Docteur Alain Galindo

Médecine Générale
Conventionnement : Secteur 2
Carte Vitale Acceptée

prevention cardio vasculaire

  • "anti cholesterol connection"

    Michel de Lorgeril Equipe Coeur & Nutrition CNRS UMR 5525 - UJF - INP Faculté de Médecine Domaine de la Merci, Université de Grenoble 38706 La Tronche Cedex FRANCE Tél 00 33 476 63 74 71 (or 476 63 71 52) Fax 00 33 476 63 71 52 E mail: michel.delorgeril@ujf-grenoble.fr Lire mon blog : http://michel.delorgeril.info Le cholestérol est une vache sacrée de la médecine. Plus il serait bas, mieux on se porterait. Allons-y donc ! Près de sept millions de Français prennent des médicaments anti-cholestérol, qui rapportent chaque année un milliard d’euros à l’industrie pharmaceutique et coûtent autant à l’Assurance Maladie. Une vache sacrée qui est aussi une sacrée vache à lait. Pourtant, moins de cholestérol, ce n’est pas moins d’infarctus ni moins de morts ! C’est ce que démontre ici le Dr Michel de Lorgeril, un cardiologue connu dans le monde entier pour ses travaux sur la prévention des maladies cardiovasculaires. Ce chercheur rigoureux a longuement enquêté. Il livre ici toutes les preuves que la lutte contre le cholestérol est fondée sur des données statistiques biaisées, tronquées, voire manipulées. Lorsque seules les données scientifiques vérifiables sont retenues, il ne reste rien ! Michel de Lorgeril expose au passage la collusion entre laboratoires et médecins experts qui amène des millions de personnes à prendre des médicaments inutiles pour le cœur – les statines – et aux effets secondaires parfois dramatiques. Il répond enfin à deux questions fondamentales : si le cholestérol est innocent, quelles sont les vraies causes de l’infarctus et peut-on manger n’importe quoi ? Si votre cholestérol vous inquiète, si vous avez eu un infarctus, si vous craignez pour votre santé cardiovasculaire ou si votre médecin vous a prescrit une statine, lisez et faites lire de toute urgence ce livre indispensable à votre santé. Le cholestérol est une vache sacrée de la médecine. Plus il serait bas, mieux on se porterait. Allons-y donc ! Près de sept millions de Français prennent des médicaments anti-cholestérol, qui rapportent chaque année un milliard d’euros à l’industrie pharmaceutique et coûtent autant à l’Assurance Maladie. Une vache sacrée qui est aussi une sacrée vache à lait. Pourtant, moins de cholestérol, ce n’est pas moins d’infarctus ni moins de morts ! C’est ce que démontre ici le Dr Michel de Lorgeril, un cardiologue connu dans le monde entier pour ses travaux sur la prévention des maladies cardiovasculaires. Ce chercheur rigoureux a longuement enquêté. Il livre ici toutes les preuves que la lutte contre le cholestérol est fondée sur des données statistiques biaisées, tronquées, voire manipulées. Lorsque seules les données scientifiques vérifiables sont retenues, il ne reste rien ! Michel de Lorgeril expose au passage la collusion entre laboratoires et médecins experts qui amène des millions de personnes à prendre des médicaments inutiles pour le cœur – les statines – et aux effets secondaires parfois dramatiques. Il répond enfin à deux questions fondamentales : si le cholestérol est innocent, quelles sont les vraies causes de l’infarctus et peut-on manger n’importe quoi ? Si votre cholestérol vous inquiète, si vous avez eu un infarctus, si vous craignez pour votre santé cardiovasculaire ou si votre médecin vous a prescrit une statine, lisez et faites lire de toute urgence ce livre indispensable à votre santé. SommairePremière partie - Mensonges et propagandeChapitre 1 - Ce que l’on essaie de nous faire croire avec la théorie du cholestérolChapitre 2 - Scandale autour du cholestérol : l’affaire EnhanceChapitre 3 - Un essai clinique, c’est quoi ? Deuxième partie - La saga du cholestérolChapitre 1 - Le cholestérol boucherait les artères ? Cent ans de controversesChapitre 2 - Après l’observation, les expériencesChapitre 3 - Arrivée des premiers médicaments anti-cholestérolChapitre 4 - OSLO-2 et DART : deux essais qui dérangentChapitre 5 - « Paradoxe français » et diète méditerranéenne : deux concepts qui dérangentChapitre 6 - Leçons de la saga du cholestérol Troisième partie - Le miracle des statinesChapitre I - La fin d’une époque ou l’avènement des blockbustersChapitre 2 - Les grandes dates de l’histoire des statinesChapitre 3 - Préambule à la démonstration Chapitre 4 - La troisième vague d’assaut des statines (années 2005 – 2007)Chapitre 5 - La quatrième vague d’assaut : illumination !Chapitre 6 - La première vague d’assaut des statines (1990-2000)Chapitre 7 - La deuxième vague d’assaut ( 2000-2005), les illusions perduesChapitre 8 - Synthèse des essais sur les statines Quatrième partie - Effets indésirables et toxiques des statines Cinquième partie - Si ce n’est pas le cholestérol, c’est quoi ?Chapitre 1 - La mort de Tim RussertChapitre 2 - Retour au bon sens et aux fondamentaux de la cardiologieChapitre 3 - Mode de vie et conditions d’existence ConclusionAnnexesBibliographieLexique L'auteurMichel de Lorgeril : « Tous les traitements anticholestérol favorisent le cancer »Pour le Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur de réputation internationale, la lutte contre le cholestérol est inefficace et dangereuse. Il en apporte de nouvelles preuves dans son nouveau livre Cholestérol, mensonges et propagande. Il commente pour nous les dernières données scientifiques. Vous publiez aujourd’hui Cholestérol, mensonges et propagande, un nouveau livre qui dénonce la lutte contre le cholestérol. Pourquoi ce nouveau livre ? Dans mon livre précédent « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent... », je m’adressais plutôt aux patients et à leurs médecins et je voulais rester médical et scientifique de façon presque exclusive. Mais cette question touche en fait aux fondements du fonctionnement économique et social de nos sociétés ! Mon nouveau livre veut donc s’adresser à tous les citoyens pour qu’ils comprennent les tenants et aboutissants sociétaux de la question du cholestérol. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles sont les relations entre l’industrie pharmaceutique et les experts du cholestérol ? Que dit réellement la science à ce sujet ? C’est une longue histoire et c’est précisément ce que j’ai voulu raconter au grand public dans ce nouveau livre. Cholestérol, mensonges et propagande paraît au moment où sont communiqués les résultats de l’étude SEAS : le médicament anticholestérol Inegy a fait baisser le taux de cholestérol de manière spectaculaire : - 61% ! Pourtant il n’a eu aucun bénéfice sur la santé cardiovasculaire ! En même temps que sortaient les résultats négatifs de SEAS (en termes de santé cardiovasculaire) un autre essai testant une statine dans l’insuffisance cardiaque (dont la cause était un infarctus dans une forte proportion de cas) était publié. C’est l’essai GISSI-HF. Lui aussi est négatif.Je n’ai pu commenter ces essais dans mon livre « Cholestérol, mensonges et propagande » puisqu’ils n’étaient pas encore divulgués au moment où le livre était à l’imprimerie. Mais ils sont venus confirmer que diminuer le cholestérol ne servait à rien pour protéger son cœur. C’est toute la théorie du cholestérol qui s’effondre sous nos yeux ! Comment expliquer que les études les plus anciennes ont trouvé que les médicaments anticholestérol étaient bénéfiques, ce qui n’est plus le cas des essais récents ? La « propreté » des données les plus récentes est la conséquence des lamentables affaires de fraudes et falsifications médicales et scientifiques que nous avons vécues récemment, et que je décris dans mon nouveau livre. Ces affaires et scandales incitent les investigateurs et rapporteurs des données des essais à la plus grande prudence aujourd’hui, car ils se savent surveillés, notamment par les medias américains. Etes-vous surpris par le fait qu’Inegy augmente le risque de cancers dans l’étude SEAS ? L’essai SEAS a été conduit chez des patients porteurs de pathologie de la valve aortique. Ces patients sont en général relativement âgés (une moyenne d’âge de plus de 67 ans dans SEAS) et c’est précisément dans ces classes d’âge que les essais antérieurs avec les statines avaient déjà montré une augmentation des cancers. Les résultats de SEAS ne peuvent donc étonner que ceux qui ne connaissaient pas, ou voulaient oublier, les résultats très inquiétants des essais antérieurs. Les auteurs de SEAS laissent entendre que l’augmentation des cancers serait due au hasard. Dans le cadre d’un essai avec tirage au sort, une procédure destinée à maîtriser l’effet du hasard, il est incongru de prétexter un effet du hasard pour s’abstenir de prendre au sérieux une complication