Le site du Docteur Alexandre BENTORCHA

Psychiatrie
Conventionnement : Secteur 2
Carte Vitale Acceptée
Témoignage de J. : je parle de mon viol pour le surmonter. - Le site du Docteur Alexandre BENTORCHA - Docvadis

Témoignage de J. : je parle de mon viol pour le surmonter.

Pendant longtemps, J. n’a pas parlé des agressions que le père de ses enfants lui a fait subir, pour les protéger. Aujourd’hui elle a compris qu’elle avait besoin d’aide et que sa guérison passerait par la condamnation de son agresseur. Voici son témoignage.

« L’homme qui m’a violé est le père de mes enfants et cela a été difficile de porter plainte car il était policier. Mes enfants ont beaucoup souffert à cause de ce qu’il a fait. Ils avaient 7 ans à l’époque, maintenant ils en ont 19.  Pendant tout ce temps, ils ont été privés de l’amour de leur mère car je n’étais plus capable d’être une maman. Je suis devenue une autre personne après ce viol. 

J’aimerais que justice soit faite pour que mes enfants comprennent ce que j’ai subi car ma vie est bousillée. J’essaye de vivre normalement mais je respire avec ça, je me lève avec ça, je dors avec ça et dès que je vois un policier je pense à ça. » 

Se libérer en parlant de l’agression 

J. a mis du temps avant de pouvoir parler de son viol car elle avait peur pour ses enfants. Elle a ensuite compris qu’elle ne pourrait pas avancer si son agresseur n’était pas condamné. 

« J’ai mis beaucoup de temps à parler de mon viol, cela m’a pris des années. Je n’ai pas de famille donc j’avais peur que mes enfants soient placés à la DDAS. J’avais très peur qu’on m’enlève mes enfants, j’étais complètement désorientée. Je me disais, " Il t’a donné tes deux enfants, c’est qu’il t’aime mais pourtant c’est lui ton bourreau. " 

Un jour, mon fils était invité à un anniversaire. J’étais dans la cuisine avec les parents de son ami et je me suis dit " Il faut que tu en parles ". Ce sont eux qui m’ont conseillé de déposer une plainte, mais ils m’ont dit d’aller voir la gendarmerie, pas la police, du fait de la profession du père de mes enfants. Après une audition qui a duré huit heures, on m’a convoquée pour une confrontation. Le jour de la confrontation,  j’étais assise sur une chaise très basse par rapport à celle de l’enquêteur et de mon agresseur. Le policier m’a demandé de raconter ce qu’il s’était passé. J’ai dit que j’avais été violée par l’homme qui était là, le père de mes enfants. Le policier a tout de suite minimisé en disant que c’était peut-être simplement plus fort que d’habitude. J’ai arrêté de répondre aux questions en précisant que je maintenais ma plainte. Trois semaines plus tard, j’ai reçu un courrier qui m’indiquait que l’affaire était classée. Depuis,  j’ai pris un avocat et j’attends un jugement. Tant que ce monsieur ne sera pas  passé devant un tribunal, je ne pourrai pas aller mieux. » 

Trouver le bon accompagnement 

Pendant longtemps J. ignorait qu’il existait des structures spécifiques pour accompagner les femmes victimes de violences.   

« Un jour j’ai fait un malaise dans la rue et j’ai été orientée vers l’hôpital. C’est à partir de ce moment j’ai été suivie. J’ai trouvé un médecin à l’écoute, habitué aux situations de violences conjugales, qui pose les bonnes questions. Elle sait que ces violences existent et donc elle peut aider les victimes. 

Si aujourd’hui je devais donner un conseil aux femmes qui sont victimes de viol et de violences, ce serait de composer le numéro de Violences femmes info 39 19 ou le 17. Il faut parler pour se faire aider par des services spécialisés qui sont là pour vous prendre en charge. Je ne savais pas que ces services existaient et si j’avais réussi à parler plus tôt, j’irais déjà mieux. Il ne faut pas avoir honte, il faut parler. » 

 

Pour savoir où vous adresser en cas d’agression : http://stop-violences-femmes.gouv.fr/

Appelez également le 3919. Appel anonyme et gratuit 7 jours sur 7, de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés. Numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. 

Cabinet psychiatre psychothérapeute

36 Rue d'Antibes,
06400 Cannes, France

Contacts

  • Fixe : 0493386393
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • Ma maladie cardiovasculaire peut-elle affecter ma sexualité ?

    L’acte sexuel a des répercussions sur l’activité cardiaque. Le maintien d’une activité sexuelle régulière contribue cependant à l’équilibre individuel et doit donc être envisagé au cas par cas selon les capacités physiques.

    Lire la suite
  • Je m’informe sur le rôle des professionnels en psychiatrie

    De nombreux professionnels interviennent dans le secteur de la psychiatrie et de la santé mentale auprès des adultes. Chacun a un rôle précis et peut apporter une aide différente à ses patients, lorsque le suivi par le médecin traitant ne suffit pas.

    Lire la suite
  • Je consomme de la kétamine : que devrais-je savoir ?

    La kétamine, appelée parfois kétalar, K, kéta, spécial K, etc., est le plus souvent vendue sous forme de poudre, pour être sniffée. Les effets varient d’un consommateur à l’autre, mais s’avèrent toujours particulièrement violents et potentiellement dangereux.

    Lire la suite
  • Pour aider mon ado en souffrance, des réponses sur le site alloecouteado.org

    Le site alloecouteado.org appartient au réseau Les PEP (Pupilles de l’Enseignement Public), réseau qui intervient les domaines de la petite enfance, de l’éducation, des loisirs, du social, du médico-social et du sanitaire, sur l’ensemble des départements français. Alloecouteado.org rassemble des informations à destination des adolescents et présente des associations d’aide et d’écoute.

    Lire la suite
  • MICI : Comprendre sa maladie

    Cette vidéo est l’histoire de Corinne. Corinne, que l'on disait, fatiguée, flemmarde, qui perdait certainement confiance en elle. Hospitalisée pour sa maladie de Crohn, elle rencontre plusieurs professionnels de santé qui vont l’écouter et la soutenir. Découvrez qui elle est devenue au travers de son témoignage.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale