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Je vais être opéré d'un cancer du poumon

On a diagnostiqué ou on suspecte fortement chez vous un cancer du poumon, et une intervention chirurgicale a été décidée. Comment va-t-elle se passer ?

Pourquoi cette intervention a-t-elle été décidée ?

S'il s'agit d'un cancer du poumon, à l'issue des examens qui ont été réalisés, il paraît bien limité(il n'y a pas de «métastases» décelables), et il semble possible de l'enlever en totalité.

Par ailleurs, votre état général ainsi que vos fonctions pulmonaire et cardio-vasculaire autorisent une telle intervention.

En quoi va consister l'opération ?

Selon l'endroit où se trouve le cancer dans vos poumons et selon sa taille, le chirurgien devra retirer le lobe du poumon  (« lobectomie ») cas le plus fréquent, mais parfois, seulement une partie du lobe (on parle de « segmentectomie »). Chez certains patients, il est nécessaire d'enlever l'ensemble du poumon (l’opération est appelée pneumonectomie) parce que la lobectomie ne peut pas supprimer complètement la tumeur. Les ganglions situés dans la zone de la tumeur sont également prélevés, permettant de bien déterminer le stade du cancer.

C'est toujours une opération importante. Dans certains cas, une « préparation » à cette intervention est nécessaire. Celle-ci peut consister en un ajustement de votre traitement médicamenteux ou des séances de kinésithérapie respiratoire, parfois des conseils sur l’activité physique et l’alimentation. Il faut de plus savoir que fumer augmente globalement le risque de complications post opératoires, en altérant les processus de cicatrisation. Si vous êtes fumeur et que vous avez des difficultés à arrêter en cette période délicate, parlez-en à votre médecin.

Comment se passe l'opération ?

Vous serez examiné par un médecin anesthésiste quelques jours avant l'hospitalisation.

Avant l'intervention, cette consultation pré-anesthésique est nécessaire. Elle permet au médecin de prendre connaissance de tous les éléments médicaux vous concernant, afin de réaliser l’anesthésie en toute sécurité. A cette occasion, le médecin vous informera des risques liés à l’anesthésie. Vous pouvez lui poser des questions. Un formulaire de consentement éclairé vous aura été présenté avant l'intervention etle médecin aura répondu à vos interrogations. Vous entrerez à l'hôpital un ou deux jours avant la date de l'intervention.

 

Sur la table d'opération, vous serez installé sur le côté. Quand vous serez endormi, un tube sera placé dans votre gorge et relié à un appareil de respiration.

L'endroit où la paroi thoracique sera ouverte dépend du type d'opération qui a été décidé. Le plus souvent, il s'agira d'une ouverture sur le côté du thorax, entre les côtes («thoracotomie»). Les côtes ne sont pas «sciées», elles sont seulement écartées pour donner accès au poumon.

 

Après l'intervention, vous resterez quelques heures en salle de réveil et, parfois, quelques heures ou quelques jours en soins intensifs si une surveillance plus attentive est jugée nécessaire.

 

En sortant de la salle de réveil, vous respirerez sans machine. Vous aurez une perfusion qui servira notamment à vous administrer des médicaments contre la douleur, une petite sonde nasale pour l'oxygène, et 1 ou 2 drains (tuyaux) dans la plèvre, relié(s) à un système d'aspiration pour évacuer l'air et le liquide qui se trouvent dans la zone opératoire.

La thoracotomie étant une opération relativement douloureuse, on emploie des dérivés morphiniques immédiatement après l’opération et très fréquemment dans les premiers jours post opératoires.

Combien de temps dure l'opération ?

En moyenne, 2 à 4 heures sous anesthésie générale.

Combien de temps vais-je rester à l'hôpital ?

La durée moyenne d'hospitalisation pour ce type d'opération est de l'ordre d'une dizaine de jours.

Cette opération présente-t-elle des risques ?

Comme toute intervention chirurgicale, cette opération présente principalement des risques d'infection et de phlébite (caillots dans les veines) post-opératoire. On minimise ces risques en vous donnant systématiquement des antibiotiques au moment de l'opération et des anticoagulants à faible dose dès les premiers jours post-opératoires.

L’infection est un risque pour toute opération : on le prévient par une antibiothérapie au moment de l’intervention (appelé antibioprophylaxie).

Lors de la chirurgie thoracique, il existe plus spécifiquement des risques d’encombrement bronchique et de pneumonie : dans ces cas, on peut être amené à prescrire de nouveau une antibiothérapie en plus de la kinésithérapie respiratoire.

D’autre part, les médicaments qui vous seront donnés contre la douleur peuvent avoir des effets sur le transit intestinal (constipation).

Pendant toute votre hospitalisation, le personnel médical et soignant sera très vigilant vis-à-vis de la survenue éventuelle de ces complications ou d’effets secondaires afin d’agir rapidement.

Et après l'hôpital ?

En sortant de l'hôpital, on vous demandera de poursuivre la kinésithérapie respiratoire (seul ou avec un kinésithérapeute) et vous aurez des soins par une infirmière.

 

Des antalgiques peuvent être prescrits dans les semaines suivant l'intervention en cas de persistance de la douleur. En général, il persiste de façon définitive une sensation de "peau morte ou cartonnée" le long du trajet de la cicatrice et légèrement en avant.

 

Si le diagnostic de cancer est confirmé, la décision d'un éventuel traitement complémentaire par chimiothérapie et/ou radiothérapie dépendra des résultats complets de l'analyse des prélèvements réalisés pendant l'intervention. Ces résultats sont, en général, disponibles 2 semaines environ après la chirurgie.

La décision de traitement complémentaire est prise par plusieurs médecins spécialisés dans le traitement des cancers en «réunion de concertation pluridisciplinaire» (RCP). Cette décision (traitement complémentaire ou non, type de traitement et organisation) vous sera annoncée et expliquée par votre médecin dans les jours suivants.

Dans tous les cas, vous serez surveillé par des bilans réguliers avec radiographie thoracique, scanner et éventuellement fibroscopie bronchique.

Persévérer dans l’arrêt du tabac reste important : les suites opératoires à plus long terme sont plus simples. Il est de plus scientifiquement établi que les patients atteints d’un cancer du poumon qui continuent de fumer vont globalement moins bien que ceux qui ne fument définitivement plus.

Persévérer dans l’arrêt du tabac reste important : les suites opératoires à plus long terme sont plus simples. Il est de plus scientifiquement établi que les patients atteints d’un cancer du poumon qui continuent de fumer vont globalement moins bien que ceux qui ne fument définitivement plus.

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