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100 QUESTIONS

 1OO questions 100 réponses sur l'audition

L’AUDITION
1 - Est-il normal qu'à un certain âge, on entende moins bien ?
Vers la cinquantaine apparaît une baisse de l’audition, principalement due à l’âge et appelée presbyacousie. La presbyacousie s’installe progressivement et il n’est pas facile de s’en rendre compte, ... puis de l’accepter. La presbyacousie est en partie compensée par les aides auditives. Mais comme l’audition et la vue ne sont pas altérées de la même manière, l'adaptation au port d'une aide auditive est plus délicate que l'adaptation aux lunettes.

2 - Quels sont les premiers signes d'une baisse de l'audition?
Un des premiers signes est une mauvaise compréhension de la parole surtout lorsque, plusieurs personnes parlent en même temps, ou lorsqu’il y a du bruit, ou lorsque la personne qui parle est dans une autre pièce, ou encore lorsqu’à la télévision, musique et voix sont mêlées.
Par la suite lorsque la baisse de l’audition se poursuit, on règle le son de la télévision de manière anormalement élevé, on parle souvent un peu trop fort, puis on perd de plus en plus le fil des conversations.

3 - La baisse de l'audition est-elle progressive ? Peut-elleêtre héréditaire ?
Dans la presbyacousie, elle est très progressive de même que dans certaines affections de l'oreille ou de l'organisme. Elle est brutale dans le cas d'un traumatisme sonore provoqué par une exposition à des sons très forts, ou dans certaines affections comme la méningite ou les troubles vasculaires qui peuvent provoquer une surdité brusque. Il y a dans les déficiences auditives un facteur génétiqu e important et la surdité est héréditaire.

4 - La baisse de l'audition peut-elle entraîner une surditéréelle ?
La baisse de l'audition est déjà la manifestation d’une surdité légère qui peut s’aggraver. Il n’y a que lorsque la baisse de l’audition est due à une maladie ou à une infection, qu’elle est temporaire et régresse si sa cause est traitée. Il en est ainsi pour les otites et en particulier l’otite non douloureuse de l’enfant appelée otite séreuse. Mais dans la plupart des cas, la surdité est irréversible.

5 - Peut-on devenir sourd brutalement ?
Oui, cela peut arriver, à la suite, d’un accident, d’un trouble vasculaire, ou d’un traumatisme sonore ; c’est ainsi qu’ après un attentat ou un concert exagérément amplifié, certaines personnes acquièrent une surdité irréversible.

6 - Lorsqu'on remarque que l'on entend mal, que faire pourcorriger cette baisse de l'audition et à quel moment consulter unmédecin ?
La première chose est de consulter rapidement un médecin ORL qui fera le diagnostic et indiquera si la cause de la surdité peut bénéficier d’un traitement ou être opérée. Dans les autres cas, et lorsque la perte auditive est suffisante, il pourra prescrire le port d’aides auditives.

7 - Comment évaluer une baisse de l'audition ?
Il n‘est pas possible d’évaluer soi-même une perte auditive. L'évaluation en est faite à l'aide d’un audiomètre qui mesure les pertes auditives aux fréquences perçues par l'oreille humaine. On peut aussi mesurer les difficultés à comprendre la parole avec des mots ou des phrases. Ces mesures sont effectuées par le mèdecin ORL pour le diagnostic de la surdité, et par l'audioprot hésiste dans un but d'appareillage.

8 - Lorsqu'on commence à avoir du mal à suivre uneconversation dans un milieu bruyant, est-ce le signe que l'auditionbaisse ?
Oui, et c’est le premier signe de la presbyacousie.

9 - Parle-t-on plus fort lorsque que l'on commence à entendremal ?
Dans la plupart des cas, la voix d'une personne malentendante est plus forte, car mal contrôlée par l’oreille.

10 - Peut-on retarder le processus de vieillissement del'oreille ?
Le vieillissement est inévitable et irréversible, mais en évitant de s'exposer à des niveaux sonores élevés, en traitant certains troubles circulatoires, en faisant un usage raisonnable de médicaments, on peut conserver plus longtemps une bonne oreille.

11 - Les deux oreilles vieillissent-elles de la même manière ?
Non, comme pour les yeux, le vieillissement ne touche pas forcément les deux oreilles de la même façon. Seul, un bilan auditif permet de définir avec précision la perte auditive de chaque oreille.

12 - Les acouphènes peuvent-ils entraîner une baisse del'audition ?
Les acouphènes sont des bruits - sifflements, bourdonnements - que l’on entend en l’absence de source sonore, mais qui ne peuvent pas entraîner une baisse de l’audition. Cependant ils apparaissent quelquefois en même temps que la surdité, comme après exposition à des sons forts, et aussi dans la presbyacousie.

13 - Une baisse de l'audition peut-elle modifier lecomportement d'une personne ?
La baisse de l'audition s'accompagne souvent de modifications d'ordre psychologique et comp ortemental. Les personnes malentendantes sont souvent plus irritables, moins patientes, plus distantes avec leur entourage. Elles ont quelquefois un comportement curieux ou choquant parce qu’elles ont perdu l’information auditive sur leur environnement proche. Une personne malentendante a tendance à s'isoler, voire à se retirer complètement de la vie sociale.

14 - Quelles précautions prendre pour prévenir une baisse del'audition ?
La seule véritable mesure que l’on puisse prendre pour protéger ses oreilles est d’éviter l’exposition aux sons forts pendant le travail ou les loisirs. Les bruits de niveau modéré même gênants ne sont pas une cause de surdité. Une bonne hygiène de vie constitue également un élément favorable à la conservation d’une bonne audition.

15 - Existe-t-il des plantes ou des aliments bénéfiques pourl'audition ?
Il n'existe pas de médicament de la déficience auditive, encore moins de plantes ou d'aliments. En effet, les pertes auditives sont le plus souvent consécutives à la destruction des cellules de l'oreille interne qui ne peuvent être remplacées. Cependant certains médicaments, en favorisant l’irrigation sanguine de l’oreille, peuvent retarder la dégradation de l'audition.


L’OREILLE
16 - Comment l'oreille fonctionne-t-elle ?
L'oreille est à la fois l'organe de l'audition et de l'équilibre. Elle est divisée en trois parties : l'oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne.
Les sons pénètrent dans l'oreille externe, sont captés par le tympan qui est mis en vibration. Ces vibrations sont transmises à l'oreille interne par la chaîne des osse lets de l'oreille moyenne, puis analysées et transformées en influx nerveux par l'oreille interne, et enfin transmises au cerveau par les fibres nerveuses.

17 - Quelle différence y a-t-il entre oreille externe etoreille moyenne ?
L'oreille externe comprend le pavillon et le conduit auditif. Son rôle est de conduire les sons jusqu'au tympan qui sépare l'oreille externe de l'oreille moyenne. L'oreille moyenne renferme essentiellement une chaîne de trois osselets, le marteau, l'enclume et l'étrier qui transmet les vibrations du tympan à l'oreille interne.

18 - Qu'est-ce que l'oreille interne et de quoi est-ellecomposée ?
L'oreille interne regroupe le vestibule, siège de l'équilibre, et la cochlée qui constitue la partie auditive. Ses fonctions sont d'analyser puis de convertir les vibrations en influx nerveux. Cette conversion se fait grâce à des cellules réceptrices garnies de cils qu'on appelle les cellules ciliées. Ensuite, l'influx nerveux est transmis au cerveau qui traite les informations reçues.

19 - A quoi sert le tympan, quel rôle joue-t-il exactementdans l'audition ?
Le tympan peut être comparé à la membrane d'un micro. Il capte les sons qu'il reçoit et les transmet à la chaîne des osselets.

20 - Est-il exact que le centre de l'équilibre se trouve dansl'oreille interne ?
Oui, il se trouve dans le vestibule qui renferme des éléments sensoriels envoyant des informations sur la position et les mouvements permettant ainsi de préserver l'équilibre.

21 - Qu'est-ce que la cochlée ?
La cochlée ou limaçon est une partie de l’oreille interne. Elle renferme une membrane spiralée sur laq uelle se trouvent les cellules sensorielles ciliées. Les vibrations transmises par la chaîne des osselets mettent en mouvement le milieu liquide contenu dans la cochlée. La vibration du liquide interne met à son tour en mouvement, les cils des cellules ciliées. Ces cellules convertissent l'énergie mécanique des ondes sonores en influx nerveux. Enfin, le cerveau décode et interprète les messages reçus.

22 - Est-ce qu'un bouchon de cérumen peut être la cause d'unebaisse de l'audition ?
Le cérumen est une matière cireuse sécrétée par les glandes sébacées du conduit auditif. En s'accumulant, le cérumen peut gêner le passage des ondes sonores et provoquer une diminution de l'acuité auditive.

23 - Des otites fréquentes au moment de l'enfancepeuvent-elles entraîner des troubles de l'audition plus tard ?
Les otites qui ne sont pas traitées peuvent provoquer une surdité par destruction du système de transmission des sons à l’oreille interne. Il faut être vigilant sur les otites non douloureuses, comme les otites séreuses, qui peuvent être responsables de baisses de l'audition à l'âge scolaire ou préscolaire.

24 - L'eau ou le shampoing dans l'oreille peuvent-ils abîmerles oreilles ?
L'eau n'est pas toxique pour l'oreille, mais elle peut dans certains cas renfermer des micro-organismes susceptibles de provoquer des allergies ou des affections du conduit auditif. Il est conseillé, notamment lors de bains de mer ou en piscine, de porter des bouchons d'oreilles.

25 - Faut-il protéger ses oreilles lorsque l'on nage sousl'eau ?
Oui, c'est effectivement recommandé. Pour cela, il existe des bouchons d'oreille conçus à cet usage, renseignez-vous auprès d'un audiop rothésiste.

26 - les oreilles se bouchent-elles lorsqu'on s'élève enaltitude ?
C'est un effet de la pression atmosphérique. Lorsqu'on gagne ou perd rapidement de l'altitude, l’équilibre de pression entre les deux faces du tympan n'a pas le temps de s'établir. L'audition devient " cotonneuse " et quelquefois douloureuse. Déglutir ou bailler ouvre la trompe d’Eustache, aère l’oreille moyenne, et en rétablissant l’équilibre des pressions, supprime ce petit inconvénient.

