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Je connais les risques d'une co-infection VIH et VHC

La co-infection par le VIH et le virus de l’hépatite C est fréquente, car leurs modes de contamination sont les mêmes : le VIH et le VHC se transmettent par voie sexuelle et par voie sanguine. Ce qui a des conséquences importantes.

Conséquences pour mon propre bilan biologique

Une infection par le VHCdoit être recherchée chez toute personne infectée par le VIH, car on peut avoir l’hépatite C sans le savoir, cette infection étant longtemps silencieuse.
Si la sérologie VHC est négative, son dépistage doit être fait régulièrement si l’on continue à être à risque de contamination.
Si la sérologie VHC est positive, les répercussions de l’hépatite C sur le foie doivent être très précisément évaluées.

Conséquences pour ma propre protection et celle des autres

Le VHC, comme le VIH, se transmet lors des relations sexuelles non protégées et, en particulier, lors des relations homosexuelles. Se protéger, c’est utiliser un préservatif, ne pas partager ni réutiliser du matériel d’injection ou de sniff, ne pas partager son rasoir, sa brosse à dents, éviter les tatouages ou percings...
Lors du partage de matériel chez les toxicomanes (partage du matériel d’injection, mais aussi partage des pailles de sniff), il faut savoir que l’eau de Javel tue le VIH, mais pas nécessairement le VHC. Ce virus peut également se transmettre lors d’un tatouage ou d’un piercing effectué dans de mauvaises conditions d’hygiène et, parfois, si l’on partage un rasoir, des ciseaux ou une brosse à dents.
Se protéger quand on est séronégatif au VHC, c’est pour le rester. Quand on est séropositif au VHC, c’est pour éviter une autre souche de ce virus (parfois plus difficile à traiter), et pour protéger son entourage.

Conséquences pour mon traitement

Certains traitements anti-VIH ne peuvent pas être utilisés en cas de co-infection par le VHC.
Le traitement anti-VHC entraîne des effets secondaires parfois difficiles à supporter, comme la dépression, mais elle peut se soigner. Ce n’est pas un traitement à vie comme pour le VIH et, en général, on peut savoir au bout de 3 mois s’il sera ou non efficace, c’est-à-dire s’il va permettre de se débarrasser définitivement du VHC.
Les traitements des deux infections sont complexes, lourds, contraignants : il faut s’informer, s’y préparer, en parler avec l'équipe médicale.

Evitez à tout prix de rajouter des problèmes au VIH, ça risque de gêner la conduite de votre traitement. Faites bien attention, et surtout protégez-vous. L’usage de drogue intraveineuse est le principal risque de contamination. Les relations homosexuelles sont également susceptibles de transmettre le VHC.

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