  04 92 13 53 33
92-94, Avenue du Dr Donat
06800 CAGNES SUR MER


Clinique Saint-Georges de NICE
Standard : 04 93 81 71 50
2, Avenue de Rimiez
06100 NICE


Polyclinique d’Oxford de CANNES
Maternité : 04 92 92 35 35
33, Bld d’Oxford
06400 CANNES





LES NIVEAUX DES MATERNITES

Depuis 1998, les maternités françaises sont organisées en trois niveaux, de 1 à 3, avec des moyens adaptés aux soins dont ont besoin les bébé, notamment en cas de prématurité. 
*Attention !

Beaucoup de femmes pensent qu’accoucher dans une maternité de niveau 3 est un gage de plus grande sécurité. Ce n’est pas la réalité. Toutes les maternités françaises bénéficiant d’une autorisation de pratiquer les accouchements répondent à des normes de sécurité très strictes. En cas de grossesse normale, rien ne justifie d’accoucher dans ce type de structure.
La différence réside dans les moyens pédiatriques disponibles su r place.
Les maternités de niveau 1 ont tous les moyens techniques et humains nécessaires à la réalisation d’accouchements menés à terme. Les maternités de niveau 2 disposent d’un service de néonatologie destiné à prendre en charge les enfants prématurés nés après 35 semaines d’aménorrhée. Enfin les maternité de niveau 3 disposent d’une unité de réanimation néonatale et sont là pour prendre en charge les grands prématurés, nés avant 35 semaines d’aménorrhée.
Un accouchement n’est déclaré physiologique (normal) qu’une fois terminé, et chaque maternité répond donc à des normes de sécurité suffisantes pour faire face à toutes les complications survenant au cours de l’accouchement.
Rassurez-vous, si vous êtes admise en urgence dans une maternité de niveau 1 ou 2 avec un risque d’accouchement prématuré, celle-ci se chargera de vous transférer avant la naissance vers la maternité qui correspond à votre situation (c’est le principe du “transfert in-utéro”).

Vouloir à toux prix une maternité de niveau 3, sans en avoir besoin, risque de les encombrer.









VOTRE VALISE POUR LE SEJOUR A LA MATERNITE

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Votre bébé va bientôt arriver...il est temps de préparer vos affaires pour le départ à la maternité. Pour vous aider, voici les “indispensables” ainsi que des petites astuces dont vous aurez besoin...et envie !

LES DOCUMENTS IMPERATIFS

- votre dossier de suivi de grosses se (avec vos compte-rendus d’échographie et vos bilans biologiques)
- votre carte de groupe sanguin
- votre carte vitale et carte de mutuelle
- votre    carnet ou livret de famille si vous êtes mariée ou un acte de reconnaissance anticipée par le futur papa.

Pour la salle d’accouchement, je vous conseille de préparer dans un petit sachet ou sac à part dans votre valise, la tenue du bébé pour son arrivée, cela facilitera la tâche du papa qui sera sollicité par le puéricultrice : 1 body (choisissez-le croisé ou pressionné sur le côté, cela facilite la manipulation), 1 grenouillère ou un babygro, un petit bonnet en coton.
Un peu de monnaie vous sera toujours utile ! Une petite faim passagère, une petite soif… le distributeur se fera une joie de rassasier votre homme à condition que vous ayez de la monnaie !
*



POUR LE SEJOUR DE LA MAMAN

- prévoir une tenue par jour pour pouvoir se changer souvent ...toute une garde-robe n’est pas nécessaire : opter, de préférence pour des tenues trois-quarts ou courtes le plus confortables possibles qui faciliteront les soins (grand pyjama ou chemise de nuit et/ou de grandes marinières, tee-shirts avec des caleçons en coton très extensible) et sympas (penser aux photos)
- 1 ou 2 paires de chaussettes pour les frileuses
- une petite laine : fatiguée on est toujours plus frileuse.
- 1 paire de chausson, ballerines ou mules
- 2 draps de bain ou serviettes de toilette
- dans votre trousse de toilette : 1 gel lavant sans savon type Myleuca ou Saforelle, shampoing, des serviettes hygiéniques (gra nd modèle), 1 petit sèche-cheveux, 1 thermomètre, une eau démaquillante qui rafraîchit le visage en un seul geste, une crème hydradante, un peu de maquillage vous donnera bonne mine, déodorant, dentifrice, brosse à dent, brosse et pinces à cheveux...
- des médicaments que votre gynécologue vous aura éventuellement prescrits.
- à la place des culottes en filet jetables, préférer des shortys confortables en coton qui sont un peu plus séduisant et très agréables (environ 7-8)
- un peu de musique (MP3), un bouquin
- une paire de lunettes si vous portez des lentilles
- une tenu confortable pour le jour de la sortie
- un sac pour le linge sale que quelqu’un pourra déjà vous laver avant votre retour...



Pour les futures mamans qui souhaitent allaiter :

- des soutien-gorges d’allaitement (3 ou 4) en pensant à prendre 2 tailles supérieures à votre taille de poitrine de fin de grossesse que vous porterez jours et nuits,
- 1 coussin d’allaitement, très utile pour votre dos et pour les différentes positions d’allaitement, il sert également à garder bébé la nuit dans sont lit, l’allaitement allongée reste reposant. Le coussin est placé en long contre la barrière de sécurité du lit, et vous ne risquez en aucun cas d’écraser bébé ! Pensez à demander une ordonnance, ces coussins sont pris en charge par la sécurité sociale ! Et cela fait de joli photos.....


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- 1 boîte de coussinets d’allaitement à placer dans les soutien-gorges entre les tètées, en pensant à les remplacer dès qu’ils so nt mouillés pour éviter une macération et donc une irritation des mamelons
- 1 crème nourissante pour les mamelons type Véa spray ou Olio à appliquer avant et après chaque tètée, ne nécessitant aucun rinçage (ne laver pas vos seins entre les tètées, cela favorise les irritations et fragilise les mamelons)
- 1 paire de bouts de seins en silicone, très pratiques lors d’une montée laiteuse douloureuse, de difficulté de bébé à tèter ou lors d’une crevasse




POUR LE SEJOUR DE BEBE

- 7 bodys
- 7 grenouillères ou babygro (1 tenue par jour et pensez aux régurgitations possibles)
- 1 ou 2 paires de chaussons ou de chaussettes à mettre au dessus de la grenouillère (utile si elle est trop grande, bébé en gigotant ne se retrouvera pas les 2 pieds dans la même jambe !)
- 1 bonnet en coton
- 1 brassière ou un petit gilet doux et confortable,
- 1 tétine, un bébé, même allaité peut sentir le besoin de soucion entre les têtées,
- 5 à 6 bavoirs,
- 2 ou 3 langes en coton, pour protéger les vêtements d’éventuelles régurgitations de bébé
- 1 paquet de couches car souvent la maternité propose un forfait (10 couches environ) et pensez au retour à la maison.
- pour la sortie en hiver pensez à une combinaison ou gigoteuse adaptable au siège bébé.
- 1 doudou, peluche
- 1 jolie couverture pour les photos

Le jour J, votre compagnon est au même diapason que vous ! Pour lui aussi c’est une grande première. Même s’il échappe aux contractions régulières, au monitoring, aux allées et venues incessants du personnel médical… votre homme a besoin de se sentir rassuré, de se sentir à l’aise. Une organisation vous évitera - et lui évitera aussi - du stress inutile et permettra à votre bébé d’être accueilli dans les meilleures conditions. Alors, pensez à votre valise maternité !*




















COMMENT REUSSIR SON ALLAITEMENT




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Le choix de l’allaitement maternel ou artificiel soulève à l’heure actuelle beaucoup de questions. Pas vraiment sûre de ses envies, la femme enceinte ou la jeune maman peut vite se laisser envahir par des idées parfois préconçues.
Elle a en fait moins besoin de conseils extérieurs à cette relation intime qui s’installe, que d’un environnement familial et/ou professionel qui l’encourage à avoir confiance en elle.

Que l’allaitement soit au sein ou au biberon, c’est avant tout un choix personnel, qui ne doit jamais entraîner de culpabilité. Quelque soit le mode d’allaitement choisi, vous ne serez jamais une mauvaise mère.  Si vous hésitez ou que vous le faites par obligation au regard de votre entourage, l’allaitement risque de ne pas être un succès. Encore une fois, c’est VOTRE CHOIX et VOTRE ENVIE qui prime.

Discutez-en avec votre conjoint. Le projet d’allaiter peut être un choix de couple, n’hésitez pas à l’associer à votre réflexion : un papa informé sera un soutien efficace et impliqué.

S’INFORMER AVANT LA NAISSANCE :

Il arrive encore que certaines maternités aillent à contre-courant de l’allaitement maternel : la mère et son bébé sont encore régulièrement séparés dès la naissance, la mise au sein retardée, les biberons de complément proposés systématiquement et les conseils peuvent s’avérer contradictoires. Restez confiante et gardez espoir : faites comme vous le préssentez, c’est le meilleur moteur de réussite.

Informez-vous auprès des sages-femmes lors des cours de préparation à la naissance, sollicitez l’aide de la puéricultrice du service dans lequel vous allez accoucher, n’attendez pas.
Informez-vous aussi auprès des associations de soutien aux mères, elles organisent des réunions et possèdent un site internet vous permettant de glaner des informations auprès d’autres mères qui allaitent.
Rapprochez-vous de femmes de votre entourage qui ont allaité, contactez un professionnel, même de la maternité si vous ne vous sentez pas soutenue. Un appel peut souvent dédramatiser ou débloquer une situation qui vous paraît insurmontable.

En dehors de rares contre-indications médicales (comme par exemple un traitement incompatible avec l’allaitement), il est toujours possible d’allaiter et le type d’accouchement importe peu ; qu’il s’agisse d’un accouchement “normal” ou d’une césarienne, une mise au sein précoce peut être faite, même si vous venez de subir une pé ridurale ou une anesthésie générale.

Le fait d’avoir des jumeaux n’empêche pas l’allaitement et vous aurez le plus souvent assez de lait pour vos deux bébés. Vous serez  certainement très fatiguée mais ne vous laissez pas dépasser par les évènements, entourez-vous de vos proches et demandez leur aide.



LES AVANTAGES DE L’ALLAITEMENT MATERNEL :


L’allaitement maternel confère au nouveau-né une immunité naturelle contre les infections. Les anticorps maternels, présents dans le lait, le protègent passivement.
La concentration des anticorps varie au cours de la lactation : elle est maximale dans le colostrum, donc un allaitement même de courte durée est toujours bénéfique.

Le colostrum est  un liquide jaune, épais qui apparaît en général vers le 4ème mois de grossesse et qui peut être perçu par la maman sous la forme d’un petit écoulement par les mamelons.

Durant ses 3 premiers jours de vie, c’est ce liquide que votre bébé tètera avant le “véritable” lait. Le colostrum est très riche en vitamines, en protéines, en sels minéraux et surtout en immunoglobulines dont le but est d’assurer les défenses immunitaires du bébé.
Pauvre en lipides, il est parfaitement adapté au bébé, qui au début de sa vie, boit peu.
Il permet au bébé d’éliminer de son intestin les dernières traces de méconium, substances accumulées au cours de sa vie intra-utérine et de mettre en route son système digestif.

La montée laiteuse aura lieu entre le 3ème et le 5ème jour après l’accouchement, sous l’influence d’une hormone, la prolactine, qui permet la fabrication du lait.
Il s’agit au début d’un lait de transition, moins riche en élément de défense et en protéines, qui laissera place vers le 15ème jour, à un lait plus calorique : le lait mature.