27 - Comment entretenir et préserver ses oreilles ?
Les oreilles doivent faire l'objet d'une hygiène attentive. Il est important d'éviter de se nettoyer les oreilles avec un objet pointu et de ne pas enfoncer profondément les bâtonnets porte-coton dans le conduit auditif pour ne pas se blesser. Dans le cas de sécrétion abondante de cérumen l’usage de ces bâtonnets est contre-indiqué.

28 - Peut-on greffer un tympan ?
La tympanoplastie (greffe du tympan) est réalisée couramment. Elle est utilisée notamment dans le cas d'une perforation du tympan suite aux dommages causés par une otite chronique purulente. On pratique aussi des greffes conjuguées du tympan et de la chaîne des osselets...

29 - Peut-on faire don de ses oreilles et où s'adresser.Existe-t-il une demande en France ?
Pour en savoir plus contacter France ADOT, la Fédération des Associations pour le Don d'Organes et de Tissus humains BP 35 75462 PARIS cedex 10 E-mail: France-Adot@wanadoo.fr


LES AIDES AUDITIVES
30 - Quels typesd'appareils auditifs trouvent-on aujourd'hui ?Sont-ils tous performants ?
Il existe deux formes d'appareils de qualité équivalente, les contours d'oreille et les intra auriculaires. Les contours sont portés sur le pavillon et reliés au conduit auditif par un tube et un embout. Ils peuvent être inclus dans une branche de lunette. Récemment sont apparus des appareils dont l’embout est ouvert ce qui en rend le port plus confortable. Les intraauriculaires sont entièrement logés dans le conduit auditif. Pour diverses raisons, étroitesse du conduit, sécrétion excessive de cérumen... ces appareils ne peuvent convenir à tous.

31 - Quelle différence il y a-t-il entre les aides auditivesanalogiques et numériques.
Les deux types d’appareils agissent par amplification du son. La différence fondamentale réside dans les circuits électroniques et dans la manière de traiter le son. Les prothèses analogiques sont de moins en moins utilisées. Le traitement numérique du son permet d’avoir des appareils plus confortables, automatisés et plus aptes que les prothèses analogiques à restituer l’ambiance sonore et à faciliter la compréhension de la parole.

32 - Les aides auditives utilisent-elles des piles et si oui,combien durent-elles en moyenne ?
Les aides auditives utilisent des piles ou plus rarement des accumulateurs rechargeables. Leur durée de vie varie de quelques jours à deux semaines. Il existe un forfait annuel de la Sécurité Sociale qui permet un remboursement partiel de ces éléments.

33 - En fonction de quels critères doit-on choisir ses aidesauditives ?
Lors d’un premier appareillage il est difficile, voire impossible, de choisir ses aides auditives et il faut faire confiance à l’audi oprothésiste. Par la suite un essai de durée suffisante permet dans une certaine mesure de choisir l’appareil qui convient.

34 - Les aides auditives numériques sont-elles plusperformantes que les modèles analogiques ?
La technique numérique permet d’avoir des appareils plus confortables, automatisés et plus aptes que les prothèses analogiques à restituer l’ambiance sonore et à faciliter la compréhension de la parole.

35 - Certains appareils sont très miniaturisés,permettent-ils d'entendre encore mieux ?
Non, la miniaturisation des appareils n'est pas liée à leurs performances auditives, ce serait plutôt l'inverse, mais elle offre une discrétion optimale.

36 - Si je porte une seule aide auditive, commententendrais-je avec l'oreille non appareillée ?
Si l’oreille non appareillée est saine, aucun problème, la prothèse placée sur l’autre oreille équilibrera votre audition. Si l’oreille non appareillée est complètement sourde, il n’y a aucun intérêt à l’appareiller. Si les deux oreilles ont des surdités proches, il est conseillé d’appareiller les deux oreilles.

37 - Les aides auditives restituent-elles les bruits ambiantsen même temps que la voix de mon interlocuteur ?
L'audition au moyen d'une aide auditive n'a pas les qualités et les performances de l'audition naturelle. L'aide auditive est conçue avant tout pour rendre la parole intelligible, tout en permettant d'entendre les sons utiles de l'environnement sonore. Malheureusement les sons indésirables sont également transmis et diminuent l’efficacité de la prothèse en milieu bruyant.

38 –Combien coûte une aide auditive ? Comment est-ellerembourséepar la Sécurité Sociale ?
Les aides auditives sont chères approximativement entre 700 et 2 000 euros par appareil, à l’exception des enfants peu remboursées par la Sécurité Sociale sur la base d’un tarif forfaitaire de 199,71 €, un peu mieux par les mutuelles. Pendant toute la durée d’utilisation de la prothèse, à l’exception des fournitures, tous les services de l’audioprothésiste (conseils, tests, réglages,... ) sont gratuits.

39 - Est-ce l'ORL qui prescrit l'appareil ? Si ouiindique-t-il sur une ordonnance des valeurs de correction de l'auditioncomme on le fait pour la vue?
La prothèse auditive doit être prescrite par un médecin pour qu’elle soit prise en charge par la Sécurité Sociale, et l’audioprothésiste ne peut appareiller sans cette prescription.
Mais contrairement à la correction de la vision, le médecin n'indique ni le type d'appareil, ni sa marque, ni le choix monaural ou stéréophonique, ni les réglages de l'appareil. Le choix et l'adaptation de l'appareil sont de la compétence de l'audioprothésiste.

40 - Faut-il régler l'appareil soi-même ou se règle-t-ilautomatiquement ?
Au départ, c'est l'audioprothésiste qui procède au réglage initial. Ensuite, pour les aides numériques, c'est le microprocesseur qui ajuste automatiquement la correction auditive.

41 - Mettons du temps à s'habituer à une aide auditive etcombien dure la période d'adaptation ?
Cela dépend essentiellement de la persévérance et du désir d'entendre de personne malentendante, mais aussi de la qualité de l'adaptation réalisée par l'audioprothésiste.
La décision de porter une aide auditive est un acte personnel qui exige une ferme résolu tion et qui ne doit être dicté ni par l’entourage, ni par la promesse d’un essai gratuit ou de facilités d’achat, ni par la publicité. L’appareillage permet de sortir de son isolement, mais l’audition prothétique n’est pas l’audition naturelle. Les appareils n’ont pas partout la même efficacité, et l’adaptation à cette écoute peut être rapide mais peut aussi durer plusieurs semaines. La personne appareillée doit être préparée à ces difficultés, et faire preuve de persévérance et de ténacité pour que la prothèse cesse d’être une contrainte pour devenir un précieux et indispensable moyen de communication.
Il est toujours possible, sans frais supplémentaires de se rendre aussi souvent que souhaité chez l'audioprothésiste qui a réalisé l'appareillage, pour parfaire les réglages ou pour avoir une information.

42 - Les appareils sont-ils silencieux ? Entend-on du souffleou des bruits parasites lorsqu'on les porte ?
Ces inconvénients subsistent mais les aides auditives numériques les ont atténués ou supprimés.

43 - Doit-on retourner régulièrement chez l'audioprothésistepour faire contrôler son appareil ?
Lorsque votre audioprothésiste aura procédé aux premiers réglages, il vous proposera des visites de contrôles régulières qui sont gratuites. Ces visites sont importantes, et permettent de procéder à des ajustements de l’appareillage.

44 - Une fois appareillé (e), entendrais-je aussi bienqu'avant ?
Un fois appareillé il est certain que l’on doit mieux entendre qu’avant de porter les appareils ; dans le cas contraire il faut refuser l’appareillage. Mais l’écoute prothétique n’a pas les mêmes qualités que l’audition naturelle et d’autre part, les aides audit ives n’agissent pas sur le système auditif mais sur le son qu’elles amplifient. Elles ne portent donc pas atteinte à l'oreille, et ne peuvent pas non plus en supprimer les altérations.

45 - Les aides auditives peuvent-elles provoquer desallergies ou irriter les oreilles ?
Cela peut arriver, dans ce cas, il faut rapidement en informer le médecin qui a prescrit l’appareil.

46 - Comment entretenir mon appareil auditif et quellesprécautions prendre ?
• Respectez les visites de contrôles régulières chez votre audioprothésiste, cela dépend en partie du bon fonctionnement de vos aides auditives.
• Évitez leur les chocs, préservez les de l'eau, de la poussière et de l'humidité. L'humidité provoque l'oxydation de certains de leurs éléments.
• Pour les nettoyer, n'utilisez jamais de détergents, utilisez uniquement la gamme de produits d'hygiène qui vous a été recommandée par l'audioprothésiste.
• N'oubliez pas d'essuyer votre appareil lorsque vous le quittez ou l'installez.

47 - La transpiration peut-elle être source dudysfonctionnement de l'aide auditive ?
L'humidité provoquée par la transpiration peut être responsable de la corrosion de certaines parties de votre appareil. C'est pourquoi il est important de bien l'essuyer, ainsi que la pile, quand vous l'enlevez ou l'installez.

48 - Si les aides auditives que je viens d'acheter ne mesatisfont pas au bout d'un certain temps puis-je les changer ?
Si vos aides auditives ne vous conviennent pas, cela peut avoir plusieurs raisons. Les réglages ne sont peut-être pas adaptés, votre conduit auditif ne supporte pas l'aide auditi ve ou peut-être n’avez vous pas assez respecté les consignes d'utilisation de votre appareil ou n’avez vous pas été assez persévérant. Avant de penser à changer d’appareil, parlez-en à votre audioprothésiste.

49 - Existe-t-il une période d'essai quand on achète desaides auditives ?
Certains audioprothésistes le proposent, renseignez-vous auprès du vôtre.

50 - Quelle est la durée de vie d'un appareil auditif ?
Environ 4 à 5 ans, mais cela dépend aussi beaucoup du soin et de l'entretien que vous apporterez à vos aides auditives.

51 - Peut-on se baigner avec des aides auditives ?
Il existe quelques appareils, destinés aux enfants, qui sont étanche et supportent la douche ou la baignade, mais ce n’est pas la règle générale, et il faut retirer ces appareils avant de se baigner. 


LE DEPISTAGE
52 - À quoi sert exactement un test de dépistage de l'auditionet qui peut en bénéficier ?
Le test de dépistage sert à mesurer l’audition et à dépister un éventuel déficit auditif. Il est systématique dès la naissance pour les enfants présentant un risque de surdité. Il devrait être pratiqué à l’âge scolaire, chez les jeunes exposés au bruit et à la musique, chez les adultes de 45 ans et plus, et dans le cas d'un accident ou d'un traumatisme sonore. Il est pratiqué systématiquement dans le cadre de la médecine du travail pour les ouvriers exposés au bruit. Il est obligatoire pour la prescription d’une prothèse.

53 - Où peut-on faire réaliser un test auditif ?Nécessite-t-il une prescription médicale ?
Un test de dépistage ne peut être fait que par un médecin, seul habilité à poser un diagnostic de surdité. Sauf autorisation particulière, Journée Nationale de l’Audition par exemple, les audioprothésistes qui le pratiquent, souvent pour raisons commerciales, sont dans l’illégalité.

54 - Existe-t-il des tests de dépistage en milieu scolaire ?
Dans les classes maternelles, une audiométrie tonale est réalisée sur tous les enfants âgés de 4 ans. Les enfants doivent aussi bénéficier d'un bilan de langage pratiqué par le médecin scolaire, l'orthophoniste ou un élève orthophoniste. Les enfants entre 5 ans et 6 ans passent un bilan de langage et une otoscopie.

55 - Comment la surdité est-elle dépistée chez les bébés ?
Il existe des tests spécifiques permettant de dépister la surdité dès la naissance.

56 - En environnement professionnel très bruyant des tests dedépistage sont-ils effectués régulièrement ? Quelle en est la fréquence?
Lorsque l'environnement professionnel dépasse 80 décibels, l'employé bénéficie d'examen audiométriques selon un protocole défini par la loi. Le chef d'entreprise est responsable de la prévention des surdités professionnelles chez ses employés.

57 - Une prévention réalisée efficacement ne coûterait-ellepas moins cher à la société que la réparation des dommages causés surl'audition ?
Il en va de la déficience auditive comme d'autres handicaps, plus le problème est pris tôt et plus on a des chances de pouvoir y remédier. Grâce à une meilleure prévention on diminuerait les dépenses engagées par les Caisses de Santé.

58 - Pourquoi n'y a-t-il pas de dépistage auditif pourl'audition lors de la visite médicale annuelle obligatoire à la Médecinedu Travail comme cela se fait pour la vue ?
Il n'y a pas de raison particulière d’effectuer un dépistage dans le cadre professionnel si l’ouvrier n’est pas exposé au bruit. D’autre part, et contrairement à d'autres affections, le sujet souffrant de surdité ou son entourage sont à même de constater une baisse de l'audition.

59 - En quoi consiste exactement un examen auditif, est-cedouloureux et qui le réalise ?
L’examen auditif consiste à examiner le conduit auditif et à réaliser une audiométrie. Il est indolore sans danger et de courte durée. Quelquefois des tests complémentaires sont indispensables pour formuler un diagnostic. Il est toujours réalisé par un médecin généralement spécialiste ORL.

60 - Qu'est-ce qu'un bilan audioprothétique? Par qui est-ilréalisé ? Combien cela prend-il de temps ?
Le bilan audioprothétique est réalisé par l'audioprothésiste pour évaluer l’état auditif ainsi que les besoins du patient et permettre ainsi de choisir l’appareil le plus apte à compenser son handicap. Après l’appareillage un autre bilan est effectué pour évaluer l'amélioration auditive apportée par l'appareillage. Pour être pertinents ces examens sont assez longs, de l’ordre de la demi-heure.

61 - Qu'est-ce qu'un audiogramme ?
C’est le document qui porte les résultats de l’audiométrie. Il se présente sous la forme d'un graphique représentant les seuils d'audition pour chaque fréquence testée et pour chaque oreille. L'axe vertical indique la perte exprimée en décibel (dB) et l'axe horizontal, les fréquences auditives exprimées en hertz.

62 - Pour réaliser un test de dépistage auditif, doit-ons'adresser obligatoirement à un médecin généraliste ou peut-on consulterdirectement un ORL ?
Le parcours de santé exige de consulter d’abord un médecin généraliste.

63 - À partir de quel âge peut-on réaliser un test dedépistage auditif ?
Il n'y a pas d'âge puisqu'on peut même pratiquer un test auditif pour un enfant encore dans le ventre de sa mère.

64 - À partir de quel âge doit-on se faire examinerrégulièrement les oreilles ?
Dans des circonstances normales, c'est-à-dire en dehors d'une maladie ou d'un traumatisme sonore, on peut l'envisager à partir de la soixantaine ou plus tôt si vous éprouvez une gêne auditive même légère.

65 - Lorsqu'on a des bourdonnements ou des sifflements dansles oreilles doit-on en parler à son médecin ? Par quoi cesmanifestations sont-elles provoquées ?
Ces manifestations, qui peuvent devenir insupportables, s'appellent des acouphènes. Ces dernières années, on a progressé dans la connaissance des acouphènes, mais on ne sait pas encore les supprimer. Plusieurs techniques sont utilisées pour soulager ou atténuer les acouphènes ; il est important de consulter un spécialiste ORL et de s’adresser à des associations telles que France Acouphènes, site internet : www.france-acouphenes.org

66 - Comment reconnaître les signes d'une mauvaise auditionchez son enfant ? Et comment le faire dans le cas où celui-ci ne parlepas encore ?
Le signe le plus pertinent est un retard de langage : l’enfant s’exprime mais en faisant beaucoup de fautes. Il peut également se toucher souvent les oreilles comme s'il avait mal, ne pas bouger quand on cherche à attirer son attention, parler anormalement fort, faire répéter. Il faut consulter immédiatement un médecin spécialiste ORL ou pédiatre. 


LE BRUIT
67 - Comment mesure-t-on le bruit ? Qu'est-ce que le décibel(dB)?
Le décibel, dont l'abréviation est dB, est l'unité de mesure des niveaux sonores. Il est utilisé dans de nombreux domaines de l’acoustique, pour évaluer la surdité par exemple. Les sons de l’environnement sonore habituel s’échelonnent entre 0, seuil de l’audition et 100 dB, mais il existe des sons plus forts. La parole se situe aux alentours de 65 dB.

68 - Le bruit peut-il avoir des répercussions sur la santé ?
Lorsque son niveau est élevé supérieur à 80 dB, le bruit détruit les cellules sensorielles de l’audition, ce qui conduit à la surdité et/ou à la perception d’acouphènes.
Des bruits plus faibles et non nocifs pour l’oreille peuvent être gênants et conduire à des désordres d’ordre psychologique : troubles du sommeil, irritabilité, nervosité excessive, accélération de la tension artérielle, troubles de la digestion, dérèglement du système cardiovasculaire, etc.

69 - Trop de bruit peut-il affecter l'audition, cela peut-ilaller jusqu'à rendre sourd ?
Les effets du bruit dépendent à la fois du niveau sonore et de la durée d'exposition. . Au-dessous de 80 dB aucun risque auditif, entre 80 et 110 dB les dégâts progressent avec le temps, au-dessus de 110 dB l’altération de l’oreille peut être immédiate et l’on peut acquérir une surdité traumatique. Après une exposition de quelques heures à un niveau élevé (concert, discothèque, ...), on peut avoir des effets auditifs temporaires : audition " cotonneuse ", acouphènes. Quelques heures après, l'audition redevient normale mais il s’est produit de petits traumatismes qui fragilisent l’oreille et accélèrent son vieillissement.

70 - Existe-t-il une législation pour limiter le bruit dansles lieux bruyants ?
Depuis 1985, il est recommandé de chercher à diminuer le volume sonore sur les lieux de travail, et si cela n’est pas possible de porter des protecteurs. Depuis décembre 98, les discothèques et les salles de concerts doivent limiter le niveau sonore moyen de leur salle à 105 dB. Pour l'instant, il n'existe pas de réglementation sur les concerts.

71 - Une personne travaillant dans un milieu bruyantbénéficie-t-elle de compensations (pauses plus fréquentes, jours derepos supplémentaires...) ?
Non, mais le personnel est suivi sur le plan auditif, il dispose gratuitement de protections auditives et en cas de surdité acquise au travail, est indemnisé.

72 - Suite à un concert, un ami proche a failli perdrel'audition, Le public est-il informé des risques occasionnés par lamusique amplifiée ?
La prévention de l'audition chez les jeunes fait l'objet depuis quelques années de campagne de prévention telles que celle initiée par l’association JNA. Le public est de mieux en mieux informé de ces problèmes, mais il y a un tel engouement pour la musique amplifiée qu’il est difficile d’encourager les jeunes à en maîtriser le niveau.

73 - De quels moyens dispose-t-on pour protéger ses oreillesdu bruit ?
Deux types de protection
- les bouchons d’oreille dont il existe un g rand nombre de modèles : à usage uniques, moulés, munis de filtres ....
et

-les casques anti-bruit
Ils apportent une atténuation de l’ordre de 20 à 30 décibels

74 - Les bouchons d'oreilles sont-il vraiment efficacescontre le bruit ?
Oui, ces produits sont efficaces dès lors qu'ils sont utilisés correctement. Leur mode d'utilisation est simple : il suffit de les écraser entre les doigts et de les introduire dans le conduit de l'oreille. Une fois en place, ils se dilatent et font efficacement écran au bruit. L'atténuation moyenne est de l'ordre de 20 dB. Les aigus sont plus atténués que les graves.

75 - De quels moyens les musiciens disposent-ils pour seprotéger pendant les concerts ?
Des bouchons sont fabriqués à leur intention ; ils atténuent le volume sonore sans altérer le spectre, c’est à dire l’ensemble des fréquences. Ces bouchons sont assez chers et doivent être moulés sur le conduit auditif.

76 - Les baladeurs présentent-ils un réel danger pour lesoreilles et l'audition ?
Écoutés à fort volume, c'est certain. C'est pourquoi une loi a obligé en France les fabricants à brider le niveau sonore de leur produit à 100 dB. Un baladeur écouté à la puissance maximale est dangereux pour l’oreille.

77 - Existe-t-il des campagnes préventives et d'informationsur les dangers de la musique amplifiée, au sein des établissementsscolaires et plus généralement auprès du public jeune ?
Depuis quelques années, des caisses d'assurance maladie, des associations ou les campagnes entreprises dans le cadre de la Journée Nationale de l'Audition, ont pour objectifs d'informer et de mettre en garde contre les dangers de la musique amplifiée.

78 - Lorsque le bruit devient trop gênant voire difficilementsupportable, vers qui se plaindre efficacement ?
On peut s’adresser à la mairie ou à la gendarmerie lorsqu'il s'agit de nuisances de voisinage ou de troubles sur la voix publique. Il existe une législation que ces institutions sont chargées de faire respecter. On peut se renseigner auprès d'associations de lutte contre le bruit ou auprès du Comité d'Information et Documentation sur le Bruit (CIDB) site internet : www.bruit.fr.