qui n’était pas inattendue. De plus, l’essai n’ayant pas été conçu pour détecter un effet sur les cancers, il manque fondamentalement de puissance statistique en termes de détection de cancers. En conséquence, la mise en évidence de cet excès de cancers dans le groupe sous médicament anti-cholestérol est extrêmement inquiétante. Les commentaires des auteurs sont à cet égard d’une terrible légèreté. Ont-ils été influencés par les laboratoires qui ont financé l’étude ? On peut se poser la question. Un des plus grands épidémiologistes anglo-saxons a publié dans le même numéro du New England Journal of Medicine un article qui tend aussi à banaliser ces données sur le cancer. Cela confirme, s’il en était besoin, qu’il existe une collusion entre les industriels et certains experts. Il suffit de savoir que cet épidémiologiste de l’Université d’Oxford a passé des contrats faramineux avec l’industrie (représentant des centaines de millions de Livres sterling) pour étudier les médicaments anti-cholestérol mis en cause dans l’essai SEAS. Il est donc essentiel pour lui de minimiser ces données sur les cancers car ils mettent en danger la pérennité des essais en cours et donc les contrats. Le conflit d’intérêt est évident. Faut-il poursuivre des essais cliniques sur les médicaments anticholestérol ? Continuer des essais cliniques avec ces médicaments alors que les effets cardiovasculaires sont insignifiants et que les données sur les cancers sont très inquiétantes me paraît éthiquement scandaleux car les patients (qui ne peuvent trouver aucun bénéfice à participer à cet essai) deviennent des cobayes. Notre grand épidémiologiste le sait et sa seule échappatoire est d’essayer de minimiser les données sur les cancers. Nous devons alerter l’opinion publique sur des pratiques qui déshonorent les scientifiques et les médecins investigateurs. Que dire aux patients qui prennent Inegy ? De sortir immédiatement de tous les essais testant ce médicament (s’ils y participent) ou de discuter immédiatement avec leur médecin pour envisager l’arrêt de leur traitement. Mais le problème est plus large car Inegy est une association de deux molécules, dont une statine. Or, dans les essais précédents, c’est avec des statines qu’on avait vu plus de cancers. La problématique du cancer ne concerne donc pas seulement Inegy, mais tous les médicaments anti-cholestérol. Des expériences sur l’animal avaient d’ailleurs montré que TOUS les médicaments anti-cholestérol favorisent les cancers. Toutes les statines sont donc à mettre dans le même panier ? Exactement ! Et aussi tous les autres traitements anti-cholestérol car c’est surtout le fait d’avoir un cholestérol bas qui favorise les cancers, quelle que soit la façon dont ce cholestérol a été abaissé. Jusqu’à preuve du contraire, et conformément au Principe de précaution, je pense qu’il faut admettre que tous les traitements anti-cholestérol favorisent les cancers, et cela d’autant plus que l’on s’acharne à diminuer le cholestérol. Ce risque de cancer plus élevé apparaît-il rapidement ? Les excès de cancers dans les essais cliniques surviennent après moins de 5 ans de traitement (moins de 3 ans dans l’essai PROSPER) ce qui est extrêmement bref. En effet, à titre d’exemple, il faut 10, 15 ou même 20 ans d’exposition à des puissants agents cancérigènes comme le tabac ou l’amiante pour voir cliniquement leurs effets cancérigènes. En données cliniques brutes, et en caricaturant ces données, on pourrait donc dire que les traitements anti-cholestérol sont 3 à 5 fois plus cancérigènes que le tabac ou l’amiante. Vous voulez dire qu’on échange des cancers contre une hypothétique protection contre l’infarctus ? Il faut savoir que l’on meurt des cancers dans nos pays beaucoup plus jeune que quand on meurt d’une attaque cardiaque. Autrement dit, en espérant se protéger avec les statines d’un infarctus qui survient en moyenne à 70 ans, ce que l’on fait vraiment c’est précipiter son risque de cancer qui survient à 50 ou 55 ans ! Il faut expliquer cela clairement au public et aux citoyens ! Aujourd’hui que conseilleriez-vous à quelqu’un qui a un cholestérol élevé ou qui a eu un infarctus ? Actuellement les données scientifiques justifiant de diminuer son cholestérol ou de prescrire des statines après un infarctus (ou chez des diabétiques) sont de la plus extrême fragilité et, pour