Le lait maternel ne se modifie pas seulement au cours du temps mais aussi au cours de la tétée. Au début, le lait est clair et fluide car aqueux et riche en lactose ; il permet de désaltérer le bébé avant de le rassasier en fin de tétée par un lait plus épais, moins riche en lactose mais beaucoup plus riche en graisses. Cela permet au bébé de moduler la tétée en fonction de ses besoins.
Il s’adapte également à la température extérieure : il est plus aqueux par temps chaud et plus gras et calorique par temps froid.
Un dernier avantage pour bébé : la composition du lait maternel le rend plus facile à digérer et les coliques sont moins fréquentes.

En conclusion une montée laiteuse et un allaitement bien installé se font sur au moins 2 voire 3 semaines....soyez déterminée.

Les bénéfices de l’allaitement pour la maman :

- Il diminue les pertes sanguines après l’accouchement et permet à l’utérus de se remettre plus vite en place,
- Il facilite la perte de poids car il puise dans les réserves de graisses accumulées pendant la grossesse,
- Il favorise un lien fort entre la maman et bébé puisqu’il comble facilement les besoins de chaleur (il favorise l’adaptation thermique du nouveau-né), de contact physique et de réconfort  (les pleurs de bébé sont statistiquement moins fréquents).
- Il renforce votre confiance en vous en tant que mère qui se voit et se sen t compétente.

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé :
- Le lait maternel favorise la bonne digestion et il diminue les gaz,
- Il procure une protection contre les microbes par vos anticorps : votre bébé n’ayant pas encore un système de défense immnitaire bien développé, il profite du votre grâce à votre lait,
- Une protection contre les allergies : le lait maternel contribuerait à réduire le risque d’allergies des enfants prédisposés au niveau familial,
- Une prévention de l’obésité : les bébés allaités semblent moins exposés au risque d’obésité pendant l’enfance et l’adolescence.

Les bénéfices pratiques de l’allaitement maternel:

- Le lait maternel est toujours prêt et à bonne température. On peut allaiter partout et discrètement, ; il est très pratique en voyage ou lors des sorties.
- Le lait maternel demeure l’alimentation la moins chère et vous épargne achats de biberons, lait de substitution, tétines et autres accessoires..,



COMMENT REUSSIR SON ALLAITEMENT MATERNEL :


Les premières heures et premiers jours sont capitaux :

Une mise au sein le plus tôt possible après la naissance est un des facteurs essentiels à la réussite de l’allaitement ; la majorité des sages-femmes vous le proposeront donc dès la salle de naissance. Dans le cas contraire n’hésitez pas à le demander, afin qu’un biberon ne soit pas donné de façon systématique.

La cohabitation avec votre bébé 24h/24 est souhaitable dès la première nuit, car elle vous permet d’allaiter à la demande. En effet des tétées fréquentes sans restrictions de durée permettent d’accélérer la montée de lait et d’éviter le plus souvent les compléments (sauf indication médicale). De plus vous serez ainsi déjà préparée à ce qui vous attend à votre retour au domicile.

Cependant il se peut, surtout si votre bébé est un glouton, que la quantité de colostrum ne soit pas suffisante. Dans ce cas, majorez encore votre apport hydrique (au moins 3 litres d’eau par jour) et augmentez la fréquence des tétées (vous pouvez donner le sein sans risque toutes les heures).

Le comportement de bébé :

Les appels du bébé réveillé ne sont pas toujours liés à la faim. Son rythme d’éveil n’a rien à voir avec son rythme alimentaire.
S’il pleure quand il est réveillé, ce n’est pas forcément une plainte pour signifier qu’il est en manque de lait. Le bébé appelle et pleure parce qu’il se réveille tout simplement.
Réveillé, il réclame ce qu’il aime et connaît le mieux : la succion par la tétine, la chaleur et la tendresse des bras, l’odeur du corps de la mère. Rassuré, il jouit de l’apaisement du lait qui coule dans sa bouche (bébé cherche en fouinant dans votre poitrine) . Le faire tèter à chaque fois qu’il pleure, c’est lui apprendre la sécurité et la confiance.
Ces notions sont fondamentales si vous vous sentez démunie devant les pleurs de bébé en ayant tendance à tout ramener à la notion de manque.
Tous les bébés ont un besoin vital de téter, et pas seulement pour se nourrir. Le mouvement de succion est acquis au fœtus dès sa seizième semaine de vie dans le ventre maternel. Pour satisfaire ce besoin, il va téter tout ce qui passe à sa portée : sein, doigt de maman, draps, doudou, poing, pouce ou la fameuse tétine ou sucette.
Dans les services de néonatalogie et de pédiatrie, la sucette est utilisée pour son effet antalgique et apaisant pour les bébés. Il n’y a pas de mal à apporter un réconfort à un bébé qui souffre, qui est angoissé. La sucette lui permet alors simplement d’avoir son compte de succion. Le personnel soignant de la maternité peut même conseiller aux mamans dont le lait maternel s’écoule très vite, de proposer une sucette à leur bébé. Ce dernier, après une tétée «express », peut ne pas avoir son « compte » de succion et réclamer encore à téter alors que manifestement il déborde de lait ! La sucette peut alors l’apaiser. La sucette n’entravera pas votre allaitement !!!!

Mais pourquoi ne pas laisser le bébé choisir lui-même ce qu’il a envie de téter ?
L’avantage n°1 de la sucette par rapport au pouce ou au doudou, c’est qu’elle se lave ! On peut même en avoir plusieurs au cas où elle tomberait par terre dans la rue, par exemple. On ne peut pas en dire autant des doudous, ou du pouce.
L’avantage n°2 de la sucette : elle peut s’abandonner ! Une fois devenu « grand », le bébé peut être, en quelque sorte, sevré de sucette. Avec le pouce, étant donné qu’il est toujours à proximité, c’est impossible ! C’est comme les mamans qui se mettent au régime : si elles ont toujours du chocolat à disposition dans le placard, c’est plus difficile de résister que s’il n’y en a pas !

La posture doit être confortable :

L’allaitement doit se faire dans les conditions les plus favorables : vous devez vous sentir à l’aise, détendue et confortablement installée.
Une mauvaise position lors d e l’allaitement peut être source de petits maux qui à terme risquent d’entraver l’allaitement. Pensez en particulier à bien caler votre dos et le coude qui soutient bébé, afin d’éviter les douleurs du cou.
Vous pouvez allaiter assise, mais également allongée sur le côté, bébé étant alors également couché sur le côté, face à vous et têtant le sein proche du lit.


La prise du sein par le bébé doit être correcte :

Le bébé doit être installé complètement face à sa mère, “à plat ventre sur elle”, la tête légèrement inclinée en arrière pour que le mamelon pointe vers le palais, la bouche grande ouverte pour prendre le mamelon et l’aréole le plus loin possible.
La prise du sein est légèrement asymétrique, l’aréole étant recouverte plus avec la lèvre inférieure qu’avec la lèvre supérieure. Les lèvres sont retroussées sur le sein, le menton est en contact avec le sein mais le nez ne le touche pas. La mâchoire supérieure reste immobile et c’est la mâchoire inférieure qui fait des mouvements d’ouverture et de fermeture. La succion est alors faite de mouvements amples et réguliers, par saccades, généralement associés à des bruits de déglutition audibles.

Un  bébé qui est bien mis au sein obtiendra  le lait plus facilement qu'un bébé qui est  mal mis au sein. Un bébé mal mis au sein n'aura  du lait que quand le flot de lait est abondant. C’est  pourquoi bon nombre de mères arrivent à allaiter  plus ou moins sans problème en dépit d'une  mauvaise prise du sein, parce qu'elles ont une sécrétion  lactée abondante. Dans ce cas le bébé aura une  croissance pondérale satisfaisante, mais la mère  devra en payer le prix : mamelons douloureux, bébé « à coliques »,  bébé perpétuellement au s ein (mais qui  ne boit vraiment qu’une partie du temps) ...



POSITION DU BEBE AU SEIN :

Intérêt

- confort mère-enfant
- prévention des crevasses
- pour qu'une tétée soit efficace
- pour une bonne stimulation de la lactation

Le plus facile est de proposer la position allongée pour les premiers jours.

1 - Demander à la mère de bien se tourner et d'être vraiment allongée sur le côté.

2 - Allonger également le bébé sur le côté, face à la mère, la bouche à hauteur du mamelon (sinon utiliser un molleton ou une serviette), ventre contre ventre, tête du bébé au creux du coude.

3 - Offrir le sein au bébé : en soutenant le sein avec la main libre, avec les quatre doigts dessous et le pouce sur le dessus (pouce et index formant ainsi un C).
Vérifier que les doigts soient largement derrière l'aréole (ceci permet d'éviter de mettre ses doigts sur l'aréole là où le bébé devrait téter). Ne comprimez pas excessivement le sein, vous risquez de boucher un canal de lactation.

4 - Encourager le bébé à attraper le sein correctement : chatouiller la lèvre inférieure du bébé avec le mamelon. Quand le bébé ouvre GRAND la bouche, centrer le mamelon dans sa bouche et rapprocher le bébé rapidement du sein avec le bras qui l'entoure.

5 - S'assurer que la technique de succion est efficace :
•  Le bébé doit avoir une grande partie de l'aréole dans la bouche en plus du mamelon (les sinus lactifères qui doivent être comprimés pour libérer le lait sont situés sous l'aréole).
•  S'assurer que le mamelon est centré dans la bouche. La langue doit être sous le mamelon.



*                          *


6 - Si la mère ressent une douleur quand le bébé tète et que cela dure, recommencer (sinon, risque de crevasses).



7 - Si la douleur du mamelon persiste :
•  Faire ouvrir une grande bouche au bébé pour que le mamelon soit contre le palais et non contre les gencives.
•  Si le bébé pince trop fort en tétant, lui abaisser le mâchoire inférieure avec le doigt en tirant doucement son menton vers le bas.
• Tirer la lèvre du bébé vers le bas pendant qu'il tète et vérifier que la langue soit visible entre la lèvre inférieure et le sein, sinon, enlever le bébé et le remettre en s'assurant que la langue soit sous le mamelon quand il saisit le bout du sein.

8 - Observer le bébé tèter : on doit voir des mouvements de succion efficaces avec l'action puissante des muscles des mâchoires (même ses oreilles peuvent bouger), des joues qui se creusent et  l'entendre déglutir.

9 - Attention à ne pas chercher à tenir la tête de bébé en la prenant trop fermement dans le creux de la main : position tentante mais non adaptée. Elle entraîne un fléchissement de la tête en avant ce qui gène la succion, la déglutition et donc l’efficacité de la tètée. Elle peut aussi faire mal au bébé si sa tête a été endolorie par une naissance diff icile (forceps, spatules...). Au pire, elle peut créer un refus de têter.

Allaiter à la demande :

Le bébé doit pouvoir prendre le sein sans restriction, ni dans le nombre, ni dans la durée des tétées. Il est préférable d’alimenter votre bébé à la demande. Le lait maternel se digère relativement vite, entre 20 minutes et 2 heures. Seul votre enfant peut savoir quand il a faim, ce qu’il exprime par des pleurs accompagnés d’un réflexe de fouissement qui le fait chercher à tèter.













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COMMENT RECONNAITRE QUE LE BEBE EST ALLÉ JUSQU’AU BOUT DE CE QUE POUVAIT DONNER LE SEIN ?


D’une part le sein est moins tendu, presque mou, d’autre part, la succion du bébé change : au début on entend le bébé déglutir au bout de 1 à 2 succions ; en fin de tétées, il faudra 4 à 5 succions avant que le bébé ne déglutisse. Au début de la tétée, le bébé est concentré sur ce qu’il fait, les poings fermés, à la fin il est relâché, avec les mains ouvertes.
Certains bébés vont prendre tout le lait en 10 à 15 minutes, d’autres mettront 20 à 30 minutes voire plus. Donc la durée d’une tétée ne se mesure pas dans le temps.         L’important est d’observer comment bébé tète et comment il déglutit, bref regardez votre enfant et non votre montre.
Parfois l’éjection de lait est retardé et bébé passe plusieurs minutes sans boire. Ailleurs, l’éjection est immédiate et le bébé boit rapidement. D’autres fois encore, le bébé reste longuement au sein, ne buvant que quelques gorgées dont il ressent le besoin. Seul bébé est capable de connaître ses besoins...Bref chaque bébé est différent !!

