Le site du Docteur Alain MARGULIES

Gastro-entérologie
Conventionnement : Secteur 1
Carte Vitale Acceptée
Je pars en mer : que devrais-je savoir sur le mal de mer ? - Le site du Docteur Alain MARGULIES - Docvadis

Je pars en mer : que devrais-je savoir sur le mal de mer ?

Le bateau est le moyen de transport le plus susceptible de provoquer le mal des transports. Pouvant toucher un passager occasionnel comme un marin aguerri, le mal de mer, appelé naupathie, peut entraîner des symptômes bien plus importants qu’une simple nausée.

A quoi est dû le mal de mer ?

Le mal de mer apparaît lorsque votre cerveau reçoit des informations contradictoires sur la position de votre corps. En effet, pour garder l’équilibre, votre organisme dispose de trois types d’informations :

  • Les informations visuelles.

  • Les informations vestibulaires : recueillies dans l’oreille interne, elles nous renseignent sur la position de la tête dans l'espace et sur les accélérations auxquelles nous sommes soumis. Perturbé, le système vestibulaire peut provoquer des vertiges.

  • Les informations proprioceptives, qui proviennent des muscles, des tendons et des nerfs sensitifs, vous indiquant par exemple la pente du sol.

Vais-je forcément avoir le mal de mer ?

L’apparition du mal de mer dépend de nombreux facteurs, notamment de la personne concernée. Nous ne sommes pas tous égaux face au mal de mer, sans que l’on sache très bien pourquoi. Certains ne souffriront jamais du mal de mer, d’autres l’auront immanquablement.

Vous pouvez également ne jamais avoir connu le mal de mer et être très malade lors de votre prochaine sortie. Ces variations dépendent de l’état de la mer, calme ou agitée, du type d’embarcation (zodiacs ou au contraire navires de très grande taille déclenchent moins le mal de mer qu’un petit voilier), comme de votre état physique et psychologique.

Quels sont les symptômes du mal de mer ?

Les symptômes sont eux aussi très variables. Ils se manifestent généralement dans un premier temps par une sensation de malaise, suivie de nausées. Votre visage devient pâle, vous salivez beaucoup et transpirez.

Le mal de mer peut également provoquer une forte somnolence, voire une confusion de l’esprit. Votre mal-être peut alors vous obnubiler, vous détournant de toute autre pensée, allant jusqu’aux crises de panique ou à une forte déprime.

En général, le cerveau finit par s’adapter à cette situation nouvelle et les signes du mal de mer disparaissent au bout de deux à trois jours : ce retour à la normale s'appelle l'amarinage. Dans quelques rares cas, l’amarinage prend beaucoup plus de temps, voire n’arrive jamais.

Y a-t-il un risque pour ma santé ?

Le mal de mer, bien que souvent éprouvant, n’est généralement pas dangereux pour votre santé. La somnolence et la confusion qui peuvent survenir interdisent toutefois la pratique de certaines activités (barrer, s’occuper des machines, etc.).

Dans le cas d’un fort mal de mer qui durerait plusieurs jours, forcez-vous à manger et à vous hydrater correctement, car les vomissements à répétition peuvent conduire à une grave déshydratation.

Que puis-je faire pour prévenir les effets du mal de mer ?

Plus votre organisme sera fragilisé, plus vous serez sensible au mal de mer. Les marins évoquent souvent la « règle des 4F », qui regroupe les principaux facteurs favorisant le mal de mer :

  • Froid. Il fait souvent plus froid en mer que sur terre : même en plein été, prévoyez des vêtements chauds et protégeant du vent. Le froid faciliterait l’apparition du mal de mer.

  • Fatigue. Soyez bien reposé le jour du départ.

  • Frousse. L’appréhension d’avoir le mal de mer est souvent le déclencheur des premiers symptômes. Changez-vous les idées, concentrez-vous sur une tâche à réaliser (prendre la barre, sortir sur le pont…).