le dire vraiment, pas crédibles du tout ! En revanche, nous savons parfaitement ce qu’il faut faire pour se protéger des maladies cardiovasculaires qui sont des maladies du mode de vie. Comme je l’explique dans mes livres, la stratégie efficace consiste donc à modifier son mode de vie, en particulier ses habitudes alimentaires. Comment faire évoluer les mentalités ? Plus nous travaillons ces questions, plus nous avons des données récentes et propres, et plus nous prenons conscience que nous avons été victimes avec le cholestérol de la plus rocambolesque arnaque médicale et scientifique jamais perpétrée dans des sociétés post-modernes. Les chimiothérapies anti-cholestérol sont dangereuses et inefficaces. Tous les dogmes, et recommandations dites officielles, sur lesquels sont basées les pratiques médicales actuelles (avec environ 7 millions de consommateurs plus ou moins réguliers de statines en France) doivent être rediscutées EN URGENCE par de vrais experts, libres et indépendants. Retrouvez le Dr de Lorgeril sur le blog consacré à son livre. ExtraitLe 14 janvier 2007, Merck et Schering-Plough ont révélé les résultats d’une étude dans laquelle une statine très vendue, le Zocor, était associée à une autre médicament appelé Zetia. L’association s’est révélée très efficace pour faire baisser le cholestérol, bien plus que ne le fait une simple statine. Mais après deux années de ce traitement de cheval, aucun bénéfice n’a pu être démontré. Ce traitement aurait dû diminuer la plaque d’athérome chez 720 patients. Non seulement la plaque n’a pas diminué, mais elle a même augmenté par rapport aux patients qui prenaient la statine seule. Un an plus tôt, Pfizer avait dû arrêter avant sa commercialisation un prometteur candidat-médicament, le torcetrapib. Motif : un nombre élevé de décès et d’accidents cardio-vasculaires chez les patients qui prenaient ce nouveau médicament (avec une statine), par rapport à ceux qui prenaient un placebo. Tous les patients qui participaient à cet essai portant sur 15 000 volontaires et baptisé « Illuminate » se sont vus ordonner de cesser immédiatement de prendre le torcetrapib. Sur le papier, pourtant l’hypothèse testée dans Illuminate était lumineuse : faire baisser le « mauvais » cholestérol avec la statine, augmenter le « bon » avec le torcetrapib. Devant ces revers, la communauté médicale ouvre enfin les yeux : « Penser qu’en faisant baisser le cholestérol LDL vous allez améliorer la santé des gens, c’est vraiment simpliste, bien trop simpliste, » commente aujourd’hui le Dr Eric Topol (Scripps Science Institute, La Jolla, Californie). Dans ce combat qui s’engage entre chercheurs indépendants d’un côté et industrie soutenu par les pouvoirs publics d’autre part, les enjeux sont énormes : les médicaments anticholestérol sont les plus prescrits au monde : 30 millions de patients en prennent, pour un chiffre d’affaires qui donne le tournis : 28 milliards de dollars en 2006. La moitié engrangée par Pfizer, avec son Lipitor. Si ces médicaments sont inefficaces, comme semble maintenant le montrer l’ensemble des données objectives, faut-il seulement s’apitoyer sur un gigantesque gâchis financier, épongé par les cotisants des assurances-maladies de la planète ? Pas sûr. Les effets secondaires des statines concerneraient 15 % des patients, avec des symptômes qui vont des douleurs musculaires aux pertes de mémoire. L’ex-astronaute Duane Graveline raconte qu’il « est tombé dans le trou noir de l’amnésie » les deux fois qu’on lui a prescrit du Lipitor. Du coup, il a écrit un livre et ouvert un site sur les effets secondaires des statines. Autre mauvaise nouvelle : une étude a trouvé un risque accru de cancers avec les statines. Auteur(s)Michel de Lorgeril Informations pratiquesPrix : 20.9€ ISBN : 978-2-916878-17-1 Du même auteurDites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicamentUn médecin et chercheur français, de renommée internationale pour ses travaux sur l...Sur le même thèmeLa diététique anti-diabèteLe diabète est sans doute la maladie où l’alimentation joue le rôle le plus importa...SommairePremière partie - Mensonges et propagandeChapitre 1 - Ce que l’on essaie de nous faire croire avec la théorie du cholestérolChapitre 2 - Scandale autour du cholestérol : l’affaire EnhanceChapitre 3 - Un essai clinique, c’est quoi ? Deuxième partie - La saga du cholestérolChapitre 1 - Le cholestérol boucherait les artères ? Cent ans de controversesChapitre 2 - Après l’observation, les expériencesChapitre 3 - Arrivée des premiers médicaments anti-cholestérolChapitre 4 - OSLO-2 et DART : deux essais qui dérangentChapitre 5 - « Paradoxe français » et diète méditerranéenne : deux concepts qui dérangentChapitre 6 - Leçons de la saga du cholestérol Troisième partie - Le miracle des statinesChapitre I - La fin d’une époque ou l’avènement des blockbustersChapitre 2 - Les grandes dates de l’histoire des statinesChapitre 3 - Préambule à la démonstration Chapitre 4 - La troisième vague d’assaut des statines (années 2005 – 2007)Chapitre 5 - La quatrième vague d’assaut : illumination !Chapitre 6 - La première vague d’assaut des statines (1990-2000)Chapitre 7 - La deuxième vague d’assaut ( 2000-2005), les illusions perduesChapitre 8 - Synthèse des essais sur les statines Quatrième partie - Effets indésirables et toxiques des statines Cinquième partie - Si ce n’est pas le cholestérol, c’est quoi ?Chapitre 1 - La mort de Tim RussertChapitre 2 - Retour au bon sens et aux fondamentaux de la cardiologieChapitre 3 - Mode de vie et conditions d’existence ConclusionAnnexesBibliographieLexique L'auteurMichel de Lorgeril : « Tous les traitements anticholestérol favorisent le cancer »Pour le Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur de réputation internationale, la lutte contre le cholestérol est inefficace et dangereuse. Il en apporte de nouvelles preuves dans son nouveau livre Cholestérol, mensonges et propagande. Il commente pour nous les dernières données scientifiques. Vous publiez aujourd’hui Cholestérol, mensonges et propagande, un nouveau livre qui dénonce la lutte contre le cholestérol. Pourquoi ce nouveau livre ? Dans mon livre précédent « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent... », je m’adressais plutôt aux patients et à leurs médecins et je voulais rester médical et scientifique de façon presque exclusive. Mais cette question touche en fait aux fondements du fonctionnement économique et social de nos sociétés ! Mon nouveau livre veut donc s’adresser à tous les citoyens pour qu’ils comprennent les tenants et aboutissants sociétaux de la question du cholestérol. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles sont les relations entre l’industrie pharmaceutique et les experts du cholestérol ? Que dit réellement la science à ce sujet ? C’est une longue histoire et c’est précisément ce que j’ai voulu raconter au grand public dans ce nouveau livre. Cholestérol, mensonges et propagande paraît au moment où sont communiqués les résultats de l’étude SEAS : le médicament anticholestérol Inegy a fait baisser le taux de cholestérol de manière spectaculaire : - 61% ! Pourtant il n’a eu aucun bénéfice sur la santé cardiovasculaire ! En même temps que sortaient les résultats négatifs de SEAS (en termes de santé cardiovasculaire) un autre essai testant une statine dans l’insuffisance cardiaque (dont la cause était un infarctus dans une forte proportion de cas) était publié. C’est l’essai GISSI-HF. Lui aussi est négatif.Je n’ai pu commenter ces essais dans mon livre « Cholestérol, mensonges et propagande » puisqu’ils n’étaient pas encore divulgués au moment où le livre était à l’imprimerie. Mais ils sont venus confirmer que diminuer le cholestérol ne servait à rien pour protéger son cœur. C’est toute la théorie du cholestérol qui s’effondre sous nos yeux ! Comment expliquer que les études les plus anciennes ont trouvé que les médicaments anticholestérol étaient bénéfiques, ce qui n’est plus le cas des essais récents ? La « propreté » des données les plus récentes est la conséquence des lamentables affaires de fraudes et falsifications médicales et scientifiques que nous avons vécues récemment, et que je décris dans mon nouveau livre. Ces affaires et scandales incitent les investigateurs et rapporteurs des données des essais à la plus grande prudence aujourd’hui, car ils se savent surveillés, notamment par les medias américains. Etes-vous surpris par le fait qu’Inegy augmente le risque de cancers dans l’étude SEAS ? L’essai SEAS a été conduit chez des patients porteurs de pathologie de la valve aortique. Ces patients sont en général relativement âgés (une moyenne d’âge de plus de 67 ans dans SEAS) et c’est précisément dans