Quand le bébé est allé au bout de ce que pouvait donner le 1er sein, il est possible de lui “proposer” le 2ème sein : l’enfant prendra ou ne prendra pas, selon s’il a envie d’un dessert ou pas.



COMPORTEMENT DE BEBE BIEN ALLAITÉ:


Votre bébé est bien éveillé, il mouille bien ses couches avec des urines claires et abondantes. Ses selles sont fréquentes, de consistance liquide à molle.
Si les tétées sont trop courtes, l’enfant ne prendra que le lait précoce riche en eau et en lactose, les selles seront alors vertes et l’enfant présentera des gaz, il aura faim ; si les tétées sont suffisamment longues, l’enfant consommera un lait plus gras et plus calorique, les selles seront alors plutôt jaunes et grumeleuses. Un bébé allaité qui a des coliques est un bébé dont les tétées sont trop courtes.

Sa courbe de poids doit être régulière et harmonieuse, néanmoins il peut perdre un peu de poids en début d’allaitement, pas de panique.

Le nombre de tétées est variable : la majorité des bébés têtent en moyenne 8 à 12 fois par jour, et même plus !!!!!!! L’une des raisons de ces variations est la différence importante qui peut exister entre les mères (et chez une même mère d’un sein à l’autre) quant à leur capacité de stockage mammaire : à production lactée quotidienne équivalente, les femmes ayant une capacité de stockage mammaire plus basse doivent faire téter leur enfant plus souvent.



QUE BOIRE ? QUOI MANGER PENDANT L’ALLAITEMENT ?

Buvez en abondance, car l’apport hydrique augmente la production de lait : au moins 1,5 à 2,5 litres par jour, sous forme d’eau, de lait, de tisanes, de bouillons de légumes...
Vos urines sont un bon point de repère pour savoir si vous avez assez bu : si elles sont claires, elles indiquent que vous buvez suffisamment ; de couleur foncée et produite en faible quantité, elles signifient un apport insuffisant.

Les produits laitiers sont à privilégier pour leur apport en calcium: il est conseillé de consommer un litre de lait par jour ou son équivalent en yaourts, fromage, etc.

Vous pouvez manger de tout, mais certains aliments sont à éviter comme le choux, l’ail, l’asperge, l’échalote...qui risquent de gêner la digestion de votre bébé. Un excès de consommation d’agrumes (oranges, pamplemousses), de prunes, de raisins peut donner des diarrhées à votre nourrisson. Modérez le café et le thé.



TABAC, ALCOOL ET MEDICAMENTS :

L’idéal est comme pour la grossesse “0 Alcool - 0 Tabac” !


Tabac : la nicotine passe dans le lait et peut être à l’origine de coliques du nourrisson, cependant le fait de fumer ne contre-indique pas l’allaitement car allaiter et fumer un peu  paraît un moindre mal que nourrir son bébé au lait de vache et fumer beaucoup. Si la mère ne peut pas arrêter le tabac, il est préférable de lui conseiller de fumer après les tétées et, bien sûr, le moins possib le.

Alcool : Les effets de l’alcool sur le bébé allaité sont directement reliés à la consommation d’alcool de la mère. Quand la mère boit occasionnellement et en faible quantité, la dose d’alcool que le bébé reçoit n’a pas été prouvée comme étant nocive pour lui.

Si la quantité d’alcool est plus importante (que ce soit une dose importante ponctuelle, ou une prise moindre mais quotienne ), cela aura un effet d’une part sur la lactation (cela diminue le réflexe d’éjection et donc la quantité de lait disponible pour bébé) et d’autre part sur l’enfant : certains effets secondaires comme la somnolence, un sommeil profond, de la faiblesse, une diminution de la croissance linéaire et un gain de poids anormal se remarquent si l’alcool est consommé en grandes quantités. Un abus régulier d’alcool de la part de la mère qui allaite peut amener un gain de poids lent ou un arrêt de croissance chez le bébé.

Il est conseillé d’attendre au moins 2 à 3 heures après une prise d’alcool pour allaiter ; en effet l’alcool passe librement dans le lait maternel et atteint son niveau maximal environ 30 à 60 minutes après sa consommation à jeun,  ou 60 à 90 minutes si consommé en mangeant. Il s’élimine librement du lait et de l’organisme de la mère. Il faut environ 2 à 3 heures à une femme de 55 kg pour éliminer l’alcool contenu dans une bière ou un verre de vin et 13 heures pour un verre de spiritueux. Plus la quantité d’alcool bu est importante, plus la période d’élimination est longue.

Médicaments : certains médicaments peuvent être prescrits sans danger pendant l’allaitement mais il faudra toujours demander conseil au médecin ou au pharmacien. Pas d’automédication !



PETITS MAUX ET ASTUCES :

Les crevasses :

Les crevasses au sein lors de l'allaitement sont des lésions à type de petites fissures situées au niveau de votre téton.
Elles sont dues à la fragilité de la peau, à la macération et au mauvais positionnement de bébé au sein (il "tétouille" les bouts de sein à la manière d'une tétine sans vraiment téter ou lorsqu'il tête il ne prend que le bout de sein sans prendre l'aréole avec).
Contrairement aux idées reçues, la durée des tétées n’est absolument pas corrélée à l’apparition de crevasses, si l’enfant tète bien. Un grand nombre de tétées n’est pas non plus corrélé à l’apparition de crevasses.