  • Faim. Consommez régulièrement de petites quantités d’aliments.

Quels sont les traitements à ma disposition ?

Il n’existe pas de traitement miracle qui fonctionnerait pour tous, dans toutes les circonstances. Différents médicaments existent sur le marché, contre les vomissements ou les causes du mal de mer. Ils doivent le plus souvent être pris avant le départ et peuvent entraîner des effets secondaires parfois importants, notamment une forte somnolence et des troubles de la concentration, ce qui interdit la pratique de certaines activités (plongée, poste à risque sur le bateau, etc.).

La kinésithérapie propose depuis peu des techniques préventives. Il s’agit à chaque séance de placer le patient dans les conditions causant le mal de mer, pour habituer peu à peu le cerveau à ce type de situation. On parle de rééducation optocinétique ou vestibulaire.

Avant votre départ, demandez conseil à votre médecin. Il pourra vous orienter vers le traitement le plus adapté. De plus, certains médicaments ne sont disponibles que sur prescription médicale et comportent de nombreuses contre-indications.

En revenant à terre, certaines personnes souffrent du « mal de terre » : vertiges, sol qui bouge sous les pieds, et autres symptômes similaires au mal de mer. Les effets sont cependant moins intenses et cessent souvent rapidement.

Cabinet de gastro-entérologie

1 Avenue du Professeur Alexandre Minkowski ,
37170 CHAMBRAY LES TOURS, France

Contacts

  • Fixe : 02 47 255 255
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

POLE SANTE LEONARD DE VINCI

1 AV DU PR ALEXANDRE MINKOWSKI ,
37170 CHAMBRAY LES TOURS, France

Contacts

  • Fixe : 02 47 255 255
Plus d'informations (Accès, Horaire...)

Documents similaires

  • En mer, j’évite les piqûres venimeuses : les bons conseils

    Vous pouvez rencontrer des animaux venimeux si vous nagez, plongez dans les eaux tropicales, intertropicales ou tempérées chaudes, ou lorsque vous vous promenez en bord de mer. Pour éviter leurs piqûres de venin, vous devez être vigilant et observer certains gestes. Voici quelques conseils simples à suivre.

    Lire la suite
  • J'ai une bonne hygiène de vie pour limiter le risque de cancer colorectal

    L’alimentation joue un rôle dans l’apparition du cancer colorectal. La consommation d’alcool augmente le risque d’avoir un cancer colorectal, tout comme une alimentation excessive en viandes rouges ou trop riche en charcuteries. A l’inverse, la consommation de fibres alimentaires et l’activité physique régulière, diminuent ce risque.

    Lire la suite
  • J’ai une BPCO et je vais avoir une anesthésie

    Avant toute intervention chirurgicale chez une personne souffrant de BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive), l’anesthésiste doit évaluer la sévérité des troubles respiratoires afin de prendre les précautions nécessaires pour réaliser l’anesthésie en toute sécurité et faciliter les suites post-opératoires.

    Lire la suite
  • Je découvre la méditation : ce que je dois savoir

    S’il vous arrive de perdre le contrôle de vos pensées et que cela vous plonge dans un état de stress difficile à dépasser, la méditation en pleine conscience est faite pour vous. Pouvant être pratiquée partout, cette forme particulière de méditation vous aide à apprivoiser et maîtriser les sollicitations physiques et mentales auxquelles vous êtes confronté afin de surmonter votre stress et votre anxiété.

    Lire la suite
  • Je me protège des piqures de moustique : un schéma pour comprendre

    Ce schéma permet de visualiser simplement comment vous protéger des piqûres de moustiques. Ils peuvent être vecteur de nombreuses maladies, il est donc nécessaire de s’en protéger. Pour cela, vous devez tenir compte des maladies présentes sur votre lieu de séjour et de la période d’activité, diurne ou nocturne, des moustiques impliqués dans leur transmission. Votre médecin pourra le commenter avec vous.

    Lire la suite

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale