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Mon enfant semble renfermé : dois-je m’inquiéter ?

Dès les premiers mois de la vie de votre enfant, certains signes peuvent révéler la présence d’un trouble du développement, notamment l’autisme. Absence de sourire, regard fuyant ou encore troubles du sommeil sont autant de signes anormaux qui, lorsqu’ils s’accumulent, doivent vous alerter pour permettre une prise en charge précoce de votre enfant.

En quoi le comportement de mon enfant peut-il révéler un problème ?

De façon évidente, vous êtes le mieux à même de repérer les premiers signes d’un trouble ou d’une maladie, quelle qu’elle soit. Tant que votre enfant ne parle pas, un trouble ne pourra être identifié que par un comportement ou une attitude anormale. L’autisme, ou plutôt les Troubles du Spectre Autistique (TSA), recouvrant l’ensemble des manifestations de l’autisme, peut ainsi être décelé très tôt, dès les premiers mois de la vie de votre enfant. Le diagnostic pourra être formellement confirmé par un spécialiste avant l’âge de deux ans.

Pourquoi dois-je être attentif à des comportements anormaux ?

Plus un TSA sera détecté tôt, plus un accompagnement adapté pourra être mis en place (éducation spécifique, thérapies éducatives et comportementales, etc.). Une prise en charge précoce d’un TSA permet de réduire les troubles de l’enfant, d’accélérer son développement et d’aider les parents à vivre harmonieusement avec lui. Certains symptômes spécifiques de l’autisme, comme l’absence de babillage ou les troubles de la motricité, peuvent également révéler la présence d’une autre maladie, sans lien avec un trouble du comportement.

Dois-je m’inquiéter au moindre signe suspect ?

Chaque enfant est unique : il grandit à son rythme, possède son propre caractère et réagit différemment au monde extérieur. Chez les très jeunes enfants, la « normalité » des comportements n’a pas toujours de sens. Pris individuellement, tous les signes de l’autisme – y compris les plus à même de vous inquiéter, comme un retard du langage – n’indiquent en aucun cas la présence d’un TSA. Un trouble du développement ne doit être suspecté que lorsque votre enfant présente de façon durable un grand nombre de comportements anormaux.

Quels sont les domaines à surveiller ?

Si les TSA peuvent prendre plusieurs formes, trois grands domaines sont toujours touchés : les interactions sociales, la communication, et les comportements, qui sont stéréotypés et répétitifs. Rapportez toute pratique suspecte dans ces domaines à votre pédiatre : même si votre enfant est suivi régulièrement, il peut ne manifester aucun symptôme lors des consultations. Vous êtes le premier témoin des signes d’un TSA.

Quels sont les signes d’alerte ?

Les TSA entraînent un ensemble très large de symptômes, variables pour chaque enfant. Être autiste ne signifie pas présenter tous ces signes, et à l'inverse un enfant présentant certains de ces signes n'est pas nécessairement autiste. Le tableau ci-dessous n'est donc qu'un guide pour vous alerter si votre enfant présente de façon durable un grand nombre de symptômes dans chacun des domaines. Seul un spécialiste pourra ensuite diagnostiquer ou non un TSA.

J’ai observé certains signes suspects : que puis-je faire ?

Parlez-en à votre pédiatre ou à tout autre professionnel de santé, qui vous dirigera si besoin vers une structure spécialisé. Il n’existe pas à l’heure actuelle de diagnostic biologique (une prise de sang par exemple) : le diagnostic est fondé sur l’accumulation des signes observés. Le type précis de TSA est souvent confirmé plus tardivement, entre trois et cinq ans. Des examens complémentaires vous seront peut-être proposés : consultation neurologique, examen de la vision et de l’audition, IRM, analyse génétique, etc.

Soyez encore plus attentif si vous avez déjà un enfant atteint d’un TSA. Le risque pour un autre enfant de développer un TSA est alors de 4 % si l’enfant déjà atteint est un garçon, de 7 % si c’est une fille. Si vous avez déjà deux enfants autistes, ce risque est de 30 %.

Cabinet psychiatre psychothérapeute

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