Quelques informations et conseils sont donc nécessaires :
•  Evitez le port de  coques d’allaitement qui font pointer en permanence le téton et donc ouvrir la crevasse.
•  Changez régulièrement vos  coussinets d’allaitement afin d’éviter la macération.
•  Evitez les nettoyages agressifs et répétés de vos seins durant la période d'allaitement. Une toilette quotidienne est suffisante.
•  Assurez vous que bébé est correctement installé au sein lors de l'allaitement et qu’il prend bien le téton et l'aréole.
•  Commencez l’allaitement en proposant à bébé votre sein qui est le moins douloureux.
•  Variez les positions pour allaiter afin que le bébé sollicite moins la crevasse.
•  En fin de tétée, faites pénétrer sur votre téton un peu de votre lait. Riche en matière grasse, il nourrira votre peau.
•  L’utilisation de certaines crèmes adaptées au x crevasses du sein peut apporter une guérison rapide au sein ; elles peuvent également être utilisées à visée préventive et dans ce cas systématiquement après chaque têtée. Ex : Véa Olio, Bepanthène pommade ... (ces crèmes adaptées n’ont pas besoin d’être nettoyées avant la tétée suivante)
•  Si la tétée est vraiment douloureuse, vous pouvez utiliser des bouts de sein en silicone.

A visée préventive, vous pouvez  “préparer” vos bouts de seins par l’application quotidienne d’une crème adapatée aux crevasses du sein environ 15 jours avant l’accouchement.

L’engorgement du sein ou l’excès de production de lait lors de l'allaitement :

Vers le 3ème jour, il est physiologique que les seins soient parfois tendus par l’afflux de liquides extracellulaires vers le sein, et il faut prévenir l’engorgement par des tétées fréquentes ou des massages.
Au-dela de la première semaine, l’engorgement se manifeste par des tensions douloureuses d’un ou des deux seins. La cause en est le plus souvent une tétée sautée ou un enfant qui dort trop. La mère doit savoir que si elle a trop de lait, il faut qu’elle réveille son enfant.


Dans ce cas, pensez à suivre ces quelques conseils :
•  Faites téter en priorité et le plus souvent possible le sein engorgé.
•  Exprimez l’excédent de lait jusqu’à soulagement de la tension mammaire après avoir massé vos seins sous un jet d’eau chaude, afin d‘assouplir votre poitrine.
• Portez un  soutien gorge d'allaitement adapté à votre poitrine sans compression afin que le lait se répartisse aisément à l’intérieur des glandes mammaires.
•  Diminuez vos boissons.
•  Supprimez le port de  coque, coquille ou coupelle d’allaitement qui, par leur compression, favorisent la montée de lait et donc l’augmentation de l’engorgement.
•  Reposez vous.
•  Certains aliments qui favorisent la montée de lait sont à limiter tel que verveine, fenouil, lentilles, anis étoilé.
•  Certains aliments qui diminuent la production de lait lors de l' allaitement sont à consommer comme le persil, l’oseille, la sauge ou le chou vert.
Lymphangite : attention, ça peut faire mal !
mais continuez l’allaitement pour guérir !!!
Elle complique un engorgement qui n’a pas été rapidement traité. De façon générale, elle se manifeste sous la forme d’une fièvre élevée, supérieure à 39°, et d’une impression de grippe (ou d’insolation !!) : douleurs articulaires, frissons, mal au dos ... Le sein lui-même porte une “plaque” rouge et chaude, douloureuse ; parfois il révèle une masse quand on le palpe (ce qui parfois fait penser, à tort, à un abcès dans le sein).
La lymphangite est une inflammation, extrêmement rarement une infection.


Traiter : rassurez vous, la lymphangite ne signifie pas l’arrêt de l’allaitement, ni l’arrêt des mises au sein, AU CONTRAIRE ...
•  la lymphangite se guérit en donnant le sein fréquemment (mais peu longtemps chaque fois), il faut vider le sein !!!
Quitte à diminuer les solides quand ils ont été introduits, afin que bébé demande plus de lait aux seins, et agisse contre la lymphangite.
Il faut donner les deux seins !! Ne prenez pas le risque d’hyperstimuler le sein malade et en stimulant moins l’autre sein, d’entraîner un problème sur celui-ci.
•  Avant la tétée, il est bon de faire tremper son sein dans un saladier d’eau chaude par exemple, pour chauffer sein ; ou bien de prendre une douche, un bain ...
•  Contrôler la bonne position, la bonne prise en bouche, la bonne succion de bébé ; orienter le menton de l’enfant vers la plaque rouge, de manière à mieux la drainer (donnez le sein penchée au-dessus du bébé si nécessaire)
•  Ne pas hésiter à aider au drainage du sein en faisant plusieurs massages aréolaires, éventuellement en massant le sein sous la douche. Ou carrément prendre un bain, et faire des ronds doucement sur l’aréole, puis des caresses pour aider au drainage du sein.
•  Reposez-vous et n’hésitez pas à vous faire aider.
•  Utilisez du Paracétamol pour faire baisser la fièvre et éventuellement un gel anti-inflammatoire à appliquer sur la peau (Osmogel par exemple)
•  Si l’évolution n’est pas favorable en 48 heures, consultez un médecin afin qu’un traitement antibiotique vous soit prescrit (en général de la Rovamycine ou du Bristopen et au moins 10 jours)
•  Le test de Budin permet de savoir si on peut continuer à donner le sein atteint au bébé : en agissant sur la zone atteinte, faire couler du lait sur un coton ; s’il y a un dépôt verdatre qui ne sent pas bon, il faut absolument une antibiothérapie et dans ce cas continuez à donner le sein non atteint à bébé et tirez-jetez le lait du sein infecté. Là encore en plus des antibiotiques, il n’y a que vider, vider, vider le sein qui aidera à guérir.
En cas de fièvre maternelle :

Ne pas interrompre l’allaitement maternel, car le lait contient de nombreux anticorps qui vont protéger bébé ; traiter la cause (OR L, urinaire ...)

La fatigue maternelle n’est pas due à l’allaitement mais c’est de s’occuper de bébé qui est fatiguant. Par ailleurs la prolactine a un effet relaxant et l’ocytocyne a un pouvoir somnifère (ce qui aide la mère à s’endormir facilement après la tétée).