79 - Comment rendre un appartement moins perméable au bruit ?
Il existe des matériaux destinés à assurer l'insonorisation d'un lieu d'habitation. Il faut savoir que l'opération peut s'avérer coûteuse voire prohibitive dans le cas d'ancienne construction. Pour mettre en place une insonorisation réellement efficace, mieux vaut faire réaliser les travaux par des sociétés spécialisées. Pour en savoir plus s’adresser à l'ADEME http://www.ademe.fr

80 - Lorsqu'on a été victime d'un grave traumatisme auditifcausé par un bruit extrêmement violent, comme lors d'un attentat parexemple, vers qui se tourner pour demander réparation ?
Contacter, l'association SOS-attentats qui pourra vous donner des éléments de réponses. site internet : www.sos-attentats.org

81 - Comment prendre en compte une baisse de l'auditioncontractée en milieu professionnel ? Quelles démarches entreprendre ?Comment est-on dédommagé ?
La surdité peut être reconnue comme maladie professionnelle depuis le régime général de la Sécurité Sociale. La durée d'exposition doit être au minimum d'1 an et le délai de prise en charge est de 1 an (délai entre l'ar rêt de l'exposition au bruit et la première constatation médicale). Pour déclarer une maladie professionnelle, le salarié adresse sa déclaration à la CPAM, dont il dépend, avec un certificat médical de son médecin du travail ou de tout autre médecin accompagné d'une attestation de salaire. Le délai de déclaration est de 2 ans après la 1ére constatation médicale ou après cessation de l'activité. C'est le médecin-conseil de la Sécurité Sociale qui reconnaît la maladie professionnelle.

82 - Il y a-t-il des métiers reconnus à risque pourl'audition ? Quels sont-ils ?
Les métiers à risque sont officiellement répertoriés. On trouve ceux de la chaudronnerie, du forgeage ou de la tôlerie, également ceux du BTP, des scieries, des verreries ou des industries de tissage, et d’autres encore. Il faut avoir travaillé dans ce type de métiers pour être admis à déclarer une surdité professionnelle.

83 - Existe-t-il des organismes aidant à la réinsertionprofessionnelle pour une personne victime d'un handicap auditif ?
On doit s’adresser à la COTOREP (Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel) du département s'il s'agit d'une personne malentendante adulte ou à la CDES (Commission Départementale de l'Éducation Spéciale) s'il s'agit d'un adulte de moins de 20 ans ou d'un enfant.


LES ACOUPHENES
84 - Que sont les acouphènes ?
Les acouphènes sont des sifflements ou des bourdonnements perçus par le patient en l’absence de source sonore. Les acouphènes peuvent devenir difficilement supportables et représenter un handicap permanent. Dans la plupart des cas, ils ont pour origine une altération de l ’oreille interne. Ils peuvent apparaître sans cause apparente ou après un traumatisme sonore ou encore avec l’âge.

85 - Existe-t-il des solutions pour s'en débarrasser ?
Il n'existe pas de remèdes efficaces. Les différentes méthodes proposées visent plus à soulager la personne acouphénique, en lui permettant de gérer son problème et de mettre son acouphène à distance, qu'à la guérir définitivement.

86 - L'acouphène peut-il être héréditaire ?
Ce phénomène est quelquefois d'origine héréditaire.

87 - Comment s'informer sur les acouphènes ? Existe-t-il desassociations pour les personnes acouphéniques ?
Il existe l'association France Acouphènes dont la mission est d'écouter, de conseiller et d'aider les personnes acouphéniques à mieux vivre leurs acouphènes. Site Internet : http://www.france-acouphenes.org

88 - Qu'appelle-t-on générateur de bruit blanc ?
C’est un appareil qui produit un bruit de même intensité sur toutes les fréquences audibles. Cela permet de masquer l'acouphène et de le remplacer par un autre bruit contrôlable par la personne acouphénique.


DIVERS
89 - Certaines maladies peuvent-elles entraîner unebaisse de l'audition ou une surdité ? Quelles sont-elles ?
Durant la grossesse, la toxoplasmose ou la rubéole contractée par la mère peut provoquer une surdité chez l'enfant. Les otites, et en particulier les otites séreuses, peuvent être responsables de l'altération du tympan ou de l'oreille moyenne. Les méningites peuvent à l’origine de surdité s de perception. D’autres surdités peuvent avoir une origine génétique ou être provoquées par un virus. L'otospongiose ou le neurinome ont aussi pour conséquence une surdité progressive ou brutale.

90 - Qu'est-ce que l'hyperacousie ?
L'hyperacousie se manifeste par une hypersensibilité aux sons et une intolérance aux bruits forts, en particulier aux bruits aigus et secs. L'hyperacousie est la règle dans les surdités de perception mais elle n’est généralement pas handicapante car peu accentuée et est bien corrigée par les aides auditives. Lorsque l’hyperacousie est grave, c’est une affection douloureuse et handicapante.

91 - Combien coûte une visite chez un ORL ? Quelle en est labase de remboursement ?
Cela peut varier de 30,50 € à 61 € et plus selon le spécialiste, son niveau d'expertise ou encore sa renommée. Une prestation ORL est remboursée par la Sécurité Sociale et les caisses complémentaires selon les modalités applicables à vos autres dépenses de santé. Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de vos caisses de Sécurité Sociale.