ces classes d’âge que les essais antérieurs avec les statines avaient déjà montré une augmentation des cancers. Les résultats de SEAS ne peuvent donc étonner que ceux qui ne connaissaient pas, ou voulaient oublier, les résultats très inquiétants des essais antérieurs. Les auteurs de SEAS laissent entendre que l’augmentation des cancers serait due au hasard. Dans le cadre d’un essai avec tirage au sort, une procédure destinée à maîtriser l’effet du hasard, il est incongru de prétexter un effet du hasard pour s’abstenir de prendre au sérieux une complication qui n’était pas inattendue. De plus, l’essai n’ayant pas été conçu pour détecter un effet sur les cancers, il manque fondamentalement de puissance statistique en termes de détection de cancers. En conséquence, la mise en évidence de cet excès de cancers dans le groupe sous médicament anti-cholestérol est extrêmement inquiétante. Les commentaires des auteurs sont à cet égard d’une terrible légèreté. Ont-ils été influencés par les laboratoires qui ont financé l’étude ? On peut se poser la question. Un des plus grands épidémiologistes anglo-saxons a publié dans le même numéro du New England Journal of Medicine un article qui tend aussi à banaliser ces données sur le cancer. Cela confirme, s’il en était besoin, qu’il existe une collusion entre les industriels et certains experts. Il suffit de savoir que cet épidémiologiste de l’Université d’Oxford a passé des contrats faramineux avec l’industrie (représentant des centaines de millions de Livres sterling) pour étudier les médicaments anti-cholestérol mis en cause dans l’essai SEAS. Il est donc essentiel pour lui de minimiser ces données sur les cancers car ils mettent en danger la pérennité des essais en cours et donc les contrats. Le conflit d’intérêt est évident. Faut-il poursuivre des essais cliniques sur les médicaments anticholestérol ? Continuer des essais cliniques avec ces médicaments alors que les effets cardiovasculaires sont insignifiants et que les données sur les cancers sont très inquiétantes me paraît éthiquement scandaleux car les patients (qui ne peuvent trouver aucun bénéfice à participer à cet essai) deviennent des cobayes. Notre grand épidémiologiste le sait et sa seule échappatoire est d’essayer de minimiser les données sur les cancers. Nous devons alerter l’opinion publique sur des pratiques qui déshonorent les scientifiques et les médecins investigateurs. Que dire aux patients qui prennent Inegy ? De sortir immédiatement de tous les essais testant ce médicament (s’ils y participent) ou de discuter immédiatement avec leur médecin pour envisager l’arrêt de leur traitement. Mais le problème est plus large car Inegy est une association de deux molécules, dont une statine. Or, dans les essais précédents, c’est avec des statines qu’on avait vu plus de cancers. La problématique du cancer ne concerne donc pas seulement Inegy, mais tous les médicaments anti-cholestérol. Des expériences sur l’animal avaient d’ailleurs montré que TOUS les médicaments anti-cholestérol favorisent les cancers. Toutes les statines sont donc à mettre dans le même panier ? Exactement ! Et aussi tous les autres traitements anti-cholestérol car c’est surtout le fait d’avoir un cholestérol bas qui favorise les cancers, quelle que soit la façon dont ce cholestérol a été abaissé. Jusqu’à preuve du contraire, et conformément au Principe de précaution, je pense qu’il faut admettre que tous les traitements anti-cholestérol favorisent les cancers, et cela d’autant plus que l’on s’acharne à diminuer le cholestérol. Ce risque de cancer plus élevé apparaît-il rapidement ? Les excès de cancers dans les essais cliniques surviennent après moins de 5 ans de traitement (moins de 3 ans dans l’essai PROSPER) ce qui est extrêmement bref. En effet, à titre d’exemple, il faut 10, 15 ou même 20 ans d’exposition à des puissants agents cancérigènes comme le tabac ou l’amiante pour voir cliniquement leurs effets cancérigènes. En données cliniques brutes, et en caricaturant ces données, on pourrait donc dire que les traitements anti-cholestérol sont 3 à 5 fois plus cancérigènes que le tabac ou l’amiante. Vous voulez dire qu’on échange des cancers contre une hypothétique protection contre l’infarctus ? Il faut savoir que l’on meurt des cancers dans nos pays beaucoup plus jeune que quand on meurt d’une attaque