L’insuffisance de lait :

L’énorme majorité des femmes a en fait largement assez de lait, beaucoup en ont plus qu’assez. Lorsqu’un bébé ne prend pas de poids, ce n’est donc généralement pas parce que sa mère ne produit pas assez de lait mais parce qu’il ne reçoit pas le lait disponible, surtout parce qu’il ne prend pas bien le sein (et/ou pas assez souvent et/ou pas assez longtemps). En réponse à cela, la sécrétion lactée va diminuer mais cette baisse de lait est la conséquence d’un mauvais transfert du lait à l’enfant, ce n’est pas une insuffisance primaire de lait.


La connaissance de la physiologie de la lactation permet de comprendre les problèmes responsables de l’insuffisance de lait : la fabrication-éjection du lait est soumis à deux hormones, la prolactine (qui contrôle la fabrication du lait) et l’ocytocine (qui permet l’éjection du lait) mais également à un mécanisme de régulation locale : en effet, on a pu constater que le taux de synthèse du lait est inversement proportionnel au degré de remplissage des seins. Ce mécanisme explique pourquoi tous les facteurs qui limitent l’extraction du lait (succion inefficace, tétées insuffisantes et/ou trop courtes, anomalie du réflexe d’éjection) entraînent une diminution du volume de lait produit.. Ce mécanisme explique aussi qu’une femme peut rapidement augmenter sa production de lait en augmentant la fréquence des tétées (“jours de pointe”)
En fait, le d éterminant le plus important de la quantité de lait produite, c’est l’efficacité et la fréquence de l’extraction du lait, et donc la demande de l’enfant.

Pendant les 3 premiers mois de l’allaitement, une mère sur deux sera confrontée à des jours un peu difficiles pendant lesquels elle aura la perception d’une insuffisance de lait parce que son enfant est agité et qu’il réclame le sein beaucoup plus souvent ; dans cette situation la mère pense qu’elle n’a plus assez de lait et ses doutes sont renforcés par son entourage ; c’est la première cause de sevrage précoce non souhaité.
Les mères doivent donc être prévenues de la possibilité de ces “jours de pointe” encore appelés poussées de croissance pendant lesquels l’enfant réclamera plus souvent, à la fois pour obtenir plus de lait afin de satisfaire des besoins augmentés, mais aussi pour trouver auprès de sa mère le réconfort dont il a besoin

LES IDEES FAUSSES :

- “6 repas par jour” espacés de 3 heures = FAUX.
Cette règle n’a jamais été validée de manière scientifique. Il s’agit d’une idée inventée dans les pays occidentaux pour faciliter le travail des soignants en maternité.


- “S’il réclame souvent c’est parce que vous n’avez pas assez de lait” = FAUX.
Si la succion et le transfert de lait sont efficaces, une fréquence abondante des tètées n’est pas liée à un “manque de lait” : bébé choisit simplement de multiplier ou fractionner ses repas.

- “S’il réclame souvent c’est parce le lait n’est pas assez nourissant” = FAUX.
Le lait est toujours nourissant. Léger en début de tèté e, il désaltère, plus gras en fin de tètée, il rassasie. Le bébé apprend vite à jongler avec cette évolution de la composition pour satisfaire au mieux ses besoins hydriques et énergétiques.


Il existe différentes solutions pour augmenter la production de lait :
- améliorer la prise du sein
- augmenter le nombre de tétées et aussi leur durée
- utiliser la “compression du sein”
- se reposer, c’est primordial...les corvées sont à déléguer ou vont attendre
- boire beaucoup et bien se nourrir
- certains médicaments (comme le Galactogil) peuvent aider




LA REPRISE DU TRAVAIL, LE SEVRAGE :

Idéalement, les 6 premiers mois, du lait, rien que du lait maternel. Néanmoins, la reprise d’une activité professionnelle en France oblige trop souvent les mamans à sevrer leur bébé avant.

Vous pouvez continuer à allaiter = préparez ce projet avec les personnes qui garderont votre bébé. Pensez aussi à accumuler vos congés, voire prendre un congé parental si vous le pouvez (cf le site internet de la CAF).

En pratique :

- Si les distances le permettent et si vous  souhaitez l’allaitement exclusif, vous pouvez vous absenter pour nourrir votre bébé : trouvez dans ce cas un mode de garde près de votre lieu de travail.
- Vous pouvez tirer votre lait sur votre lieu de travail en disposant d’un tire-lait, d’un réfrigérateur pour conserver le lait, et du matériel pour le transporter dans de bonnes condit ions (glacière, sac isotherme).

La loi  =
Les articles L 1225-30 à L 1225-33 du Code du Travail prévoient de libérer une heure par jour pour tirer votre lait ou allaiter votre bébé jusqu’au 1 an de l’enfant. Parlez-en avec votre employeur.

Le sevrage doit être progressif, étalé sur une période de 15 jours à 3 semaines ; plus le sevrage se fait en douceur et mieux il se déroulera.  Il s’agit de remplacer une tétée par un biberon (de préférence une tétée où vous avez moins de lait) pendant 3-4 jours, puis une deuxième et ainsi de suite. En mettant de moins en moins bébé aux seins, ils seront moins stimulés, ce qui tarira progressivement votre production lactée. Les médicaments sont inefficaces une fois que l’allaitement est bien installé.
Sachez que le plus difficile point est l’introduction du premier biberon. Alors, soyez patiente, dites vous que la suite ira mieux et ne vous avouez pas vaincue après un échec lors des premières introductions.

Bons réflexes à penser :
•  Ne forcez jamais bébé à boire au biberon s’il s’oppose.
•  Si cela vous est possible, commencez par donner à bébé des biberons de votre propre lait en l’ayant tiré préalablement. Le changement sera moins brusque.
•  La transition vers le sevrage peut se faire aussi plus facilement si vous commencez par présenter à votre bébé le lait artificiel à la tasse plutôt qu’au biberon. Il s’adaptera ainsi déjà au goût du lait pour aborder ensuite la découverte de la tétine en caoutchouc ou silicone.
•  Si bébé refuse le biberon, faite une pause, occupez-le et réessayez 10 mn plus tard.
• Ne faites pas suivre à des refus de biberons suc cessifs une tétée immédiatement après. Attendez à nouveau plusieurs minutes, rangez pour la journée le biberon, puis mettez le au sein.
Si vous le souhaitez, vous pouvez éventuellement conserver une ou 2 tétées par jour, pendant la durée de votre choix.