92 - Certains médicaments sont-ils nocifs pour l'audition ?Les trouve-t-on sur le marché ? Comment soigner une baisse de l'auditionliée à la prise d'un médicament ?
Oui, il s'agit des médicaments ototoxiques. Certains reconnus comme dangereux, sont interdits à la vente et font l'objet d'une législation très stricte. D'autres, sont couramment prescrits comme l'aspirine lorsqu’elle est prise à forte dose, certains antibiotiques ou encore les anti-inflammatoires. Ces médicaments peuvent être la cause d'une baisse de l'audition chez certains sujets sensibles. La prise de ces médicaments est contrôlée, mais si vous constatez des difficultés d'audition suite à un traitemen t médical, n'attendez pas que le problème s'installe et contactez votre médecin traitant.

93 - Les vertiges sont-ils toujours liés à un problèmed'audition ?
Pas exclusivement, mais l'oreille étant le siège de l'équilibre, on peut légitimement l'envisager lorsque ces manifestations se produisent.

94 - Qu'est-ce qu'une implantation cochléaire ?
Les implants cochléaires sont des prothèses implantables destinées aux personnes atteintes de surdité de perception qui ne peuvent bénéficier d'une aide auditive externe. Le rôle de l'implant cochléaire est de transformer le son en signal électrique qui permet de stimuler les fibres du nerf auditif. Il s'agit d'une prothèse médicale qui nécessite une intervention chirurgicale et une patiente rééducation.

95 - Comment vit-on après une implantation cochléaire ?Réentend-on comme avant ? Quelles sont les précautions à prendre ?
Le bilan pré-opératoire et le suivi post-opératoire sont déterminants pour la réussite d'une implantation cochléaire. Les premiers réglages sont réalisés trois à quatre semaines après l'intervention chirurgicale. Ensuite, des réglages du processeur vocal sont périodiquement réalisés par l'équipe d'implantation cochléaire.
Après l'implantation proprement dite, une rééducation auditive intensive est nécessaire. Elle doit se faire progressivement et demande une grande implication à la fois de l'équipe médicale pluri-disciplinaire, de l'entourage et de la personne implantée elle-même. Lorsqu'il s'agit d'un enfant, le but de l'implantation cochléaire est le développement du langage. Aussi outre les réglages et les séances d'orthophonie, la scolarisation se fait selon les possibilités de l'enfant et le choix des parents : soit en milieu scolaire ordinaire avec un accompagnement adapté, soit en institution spécialisée. Pour une personne adulte, cette prise en charge peut aller de plusieurs mois à plus d'une année selon les cas ; la rééducation orthophonique se fait à raison généralement de deux à trois séances par semaine.
Pour en savoir plus ou obtenir des témoignages, vous pouvez contacter la Fédération Française des Implantés Cochléaires (FFIC) Tél. : 04 78 60 60 17 ou Fax : 04 78 60 60 27 site Internet http://assoc.wanadoo.fr

96 - Lorsque nos moyens sont insuffisants pour acheter desaides auditives est-on condamné à subir le handicap de la surdité ?
Pour les personnes de faible revenu, la CMU (Couverture Maladie Universelle) permet la prise en charge d'un appareil à 100 % dans la limite d'un montant de 443,63 €. Des aides complémentaires peuvent être allouées selon les cas par certains organismes sociaux : commissions d'actions sociales des CPAM ou des Conseils Régionaux.

97 - Qu'appelle-t-on une surdité de transmission ?
Il s'agit d'une surdité d'ordre mécanique due à une lésion de l'oreille moyenne ou externe, qui peut être corrigée par un traitement médical ou chirurgical, ou encore très facilement compensé par la prothèse auditive.

98 - Qu'appelle-t-on une surdité de perception ?
Il s'agit d'une surdité due à une lésion, située soit au niveau de l'oreille interne soit au niveau du nerf auditif. L’appareillage est plus délicat que dans les surdités de transmission.

99 - Il existe des associations pour venir en aide auxpersonnes malentendantes, quels moyens ont-elles pour faire bouger lespouvoirs publics en matière de prévention, de remboursement des aidesauditives ? Mènent-elles des actions en ce sens ?
Il existe plusieurs associations menant des actions dans ce sens. Pour en savoir plus sur elles et sur leurs actions, vous pouvez contacter le BUCODES Tél. : 01 49 29 07 42, l'ARPADA tél : 01 49 57 65 70 et l'URAPEDA Tél. : 03 83 28 26 96 qui sont des associations de parents d'enfants malentendants ou encore France Acouphènes Tél. : 04 75 93 19 23 ou 04 75 93 13 42.

100 - Ces dernières années ont vu la correction auditive etla chirurgie de l'audition faire des progrès sans précédents.Pourra-t-on un jour éradiquer toute forme de surdité ? Le public est-ilsuffisamment informé des progrès de la recherche ?
La thérapie génique permettra vraisemblablement de corriger certaines surdités génétiques. Les travaux de régénération cellulaire permettant la reproduction des cellules sensorielles sont encore loin de permettre d'envisager la réparation des divers dégâts causés à l'oreille par le bruit et les produits ototoxiques.

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