cardiaque. Autrement dit, en espérant se protéger avec les statines d’un infarctus qui survient en moyenne à 70 ans, ce que l’on fait vraiment c’est précipiter son risque de cancer qui survient à 50 ou 55 ans ! Il faut expliquer cela clairement au public et aux citoyens ! Aujourd’hui que conseilleriez-vous à quelqu’un qui a un cholestérol élevé ou qui a eu un infarctus ? Actuellement les données scientifiques justifiant de diminuer son cholestérol ou de prescrire des statines après un infarctus (ou chez des diabétiques) sont de la plus extrême fragilité et, pour le dire vraiment, pas crédibles du tout ! En revanche, nous savons parfaitement ce qu’il faut faire pour se protéger des maladies cardiovasculaires qui sont des maladies du mode de vie. Comme je l’explique dans mes livres, la stratégie efficace consiste donc à modifier son mode de vie, en particulier ses habitudes alimentaires. Comment faire évoluer les mentalités ? Plus nous travaillons ces questions, plus nous avons des données récentes et propres, et plus nous prenons conscience que nous avons été victimes avec le cholestérol de la plus rocambolesque arnaque médicale et scientifique jamais perpétrée dans des sociétés post-modernes. Les chimiothérapies anti-cholestérol sont dangereuses et inefficaces. Tous les dogmes, et recommandations dites officielles, sur lesquels sont basées les pratiques médicales actuelles (avec environ 7 millions de consommateurs plus ou moins réguliers de statines en France) doivent être rediscutées EN URGENCE par de vrais experts, libres et indépendants. Retrouvez le Dr de Lorgeril sur le blog consacré à son livre. ExtraitLe 14 janvier 2007, Merck et Schering-Plough ont révélé les résultats d’une étude dans laquelle une statine très vendue, le Zocor, était associée à une autre médicament appelé Zetia. L’association s’est révélée très efficace pour faire baisser le cholestérol, bien plus que ne le fait une simple statine. Mais après deux années de ce traitement de cheval, aucun bénéfice n’a pu être démontré. Ce traitement aurait dû diminuer la plaque d’athérome chez 720 patients. Non seulement la plaque n’a pas diminué, mais elle a même augmenté par rapport aux patients qui prenaient la statine seule. Un an plus tôt, Pfizer avait dû arrêter avant sa commercialisation un prometteur candidat-médicament, le torcetrapib. Motif : un nombre élevé de décès et d’accidents cardio-vasculaires chez les patients qui prenaient ce nouveau médicament (avec une statine), par rapport à ceux qui prenaient un placebo. Tous les patients qui participaient à cet essai portant sur 15 000 volontaires et baptisé « Illuminate » se sont vus ordonner de cesser immédiatement de prendre le torcetrapib. Sur le papier, pourtant l’hypothèse testée dans Illuminate était lumineuse : faire baisser le « mauvais » cholestérol avec la statine, augmenter le « bon » avec le torcetrapib. Devant ces revers, la communauté médicale ouvre enfin les yeux : « Penser qu’en faisant baisser le cholestérol LDL vous allez améliorer la santé des gens, c’est vraiment simpliste, bien trop simpliste, » commente aujourd’hui le Dr Eric Topol (Scripps Science Institute, La Jolla, Californie). Dans ce combat qui s’engage entre chercheurs indépendants d’un côté et industrie soutenu par les pouvoirs publics d’autre part, les enjeux sont énormes : les médicaments anticholestérol sont les plus prescrits au monde : 30 millions de patients en prennent, pour un chiffre d’affaires qui donne le tournis : 28 milliards de dollars en 2006. La moitié engrangée par Pfizer, avec son Lipitor. Si ces médicaments sont inefficaces, comme semble maintenant le montrer l’ensemble des données objectives, faut-il seulement s’apitoyer sur un gigantesque gâchis financier, épongé par les cotisants des assurances-maladies de la planète ? Pas sûr. Les effets secondaires des statines concerneraient 15 % des patients, avec des symptômes qui vont des douleurs musculaires aux pertes de mémoire. L’ex-astronaute Duane Graveline raconte qu’il « est tombé dans le trou noir de l’amnésie » les deux fois qu’on lui a prescrit du Lipitor. Du coup, il a écrit un livre et ouvert un site sur les effets secondaires des statines. Autre mauvaise nouvelle : une étude a trouvé un risque accru de cancers avec les statines. http://michel.delorgeril.info

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