COMMENT RECUEIILIR ET STOCKER SON LAIT ?

ll peut être utile de savoir recueillir son lait en cas de besoin, par exemple pour qu’il soit donné à votre bébé en votre absence.

- Installez-vous confortablement dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangée,
- N’oubliez pas de bien vous laver les mains avant de manipuler le matériel et de tirer votre lait,
- Nettoyez bien les récipients (pots en verre de préférence, pots en plastiques hermétiques rigides et sacs de congélation spécifiques : attention, ces derniers ne sont pas admis à l’hôpital, au lactarium, ou à la crèche parce qu’ils sont moins hermétiques et donc il y a un risque de fuite), mais la stérilisation n’est pas obligatoire.
- Avec de l’eau chaude additionnée de liquide vaisselle, lavez le biberon de recueil et les accessoires du tire-lait, rincez puis laissez bien sèchez, sans essuyer !
- Notez la date et l’heure du recueuil
- Remplissez les récipients aux trois-quarts (80 à 100ml....c’est approximatif!!!!) pour ne pas gaspiller le lait non bu.

Vous pouvez louer le tire-lait (et ses accessoires) en pharmacie avec une ordonnance de votre médecin, vous serez remboursée.

La conservation du lait :

- 4 heures maximum à température ambiante (20-25° C) (temps entre le début du recueil et la fin de consommation par le bébé)
- 48 heures maximum au réfrigérateur à une température inférieure ou égale à 4°C = laissez un thermomètre en permanence dans votre réfrigérateur
- 4 mois au congélateur à une température de -18° C. Le lait décongelé est à consommer dans les 24 heures et ne doit JAMAIS ETRE RECONGELE.

Attention : si vous voulez congeler votre lait, faites-le immédiatement après le recueil, ne le faites pas si vous l’avez stocké au réfrigérateur.

Réchauffage :

- Pas de micro-ondes !!!! il diminue la qualité nutritionnelle du lait et comporte un risque élevé de brulûre.
Faites tièdir le lait au bain-marie dans une casserole, un chauffe-biberon ou simplement sous le robinet d’eau chaude.
Le lait sorti du réfrigérateur doit être consommé dans l’heure qui suit (si laissé à température ambiante) et dans la demi-heure qui suit lorsqu’il a été réchauffé.




LA FOIRE AUX QUESTIONS :

“ J’ai peur d’avoir les seins abîmés “ :
L’allaitement n’abîme pas les seins, c’est surtout la grossesse qui peut transfomer les seins. Il est important de porter de bons soutiens-gorge d’allaitement qui soutiennent, sans comprimer.

“ Allaiter fait grossir “
Bien au contraire ! Pour beaucoup de femmes l’allaitement favorise le retour au poids d’avant la grossesse au bou t de quelques semaines voire quelques mois. Une femme qui allaite n’a pas besoin de manger plus pour produire du lait, mais dépense des calories pour allaiter.



“ Je ne pourrai pas allaiter longtemps, est-ce que cela vaut la peine de commencer ?”
OUI : l’allaitement, même de courte durée est bénéfique pour votre santé et celle de bébé.

“ Je ne peux pas allaiter, mon bébé est prématuré “
Parfaitement adapté au stade de développement du bébé, à sa prématurité, votre lait est plus facile à digérer pour son estomac que tout autre lait, ses protéines sont directement assimilables et il contient une enzyme spécifique qui favorise la digestion des graisses.
S’il s’agit d’un grand prématuré, hospitalisé, parfois loin de vous et qui souvent ne pourra pas têter avant plusieurs semaines = il est possible de donner votre lait. Il est alors important de tirer votre lait et stimuler votre lactation avec un tire-lait. Choisissez-le à double pompage, plus efficace.
Pour établir une production de lait suffisante, il est nécessaire de tirer votre lait toutes les 2-3 heures et si possible plus que les besoins du bébé.
Au début les quantités sont minimes puis augmentent, pas d’affolement. Dès qu’il sera possible,  “le peau à peau” permettra la mise en place progressive de l’allaitement.

“ Mon bébé prend-il assez de poids ? “
La balance ne doit pas devenir un objet de stres = on ne peut comparer un allaitement maternel à un allaitement artificiel où le rapport poids/quantité de lait est quantifiable. Ce qui doit vous alerter = une modification subite des urines et des selles du bébé, les déglutitions rares ou peu nombreuses à la tètée, un bébé qui pleure sans cesse ou trop souvent.

“ Je suis malade “
Une crise hémorroïdaires, une grippe, un rhume, une gastro-entérite, un diabète n’empêchent pas d’allaiter. La fièvre encore une fois n’implique pas un arrêt.
Les maladies incompatibles avec l’allaitement sont rares et peu de traitements sont contre-indiqués.
Demander l’avis et/ou consulter votre médecin.



EN CONCLUSION

La vie quotidienne avec un bébé peut vous interpeller en tant que parents peu habitués à côtoyer en permanence un nourrisson. L’environnement familial, soignant, amical, médiatique… véhicule souvent des images peu réalistes du bébé telles que « un bébé dort beaucoup ou trop», « un bébé ne pleure que de faim », « un bébé fait des caprices », « il ne faut pas gâter bébé en le prenant trop dans les bras »… Le bébé « type » n’existe pas, une mère « idéale » non plus.

Chaque relation est unique.
Alors soyez tenace et ayez confiance en vous avant tout.
Et n’hésitez pas à faire appel à notre aide en cas de besoin...

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GARBEJAIRE

5 PLACE MEJANE , 06560 SOPHIA ANTIPOLIS, France

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Téléphone : 04 93 65 33 95

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